Comment créer un jardin partagé inspiré de la permaculture ? (+ suite et fin du clash)

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Dans cet article, vous allez découvrir la décision que j’ai prise au sujet de mon projet de jardin partagé.
Je parle aussi de permaculture, de mes valeurs et de ma vision pour l’année prochaine.
Et, pour finir, je vous donne les meilleurs conseils que j’ai pu tirer de cette leçon !


Avant de commencer la lecture, je vous invite à lire l’article de la semaine dernière (si ce n’est pas déjà fait).
Vous y découvrirez la situation actuelle (et tendue) qui règne au jardin partagé de mon village


Merci !


J’ai reçu pas mal d’encouragement et de conseils (par messages privés et dans les commentaires) et ça fait plaisir.

Pour résumer, vous me conseillez tous de continuer (même seul !).
Votre enthousiasme est contagieux 🙂


Bon, revenons-en au jour où je me suis fait incendier par les 2 jardinières et la voisine… d’après elles, si nous avions jardiné en « conventionnel » (désherbage, binage, anti-limace, etc…), nous aurions eu une bien meilleure récolte…


???


Déjà, en permaculture (ou du moins dans ma vision de la permaculture) on ne court pas qu’après les récoltes (pas les 6 premiers mois en tout cas !).

Et, sincèrement, je ne voyais aucun problème de récolte vu l’abondance en tomates, courgettes, courges et concombres que nous avions en face de nous 😲 (pas de photos à l’appui sauf cette big courge 👇).

courge-permaculture-urbaine-potager-vertical
Ça c’est la fameuse courge que j’ai fait grimper sur le toit du cabanon, UN MONSTRE !

J’ai compris pourquoi elles me reprochaient ça à l’instant où elles ont commencé à parler des « limaces ».


En fait, elles n’ont retenu que 2 choses : la douzaine de laitues et les 3 rangées de haricots nains qui se sont fait dévorer par nos amis les mollusques…
J’en ai marre que « les gens » ne voient que les mauvais côtés des choses…

Effectivement, on aurait pu éviter ça avec quelques poignées de granulés bleu ou des pièges à bières (comme elles le proposaient souvent).

Mais, comme vous le savez, je refuse d’utiliser des poisons.

Et pour ce qui est des pièges à bière, je leur avais répondu « ok et ne comptez pas sur moi pour m’en occuper » !
Finalement, les bières sont restées sous le cabanon 🙂 Sûrement trop compliqué à gérer 😉


Pourquoi je vous parle de ça ?

Tout simplement parce que ce n’est pas un projet de maraîchage mais bel et bien un jardin où l’on expérimente la permaculture !
On reviendra sur le pourquoi du projet un peu plus tard dans cet article…


Que s’est-il passé après le départ des 2 dernières jardinières ?


Une fois la discussion terminée, je me suis retrouvé face à 2 choix. J’arrête tout, je « nettoie » le terrain et je le rends à la mairie, ou je reste seul et je convaincs le maire de me laisser continuer à faire vivre le projet.

La première chose que j’ai eu en tête c’est bien évidemment de continuer.

Mais j’évite de prendre des décisions dans la précipitation.
C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de laisser composter tout ça quelques jours…


Une bonne semaine plus tard, ma décision était prise et je suis allé voir le maire…


Pourquoi je suis allé voir le maire ?


Et bien déjà pour le remercier de m’avoir fait confiance en me laissant carte blanche sur ce terrain.

Ensuite, je lui ai exposé la situation.

5 des 6 personnes intéressées par le projet ont quitté l’association pour « désaccord dans les méthodes de culture employées ».
J’ai aussi mis l’accent sur des choses positives comme les récoltes assez prometteuses pour une première année ainsi que l’élan de solidarité que ça a créé dans le village lors des « travaux » de mise en place

J’ai aussi parlé des limaces et des mulots dans le composteur #jairienacacher 😁


Pour rappel, dès le départ j’ai prévenu le maire que ce serait un jardin partagé en permaculture (chose qu’il avait totalement approuvée).

Tellement bien approuvé qu’il a accepté que je continue l’année prochaine 😉
Et oui, j’ai décidé de continuer et de mettre l’accent sur l’ouverture aux autres


Pour faire simple pas de grandes cultures au jardin l’année prochaine. Juste ce qu’il faut (et du design).
En gros j’y planterais seulement ce qui restera des semis de la terrasse et c’est tout !

Par contre, je vais faire en sorte de faire parler du jardin dans le village et aux alentours en organisant un atelier ou deux et quelques visites pourquoi pas… (d’ailleurs si vous avez des idées, partagez-les dans les commentaires 😉 ).

Je vais faire en sorte d’attirer « les bonnes personnes » et peut-être que ce sera le bon moment pour organiser la première visite du jardin pour les enfants de l’école 🙂



Comment bien lancer votre projet de jardin partagé ?


Maintenant, parlons un peu des leçons que j’ai pu en tirer…


Si la première fois que je suis allé parler de mon projet au maire je n’avais pas été clair et déterminé sur mes intentions, pensez-vous qu’il m’aurait laissé continuer en découvrant tout ça ?
Je ne crois pas et, à mon avis, tout s’est joué là-dessus !

Le fait d’avoir mis en avant la permaculture, le jardinage collectif et le côté pédagogique (au détriment des récoltes) c’était risqué mais un refus catégorique c’est mieux qu’un malentendu.


Pour moi, il y a eu 2 grandes étapes pour lancer le jardin…


1 – Soyez au clair avec vos intentions (même si elles sont radicales)


Commencez par mettre vos idées au claire avant d’aller faire votre demande.
C’est pri-mor-dial !

Pas la peine de préparer un discours d’une heure !

En une phrase, vous devez être capable d’expliquer en quoi consiste votre projet de façon claire et précise.

Pour mon cas, par exemple, ça donne ça :


Un jardin partagé inspiré de la permaculture est un lieu où l’on rassemble nos forces et nos idées pour expérimenter de nouvelles techniques de jardinage, où l’on favorise la biodiversité tout en prenant soin de la terre, de l’humain et dans le but partager toutes les récoltes comme, par exemple, le savoir, les légumes, les déchets, etc…

(Bon j’avoue c’est beaucoup de blabla mais je pense que tout y est)


Une fois que vous avez bien assimilé vos intentions (ou votre pourquoi), prenez le temps de bien discuter avec le responsable du terrain (pour moi c’était le maire mais ça peut être aussi un agriculteur, un maraîcher ou un particulier qui vous prête un terrain qu’il n’utilise pas).

Si vous dites juste que vous voulez faire un jardin partagé sans rentrer dans les détails de ce que c’est et surtout de ce que vous comptez y faire (comme de la permaculture), il (ou elle) peut l’interpréter de mille façons.
Et pour éviter de perdre votre temps, mieux vaut être clair dès le départ !


2 – Rendez le projet « public » (et accrochez-vous !)


Lorsque vous rendez votre projet « public », il y a de fortes chances pour que la plupart des gens soient là pour jardiner leur propre parcelle (elles feront « genre » de ne pas avoir compris le principe 😉 ).

Votre mission, c’est de mettre, encore une fois, les choses aux claires dès le départ.

La plupart des gens seront là pour faire un maximum de récolte et en auront rien à faire de vos idées de bobo écolo !
Ce n’est pas très réjouissant mais c’est la triste réalité…


Ca me fait penser à une phrase que je leur répétais souvent quand je me sentais submergé de reproches…

La permaculture ce n’est ni mieux, ni moins bien que d’autres méthodes de jardinage. C’est une façon de faire qui est différente, avec ses défauts et ses qualités et, c’est surtout un pari sur l’avenir !


C’est le prix à payer !

Même en mettant toutes les chances de votre côté, certaines personnes essayeront de vous faire changer d’avis mais c’est à vous de croire assez en ce que vous faites 🙂
Et pour ça, entourez-vous des bonnes personnes. Cette année, je me suis inspiré des gens amoureux de la nature et ça m’a beaucoup aidé à garder espoir (le blog y est aussi pour quelque chose 🙂 )


Bref, mon conseil ce serait de ne pas allez trop vite la première année et plutôt de prendre le temps de mettre les choses aux claires en rédigeant la « charte du jardin » par exemple 😉
Ou de foncer tête baissée comme moi 😆

Le but, c’est de faire « le tri » parmi les personnes VRAIMENT motivées à faire bouger les choses (et n’oubliez pas qu’en permaculture il faut d’abord prendre le temps d’observer 🙂 )


Du coup, pour monter un jardin partagé il faut être un tyran sans foi ni loi ?


Pas du tout !

Je suis quelqu’un d’assez réservé et introverti mais ça ne m’a pas empêché d’en arriver là !

Pas la peine de faire le génie ou le chef de troupe.

Il suffit juste d’être naturel et au clair avec vos idées pour que votre projet parte sur les bons rails.



Bref, que vous dire de plus ?

Je suis encore parti dans tous les sens mais j’espère avoir été clair et inspirant.


Ne vous prenez pas trop au sérieux.
Prenez votre temps et amusez-vous !


PS : Un livre intéressant qui peut vous aider dans la création d’un jardin partagé 😉


Voilà tout !

Très bonne journée.




Fabrice.

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2 réponses sur “Comment créer un jardin partagé inspiré de la permaculture ? (+ suite et fin du clash)”

  1. Bonjour, il est situé dans quelle commune ce jardin?
    Parce que si ce n’est pas trop loin de chez moi, le projet d’atelier ou de visite m’intéressait.
    J’aimerai me lancer tout tranquilement dans le jardinage en permaculture.
    Cordialement

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