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Travailler avec moi         À propos

On te dit que végétaliser la ville, c'est bon pour la planète, mais en vérité, c'est bon pour ton égo.

Imagine. Lyon, Paris, Marseille et Bordeaux.. ces villes regroupent à elles toutes 3,7 millions d'habitants. Maintenant imagine si chacun de ces habitants faisaient pousser 10 salades par an dans un de leurs pots de fleurs. Est-ce la peine que je te fasse le calcul de CO2 économisé entre la production, le transport et le stockage de toutes ces salades ?

Tu nous racontes des salades avec ton balcon ?

"C'est bon pour la planète" diraient-ils. Chaque français serait félicité au journal de 20h de cette prouesse écologique. Enfin, nous verrions l'impact de la fameuse (ou fumeuse ?) théorie du colibri qui fait "sa petite part" !

Et toi dans cette histoire ?

Que deviendras-tu lorsque comme tous les français, tu auras fait pousser (ou tenter de faire pousser) ta salade dans ton pot de fleurs ?

Un fervent défenseur de la planète et de la nature.. ou un simple mouton ?

Pourtant, on nous le répète toute la journée : si chacun fait un geste, même minime, on peut faire basculer l'effondrement de la biodiversité ou le changement climatique. Chaque geste compte.

Il faut trier ses déchets, moins prendre la voiture, calculer son bilan carbone, etc… On a même des ateliers au boulot pour calculer, avec le collègue de la machine à café, combien on pollue la planète quand on part en vacances et quand on rentrera du boulot ce soir, coincé dans les embouteillages.

Tu sais quoi ? Le problème ce n'est pas le geste écologique en soi, c'est pourquoi on te dit de la faire.

Le discours écolo transforme l'envie d'agir en culpabilité paralysante

Dans quelle mesure es-tu vraiment capable d'agir lorsque tu as l'impression d'être un grain de sable dans le désert de Dubaï (ou une goutte d'eau dans les inondations en France cet hiver 2026) ?

Ces dernières années, j'ai vu monter en flèche le terme "écoanxiété". Comme quoi l'écologie rend complètement malade ! Qui aurait cru qu'en 2026 on se rendrait malade à cause du fait qu'on est en train de ni…. la planète ? Même les écolos des années 60 s'imaginait qu'en 2026 on aurait finalement compris qu'on n'allait pas dans la bonne direction et qu'on aurait fait marche arrière.

Mais du coup rien n'a changé. C'est pire même encore. Alors même qu'on est plus nombreux à avoir pris conscience que ça n'allait pas.. et bien ça ne marche toujours pas. On fonce toujours droit dans le mur.

A qui la faute ? La société capitaliste ou le discours anxiogène des néos-écolos du XXIe siècle ? Peu importe la faute. Ce qui compte, c'est que le discours actuel ne marche pas. Alors changeons-le.

Ne jardine jamais par devoir écologique

S'il y a bien une chose à ne pas faire quand la maison brûle, c'est de nier les flammes pour tenter de sauver le chien du voisin.

Comme on te l'a expliqué dans l'avion, pense d'abords à TE mettre le masque d'oxygène avant d'aider ton voisin à enfiler le sien.

Et bien si je n'avais qu'une seule chose à te dire dans ce mail, c'est "arrête de jardiner pour la planète, jardine pour TOI".

Tu connais cette satisfaction que procure le fait de faire pousser une petite graine ? Et que cette petite graine commence à devenir une plantule ? Puis une grande herbe ? Et qu'elle finit dans ton assiette ? Tu le sais tout aussi bien que moi : c'est une énorme satisfaction.

Et pas qu'une satisfaction, mais bien plusieurs !

Les satisfactions du jardinier (même le jardinier urbain)

Les satisfactions du jardinier écolo ne viennent pas du fait qu'il a fait un geste pour la planète. Non. Mais du fait qu'il a créé une boucle de causalité directe : graine → terre → arrosage → plante → assiette. Dans un monde où tout est opaque et déconnecté, cette boucle visible et complète est un luxe rare. C'est ça qui transforme.

C'est le fait de passer de spectateur à acteur du monde qui nous entoure. C'est commencer à avoir un réel impact sur son environnement. C'est lui, avec ces propres mains, un dimanche matin peut-être. Et peut-être même que c'était les premiers rayons de soleil du printemps. Peut-être que c'était sa première plantation issue de la graine.

Ce jour-là, il ne l'a pas fait parce que Emmanuel Macron lui a dit que c'était bien s'il le faisait. Il l'a fait parce que ça lui faisait du bien d'être au soleil, sur son balcon, avec sa houlette et son arrosoir.

Et le jour où il l'a mise dans son assiette.. cette salade gratuite ! Il s'en est régalé. Et une de ces conséquences indirecte, c'est que cette salade qu'il venait de manger, il n'avait pas eu à prendre le métro pour aller la chercher à l'épicerie du coin. Mais ça, il n'en avait pas conscience, c'est juste la conséquence d'un plaisir personnel.

Et c'est à ça que devrait ressembler l'écologie moderne.

Soit égoïste.

Gamin, j'ai fait pousser un citronnier depuis une graine. C'était spontané et j'ai été surpris que ça marche !

Par contre, la réalité m'est revenue en pleine figure lorsqu'il s'est mis à littéralement fondre un lendemain de gel (et oui le citronnier craint les températures négatives). Expérience qui ne m'a pas empêché de renouveler l'expérience quelques années plus tard, mais cette fois-ci avec un marron récupéré dans la nature (et non un citronnier du supermarché qui a poussé à plusieurs centaines de km minimum de là où j'habitais).

Je me souviens que c'était juste pour la curiosité de voir ce qui allait sortir de ce "machin". Et quelle beauté de voir un bébé marronnier (je vous conseille l'expérience).

Et lui, cette fois-ci, il a réussi à tenir un hiver froid, puis deux, puis trois… jusqu'à un moment où il était tellement grand qu'il touchait le plafond de mon balcon…

Du coup, j'ai compris qu'il n'avait plus sa place ici et je l'ai donné à quelqu'un qui avait un terrain suffisamment grand et une terre suffisamment profonde pour qu'il puisse s'épanouir.

C'est là que j'ai compris : ce qui commence égoïstement, ma graine, mon pot, mon balcon, finit toujours par déborder. Pas parce qu'on devrait partager. Mais parce que quand quelque chose grandit vraiment, on n'a plus le choix que de le donner. Le partage n'est pas moral, il est organique.

Un partage naturel

C'est comme ça que la ville se végétalise réellement, pas par injonction morale, mais par débordement naturel de milliers d'actes égoïstes.

Et toi, qu'est-ce qui se passe sur ton balcon ?

Commence égoïstement. Une salade. Un pot. Tes mains. Si tu veux savoir exactement par où commencer, j'ai créé une formation qui condense 15 ans d'erreurs et de réussites : Micro Jardin en Permaculture. Pas de morale écologique. Juste les gestes qui transforment.

Fabrice

Ton balcon est plus fertile que tu ne le crois

Chaque semaine, un conseil concret pour jardiner en permaculture même sur 8m²

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Vu sur la chaîne Youtube Permaculture, agroécologie, etc.., dans le magazine Silence ça pousse, Biocontact et en conférence au Salon Primevère :

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