La société de consommation peut-elle s’emparer de la permaculture ?


La réponse est oui.


Pourquoi ?


Parce que la société de consommation réussie toujours à s’emparer d’un mouvement.


Dès qu’il y a des rêves, des besoins ou des désirs, il y a de quoi faire consommer les gens.



Imaginez que votre rêve à vous, c’est de créer une micro-ferme urbaine en permaculture.


Maintenant, imaginez que vous gagnez le jackpot à la loterie.


Un genre de jackpot avec lequel tout est possible.




Avec tout cet argent, vous pourriez très bien acheter un terrain.


Faire construire une micro-ferme et un jardin forêt entièrement pensée par l’un des meilleurs designers en permaculture.


Vous pourriez aussi vous faire livrer le meilleur foin cultivé dans l’un des plus beaux coins de la terre.


Construire des toilettes sèches avec le bois le plus cher de toute la planète !


En fait.


Tout est possible si vous avez de l’argent.




La seule chose que la société de consommation ne peut pas vous prendre, c’est votre vision.


Vos valeurs.


(quoique, la télévision fait un sacré travail là-dessus)


Personnellement, je ne fais pas partie de la population qui veut tout et tout de suite.


Comme tout le monde, j’ai des rêves et des désirs.


Mais je préfère réfléchir avant d’agir.


Me demander si c’est vraiment nécessaire, là tout de suite ?


Me demander si ce n’est pas une pulsion, un désir éphémère.


(C’est la raison pour laquelle je n’achète jamais sur un coup de tête.
Et c’est ce que je vous invite à faire la prochaine fois que vous avez envie de vous acheter quelque chose, attendez une semaine et voyez si vous avez toujours besoin de l’acheter…)


Je ne suis pas du genre à tout claquer du jour au lendemain pour refaire ma vie ailleurs ou m’acheter une nouvelle voiture.


J’ai besoin de réfléchir avant d’agir.


J’ai besoin de peser le pour et le contre.


De laisser composter tout ça dans mon esprit…


Et c’est comme ça que je m’épanouis dans ma pratique de la permaculture.



Et vous ?


Quelles sont vos valeurs ?


Etes-vous du genre à tout changer sur un coup de tête ?


Ou plutôt du genre à laisser faire le temps avant de prendre une décision ?




Fabrice.

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PS : j’espère que tout se passe bien pour vous en cette période difficile. Oui. Les temps sont durs et les tensions dures. Mais n’oubliez pas qu’après la pluie vient le beau temps !


PPS : si vous voulez un peu plus de « potager minimaliste », rendez-vous sur mon canal Telegram. J’y poste régulièrement des astuces, des sondages, des photos, des coups de cœur, etc…

Partir à la campagne pour faire de la permaculture alors qu’on aime la ville ?


Quand on s’intéresse à la permaculture, on rêve de retaper une vieille ferme et crée un jardin forêt généreux et comestible.


C’est peut-être votre rêve.


Peut-être que vous avez rendu visite à des personnes qui ont déjà passé le cap.


Des personnes qui se sont mises à leur compte en tant que maraîchers bio ou exploitants agricoles.


Et peut-être que ça vous a littéralement coupé dans votre élan.



Est-ce vraiment fait pour moi ?


La vie à la campagne.


Le jardinage et tout ça..


..ce n’est plus si enthousiasment…


En ville, tout est plus simple.


Tout est à disposition.


Il y a du monde.


De la vie.




Et je vous comprends.


J’ai grandi en ville.


Ca fait seulement 6 ans que j’habite un village d’un peu plus de 2 000 habitants.


Et ce n’est pas tous les jours facile.


L’isolement, les mentalités, etc…


Ces dernières années, j’ai mis beaucoup d’énergie pour regrouper du monde autour d’un projet de jardin partagé en permaculture..


..et je n’ai trouvé personne au final.


Alors oui, je me suis créé pas mal de contacts avec les associations aux alentours de chez moi.


Mais pour ce qui est de concret et du local au sein du village, il ne me reste « qu’un » jardin partagé (avec moi-même) dans lequel j’ai tout de même organisé un atelier compostage et fais quelques visites…


Mais je ne m’en plains pas.


J’aime partager.


J’aime jardiner.


Et le jardin inspire les quelques personnes qui le visitent…


Ouf j’ai envie de dire !



J’aurais juste aimé avoir un peu plus d’impact..


..mais je ne peux pas forcer les gens à s’intéresser aux mêmes choses que moi.



Vous l’aurez compris.


A la campagne, tout va lentement.


Vous allez mettre du temps à lancer votre projet.


A créer du lien avec les gens.


Si vous n’avez pas énormément de moyens financiers ou de contacts, ça risque d’être long.


Très long.



Je ne dis pas qu’en ville les mentalités sont meilleures, mais au moins, il y a du monde !


De la diversité.


C’est ça la force de la ville.


Trouver des gens qui ont les mêmes idées que vous, c’est beaucoup plus simple.


Et plus il y a de monde dans un projet, plus les choses avancent vite !


En ville, vous pouvez aussi vous déplacer plus facilement.


Créer un réseau d’entraide plus rapidement.


Etc…


Par contre, à l’inverse de la campagne, dur dur de créer un projet de vie en ville !


Il y a peu de place.


Les terrains sont chers.


Vous avez moins de temps.


Moins d’énergie.


Etc…



Bon, c’est bien tout ça.


Mais quoi faire si vous ne quittez pas la ville ?


Et bien, c’est simple.


Utilisez sa principale force :


LES GENS.



Regroupez-vous !



Rejoignez ou créez une AMAP, un jardin partagé, un site de compostage collectif, une association de protection de la biodiversité ou le réseau « incroyable comestible » de votre ville…


Et si ?


Et si vous lanciez un projet nouveau ?


Un projet dans lequel vous imaginiez le monde de demain ?


Regardez.


En ville, il n’y a pas assez de place..


..alors pourquoi ne pas réfléchir à comment créer une ville avec + d’espaces verts ?


Et si votre truc c’est la campagne..


..comment faire en sorte d’y attirer + de monde ?



Ca pourrait peser dans la balance et rendre nos campagnes et nos villes plus fortes non ?


D’ailleurs, avec cette crise sanitaire, n’est-ce pas ce qui est en train de se passer ?




Fabrice.

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Le secret d’un bon design en permaculture (pensée globale/pensée détail)


Dans le mail de mercredi, je vous ai invité à réfléchir à votre design.


A votre premier plan sur papier.


La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a pas besoin d’avoir un joli coup de crayon.


Le but, c’est de travailler sur un plan cohérent avec la réalité.


Et d’y placer les bons éléments.


Ni plus.


Ni moins.


Plus votre plan est minimaliste.


Mieux vous aurez d’espace pour votre créativité.


Bon.


J’ai aussi abordé la notion de « pensée globale » et « pensée détail ».


Et c’est le sujet du mail d’aujourd’hui…



Mais dis-moi Jamy, qu’est-ce que la pensée globale ?



La pensée globale, c’est le fait d’avoir une vue d’ensemble.


C’est de prendre du recul.


De la hauteur sur votre jardin.


(même si l’on parle d’un balcon de 5 m²).


Avec la pensée globale, vous travaillez sur le zonage, les chemins, les formes, etc…


C’est grâce à ça que vous allez faire circuler l’énergie dans votre jardin.





A contrario, avec la pensée détail, vous allez travailler sur les détails.


(super intelligent comme explication)


Le détail, ça va être un courant d’air à l’angle de votre terrasse.


Une zone de micro-climat au pied d’un mur.


Une flaque d’eau récurrente sur votre balcon (ou une zone « marécageuse » dans votre jardin).


Etc…



Maintenant, comprenez que la pensée globale, c’est votre plan..


..et que la pensée détail, c’est votre jardin..


..et plus particulièrement, les informations que vous avez de votre jardin.


(c’est la raison pour laquelle, en permaculture, on dit qu’il faut au minimum un an d’observation)



Travailler sur un design, c’est constamment alterner entre ces 2 pensées.


Et c’est aussi la raison pour laquelle vous devez avoir d’une :


Une bonne connaissance de votre jardin..


..et de deux :


Un plan de base.



Et oui.


Comment voulez-vous avoir une pensée globale sans plan ?



J’ai un exercice pour vous.


Mettez-vous dans votre jardin (ou votre terrasse), et essayez d’en avoir une vision globale.


Ce n’est pas impossible, mais ce qui est sûr, c’est que ça va être difficile.


Vous avez trop de stimulation devant vous.


Trop de « pensées détails ».



Maintenant, mettez-vous devant le plan de votre jardin.


Comment voulez-vous avoir une pensée détail, sans avoir pris un temps d’observation ?


Sans avoir pris de notes sur les courants d’air, l’exposition, etc… ?



Prenons un exemple.


Imaginez que vous ayez envie de savoir à quoi ressemble la rue du gîte que vous avez loué pour les prochaines vacances.


Quel est le meilleur outil pour ça ?


Google maps jusqu’à preuve du contraire, non ?


Et bien, c’est comme si la pensée globale, c’était la vision satellite de google maps..


..et que la pensée détail, c’était le mode « street view ».


Impossible de travailler l’un sans l’autre pour arriver à bon port.


(bon, j’avoue que mon exemple est un peu fané, mais l’idée est là)





Vous voilà donc (presque) convaincu de l’importance de travailler sur plan et d’annoter les observations de votre jardin.


Le défi que je vous lance maintenant, c’est d’abord de faire en sorte de vous rendre régulièrement dans votre jardin (pour travailler votre pensée détail).


Même l’hiver !


Vous avez besoin d’observer le plus régulièrement possible.


Pour ça, vous pouvez installer un composteur ou un lombricomposteur par exemple.



La deuxième chose, c’est de prendre des mesures de votre jardin et de faire ce foutu plan !


Vous n’avez plus d’excuses.



Pour résumer, il vous reste 2 étapes :


Etape numéro 1 : prendre les mesures de votre jardin (un jour de beau temps).


Etape numéro 2 : faire un plan (un jour de pluie).



C’est aussi simple que ça.


A vous de jouer !



Fabrice.

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La meilleure chose à faire pour ne pas laisser croupir votre potager


Première semaine de confinement.


J’espère que tout se passe bien de votre côté.


Je ne sais pas pour vous, mais ce deuxième confinement me semble complètement différent du premier.


D’un côté, j’ai l’impression qu’on s’y est habitué.


Que ça va être « facile ».


Et d’un autre côté, je m’inquiète.


J’ai peur que ce ne soit pas si facile que ça.


Non seulement parce que cette fois-ci, il y a moins de choses à faire au potager.


Parce que les journées sont de plus en plus courtes.


Mais aussi parce qu’il risque de durer plus longtemps vu que les mesures prises sont moins strictes que le premier…


En tout cas, j’évite de trop me projeter..


..sauf au potager !


Ces prochaines semaines vont être idéales pour se projeter, pour faire le point..


..et travailler sur le design de votre potager.


Certes, c’est aussi une période idéale pour bricoler, réparer, nettoyer, ranger, etc…


Mais nous approchons aussi à grand pas vers de longues soirées d’hiver.


De longues soirées où il va falloir s’occuper à la maison.


Au chaud…


Et ce sera le moment idéal pour faire marcher votre créativité.


D’anticiper la prochaine saison et de voir (ou revoir) l’organisation de votre potager.


Votre design.



Oui, j’ai bien dit « revoir ».


Parce qu’un design n’est jamais définitif.


Un design est vivant.


Il évolue.


Il mute.


Il s’adapte à son environnement.


Certaines choses deviennent inutiles (et il faut les abandonner).


Alors que d’autres ont besoins d’être changé, d’être créé (et il faut les trouver).


Le vivant ne stagne pas.


Il évolue chaque jour en s’adaptant à son environnement (météo, faune et flore avoisinante, etc…).


Il évolue aussi sur le long terme.


Et de génération en génération (toujours en s’adaptant à son environnement).


C’est ça la magie du truc.


Quel que soit le stade où vous en êtes dans votre design, il y a toujours quelque chose à travailler.


Bon.


Je sais.


Travailler sur un design, c’est travailler sur un plan.


Et peut-être que faire des plans, ce n’est pas votre truc (pourtant, vous n’imaginez même pas le dixième de ce que ça peut vous apporter en terme d’efficacité et de résilience).



Quand je vous parle de plan, je ne parle pas de dessins architecturaux.


Pas besoin d’aller dans les détails et de travailler au millimètre près.


Il suffit juste de prendre quelques mesures dans votre terrasse (ou votre jardin) et de les transposer sur papier.


S’il y a 2 ou 3 millimètres de travers, ce n’est pas grave.


Ce qui compte, c’est que vous puissiez avoir une vision globale et cohérente sur votre environnement et votre jardin.


C’est + important de savoir quels détails ont leur importance et méritent d’apparaître sur votre plan.



Autre chose.



Votre plan de base doit être simple et minimaliste.


Pourquoi ?


Et bien parce que vous allez travailler dessus.


Vous allez gribouiller.


Annoter.


Vous allez imaginer la forme de vos zones de cultures.


Imaginer les chemins que vous allez emprunter.


Imaginer les chemins que l’eau va emprunter.


Etc…


Ce qui compte, ce sont les idées que vous allez en sortir.


Ce sont les systèmes que vous allez mettre en place.


Après, si vous avez un beau coup de crayon et une belle palette de crayons de couleurs, c’est bien (et ça détend).


Mais ce n’est pas indispensable.


Alors n’ayez pas peur de vous lancer.


Et n’oubliez pas la règle numéro un quand vous travaillez sur votre design :


« Il faut tout le temps alterner entre ces 2 pensées : la pensée globale et la pensée détail ».


Et oui.


C’est un truc super important de pouvoir alterner entre ces 2 visons..


..et je vous en parle dans le mail de samedi.


Je vous invite grandement à ne pas le louper.


Car ce qu’il contient, on en parle très peu et c’est pourtant ce qui fait toute la différence entre un bon design et un mauvais design.



Fabrice.

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La meilleure façon d’apprendre à associer les plantes au jardin


Les associations de plantes, c’est une question qui revient souvent chez les débutants.


Surtout chez ceux qui s’intéressent à la permaculture.


C’est même l’une des premières choses sur laquelle ils se forment (après la culture en lasagne).



Si vous êtes débutants et que les associations de plantes vous intéressent, ce mail va vous faire gagner un temps précieux.



Pourquoi ?


Parce que la façon traditionnelle d’associer les plantes consiste à faire un plan de plantation précis..


..que c’est un véritable casse-tête..


..et que rien ne se passe jamais comme prévu.
Rien de bien surprenant quand on a l’habitude de travailler avec le vivant



Et oui, il y a tout un tas raisons qui peuvent faire foirer vos plans de plantations.


…manque de compétences techniques à la plantation…


…armée de limaces affamées…


…le chat de la voisine…


…les rats taupiers…


…la météo…


…etc…


En général, dites-vous bien qu’au moins une plante sur trois (ça, c’est dans le meilleur des mondes) va être confrontée à un moment ou à un autre à l’un de ces problèmes.


C’est la règle.



Et ce n’est pas tout !


Personnellement, je ne me suis presque jamais intéressé aux associations de plantes au potager.
Le seul truc auquel je me soucie quand on parle d’associations de plantes est lié à leur morphologie (j’essaie de respecter les distances de plantations quoi).


Comme tout le monde, j’ai lu le légendaire bouquin « le poireau préfère les fraises« .


Mais il faut savoir que ce qu’il y a dans ce bouquin (et dans tous les autres bouquins de ce genre) n’est pas valable dans tous les jardins.


Alors oui, c’est l’un des meilleurs bouquins sur le sujet, mais ne prenez pas pour comptant les informations qu’il contient.


Parfois, vous lirez qu’une plante accompagne bien une autre plante et, 2 jours après, vous tombez sur un autre bouquin qui dit exactement le contraire.


Le pire dans tout ça, c’est qu’on ne vous dit presque jamais pourquoi l’association est bénéfique..


..et pourtant, c’est une information primordiale.



La morale de l’histoire si vous ne voulez pas perdre votre temps : testez rapidement.


Par exemple, si vous avez des semis de radis à faire, ajourez d’autres graines (des graines de carotte par exemple).


Et si l’association fonctionne, gardez-là.


Pareil au moment des grandes plantations (à la fin du printemps).


Mélangez tout et n’importe quoi (en respectant uniquement les distances de plantations et l’exposition).


C’est la manière la plus simple et la plus rapide pour apprendre à associer les plantes (testé et approuvé par moi-même).



Fabrice.

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Comment reconnaître les plantes juste avec la fleur ?


J’ai commencé à travailler dans les espaces verts au début des années 2000.


Ca a été un énorme changement dans ma vie.


Du jour au lendemain, je me suis retrouvé presque quotidiennement au contact de la nature.


Pour un gars qui, comme moi, avait passé presque toute sa vie dans le béton, c’était fou.


Chaque jour, je voyais le jour se lever au beau milieu d’un massif d’arbustes, d’un square ou d’un terrain engazonné.



Et, au fil des années, j’ai appris à observé les cycles de la nature.


J’ai subi les caprices de la météo.


Le froid.


La neige.


La canicule.


Etc…


Et j’en ai vu les conséquences sur la nature…



Mais ce dont je veux vous parler aujourd’hui, c’est une grande révélation que j’ai eu au premier printemps de ma carrière de jardinier.


Cette chose, c’est la raison pour laquelle j’ai eu une mauvaise note en botanique.


Et c’est aussi la raison qui fait qu’aujourd’hui, j’ai une sensibilité particulière avec les plantes.


Bon.


Je ne vais pas passer par 4 chemins.


Cette révélation est la suivante : J’ai réussi à deviner la couleur d’une fleur, simplement à son odeur.


Je ne sais pas si pour vous c’est quelque chose de logique ou de normal, mais je n’ai jamais entendu ou lu ça quelque part…



Ce jour-là, je m’en souviens encore.


C’était il y a plus d’une quinzaine d’années.


Au printemps.


Il y avait beaucoup d’arbres et d’arbustes en fleurs..


..et je ne sais pas comment ça m’est venu, mais c’est au pied d’un arbre à fleurs roses que j’ai pu faire le lien entre couleur de la fleur et odeur de la fleur.



Bon.


Depuis ce jour-là, mon approche du monde végétal a complètement changé.


Apprendre des noms de plantes par cœur, ce n’est pas mon truc.


Je préfère observer.


Trouver des similitudes entre les plantes pour déterminer pourquoi un type de plante pousse sur un type de sol.


Pourquoi un type de plante a un certain type de feuille ou de racine.


Qu’est-ce qui fait qu’une plante pousse mieux à l’ombre qu’en plein soleil.


J’adore trouver des similitudes.


Faire des liens.


Et c’est des questions de ce genre que je me suis posé durant toute ma carrière…



Bon, je dois vous avouer que ce n’est pas si simple que ça.


C’est comme dans la grammaire française : il y a toujours des exceptions.


Mais c’est une approche fantastique !



La deuxième grande révélation que j’ai eue, c’est qu’on peut reconnaître la famille d’une plante en observant sa fleur.


Bon, ça, c’est quelque chose de plus commun.


On en parle dans tous les livres de botanique.


Et je n’en étais pas conscient jusqu’au jour où j’ai remarqué ça pour les plantes de la famille des fabacées.


Et ça, je le dois à la permaculture.


Car si vous ne le saviez, la plus grande partie des plantes de la famille des fabacées sont des plantes qui fixent l’azote de l’air dans leurs racines.
Pour faire simple, elle récupère un engrais naturel qu’il y a dans l’air, pour le redistribuer à la terre, via ses racines


Ce sont les plantes préférées des permaculteurs.


On les appelle les engrais verts.


Les haricots, les fèves, les trèfles, les pois, etc… sont des plantes de cette famille.


Et à force de les côtoyer, j’ai inconsciemment découvert que leurs fleurs étaient très similaires…


Si je me souviens bien, c’était en me baladant à la campagne, au bord des champs, que j’ai fait cette découverte.


C’était une fleur de luzerne.


Quand je l’ai vu, dans ma tête, ça a fait tilt.


J’ai tout de suite su que cette plante faisait partie de la famille des fabacées.
Et après vérification (merci plantnet), ça s’est avéré vrai


Depuis ce jour, je suis capable de reconnaître des légumineuses (plantes de la famille des fabacées) rien qu’à leurs fleurs !
Et quand j’en vois une dans mon potager, je suis le plus heureux !



Bon.


Voilà tout pour aujourd’hui.


Et vous ?


Avez-vous aussi remarqué des similitudes entre les plantes ?


Ca m’intéresse…



Encore une fois, ce travail d’observation c’est la base quand on veut apprendre la nature.


Certes, les bouquins ça aide.


Mais je vous invite toujours à prendre un temps d’observation.


Eté comme hiver.



Fabrice.

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PS : n’oubliez pas d’observer avec vos 5 sens (attention tout de même à ne pas goûter n’importe quoi !).



PPS : je prépare une formation pour apprendre à apprendre à reconnaître les plantes, si vous avez des attentes particulières sur le sujet, dites le moi en répondant à ce mail

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