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Peut-on planter des variétés de grosses tomates dans des pots de fleurs ?

Est-ce possible de planter des variétés de grosses tomates dans des pots de fleurs ou faut-il rester sur des tomates cerise ?

C’est ce que nous allons voir dans cet article.


Les problèmes avec les variétés de grosses tomates en pots

Toutes les variétés de tomates ne conviennent pas à la culture en pot.

Déjà, il faut savoir que la plupart des tomates cerise et des variétés naines ou compactes donnent souvent de bien meilleurs résultats que les variétés à gros fruits.

Ces dernières années, j’ai personnellement expérimenté quelques dizaines de variétés de grosses tomates sur ma terrasse en permaculture et j’ai pu constater quelques différences.

Le port

Souvent, les variétés de tomates à gros fruits ont un port assez haut, ce qui demande d’avoir pas mal de place sur son balcon ou sa terrasse.

Ca demande également de mettre en place un tuteurage assez conséquent, ce qui peut rendre la tâche un peu plus compliqué.

La quantité

J’ai également remarqué qu’on obtient généralement un peu plus de tomates quand on cultive des variétés de tomates cerise plutôt que des variétés de grosses tomates.

En plus de ça, j’ai aussi remarqué que les tomates cerise ont une récolte un peu mieux répartie dans le temps que les grosses tomates.

Effectivement, les grosses tomates vont produire leurs premières tomates, puis faire une sorte de pause pour refaire des fleurs, puis des fruits, ce qui fait qu’on a un trou dans sa récolte au milieu de l’été.

Les grosses tomates sont moins bonnes que les petites tomates

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Quand une tomate commence à mûrir, elle dégage un gaz qui influence les autres tomates à mûrir

Même si j’ai développé tout un tas de techniques pour avoir un sol vivant et riche en nutriments naturels, j’ai toujours remarqué que les tomates cerise avaient un meilleur goût et un meilleur aspect que les grosses tomates.

Je ne pense pas que le problème vienne d’un manque de fertilité, mais plutôt du fait que produire de grosses tomates dans des pots de fleurs prends plus de temps qu’en pleine terre.

En fait, j’ai remarqué que les grosses tomates en pots de fleurs mettaient plus de temps à murir que les grosses tomates en pleine terre.

Je pense que c’est dû au fait que lorsqu’on à plusieurs petites tomates, on a plus de chances qu’elles dégagent « d’éthylène » (c’est un gaz produit par la tomate qui déclenche le changement de couleur et influence les tomates voisines à faire de même).

Donc, théoriquement, plus on a de fruits, plus on a de chances qu’ils murissent tôt dans la saison.


Exemples de variétés à grosses tomates qui fonctionnent

Nous venons de voir que les tomates cerise donnent de meilleurs résultats, mais ce n’est pas pour autant que la culture de grosses tomates ne fonctionnent pas en pots.

J’en ai fait l’expérience et ça fonctionne plutôt bien !

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Ici, on peut voir des grosses tomates noires de Crimée issues de mes pots de fleurs

Selon moi, le meilleur compromis pour cultiver des grosses tomates dans tes pots de fleurs, serait de choisir une variété qui produit des grappes avec beaucoup de fruits de taille raisonnable.

Mais ce que je te conseillerai, c’est de toujours cultiver différentes variétés comme, par exemple :

Tomate Roma

Idéale pour les sauces et conserves, cette variété compacte produit une abondance de fruits charnus. Sa grande quantité de productions, permet d’avoir des tomates tout au long de la saison sur son balcon !

Tomate Délice d’Or

Variété à gros fruits, adaptée à la culture en pot non pas grâce à sa quantité de production un peu plus réduite que la variété « Roma », mais grâce à son port buissonnant qui vous fera économiser pas mal de places sur votre balcon. De plus, ses fruits sont un peu plus compacts, ce qui je trouve est le plus adapté à la culture en pots.

Tomate Cerise Poire Rouge et Jaune

Petites et sucrées, parfaites pour les salades et les apéritifs, avec une croissance compacte idéale pour les pots​ (parce qu’il fallait bien choisir une variété de tomates cerise).

N’oublie pas de choisir des variétés bio et reproductibles.


Préparation du pot et du substrat

Maintenant que tu sais quelles variétés de grosses tomates choisir, voici mes conseils de culture.

Taille du pot

Comme je le dis souvent quand on me demande des conseils sur la taille du pot : mieux vaut avoir 1 pot de 50 litres que 5 pots de 10 litres.

La plupart du temps, quand on aménage un coin de verdure sur son balcon, on préfère acheter plein de petits pots à disposer un peu partout sur son balcon.

J’ai le regret de te dire que c’est une grave erreur (surtout si ta terrasse est exposée plein sud !).

Les étés sont de plus en plus chauds et secs.

Regroupe tes pots pour augmenter la résilience et faire de l’ombre (surtout si tu as le soleil de l’après-midi qui s’avère souvent dévastateur).

J’ajouterais également que la taille minimum d’un pot pour cultiver des tomates, c’est au moins 30 cm de diamètre et de profondeur pour permettre aux racines de se développer correctement.

Mais garde en tête que c’est le strict minimum…

Si t’as besoin d’un coup de pouce pour fabriquer ta propre jardinière en bois de palette, je te conseille mon article complet sur le sujet.

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La légendaire jardinière du « potager minimaliste »

Substrat

Si tu me suis depuis quelques années, tu sais certainement que je suis anti-terreau de jardinerie.

Etant un fervent défenseur de la nature et de la permaculture, j’ai opté pour l’utilisation d’une terre vivante dans mes pots de fleurs en m’inspirant de la technique de culture en lasagnes que j’ai adapté pour les pots de fleurs et les jardinières (je t’explique tout ici).


Plantation et entretien

Plantation

Plante les tomates plus profondément qu’elles ne l’étaient dans leur pot de germination pour encourager le développement des racines le long de la tige.

Attention tout de même, toutes les plantes ne sont pas capables de faire des racines le long de leurs tiges. La tomate est l’une des rares exceptions !

Espacement

Plante une seule tomate par pot pour éviter la concurrence entre les plants.

Cela permet à chaque plant de recevoir suffisamment de nutriments et d’espace pour se développer correctement​​.

Tuteurage

Installez un tuteur pour chaque plant pour le soutenir au fur et à mesure de sa croissance.

Attachez régulièrement les tiges aux tuteurs pour éviter qu’elles ne se cassent sous le poids des fruits.

Un tuteur d’environ 1,70 m à 2 m est recommandé pour offrir un bon soutien​t.

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Je plante des haricots aux pieds des tomates pour éviter d’attacher mes tomates aux tuteurs (oui, je suis partisan de la moindre intervention)

Arrosage

Les tomates en pot nécessitent un arrosage régulier, car l’eau s’évapore plus rapidement qu’en pleine terre.

Attention à ne pas « sur-arroser », car ça pourrait favoriser le mildiou ou le cul noir de la tomate.

En été, ou au moins tous les deux ou trois jours.

Personnellement, même en période de grosse canicule, j’arrive à arroser une à deux fois par semaine grâce à des méthodes qui s’inspirent de la permaculture et du vivant (planter serré, culture en lasagne, ombre, diversité, etc..).

Exposition

Place tes pots dans un endroit ensoleillé où les tomates recevront au moins cinq à sept heures de soleil par jour.

Un emplacement abrité du vent est également préférable pour éviter que les plants ne soient endommagés​​.

Sache aussi qu’elles préfèrent le soleil du matin au soleil de l’après-midi.

Conclusion

En suivant ces conseils, tu pourras cultiver avec succès des petites, comme des grosses tomates en pots et profiter de récoltes abondantes même avec un espace limité.

La clé est de choisir les bonnes variétés, de préparer correctement tes pots et d’apporter l’attention nécessaire à tes plants !

Soleil du matin ou de l’après-midi : quelle lumière pour tes tomates ?

Pour obtenir une récolte abondante, il est crucial de comprendre les besoins en lumière de tes plants de tomates.

Tomate au potager : soleil du matin ou de l’après-midi ?

Une question fréquente parmi les jardiniers en herbe est de savoir si les tomates préfèrent le soleil du matin ou de l’après-midi.

Accroche-toi bien, car c’est ce que nous allons voir dans cet article.

Importance du soleil du matin

Je ne vais pas y aller par 4 chemins, le soleil du matin est particulièrement bénéfique pour les plants de tomates et ce pour plusieurs raisons :

  • Photosynthèse optimale : Le matin, la lumière du soleil est intense mais les températures sont encore relativement fraîches. Cette combinaison permet une photosynthèse optimale.

  • Évaporation de la rosée : La lumière du matin aide à évaporer la rosée accumulée pendant la nuit. Cela réduit les risques de maladies fongiques, comme le mildiou, qui peuvent se développer dans des conditions humides.

  • Réduction des brûlures : Contrairement au soleil de l’après-midi, qui peut être très intense et brûlant, le soleil du matin est moins susceptible de causer des brûlures aux feuilles et aux fruits des tomates​ (surtout sur les terrasses avec un mur blanc qui reflète bien la lumière !).

Le problème avec le soleil de l’après-midi

Bien que le soleil du matin soit crucial, le soleil de l’après-midi peut également jouer un rôle important dans la croissance de tes tomates :

  • Besoins énergétiques accrus : En période de fructification, les tomates nécessitent une grande quantité d’énergie. Le soleil de l’après-midi prolonge la période d’exposition à la lumière, fournissant cette énergie supplémentaire​.

  • Risques de stress thermique : Dans les régions où les après-midi sont très chauds (ou dans le cas où tu as une terrasse qui reflète bien la lumière), une exposition excessive peut causer des dommages, comme des brûlures de fruits et un stress thermique. Dans ces cas, il est bénéfique de fournir un peu d’ombre pendant les heures les plus chaudes de la journée​.

La combinaison optimale

Pour maximiser la croissance et la production des tomates, une combinaison de soleil du matin et de l’après-midi est idéale et voici quelques recommandations pour mettre en pratique tout ça :

  • Emplacement idéal : Choisis un emplacement dans ton jardin qui reçoit une bonne quantité de soleil le matin et un peu d’ombre l’après-midi pour éviter les températures excessives​ (trouver l’emplacement de ton potager est un exercice primordial).

  • Utilisation de structures d’ombrage : L’utilisation de tissus d’ombrage ou d’un parasol peut aider à protéger tes plantes pendant les heures les plus chaudes de la journée, tout en permettant une exposition adéquate au soleil le reste du temps.

  • Ajustements en fonction du climat : Adapte tes pratiques en fonction des conditions climatiques locales. Par exemple, si tu habites dans une région très chaudes, privilégie plus d’ombre l’après-midi pour protéger tes plantes !

Conclusion

En résumé, pour obtenir des tomates saines et productives, il est essentiel de leur fournir une exposition au soleil qui combine les avantages du matin et de l’après-midi, tout en protégeant les plantes contre les excès de chaleur.

Cueillir l’ortie sans se piquer en 3 étapes simples

L’ortie (Urtica dioica) est largement connue pour ses propriétés nutritives et médicinales, mais aussi parce qu’elle pique !

Cet article te guidera pour cueillir l’ortie sans te piquer.

Tu pourras ainsi profiter de ses nombreux bienfaits.

Pourquoi l’ortie pique ?

L’ortie est couverte de poils (pas de pics !).

Ces poils sont urticants et lorsqu’ils se cassent au contact de ta peau, ils libèrent une substance irritante (l’histamine).

Bien qu’il existe une technique pour cueillir l’ortie à la main sans te piquer (on en reparle un peu plus loin dans cet article), tu gagneras du temps en utilisant des gants surtout si ton objectif est d’en récolter une grande quantité.

Le but c’est de pincer franchement les sommités des orties et de tirer d’un coup sec.

C’est un coup de main à prendre qui est extrêmement efficace.

Mais avant de partir à la chasse aux orties, pense à t’équiper !

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Le matériel pour partir à la chasse aux orties

Tu peux utiliser un sécateur (le mien est très bien, mais un ciseau fera très bien l’affaire).

Couper l’ortie au lieu de l’arracher te fera gagner en efficacité.

Pense aussi à prendre un sac en papier kraft ou en tissu pour transporter les tiges récoltées (tu peux aussi prévoir un sac que tu peux porter autour du cou pour récolter les mains libres).

Tu peux aussi porter des manches longues et un pantalon au lieu d’un short pour éviter le contact direct avec l’ortie.

Personnellement, ça ne me dérange pas de marcher dans les orties en short, mais je peux comprendre si ce n’est pas ton truc 🙂

L’art de cueillir l’ortie à main nue

Si ton objectif est juste de profiter des bienfaits de l’ortie crue à l’instant T, voici ma technique en x étapes pour ne pas te piquer.

Avant tout, laisse-moi te donner un conseil : quand tu manipules une plante comme l’ortie, évite d’être hésitant dans tes gestes.

Chaque geste que tu fais lors de la cueillette doit être franc, rapide et sec.

Plus tu respecteras cette règle, moins tu risqueras de te piquer.

1) Vise le dessous de la feuille

Le choix de la feuille a son importance.

Cueille toujours les sommités de la plante (3 ou 4 derniers étages max).

Plus la feuille est claire et plus elle sera tendre et aura potentiellement du goût et des principes actifs conservés !

Une fois que tu as choisi ta feuille, prend la du bout des doigts, mais attention : saisi-là par le dessous !

Veille également à la caresser un peu dans le sens du poil 2 ou 3 fois pour aplatir les piquants.

2) Caresse dans le sens du poil

Effectivement, avant de cueillir l’ortie, je te conseille de lui faire quelques caresses dans le sens du poil.

C’est-à-dire en partant du côté de la tige de la plante, vers la pointe de la feuille.

L’ortie est intelligente et produit moins de piquant sous ses feuilles que sur le dessus (mais grâce à moi, tu es plus intelligente qu’elle et tu ne la cueilleras que par le dessous de la feuille).

3) Fais une boule

Une fois que tu as la feuille caressée dans le sens du poil, il est temps de préparer sa dégustation.

Tu pourrais manger la feuille telle quelle, mais il reste quelques risques et pour avoir fait le teste, c’est plus digeste quand tu formes une boule.

Pour faire simple, plie la feuille en 4 dans le sens que tu veux (n’oublie pas que c’est moins piquant par en-dessous).

Ensuite, tu n’as plus qu’à finir le pliage en forme de boule.

N’hésite pas à compresser un peu pour faire sortir un peu de jus.

Astuces pour éviter les piqûres une fois récoltées

Pour la plupart des recettes à base d’ortie, il est conseillé de la ciseler.

Voici 4 manières de le faire en toute sécurité :

1) Cuisine avec des gants

2) Passe-les au rouleau à pâtisserie

3) Laisse-les flétrir quelques heures

4) Fais-les blanchir à l’eau bouillante

Comment soulager une piqûre d’ortie ?

Si quand bien même tu arrives à te brûler avec tout les conseils que je viens de te donner, sache que la plupart du temps, le plantain ne pousse pas très loin de l’ortie et que c’est une plante qui soulage les piqûres et les brûlures !

La procédure est la même (lui ne pique pas !) : cueille une feuille, froisse-la en boule pour faire sortir le jus et appliquer ça, là où ça brûle.

C’est radical 🙂

Sinon, frotter avec de l’eau avec du savon reste tout aussi efficace.

Bonne dégustation !

Tu peux maintenant déguster l’ortie !

C’est une plante riche en vitamines, en minéraux et en protéines.

Tu peux la cuisiner en pesto, en soupe, et même en infusion !

Personnellement, le goût de l’ortie me rappelle un peu le goût du poisson.

Et toi ? Dis-le moi en commentaire 🙂

Planter moins, récolter plus grâce aux plantes sauvages

Planter moins, récolter plus grâce aux plantes sauvages

Comment utiliser les plantes sauvages comestibles dans son jardin ?

Tu as sûrement entendu parler des plantes sauvages comestibles, mais as-tu déjà envisagé de les intégrer dans ton jardin ? Ces cadeaux de la nature peuvent non seulement embellir ton espace vert mais aussi t’offrir une abondance de ressources avec peu d’effort. Dans cet article, nous allons explorer les multiples avantages de ces plantes, et te montrer comment, en les laissant simplement pousser, tu peux récolter plus tout en plantant moins. Que tu sois un jardinier expérimenté ou un débutant curieux de la permaculture, les plantes sauvages ont beaucoup à offrir. Prépare-toi à découvrir comment transformer ton jardin en un havre de biodiversité et d’abondance.

Les bienfaits des plantes sauvages

Les plantes sauvages ne sont pas seulement des survivantes; elles sont des alliées précieuses dans le jardin. Leur première grande force réside dans leur capacité à prospérer sans intervention humaine. Elles s’adaptent à leur environnement et résistent aux conditions souvent plus difficiles que celles que nos plantes cultivées peuvent supporter. En choisissant de les intégrer dans ton jardin, tu te dotes d’un allié robuste qui demande peu de soins.

Avantages écologiques

Laisser les plantes sauvages pousser spontanément dans ton jardin a des bénéfices écologiques indéniables. Elles jouent un rôle crucial en tant que pollinisateurs attractifs et fournissent un habitat essentiel pour de nombreuses espèces d’insectes et d’animaux sauvages. Plus encore, elles aident à maintenir l’équilibre écologique et améliorent la santé du sol en fixant les nutriments et en améliorant sa structure.

Pratique de jardinage minimaliste

Embrasser la présence de plantes sauvages te permet d’adopter une approche de jardinage plus minimaliste. En réduisant le besoin de désherber, d’arroser et de fertiliser, tu diminues ton travail et tes dépenses. Ce laissez-faire jardinier n’est pas de la négligence; c’est une stratégie intelligente qui tire parti de la vigueur naturelle des plantes sauvages pour créer un écosystème autosuffisant.

Rôle des plantes sauvages comme bio-indicateurs

Les plantes sauvages sont également de précieux indicateurs de l’état de ton sol. Certaines espèces ne pousseront que dans des conditions spécifiques de pH, de texture ou d’humidité du sol. Observer quelles plantes sauvages prospèrent peut te donner des indices sur la santé de ton jardin et te guider dans tes efforts pour améliorer ou modifier tes pratiques de jardinage.

En laissant les plantes sauvages évoluer librement, tu t’offres un laboratoire naturel pour observer et apprendre, tout en contribuant à un environnement plus riche et résilient.

Conseils pratiques pour intégrer les plantes sauvages

Intégrer des plantes sauvages dans ton jardin peut sembler aussi simple que de les laisser pousser où elles apparaissent, mais quelques astuces peuvent t’aider à tirer le meilleur parti de leur présence. Voici comment tu peux non seulement cohabiter avec elles mais aussi les utiliser pour enrichir et diversifier ton jardin.

Enrichissement du sol

Les plantes sauvages sont de formidables amélioratrices du sol. Leurs racines profondes aident à briser le sol compact, permettant une meilleure aération et infiltration de l’eau. Elles attirent également des insectes bénéfiques qui décomposent la matière organique, augmentant ainsi la fertilité du sol. Lorsque tu décides de retirer des plantes sauvages, envisage de les laisser sur place comme paillis pour continuer à nourrir le sol.

Techniques de jardinage minimaliste

Pour intégrer les plantes sauvages sans que ton jardin ne devienne une jungle, commence par délimiter des zones où elles peuvent s’épanouir sans empiéter sur tes cultures. Tu peux créer des bordures sauvages autour des zones de culture ou des chemins, où elles contribueront à la biodiversité tout en étant esthétiquement agréables. Cela te permet de profiter de leur présence tout en maintenant l’ordre et la structure dans ton jardin.

Gestion des plantes envahissantes

Certaines plantes sauvages peuvent être envahissantes et, si elles ne sont pas contrôlées, étouffer tes autres plantations. Pour ces spécimens, établis une gestion proactive : identifie les espèces qui posent problème et agis rapidement pour les contenir ou les retirer avant qu’elles ne se propagent. Cela ne signifie pas nécessairement les éliminer complètement, mais plutôt les maintenir à des niveaux gérables.

Utiliser les plantes sauvages à des fins spécifiques

Pense aussi à utiliser des plantes sauvages pour des fonctions spécifiques dans ton jardin. Par exemple, certaines peuvent servir de couvre-sol pour réduire les mauvaises herbes, d’autres peuvent être plantées pour attirer des pollinisateurs spécifiques ou pour créer des barrières naturelles contre les nuisibles. En identifiant les rôles que ces plantes peuvent jouer, tu peux les intégrer de manière stratégique pour soutenir tes objectifs de jardinage.

Exemples spécifiques et anecdotes

L’intégration des plantes sauvages dans ton jardin n’est pas seulement une question de techniques et de principes ; elle est aussi enrichie par les histoires personnelles et les expériences vécues. Voici quelques anecdotes et exemples qui montrent la valeur réelle et tangible de ces plantes dans un cadre de jardinage domestique.

Mes propres expériences

Dans mon propre jardin, je laisse souvent les plantes sauvages s’établir et prospérer. J’ai observé que les orties, souvent considérées comme nuisibles, ont en réalité aidé à attirer une multitude de papillons, ce qui a augmenté la pollinisation de mes cultures adjacentes. Ces interactions montrent que même une plante mal aimée peut jouer un rôle écologique crucial.

La renouée du Japon : un débat animé

Un autre exemple concerne la renouée du Japon, souvent étiquetée comme invasive. Avant de chercher à éradiquer cette plante, il est important de comprendre son rôle dans l’écosystème. Par mes observations, j’ai noté que là où la renouée prospère, elle stabilise le sol et prévient l’érosion, tout en offrant refuge et nourriture à diverses espèces animales. Cela illustre comment une perspective plus nuancée peut changer notre approche de la gestion des plantes sauvages.

Exemples de plantes sauvages bénéfiques

Certaines plantes sauvages ont des utilisations directes qui peuvent être intégrées dans la routine du jardinier. Par exemple, le pissenlit, souvent éliminé pour son aspect indésirable, est en réalité une source riche en nutriments pour le sol et peut être utilisé en cuisine pour ses feuilles et racines. De même, les fleurs de sureau, qui poussent à l’état sauvage, sont excellentes pour faire des sirops et des conserves.

Mon apprentissage des plantes

Pour apprendre à reconnaître les plantes sauvages, lors de mes promenades, je prends des photos avec une application mobile de reconnaissance de plantes. Cela m’aide à construire progressivement ma connaissance des espèces locales et à comprendre mieux leur utilité et leur beauté. Cela montre comment la technologie peut être un allié précieux dans l’adoption d’un jardin naturel.

Conclusion

Adopter les plantes sauvages dans ton jardin n’est pas seulement un choix esthétique ou écologique, c’est une véritable stratégie de jardinage qui favorise la durabilité et la biodiversité. En permettant à ces plantes de prospérer, tu invites la nature à jouer son rôle, enrichissant ainsi ton écosystème de manière naturelle et minimisant ton besoin d’intervention.

Récolter plus en plantant moins

Laisser les plantes sauvages s’installer et se développer dans ton jardin te permet de bénéficier de leurs nombreux avantages sans effort supplémentaire. Elles améliorent la structure du sol, attirent les pollinisateurs et créent un habitat pour la faune locale, tout en offrant parfois de précieuses ressources alimentaires et médicinales.

Une approche éthique du jardinage

En intégrant les plantes sauvages, tu adoptes une approche qui respecte les cycles naturels et soutient la diversité biologique. C’est un pas vers un jardinage plus éthique et responsable, où chaque plante peut contribuer à l’équilibre et à la santé de ton jardin.

Invitation à l’expérimentation

Je t’encourage à observer les plantes sauvages dans ton propre jardin et à expérimenter avec elles. Chaque espace vert est unique, et découvrir quelles plantes sauvages s’y épanouissent le mieux peut être une aventure enrichissante. N’hésite pas à ajuster tes pratiques en fonction de ce que tu apprends de ces visiteurs naturels.

En conclusion, les plantes sauvages ne sont pas des intrus dans nos jardins mais des partenaires précieux qui peuvent nous aider à créer des espaces verts plus résilients et productifs. Embrasse leur présence et laisse-toi surprendre par les bénéfices qu’elles apportent à ton environnement quotidien.

4 applications mobiles pour apprendre les plantes en s’amusant (même en hiver)

Pour vous occuper vos weekend cet hiver, je vous ai sélectionné 4 applications mobiles pour continuer à apprendre les plantes..

..du moins, 4 applications qui vont vous motiver à vous dégourdir les jambes et à découvrir la nature.

Smartflore

La première application, c’est Smartflore (disponible uniquement sur Android).

Smarflore est une carte participative où vous trouverez des balades botaniques.

Assez simple d’utilisation, elle vous permettra de trouver des plantes autour de chez vous.

Vous allez me dire : ‘mais Fabrice, en hiver on ne trouve quasiment pas de plantes dehors ! ».

Et bien c’est faux.

Vous trouverez même des plantes comestibles.

Pour preuve, référez-vous à ma liste de 14 plantes sauvages et comestibles à récolter en hiver.

Pl@ntnet

La deuxième application, j’en parle souvent (et je ne pouvais pas ne pas en parler ici), c’est plantnet.

Avec plus de 35 000 espèces répertoriées à travers le monde, c’est LA référence en termes de reconnaissance de plantes.

C’est un indispensable à avoir dans votre smartphone.

Bien évidemment, ce n’est pas fiable à 100 %, mais c’est assez juste dans l’ensemble.

Couplée avec l’application Smartflore, vous avez de belles balades en perspective !

La troisième application n’en est pas une.

Quelle est cette fleur

C’est un site internet : quelle-est-cette-fleur.com

La particularité de ce site, c’est qu’il vous permet d’identifier une plante grâce à l’observation de ses caractéristiques.

Bien moins fourni que plantnet (seulement quelques centaines d’espèces), il reste tout de même très efficace dans nos contrées françaises…

Son utilisation est simple.

Dites le milieu dans lequel vous avez trouvé la plante.

Sa taille.

Le type de fleurs et leur couleur.

Le type de feuilles et leur forme.

Et, en analysant au fur et à mesure vos réponses, le site vous dit quelle plante vous tentez d’identifier.

Allez-y les yeux fermés.

Les résultats sont assez fiables.

Mais n’oubliez pas d’être sur à 200 % avant de goûter une plante !

Clés de la forêt

La quatrième et dernière application c’est « clés de la forêt » (disponible sur Android et Iphone).

Développé par l’Office National des Forêt s’il vous plaît !

Utilisable en forêt, mais aussi depuis votre canapé (ou depuis votre canopée, c’est au choix 😉 ).

Simple.

Ludique.

Agréable d’utilisation.

L’O.N.F a fait un super boulot avec cette application mobile.

Vous aimez la faune et la flore ?

Vous allez l’adorer !

Je vous laisse découvrir ça par vous-même…

Des applications mobiles qui poussent à l’observation

Voilà de quoi faire pour continuer à apprendre les plantes, même en hiver.

J’aime ces applications car elles poussent à l’observation.

Et c’est par l’observation qu’on apprend le mieux.


Si vous connaissez d’autres applications, n’hésitez pas à les mettre en commentaires.

Les 4 principales clés pour apprendre toutes les plantes, tous les arbres et tous les arbustes de A à Z

Apprendre le nom d’une plante ne vous suffit pas ?

Ca tombe bien.

Je vais vous donner 4 clés pour apprendre plein de trucs sur les plantes.

A votre rythme.

Sans avoir pour objectif de devenir botaniste.

Juste les clés de base pour être capable de se la péter un peu du genre, « les amis, ça vous dit de faire un pesto de plantains et un cake aux orties ce week-end ? »

Ou du genre « vous savez que ce sont les Espagnoles qui ont découvert la tomate ? ».

Ou du genre « vous savez que l’aulne a pour rôle d’ombrager les cours d’eau ? ».

Les principales clés d’apprentissage des plantes

Ce qui intéresse un botaniste, c’est la nomenclature des plantes.

C’est-à-dire de connaître la famille, le genre, l’espèce, la sous-espèce, la variété et le cultivar (ou l’hybridation).

Ce qui vous intéresse, c’est d’être capable de reconnaître les plantes sauvages comestibles, les fruits, les légumes du potager ou les arbres de la forêt.

Mais pas que.

Vous voulez aussi avoir plein de trucs intéressants à raconter autour de ces plantes.

Pour ça, pas besoin de partir vivre dans la forêt, de faire 5 ans d’études ou d’éplucher l’atlas des plantes.

Vous avez juste besoin de savoir les identifier et de connaître quelques clés de base.

Mes 4 clés pour apprendre les plantes sans se prendre la tête

1/ La famille pour être capable de faire des liens entre les plantes.

Souvent, elles ont des caractéristiques en commun qui vous permettront de mieux les reconnaître (comme les fleurs par exemple).

Les plantes de la même famille ont aussi assez souvent les mêmes besoins, les mêmes atouts et les mêmes faiblesses.

Les connaître, peut vous être particulièrement utile au potager en ce qui concerne la rotation des cultures par exemple.


2/ La toxicité pour être sûr que vous pouvez la consommer en toute tranquillité.

Certaines plantes comme la digitale, l’if ou la ciguë sont très toxique.

C’est la raison pour laquelle vous devez savoir si, oui ou non, telle ou telle plante est toxiques.

Mais pas que.

Souvent des plantes toxiques ressemblent à d’autres plantes qui peuvent être, quant à elles, comestibles.

C’est la raison pour laquelle vous devez connaître la clé suivante.


3/ Les plantes « cousines ».

Quasiment toutes les plantes ont une ou plusieurs autres plantes qui leur ressemblent.

Connaître la caractéristique (ou l’absence de caractéristique) qui vous permet de les différencier est primordial.

Si vous voulez être sûr de ne pas confondre l’ail des ours avec le muguet (qui est toxique), mieux vaut vous pencher un peu là-dessus…


4/ Le caractère bio-indicatif pour avoir des informations précieuses sur la nature du sol.

Les végétaux ne poussent pas à un endroit par hasard.

Il y a tout un tas de conditions favorables, comme la composition du sol, pour qu’elles germent.

De plus, en connaissant les besoins et les fonctions des plantes, vous serez en mesure de connaître des informations précieuses sur la nature du sol (pollutions, humidité, minéraux, composition, etc…).

Quel est votre profil de botaniste en herbe ?

Voilà les 4 principales clés que j’ai déterminées pour devenir un pro des plantes.

Il y en a d’autres.

Mais elles dépendent de votre profil.

De quelles types de plantes vous souhaitez apprendre.

C’est la raison pour laquelle j’ai créé des listes de clés spécifiques que j’ai réparties en 3 profils qui sont les suivants :


Le maraîcher en permaculture, pour devenir incollable sur les fruits et légumes du potager.


Le cueilleur sauvage, pour devenir incollable sur les plantes sauvages et savoir comment les manger sans finir aux urgences.


Et l’expert de la forêt, pour raconter tout un tas de choses sur les arbres centenaires de nos contrées.


Ces 3 profils, ainsi que leurs clés, sont à découvrir avec ma formation sur l’herbier numérique.

Vous pourrez choisir quelles clés utiliser selon votre profil.

Bien entendu, rien ne vous empêche d’avoir plusieurs profils.

C’est vous qui décidez.

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