Comment avoir la mentalité (utopique) d’un agriculteur ?

par | 6-02-2022


Cette semaine, nous allons de nouveau philosopher.


C’est ce qu’il y a de mieux à faire après un mois de janvier lourd en informations.


Entre les conseils sur la gestion des graines, la préparation des jardinières et le lancement de la symbiose minimaliste avec une semaine complète de mails quotidiens, il est nécessaire de ralentir un peu.



Mais ce n’est pas pour autant que je vais m’arrêter là.


Je m’apprête à libérer quelques places de coaching pour la formation du calendrier SEMIS automatique ™.


Ce calendrier (qui n’en est pas vraiment un) est la méthode que j’ai créée et que j’utilise depuis 4 ans maintenant pour échelonner mes semis sans faire de plan sur la comète.


C’est un calendrier qui se met à jour semi-automatiquement chaque semaine.


C’est aussi grâce à lui que je gère mes stocks de graines, que je fais ma liste de rachat de graines et que je garde une trace de tout ce que je sème, d’année en année.


Bref, c’est le top en terme de gestion de graines.


Le top si vous voulez diversifier les variétés de plantes que vous cultivez dans votre potager.


Le top si vous voulez gagner du temps et vous lancer dans de nouveaux projets…



Bon.


Dans ce mail, j’ai une nouvelle fois envie de vous donner de l’espoir.


De vous montrer qu’on a tous les mêmes problèmes.


Qu’on passe tous par les mêmes galères.


Et pour ça, je vais commencer par vous raconter une petite histoire.


Cette histoire, c’est celle de Jean, agriculteur bourguignon.


Ca se passe en 2021.


Cette année, Jean a semé du blé et de l’orge.


Comme d’habitude, tout s’est bien passé et tout a bien poussé.


Sauf qu’au mois de juin, il y a eu un « petit » problème.


Ce petit problème, c’est un énorme orage de grêle.


La dernière fois qu’il a vu un orage aussi dévastateur, c’était en 2006.


Bref.


Sur son passage, cet orage a détruit tout son travail.


Il a haché menu 100 % de ses cultures.


Jean n’a plus rien.


Il n’aura aucune récolte cette année.


Aucun revenu.


Il ne lui reste plus que ses yeux pour pleurer.



Mais Jean ne baisse pas les bras.


Il retrousse déjà ses manches et commence à prévoir la saison prochaine.


C’est ça la mentalité d’un agriculteur.


Quoiqu’il arrive, il va de l’avant.


Quoiqu’il se passe, il continue à jardiner.


A planter.


A semer.


Car c’est la seule manière pour lui de ramener du pain sur la table.



Imaginez la colère que peut ressentir Jean après cet orage de grêle.


Sa récolte, c’est toute sa vie.


C’est 80 % de ses revenus de l’année.


Et pourtant, il va de l’avant.


Il ne perd pas le goût.


Il aime son métier.


Il aime jardiner.



Maintenant, imaginez votre réaction si cet orage de grêle s’abattait sur votre terrasse au mois de juin de cette année.


Juste après avoir fièrement planté tous les semis que vous avez cultivés avec amour.


Pile-poil au moment où votre potager prend forme…



Vous devez vous préparer mentalement à ce genre d’intempéries.


Quoiqu’il arrive, il faudra aller de l’avant.


Soigner ce qui est soignable et continuer à planter.


A semer.


Etc…



Cultiver le vivant, c’est aussi faire face à l’imprévu.


C’est la raison pour laquelle il faut prendre du plaisir à faire les choses.


Prendre du plaisir à jardiner.



Vous devez apprendre à lâcher prise sur le résultat.


A ne pas poursuivre un objectif, mais à donner du sens à vos actions.


A ne pas dépendre de la quantité de vos récoltes, mais de leur qualité.



Voilà tout pour aujourd’hui.



J’aimerais finir en vous partageant quelques mots sur la notion d’utopie.



On me dit souvent que je suis un peu trop utopiste.


Et comme je suis une personne très à l’écoute, ça me pousse à l’introspection.


Je me dis : Ok, il est peut-être trop tôt pour imaginer des villes plus sauvages.


Peut-être même que l’avenir de la ville, c’est d’être de moins en moins végétalisé et de plus en plus minérale, artificielle.


Mais je continue toujours à y croire.


Déjà, parce que je ne suis pas le seul utopiste à penser ça.


Et puis, admettons que l’utopie ce soit de rêver d’un monde imaginaire qui n’existera certainement jamais.


Et alors ?


Ca dérange qui ?


En fait, je crois qu’on se trompe sur le sens du mot « utopie ».


L’utopie, ce n’est pas quelque chose de figé dans le temps.


Ce n’est pas un cadre idyllique.


Ce n’est pas un objectif inatteignable.


L’utopie, c’est un mouvement.


C’est une dynamique.


Une énergie.


En tout cas, c’est ce qui te permet d’avancer quoi qu’il arrive…



PS : si mes mails vous aident à avancer quoiqu’il arrive, vous pouvez me le faire savoir en me versant un petit tips 😉




Fabrice.




PS : Ceci est un extrait du cours hebdomadaire de permaculture urbaine par e-mail. Pour vous inscrire, c’est gratuit et c’est par ici 😉

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

fabrice-pomi-potager-minimaliste-permaculture

Je suis Fabrice et j'aide les gens à renaturaliser leur environnement

 

👉 + de 15 années d'expérience dans le jardinage en milieu urbain, le compostage, le lombricompostage, le compostage "bokashi" et la culture en lasagnes en pots de fleurs

👉 Formé en permaculture par Damien Dekarz

👉 Passionné de l'humain, de la flore et de la faune sauvage (ainsi que de leurs interactions)

👉 Créateur et responsable d'un jardin partagé

👉 Créateur et responsable de la légendaire terrasse du potager minimaliste

👉 Responsable de la création de plusieurs dizaines de jardins (balcons, terrasses, jardins partagés, etc...)

Recevez gratuitement chaque semaine 2 cours sur la permaculture

Pin It on Pinterest

Share This