Comment produire plus de légumes sans faire plus d’efforts ? (spoil : ce n’est pas une technique de jardinage)

par | 21-11-2021


En voilà un titre accrocheur.


Un titre qui fait cliquer comme on dit.


C’est ce genre de vidéos qui marchent le plus sur YouTube.


Celles qui promettent d’avoir plus de fruits et plus de légumes sur son potager sans (presque) rien faire grâce à des techniques de jardinage en permaculture.


Comme vous le savez, ce n’est pas du tout vers ça que j’oriente mon discours.


Je suis plutôt du genre à vous former à la création de systèmes naturels (et aggradants) au service de vos objectifs.


Comment se diriger vers une vie plus respectueuse de l’environnement en mettant en place des solutions rapides et efficaces ?


Comment changer son regard pour trouver et valoriser les systèmes naturels, qui sont là, juste sous nos yeux ?



Certes, ça attire moins les foules, mais je trouve ça plus juste.


Plus aligné avec mes valeurs.


Bref.



Vous vous demandez « mais quel est ce terrible secret ? ».


Comment ose-t-il prétendre augmenter sa production de fruits et légumes sans technique de jardinage ?



Prenez quelques secondes.



Vous ne voyez vraiment pas ?


Alors, laissez-moi vous donner un indice :


84 % des fruits et légumes cultivés en Europe dépendent directement des pollinisateurs qui sont à plus de 90 % des abeilles !


(prenez le temps de relire cette phrase…).


Simple.


Basique.


Vous voulez plus de récoltes ?


Augmentez le nombre de pollinisateurs sur votre terrasse (surtout les abeilles).


Pas de graines magiques, de cultures en lasagne ou d’engrais miraculeux à base de pipi.


Juste + d’abeilles.


+ de pollinisation.



Donc.


Comment on fait concrètement ?


Pour attirer + d’abeilles, il suffit d’activer 2 leviers :


Un : le gîte.


Deux : le couvert.



Le gîte pour être sûr d’avoir de plus en plus d’abeilles chaque année (et surtout d’en avoir dès le début du printemps, ce qui n’est pas si simple).


(on y reviendra une autre fois, mais il y a toutes sortes d’abeilles qui se succèdent de mars à novembre !)


Et, pour ce qui est du couvert, il suffit de planter (ou semer) des plantes à fleurs.


Simple.


Basique.


Mais attention, pas n’importe quelles plantes à fleurs !


Oubliez tout ce qui est géranium de grand-mère et chrysanthèmes de jardineries.


Pensez local.


Pensez sauvage.



Pourquoi il ne faut pas planter des plantes de jardinerie ?


Parce qu’elles ont été sélectionnées et boostées pour faire plus de fleurs.


Des fleurs toujours plus grosses et colorées.


Tellement boostées, que la plupart ne sont même plus capables de produire de nectar.


Ce n’est pas des conneries !


J’ai travaillé longtemps dans les espaces verts en ville et je peux vous dire qu’il n’y a pas foule en terme de pollinisateurs sur les massifs de fleurs…


Par contre, il y en a beaucoup plus dans les coins sauvages..


..là où il y a les fameuses « mauvaises herbes » comme les pissenlits, les pâquerettes, la véronique, etc…


Toutes ces plantes locales et sauvages sont prisées par les abeilles (en l’occurrence surtout par les abeilles locales et sauvages qui sont amenées à disparaître si on ne laisse pas plus de « verticalité » à la nature).



Bon.


Sur ce, je vous laisse là-dessus.


Certes, en ce moment, il y a très peu de plantes sauvages à fleurs.


C’est la raison pour laquelle je vous invite plutôt à fabriquer quelques abris à abeilles solitaires (et attendre le printemps pour partir à la chasse aux plantes sauvages).


PS : En gros, une abeille solitaire à besoin d’un trou de 5 à 7 mm de diamètre sur 15 cm de profondeur en moyenne pour déposer ses larves.


Pour ça, vous pouvez utiliser des branchages creux comme la renouée du Japon (que l’on retrouve de partout maintenant), le framboisier ou le sureau.


Rassemblez-les en fagots comme ceci.


Sinon, percez une bûche de bois avec des mèches de différents diamètres (5 à 7 mm de diam. pour un trou de 15 cm de profondeur).



PPS : si vous coupez des branchages pour vos abris, pensez à laisser un côté ouvert et un côté fermé.



PPPS : n’oubliez pas que vous pouvez soutenir mon travail en mettant une pièce dans le chapeau de l’artiste ^^




Fabrice.




PS : pour vous inscrire gratuitement au cours de permaculture par e-mail, c’est par ici 😉

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Je suis Fabrice et j'aide les gens à renaturaliser leur environnement

 

👉 + de 15 années d'expérience dans le jardinage en milieu urbain, le compostage, le lombricompostage, le compostage "bokashi" et la culture en lasagnes en pots de fleurs

👉 Formé en permaculture par Damien Dekarz

👉 Passionné de l'humain, de la flore et de la faune sauvage (ainsi que de leurs interactions)

👉 Créateur et responsable d'un jardin partagé

👉 Créateur et responsable de la légendaire terrasse du potager minimaliste

👉 Responsable de la création de plusieurs dizaines de jardins (balcons, terrasses, jardins partagés, etc...)

Recevez gratuitement chaque semaine 2 cours sur la permaculture

Pin It on Pinterest

Share This