J’en ai marre…


Dimanche dernier, je suis allé rendre visite à une amie.


Elle vient tout juste d’aménager dans une maison en colocation.


Le cadre est super.


Vu sur la plaine.


Un jardin tout le tour de la maison avec 2 moutons, une dizaine de poules et une terrasse…



Sur cette terrasse, il y a un énorme bac avec quelques pots de fleurs et des jardinières.


Tous sont vides de plantes.


Seulement quelques herbes folles minuscules.


Minuscules parce que la terre qu’il y a dans ces pots est figée et dure comme du béton…



Il m’a suffi d’un clin d’œil pour comprendre ce qu’il s’était passé…



Je vous explique :


A mon avis, il y a 2 ou 3 ans, un des colocataires s’est mis en tête de fleurir la terrasse.


Il a alors récupéré quelques bacs et quelques pots.


Il les a dispatché sur la terrasse et remplis aussitôt avec de la terre de jardin (vous savez, avec de la bonne vieille terre récupérée en profondeur, celle qui ne contient quasiment aucune vie et uniquement quelques galeries de vers de terre).


La légende dit qu’avec de la bonne terre de jardin, ça allait bien pousser.


Mais rien.


Nada.


Quelques années plus tard, me voilà consterné devant ces tas de terre minérale…


Que faire ?


Ça me fait mal au cœur de voir ça.


Toute cette terre sans vie…


Je sais qu’en moins de 10 mn je suis capable de redonner la vie au moins au plus gros des bacs.


J’ai déjà fait le tour du propriétaire, et je sais qu’il y a tout ce dont j’ai besoin.


Mais je ne suis pas chez moi.


Et mon amie vient d’aménager il y a une semaine.



Mais on s’en fout.


Mon amie aussi pratique la permaculture (j’y suis pour quelque chose oui 😉 ).


Je lui dis qu’il faut faire quelque chose.


Au moins pour le plus gros bac.


Elle me fait confiance.


Je sens qu’elle a aussi besoin de marquer ses repères.


Ni une ni deux, nous voilà au garage pour rassembler un peu de matériel.



Un râteau, une pelle et un sceau. La base.


Nous nous dirigeons directement dans l’abri des moutons.


Je racle les coins.


Foin + crottin de mouton : OK.


On retourne sur la terrasse.


La terre du gros bac est dure comme du béton.


J’arrache tant bien que mal les quelques herbes que je redépose en surface.


Une des plantes que je viens d’arracher à emporter une motte de terre avec elle.


Je secoue bien les racines.


Me voilà avec un potentiel espace de plantation…


Ça tombe bien, j’ai repéré de la menthe dans le jardin (apparemment, les poules n’aiment pas ça).


Je me dirige vers la menthe et j’en arrache un morceau à main nue (avec des racines bien-entendu).


Je la plante dans le pot.


Bonne action : OK.


Avec mon amie, on ramène les quelques pots de fleurs qui traînent à droite à gauche.


Il reste un peu de terreau à l’intérieur.


On vide ça à la surface du gros bac.


Beurk !


C’est que de la poussière !


Tant pis, ça donnera un peu de légèreté.


Dans la cuisine, j’ai repéré un sceau d’épluchures pour le composteur au fond du jardin.


Je demande à mon amie d’aller le chercher.


On le vide à la surface.


Puis j’ajoute le gros sceau de foin de la cabane des moutons.



Je fais une MONTAGNE de foin.


Mon amie me dit que c’est trop.


Mais je sais, qu’au contraire, ce n’est pas assez.


Qu’après 2 – 3 bonnes pluies, tout va s’affaisser et qu’on pourra en rajouter encore.




Nous y voilà.


En a peine 10 minutes, je viens de donner toutes les conditions nécessaires pour que la terre de ce bac reprenne vie.


C’est si simple.


S’ils avaient encore laissé faire, ce serait devenu un calvaire de remettre les conditions nécessaires pour de nouveau y faire pousser quelque chose.


Il aurait fallu bêcher.


Apporter de l’engrais organique.


Du terreau.


Alors que là, il n’aura fallu que quelques minutes et un peu d’observation pour transformer ce cercle vicieux en un cercle vertueux…


Il ne reste plus qu’à ajouter quelques vers de lombricompost, de continuer à faire occasionnellement du compostage de surface et d’arroser un peu si le temps est sec.


Et vous ?


Est-ce que vous avez des ami.es dans la même situation ?


Ou pire.


Est-ce que votre terrasse est dans le même état ?


Dites-le moi en répondant à ce mail.



Fabrice.

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Je suis Fabrice et j'aide les gens à renaturaliser leur environnement

 

👉 + de 15 années d'expérience dans le jardinage en milieu urbain, le compostage, le lombricompostage, le compostage "bokashi" et la culture en lasagnes en pots de fleurs

👉 Formé en permaculture par Damien Dekarz

👉 Passionné de l'humain, de la flore et de la faune sauvage (ainsi que de leurs interactions)

👉 Créateur et responsable d'un jardin partagé

👉 Créateur et responsable de la légendaire terrasse du potager minimaliste

👉 Responsable de la création de plusieurs dizaines de jardins (balcons, terrasses, jardins partagés, etc...)

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