C’est ici que tout commence…

par | 18-01-2022

Rêver d’un balcon en permaculture, d’une ville plus verte ou d’une société basée sur l’humain, c’est bien.


Mais, au bout d’un moment, il faut poser des actions concrètes.


Et, comme tout grand objectif, vous devez commencer petit et en faire un peu chaque jour.


Mais attention.


Ne sortez pas les grands moyens trop vite.


Vous risquez de vous brûler les ailes.


Voyez grand, mais avancez à petits pas.


Une chose après l’autre.


L’homme n’est pas allé sur la lune du jour au lendemain.


Il l’a d’abord imaginé.


Et il en a eu envie.


Jusqu’à que cela devienne presque un besoin pour lui (et la société).


Puis, il a commencé à faire des recherches et à imaginer un moyen d’aller sur la lune.


(et la suite, vous la connaissez…).



Si vous rêvez d’un monde meilleur, incarnez ce changement en devenant une des personnes qui fait partie de ce monde.


Et imaginez ce que vous pourriez faire aujourd’hui pour devenir cette personne.



Puis, commencez petit.


Votre truc, c’est le jardinage en ville ?


C’est l’autonomie alimentaire en démarrant avec un balcon potager ?


Alors, allez-y.


Foncez !


Mais s’il vous plaît, ne faites pas cette erreur.


Cette erreur que la majorité des gens font.


Cette erreur qui consiste à démarrer sur les chapeaux de roues et à mettre toute votre énergie sur une seule et unique chose qui est de « créer un potager hyper productif dès la première année ».


Si vous partez bille en tête avec ce genre d’objectif, j’ai le regret de vous annoncer que vous allez très vite vous casser la gueule.


Je vous donne une saison, pas +, avant que vos rêves ne partent en fumée.


Un an, pas plus, pour que le jardinage en permaculture se transforme en jardinage instagramable de type « Gamme vert » ou « Jardiland ».


Ou pire encore, un an pour que tout cela ne devienne que de l’histoire ancienne…



La permaculture, c’est difficile.


C’est long.


C’est complexe.


Et c’est la raison pour laquelle vous devez kiffer le processus.


Que vous devez créer en pleine conscience.


Que vous devez prendre le temps de faire les choses avec le cœur.


Que vous devez aussi vous reconnecter à votre instinct et à votre bon sens.


Et oui, la permaculture, c’est aussi un chemin intérieur…



La ferme du Bec Hellouin ne s’est pas faite en un an.


Ni en 5 ans.


Ce sont des années et des années d’investissements.


Des années de remises en question.


Des années de recherches.


Des années de dur labeur.


Et surtout, ce sont des années basées sur une stratégie de résilience.



Je ne le répéterai jamais assez.


La permaculture, c’est complexe.


Diversifiez !


Vous voulez que votre projet tienne la route sur le long terme ?


Vous voulez kiffer sur le chemin ?


Pensez autonomie et résilience.


Pas seulement autonomie alimentaire, mais aussi autonomie en graines, autonomie en eau, autonomie en fertilité, autonomie d’esprit, etc, etc…



Le problème, c’est que nous vivons dans une société basée sur des modèles simplistes.


On croit que simplicité = efficacité.


Mais on oublie que simplicité ne rime pas avec long terme.


La nature est complexe.


Et c’est justement ce qui la rend autonome, résiliente et réellement efficace.



Prenons l’exemple de l’agriculture intensive.


L’agriculture industrielle.


Le but, c’est d’avoir un maximum de rendement, le plus rapidement possible.


Alors on prend une parcelle de terrain.


On rase absolument tout.


On labour.


On plante des kilomètres de rangées d’une même plante et on fait en sorte qu’elle n’est aucune concurrence grâce à du désherbage intensif à coup de produits industriels se terminant par « ide ».


Simple.


Basique.



Alors, oui c’est simple.


Mais il faut voir l’état du truc quelques décennies plus tard…


Il faut voir l’état du truc lorsque qu’il y a des canicules ou des inondations.


C’est une catastrophe !


Regardez comment nos agriculteurs galèrent aujourd’hui..


..comment ils sont dépendants des entreprises agro-industrielles.


Regardez comment leurs sols sont morts et fragiles…



La simplicité n’est pas résiliente.


La complexité bien organisée, oui.



Vous devez complexifier votre stratégie.


Créer de la valeur sur plusieurs plans.


Regardez ma terrasse…


Ce n’est pas qu’un simple potager en pot de fleurs.



Il y a la serre qui me permet de produire des légumes en avances, de faire des boutures et de protéger certaines plantes en hiver.


Il y a le lombricomposteur qui me permet de produire du lombricompost, du thé de lombricompost et des vers pour mes pots de fleurs et autres terrains de fertilité.


Et ça ne s’arrête pas là.


Il y a aussi le bokashi, le récupérateur d’eau, les abris pour la faune, les légumes que je laisse monter en graine, les plantes que je multiplie, les expériences que je fais, le partage, le lien qu’elle me permet de créer, le modèle d’inspiration qu’elle représente, etc, etc…


Bref.


Je pourrais aussi passer des heures à vous faire des listes et des listes de tout le cheminement que j’ai fait depuis que j’applique quelques règles de permaculture dans ma vie.


Comme le fait de remettre la cuisine au centre, de changer mes habitudes alimentaires et mes habitudes de consommation.


Mais le but de ce mail n’est pas de vous inonder d’informations et de vous raconter ma vie.


Le but de cet e-mail, c’est de vous donner envie de passer à l’action.


De vous faire prendre conscience qu’il n’est pas nécessaire de tout plaquer pour démarrer une nouvelle vie.


De vous faire comprendre que tout ce que vous avez à faire, c’est de vous fixer des objectifs, de changer votre regard sur le monde et de poser des actions concrètes autour de vous, chaque jour.



Je me souviens encore de ce jour où, en rentrant du boulot, je me suis arrêté dans la forêt pour remplir 2 sacs de feuilles mortes et faire mes 2 premières cultures en lasagnes.


Ce jour-là, j’aurais pu faire comme d’habitude et rentrer chez moi sans passer par la forêt.


Mais non.


Je m’y suis arrêté.


J’ai rempli ces 2 sacs et ça a changé ma vie.


C’est cette petite action qui m’a donné envie de faire plus.


De fabriquer une serre.


Un lombricomposteur.


Puis d’acheter des graines reproductibles.


De créer un blog.


Puis un jardin partagé.


Etc…



Si vous aussi vous avez envie de poser des actions concrètes dans votre vie, ne loupez pas le mail de demain.


Je vais tout vous expliquer, de A à Z.


Vous allez enfin passer de spectateur à acteur de votre vie.


A créateur.



On se voit demain, 9 heures, dans votre boite mail.



PS : je vous ai laissé un message audio fort intéressant sur mon canal Telegram.




Fabrice.




PS : Ceci est un extrait du cours hebdomadaire de permaculture urbaine par e-mail. Pour vous inscrire, c’est gratuit et c’est par ici 😉

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

fabrice-pomi-potager-minimaliste-permaculture

Je suis Fabrice et j'aide les gens à renaturaliser leur environnement

 

👉 + de 15 années d'expérience dans le jardinage en milieu urbain, le compostage, le lombricompostage, le compostage "bokashi" et la culture en lasagnes en pots de fleurs

👉 Formé en permaculture par Damien Dekarz

👉 Passionné de l'humain, de la flore et de la faune sauvage (ainsi que de leurs interactions)

👉 Créateur et responsable d'un jardin partagé

👉 Créateur et responsable de la légendaire terrasse du potager minimaliste

👉 Responsable de la création de plusieurs dizaines de jardins (balcons, terrasses, jardins partagés, etc...)

Recevez gratuitement chaque semaine 2 cours sur la permaculture

Pin It on Pinterest

Share This