4 (très) bonnes raisons de laisser faire la nature dans votre potager (spécial fin d’année)


La fin de l’année est proche.


Le froid s’installe.


Les journées se raccourcissent.


Et, naturellement, vous vous rendez de moins en moins sur votre balcon ou votre jardin.


Et c’est ok !


Au moins, pendant ce temps, la nature travail sereinement.


En plus, en ce moment, les plantes sauvages se développent..


..et toute la faune se prépare à l’hiver…



Alors, pour vous aider à déculpabiliser et à continuer à rester bien au chaud, voici 4 bonnes raisons de continuer à laisser faire la nature dans votre potager :



1. Laisser les graines germer


L’automne est la période où la nature redémarre.


Ca peut paraître contre intuitif, mais c’est la réalité.


Je vous invite à observer le nombre de nouvelles petites pousses qui font leur apparition.


C’est une sorte de deuxième printemps !



Si vous avez suivi mes conseils, dans ces petites pousses, il y a certainement des laitues, des choux, de la mâche et autres plantes comestibles que vous avez semé il y a quelques semaines.


Alors, oui la plupart d’entre elles n’arriveront pas à maturité avant l’hiver, mais avec un peu de chance, elles traverseront l’hiver..


..et redémarreront de plus belle au printemps prochain (et oui, c’est maintenant que vous prenez de l’avance sur le printemps).



2. Favoriser le semis spontané


Quand je parle de deuxième printemps et de petites pousses de fin d’année, je parle non seulement de celles que vous avez semé..


..mais aussi des semis spontanés.


Vous vous demandez certainement ce que sont les semis spontanés…


Et bien c’est simple.


Un semis spontané, c’est lorsque qu’une plante sème elle-même ses propres graines..


..c’est la nature quoi !


Et vous verrez.


A force de laisser vos plantes comestibles disperser leurs graines, les « mauvaises herbes » de votre jardin ne seront plus qu’un panaché de vos plantes préférées.


(bon, ça risque de prendre quelques années, mais c’est ça aussi la permaculture).


Imaginez un jardin ou vous n’avez pratiquement plus besoin de désherber ou de semer manuellement.


C’est la nature qui s’en charge..


..et vous, vous gagnez du temps pour faire autre chose…



3. Laisser la strate « couvre-sol » s’installer


La strate « couvre-sol » ?


Késako ?


Alors laisser moi vous imager le truc.


Dans la forêt, on dénombre 7 strates.



Bon.


Imaginez que la forêt est un immeuble..


..et que les strates, ce sont les étages de cet immeuble.


Chaque étage peut accueillir un certain type de plus ou moins grandes et différentes « petites bébêtes ».


Et tous les étages sont plus ou moins en interaction.


C’est ok pour vous ?


Du coup, le premier étage de l’immeuble, c’est la strate « couvre-sol ».


(c’est le rez-de-chaussée quoi)


C’est ce qu’il y a juste en dessus des caves (dans la nature, la cave, ce serait l’étage du sol, la terre).


Du coup, le RDC, c’est là où il y a toutes les plantes dites couvre-sol.


En gros, ce sont les plantes qui poussent dans les premiers 20-30 cm de la surface du sol.



Compris ?


(je vous referais un mail pour vous parler des 5 autres étages si vous le voulez)


Et bien tout ça pour vous dire que la strate « couvre-sol » (les plantes qui colonisent les 20-30 premiers centimètres de la surface du sol) à un rôle primordial pendant l’hiver.


C’est cette strate qui permet aux plus jeunes poussent d’avoir une première protection contre le froid (et qui leur fera gagner quelques semaines de croissances en fin d’année et au printemps prochain).


C’est cette strate qui protège la surface du sol contre le gel.


C’est grâce aux racines de ces plantes que l’eau pénètre mieux dans le sol.


Qui lui permet aussi de respirer et de faire vivre toutes les petites bébêtes qui y vivent.


Si vous arrachez tout et que vous laisser votre sol à nu pendant l’hiver, vous pouvez être sûr qu’au printemps prochain, vous repartirez de zéro.


Pas de petites surprises.


Pas de semis spontanés.


Juste la même chose qu’au printemps dernier.


Un éternel recommencement…



4. Observer


Ca peut paraître bête, mais observer votre jardin fait partie d’une des étapes les plus importante de votre design en permaculture.


Cette étape, c’est la première étape.


L’observation.


L’observation des plantes qui poussent spontanément.


L’observation des phénomènes naturels.


Stagnation d’eau.


Tas de feuilles qui se forment toujours aux mêmes endroits, etc…


En permaculture, on observe d’abord, pour pouvoir ensuite créer des système qui copient les forces de la nature.


Des systèmes qui vont vous permettre d’avoir moins de travail.


D’avoir moins de choses à faire venir de l’extérieur (comme du terreau ou du paillage).


D’avoir moins à arroser ou moins d’eau potable à utiliser dans votre jardin.


D’avoir moins de semis ou de plantes à implanter vous-même.


Etc…



Et toujours dans une optique d’observation, il y a un truc sympa à observer quand vous laissez faire la nature…


Ce truc, c’est d’observer le cycle complet d’une plante.


Et ça, ça n’a pas de prix.


Voir une plante évoluer de la petite graine qui a tout juste germée jusqu’au moment où la plante fane (en laissant quelques graines derrière elle), c’est magique !




Bon tout ça, c’est cool Fab.


Mais que vais-je faire de mes mains pendant ce temps ?


Si j’ai un jardin, c’est pour bouger, jardiner, etc…


Je ne vais pas rester tout l’automne chez moi et mettre mon potager en quarantaine !


Ok, ok.


Pas de soucis.


Avant de vous quitter, voici quelques pistes.




C’est le moment de nettoyer les nichoirs si vous en avez.


Vous pouvez aussi faire un brin de ménage entre les bacs.


Vider vos réservoirs de récupération d’eau et les nettoyer au vinaigre banc.


Si vous avez des travaux ou des petites réparations sur vos bacs, votre serre ou autre, c’est le moment de s’y mettre.


C’est aussi le moment de nourrir votre bois à l’huile de lin…



Et pourquoi ne pas travailler sur votre design ?


L’hiver, c’est la période idéale pour faire un design.


Et avec cette année particulière, vous avez passé plus de temps à la maison.


Plus de temps à jardiner.


A observer.


Observer les cycles, les particularités de votre jardin, les courants d’air, les passages d’eau, les oiseaux qui va et viennent, etc…



Si vous avez besoin d’un coup de main pour votre design, n’hésitez pas à me contacter et je verrai ce que je peux faire pour vous.



Fabrice.

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