Comment trouver votre lieu de vie idéal grâce à la permaculture humaine ?


Je m’apprête, une nouvelle fois, à vous conceptualiser quelque chose de complexe dans un mail « simple ».


(si vous avez le cerveau en compote, gardez ce mail pour demain matin..


..et si vous songez déménager, garez-le bien au chaud !)


Bon.


Je ne sais pas ce que ça va donner, mais allons-y.





Les connexions entre les éléments, ça devrait être votre obsession numéro une en tant que permaculteur (ou permacultrice).


Je le répète souvent, mais le but d’un jardin en permaculture, c’est de copier la nature et ses systèmes.


Pourquoi copier la nature ?


Parce qu’elle est parfaite (#jesuisungourou 🤣).


Pour dire vrai, ce n’est pas qu’elle est parfaite, mais c’est qu’elle est constamment en train de s’équilibrer par le biais de ses multiples connexions (le soleil nourrit la plante, la plante nourrit l’atmosphère, etc, etc…).


Donc, votre rôle, c’est de créer un bébé forêt et de jouer avec ses connexions en votre faveur.


Mais attention, vous ne devez pas faire ça n’importe comment !





C’est la raison pour laquelle nous allons faire un zoom sur..


..la fourmilière.




La fourmilière est différente de la forêt pour la simple et bonne raison qu’elle est composée d’êtres vivants.


Et les êtres vivants ont la capacité de se déplacer et de façonner l’environnement beaucoup plus rapidement que les végétaux.





(tout comme le modèle de la fourmilière, la ville s’organise pour capter et redistribuer les ressources..


..et même si l’Homme a tendance à l’oublier, elle capte principalement ses ressources dans la nature)





Bon.


Jusque-là, tout va bien (ou presque).





Allez, on dé-zoom un peu…


Vous devez comprendre qu’une fourmilière ne s’installe pas à un endroit par hasard.


Si elle s’y installe, c’est qu’elle est sûre de pouvoir capter des ressources..


..tout en étant en sécurité.


(pour être en sécurité, la fourmilière a besoin d’une terre sèche et malléable sinon elle est balayée à la moindre inondation…)





Bon.


Quant à lui, l’homme s’est systématiquement implanté au bord de l’eau.


Tout simplement parce que l’eau, c’est la chose numéro un qui le maintient en vie (juste après l’oxygène).



Bref.



Et si on zoomait de nouveau ?



Et si on zoomait sur vous cette fois ?


Votre fourmilière à vous, elle se trouve où ?


Peut-être que vous l’avez déjà trouvée…


Ou peut-être pas ?


Si vous ne l’avez pas trouvé, j’ai quelques questions…


Elle se trouve plutôt en ville ?


A la campagne ?


A la mer ?


A la montagne ?



Et dans cette fourmilière..


..quel est votre rôle ?


Qui sont vos voisins ?


Les gens avec qui vous interagissez ?


Quelles sont les ressources dont vous avez à disposition ?





Toutes ces questions, vous devez vous les poser avant de choisir la forme de votre potager ou de vos toilettes sèches.


Vous aurez beau avoir le jardin le plus beau et productif au monde, si vous êtes seul au milieu de la forêt alors que votre truc c’est la ville, quelque chose va clocher…


Et si vous êtes au beau milieu de Paris alors que votre truc à vous c’est la campagne et l’isolement..


..je vous laisse deviner la suite…



Bref.


Tout est une histoire de contexte et surtout de connexions.


De connexions avec votre environnement.


Et surtout, de symbiose…



Tenez.


J’ai un petit exercice pour vous.


Si vous songez à déménager, ça va vous aider.


Mais avant de commencer, voici rapidement les 6 types de connexions (ou relations) qu’il existe dans la nature (monde végétal et animal confondu) :



La symbiose

C’est une connexion entre 2 êtres qui est indispensable et profitable pour chacun.


Le mutualisme

C’est une connexion profitable pour chacun, mais pas indispensable.


Le commensalisme

C’est une connexion profitable pour l’un et sans danger pour l’autre.


L’amensalisme

C’est est une connexion négative pour l’un, mais sans avantage pour l’autre.


Le parasitisme

C’est une connexion profitable pour l’un, au détriment de l’autre.


La prédation

C’est une connexion où un organisme tue et mange un autre organisme (c’est la loi de la jungle quoi !).




Maintenant que vous avez ces 6 types de relations en tête, faites un tableau avec 6 colonnes (une pour chaque connexion).


Ensuite, trouvez 5 – 6 exemples (ou plus) pour chaque colonne.


Ça peut être n’importe quoi !


De l’eau, du soleil, une boulangerie, un coiffeur, un parc d’attraction, une centrale nucléaire, un maraîcher bio, un animal de compagnie, une scierie, un docteur, etc, etc…


Tout est possible.


Il suffit juste de mettre la bonne relation dans la bonne colonne…



Fabrice.

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