Le grand bilan de l’année sur ce que j’ai appris au sujet des limaces


L’heure est venue de faire le bilan (semi-catastrophique) de ce que j’ai appris des gastéropodes en cette année 2020.
Une chose est sûre, c’est l’espèce animale qui me parasite le plus ! (après l’Homme et le moustique)


Dans ce mail, je vais vous donner la seule et unique technique sur laquelle vous avez la main pour réguler les attaques de limaces.


Je vais vous dire ce qu’elles aiment, ce qu’elles n’aiment pas, les techniques qui ne fonctionnent pas, ce qu’elles mangent d’IMPROBABLE et enfin ce que je retiens de concret de cette année.


Avant tout, je vais faire un bref rappel pour ceux qui n’ont pas suivi ce qui s’est passé sur ma terrasse et mon jardin partagé au printemps…



La terrasse du potager minimaliste


Lancée aux alentours de 2015, ma terrasse a été, dès les premières années, investit par les escargots.


2016, 2017, 2018… impossibles de faire des semis dans mes pots de fleurs (ni même de faire pousser de la salade).


Trop d’escargots (et quelques limaces).


Et miracle. En 2019 j’ai eu quelques laitues “survivor” qui ont réussi à s’épanouir.


Puis, cette année (2020), j’en ai eu encore plus ! (et quelques semis en pots de fleurs commencent à survivre).


J’ai bien l’impression que l’équilibre s’installe sur la terrasse… (merci les lézards ?).



Le jardin partagé du potager minimaliste


Printemps dernier, j’ai récupéré un petit terrain en friche pour lancer un jardin partagé.


Et là, même problème.


Impossible de semer une poignée de radis et aucune petite pousse de laitue n’a survécu plus d’une nuit.
C’est un peu le problème quand on ramène pas mal de matière organique sur un terrain en friche…


Puis, cette année, ce fût un véritable MASSACRE.


Elles ont littéralement tout bouffé !



Bon, là c’est l’été.


Elles ont bien mangé.


Elles se sont bien reproduit.


Mais, hier encore elles ont mangé les derniers melons que je venais de planter la veille 🤬




Ce que j’ai appris de tout ça, c’est qu’il y a une seule chose sur laquelle vous pouvez avoir de l’influence dans une invasion de limaces..


..c’est la gestion de leur comportement grâce à la matière organique.


C’est un peu comme une attaque de zombie en fait.


Il faut les attirer ailleurs en les appâtant avec des herbes fraîchement coupées pour qu’elles oublient un peu votre potager…



Voici la liste des herbes qu’elles adorent :
Attention, ce sont les herbes qui poussent naturellement sur mon jardin partagé et, je précise, que ce sont des herbes coupées et déposées au sol (les gastéropodes préfèrent la matière organique tout juste entrée en décomposition)

  • Pissenlit
  • Laiteron maraîcher
  • Chélidoine
  • Ronces


Elles aiment aussi le bois mort et les champignons (j’avais quelques champignons flétris que j’ai mis dans un pot au milieu du potager et elles se sont jeté dessus la nuit d’après…).



N’oubliez pas, une limace affamée s’attaque à vos plantations.


Alors veillez à bien les nourrir (et hors potager si possible).


D’ailleurs, j’ai remarqué qu’une limace affamée ne mange pas le liseron (ennemi numéro 1 du jardinier), l’armoise et le maïs ! (et oui je fais pousser du maïs 😂).


Autre chose. (et vous allez être surpris)


Quand la limace n’a vraiment rien à manger, elle s’attaque aux plants de tomates, aux poivrons et un peu aux aubergines (même si le plant est bien développé).


C’est de la folie !



Peut-être que vous ne le savez pas mais je n’utilise pas d’anti-limace (même en situation d’extrême urgence).


Je ne suis pas maraîcher.


Je suis un expérimentateur du jardinage naturel sans insecticides, herbicides, etc… (même s’il est bio).


Je fais de la permaculture au jardin.


Mon but ultime c’est de trouver toutes les techniques pour ne plus dépendre des jardineries.




Pour en revenir aux limaces, même les “barrières” à base de marc de café, coquilles d’œufs ou de cendres, je ne les utilise pas (pas avant d’avoir atteint l’équilibre en tout cas).
Ce sont des techniques qui ne fonctionnent pas quand la population de limace est si grande qu’on peut appeler ça “un déséquilibre”


D’ailleurs, en parlant d’équilibre, je vous invite à consulter la liste de prédateurs que j’ai faite ici (faites de votre mieux pour héberger ces prédateurs, grâce à eux la population de limaces cesse d’augmenter).




Pour finir, voici ce que je retiens de cette année.



1.Choisissez là où elles se cachent


Comme je vous le disais, j’ai déposé les herbes fraîches dans le potager.


C’est certainement une erreur.


Prenez du recul et établissez des stratégies plus générales.


“Au lieu de vous focaliser sur le détail, partez des structures d’ensemble” (principe de permaculture n°7).



2.Utiliser les bordures


Le principe de permaculture n°11 de David Holmgren dit “Utiliser les bordures et valoriser la marge”.


Une bordure (ou interface en vocabulaire écologique), c’est un lieu où se rencontrent différentes espèces.


Pour faire simple, faites en sorte d’imaginer une bordure hostile pour les limaces (un environnement remplit de prédateur par exemple).


Cette bordure doit séparer le potager de votre “parc à limaces”.


Si la limace a le choix entre traverser la bordure pleine de prédateurs ou de rester dans son environnement actuel… peut-être qu’elle fera le second choix… (ce qui diminuera la population de limaces dans votre potager).


Bon. Tout ça c’est encore flou et expérimental, mais je suis sûr qu’il y a une piste..


..et ce sera certainement le nouvel aménagement du jardin partagé pour l’année prochaine !


Affaire à suivre…


Très bon weekend.



Fabrice.

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