Marre de la permaculture par la culpabilisation !


J’appelle ça la permaculpabilisation (la culpabilisation permanente đŸ€­).


Lorsque l’on dĂ©couvre un nouveau sujet liĂ© Ă  l’Ă©cologie comme la permaculture ou le zĂ©ro dĂ©chet, on se met Ă  chercher plein d’informations sur le net ou ailleurs et on dĂ©couvre rapidement tout une flopĂ©e de livres, d’articles, de vidĂ©os, etc…


Le partage de l’information est une des plus belles choses qu’internet nous a apportĂ©.


Mais n’oubliez pas que vous n’y voyez que la phase immergĂ© de l’iceberg.


Vous ne voyez pas tout le travail fait en amont ni les problÚmes rencontrés pour obtenir tel ou tel résultat.
D’ailleurs je devrais peut-ĂȘtre revoir ce que je partage sur pinterest, instagram et facebook…


Bref, ce n’est pas le sujet.


Aujourd’hui j’en ai marre des rĂšgles invisibles qui tournent autour de la permaculture.


Toutes ces rĂšgles qui m’ont empĂȘchĂ© et qui vous empĂȘchent probablement de passer Ă  l’action.


La permaculture ce n’est pas que vivre dans la forĂȘt en autosuffisance sans utiliser d’Ă©nergies fossiles, sans utiliser ne serait-ce que quelques bottes de paille ou une boĂźte de vis pour dĂ©marrer son potager urbain.


Toutes ces fausses idĂ©es vous empĂȘchent de faire de belles choses.


Le pire c’est si vous habitez en ville et que votre seul terrain de jeu c’est votre terrasse ou votre balcon (c’est mon cas et j’ai mis du temps Ă  comprendre qu’on ne peut pas faire d’omelette sans casser des Ɠufs).


Quand j’ai dĂ©couvert la permaculture j’ai tout de suite adhĂ©rĂ© Ă  cette philosophie de jardinage oĂč l’on respecte le vivant mais j’ai mis longtemps Ă  me lancer parce que je ne voulais pas tout quitter pour prendre un terrain Ă  la campagne ni mĂȘme une parcelle de terrain pour le weekend (avec moi, c’est tout ou rien).


Bref, je vais arrĂȘter de partir dans tous les sens et revenir au sujet principal de ce mail.


En une phrase : LA CULPABILITÉ NE FAIS PAS AVANCER !



Personne n’est parfait.


Je ne suis pas parfait.


Vous n’ĂȘtes pas parfait.


Mais rien ne nous empĂȘche de tendre vers quelque chose de meilleur (quit Ă  brĂ»ler un peu de gazole et consommer un peu de plastique).


Le tout c’est de prendre la responsabilitĂ© de vos choix.


Quand j’ai assemblĂ© la serre de la terrasse, il a bien fallu que je prenne ma voiture pour aller acheter une bĂąche en plastique et une boĂźte de vis.


Sur le retour, il a bien fallu que je fasse quelques dĂ©tours pour rĂ©cupĂ©rer des palettes derriĂšre les poubelles des artisans et des pots de fleurs d’occasions chinĂ©s sur le bon coin.


Quand j’ai besoin d’inspiration pour relancer l’Ă©criture des articles et des mails que vous lisez, ça fait du bien de prendre la voiture ou le train pour changer d’air.
Pour rappel, l’une des 3 Ă©thiques de la permaculture c’est “prendre soin de l’humain” !


Tout ça, je fais en sorte de l’Ă©quilibrer en ayant un mode de vie simple et minimaliste.


En rĂ©cupĂ©rant l’eau de pluie sur ma terrasse pour arroser mes plantes.


En crĂ©ant un sol vivant dans mes pots de fleurs (ce qui me permet de ne pas avoir Ă  acheter de terreau et Ă  ensemencer n’importe quel potager de pleine terre grĂące Ă  toute la vie qu’ils hĂ©bergent).


Arf, ce mail c’est du grand n’importe quoi !


Le message que j’ai Ă  vous faire passer c’est de ne pas hĂ©siter Ă  transgresser les lois invisibles qui vous immobilisent.


C’est nĂ©cessaire si vous voulez changer et faire avancer les choses.


Je termine par une citation de Fuller Buckminster :


On ne change jamais les choses en combattant la rĂ©alitĂ© existante. Pour changer quelque chose, construisez un nouveau modĂšle qui rendra inutile l’ancien.



TrĂšs bon weekend et ne brĂ»lez pas trop de gazole.. moi, je vais rĂ©cupĂ©rer des drageons de framboisiers 😉


PS : n’hĂ©sitez pas Ă  me dire quels sont vos blocages pour tendre vers + de permaculture (dans l’espace des commentaires).



Fabrice.

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2 rĂ©flexions au sujet de “Marre de la permaculture par la culpabilisation !”

  1. Tout Ă  fait d’accord avec toi! Par peur de ne pas faire les choses parfaitement, on ne les fait pas du tout. Moi, ce qui me bloque souvent, c’est la planification. En essayant de combiner les conditions de cultures, les saisons, les couleurs, etc… Ă  la fin je ne sais plus par oĂč commencer. Parfois, il suffit de se lancer. Et puis, l’Ă©cologie parfois, ce sont des petits gestes qui s’ajoutent les uns aux autres.
    Amicalement
    Valérie

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