Ce n’est pas la taille qui compte


Que ce soit pour un balcon parisien ou pour un grand domaine dans le Morvan, votre potager un besoin de faire partie d’un design.


Et si vous pensez qu’un design c’est quelque chose de réservé aux professionnels, aux “vrais permaculteurs”, vous vous trompez.


Si vous pensez aussi qu’il faut avoir un passé d’ingénieur et plus d’une dizaine de design de micro ferme à votre actif.


Et bien vous vous trompez aussi.


Vous pensez peut-être qu’il faut faire un design uniquement si vous comptez vous lancer dans le maraîchage commercial en permaculture ?


Et bien non.


Vous pensez qu’il faut une âme artistique pour faire votre design ?


Non plus.


Il y a des outils pour designer.


Ce n’est pas parce que la plupart des designs que l’on trouve sur le net et dans les livres ressemblent à des œuvres d’art qu’il faut faire la même chose.


Je vous rappelle que la fonction première d’un design en permaculture c’est l’efficacité.



Prenons l’exemple d’une plante.


Si vous observez bien les nervures de la feuille d’une plante, vous remarquerez qu’elles ont un design parfait pour redistribuer la sève le plus efficacement possible.


Pas de perte de temps et pas de perte d’énergie.


Tout est optimisé à la perfection.


Dans la nature, c’est l’efficacité qui compte. Pas l’esthétique (et c’est de ça que s’inspire la permaculture).
D’ailleurs, je me suis inspiré des nervures d’une feuille pour designer les allées du jardin partagé


Et que l’on parle d’une énorme feuille de bananier ou d’une toute petite feuille de tomate, c’est pareil. Il y a toujours une recherche d’efficacité. La taille ne compte pas.



Du coup, on pourrait parler ici de design biomimétique (dessin biomimétique).
Le mot fait peur mais ce n’est pas si difficile que ça


Donc, n’oubliez pas qu’il n’y a pas besoin d’avoir eu 15/20 de moyenne en cours de dessin. Personnellement, je suis nul en dessin et ça ne m’empêche pas de trouver de superbes idées dans mes designs…



Voici 2 règles fondamentales en design permaculturel :



1. Il n’y a pas un mais plusieurs designs à faire.


Dans le dernier mail, je vous ai fait travailler sur votre chemin de compostage.


Et il n’y a pas que le compostage dans un design !


Il y a les zones de culture, les captations d’énergies, les vents dominants, la gestion des flux, etc…


Plus vous travaillez sur les différentes facettes de votre jardin, plus vous pourrez trouver de nouvelles idées…



2. Il n’y a pas de design définitif.


Il y a quelques semaines, j’ai retravaillé le zonage du jardin partagé.


Un an après le “premier jet”, je me rends compte que les zones où je circule le plus ont évolué.


Le fait d’avoir remis ça sur papier, m’a aidé à trouver de nouvelles idées, de nouveaux chemins, ect…



Un design évolue et s’affine au fil du temps


C’est comme les plantes, elles ont mis des générations et des générations pour, entre autres, optimiser leur stratégie de “circulation de sève” (et elles vont continuer à le faire…).



Une dernière chose :


pourquoi ne travailleriez-vous pas sur la circulation de l’eau dans votre potager aujourd’hui ?


Quel est le chemin de l’eau dans votre design ?


D’où part-elle ?
Du lavabo ? De la gouttière ? De la fontaine du village ?


Part où passe-t-elle ?
Le halle d’entrée ? Le salon ? La route ?


Comment est-elle transportée ?
Tuyau d’arrosage ? Arrosoir ?


Où va-t-elle ?
Dans le potager ? Au compost ? Dans la mare ?



Allez, je vous laisse travailler là-dessus et écrivez-moi si vous avez besoin d’un coup de main 😉



Fabrice.

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