3 étapes pour lancer un mouvement de permaculture urbaine (avant qu’il ne soit trop tard)


Lancer un jardin, c’est long.


Surtout si c’est un jardin en permaculture.


Surtout si on a jamais jardiné de sa vie.


Surtout si on est seul.



C’est long parce qu’en permaculture, on cherche à atteindre un équilibre (et non à trouver des associations de plantes miracles).


Le truc, c’est que pour atteindre un équilibre à peu près stable, il faut passer par plusieurs phases de déséquilibres.


C’est inévitable.


(un peu comme quand on apprend à faire du vélo)



Si vous avez suivi mes aventures au jardin partagé ces 2 dernières années, vous vous souvenez certainement des difficultés que j’ai eu avec les limaces par exemple.


Et pour être franc, ce sont loin d’être les seuls et uniques problèmes auxquels je suis confronté…


Bref.


Si vous voulez faire de la « vraie permaculture », il va falloir vous armer de patience.


Et si vous voulez faire de la permaculture urbaine, il va vous falloir encore plus de patience !


Pourquoi ?


Parce qu’en ville, c’est plus difficile (surtout au démarrage).


Mais il n’y a jamais eu plus urgent qu’aujourd’hui pour y remettre des cultures de fruits et de légumes.



Au siècle dernier, les villes ont littéralement été prises d’assaut.


La révolution industrielle y a concentré la population parce qu’on y avait besoin de manœuvre.


Bon.


Aujourd’hui, c’est moins le cas.


Tout est de plus en plus robotisé et c’est la société de consommation qui garde les gens en ville..


..mais mon petit doigt me dit qu’avec les événements de cette année, il est fort possible qu’on assiste à une nouvelle révolution.


Et un nouvel exode.


L’exode urbain.


Et oui.


D’ailleurs, ça a déjà commencé.


De plus en plus de gens quittent la ville.


De plus en plus de magasins mettent la clé sous la porte.


Si cette crise sanitaire et sociale perdure, on risque de voir un nouveau modèle apparaître..


..une sorte de modèle où de plus en plus de choses se font par internet.



Bon.


Je sais.


Ca vous met en colère.


Ca vous fait peur, mais si on essayait de voir le côté positif dans tout ça ?


Pour le moment, on est encore dans le brouillard.


Certes.


Mais n’y aurait-il pas ici l’une des plus grandes opportunités du siècle pour l’agriculture urbaine ?


Celle de se réapproprier le territoire ?



Se réapproprier le territoire et tendre vers plus de résilience ?


Plus de cohérence ?



Avez-vous déjà entendu parlé des jardinières masquées ?


(si vous étiez inscrit à mon groupe Telegram, vous en auriez entendu parlé dimanche dernier 😜)


Les jardinières masquées, c’est un groupe d’une soixantaine de personnes qui a décidé de se réapproprier les massifs de la ville de Tours.


Comme ça du jour au lendemain.


Sans demander l’autorisation.


Et pire..


..en pleine période de confinement !



Vous vous demandez comment ils ont fait ?


Et bien c’est simple.


J’imagine qu’ils ont fait comme tout le monde et qu’ils se sont organisé sur internet.



Parce qu’internet a de bons côtés comme le bouche à oreille, le partage, etc…



Il y a une tonne d’application de messagerie et la plupart des gens sont retrouvables sur Facebook maintenant.


Alors au lieu de vous servir d’internet en tant que consommateur, et si vous deveniez créateur ?



C’est simple.


Je vais vous le dire ce qu’il faut faire.


Ce qu’il faut faire si vous voulez, vous aussi, être prêt à lancer un mouvement similaire aux jardinières masquées pour le printemps 2021..


..voici les 3 étapes à suivre :



1. Créez du lien


Vous avez certainement quelques voisins/voisines avec qui le courant passe bien.


Peut-être que c’est le moment de parler jardinage ?


D’incroyables comestibles ?


De jardin partagé ?


De jardinières masquées ?



Vous pourriez être surpris.


Tout le monde aime le jardinage (surtout en ce moment).


Le but ici, c’est de créer le noyau dur du projet (et de s’organiser par internet).


Pas besoin d’en faire une affaire publique.


(du moins, pas pour le moment…)



2. Agissez


Une fois que votre noyau dur est formé, agissez !


Trouvez des lieux où commencer à jardiner (friches, massifs de fleurs, square, gazon, etc..).


(pour ça, il y a google maps par exemple)


Ensuite, trouvez des graines en contactant des maraîchers.


Puis, trouvez des outils en faisant marcher votre entourage (amis, famille, famille d’amis, amis de la famille, etc…).


Pas besoin d’avoir 50 000 outils.


Des sacs, des pelles, des bêches et des balais feront l’affaire pour commencer la révolution verte…



3. Communiquez


Une fois que le premier chantier est entamé.


Faites des photos et communiquez sur le mouvement.


Parlez-en à votre municipalité en montrant que vous faites les choses bien.


Parlez-en sur les réseaux sociaux locaux.


Les commerces de la ville.


Etc…



Bref.


Le monde change et vous devez vous adapter.


Ce n’est pas en restant à ne rien faire et à se plaindre que les choses vont s’améliorer.


Le monde continue d’avancer.


Quand on sortira de cette crise, seul ceux qui se seront adaptés seront prêts..


..encore une fois, c’est la loi de la nature qui tranchera…



PS : rejoignez gratuitement le groupe Telegram pour recevoir votre dose de permaculture quotidienne



Fabrice.

PS : pour recevoir le cours de permaculture par e-mail, abonnez-vous ici 😉

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.