Comment accepter (et faire accepter) la présence d’une mauvaise herbe ?


Imaginez…


C’est l’été, il est 15 h, vous êtes en ville et la rue principale est bondée..


..c’est normal, c’est le weekend et les gens sont de sortie.


Il fait chaud… très chaud.


Tout est nickel.


Les devantures de magasins ont été nettoyé au karsher.


Elles brillent.



Après avoir visité votre librairie préférée, vous décidez de prendre une rue un peu moins fréquentée.


Et là, vous êtes frappé par l’effet de contraste.


Des plantes volubiles grimpent sur les panneaux de stationnement interdit.


Une fougère pousse près d’un chéneau.


De la mousse se propage sur la bordure du trottoir et du sureau noir pousse au pied des façades.


!


Pas une seule fleur !


Même si vous aimez les plantes, vous ne pouvez pas vous empêcher de trouver ça moche.


Ca vous donne un sentiment de négligence, de “laissé pour compte” (c’est normal, on est tous pareil).


Le souci ce n’est pas ces mauvaises herbes, mais le regard que vous leur portez…
“La beauté est dans les yeux de celui qui regarde” – Oscar Wilde


Et ça, vous en êtes conscient…


Alors, une fois le “choc” passé, vous décidez de vous approcher de l’une d’entre-elle, puis vous la reconnaissez et le simple fait d’avoir retrouvé son nom lui redonne un peu d’importance.


Et c’est ça l’astuce : vous l’avez nommé.


Le simple fait de donner un nom à quelque chose (quelle que soit cette chose), lui donne de l’importance.


C’est comme un enfant qui a toujours son “doudou” tout rabougri à l’âge de 10 ans !


Il lui manque un œil et les coutures sont prêtes à craquer, mais le simple fait qu’il ait un nom lui a donné de l’importance durant toutes ces années…


Bref.


L’avantage avec les plantes c’est qu’elles ont toutes un nom et votre mission c’est de le retrouver !




Et si, avant de désherber une rue, les jardiniers municipaux choisissaient une ou deux “mauvaises herbes” et les laissaient finir leur cycle ?
Personnellement, c’est ce que je faisais à la mairie 🤫




Cet hiver, j’ai pris cette photo dans une rue de la ville de Lyon.

mauvaise-herbe-ville-malvacees-lyon


On y voit un arbre (non identifié) qui s’est fait une place dans une fissure de trottoir…


A ses pieds, ce sont certainement des “roses trémières”, des “mauves” ou des “lavatères” (je n’ai pas pu les identifier mais une chose est sûre, ce sont des plantes de la famille des malvacées qui sont toutes potentiellement comestibles).


Bon.


Malheureusement, je ne donne pas cher quant à la longévité de cet arbre.


La municipalité finira certainement par le couper.


Son système racinaire pourrait endommager des réseaux souterrains comme le gaz ou l’eau (il faut toujours une autorisation “DICT” pour planter un arbre en ville, c’est comme ça).


Mais c’est quand même une bonne nouvelle de voir ça 🙂


Il suffit d’ajouter une petite pancarte pour nommer les végétaux afin de leur redonner instantanément de la crédibilité !




N’hésitez pas à retrouver le nom de vos “mauvaises herbes”.


Choisissez-en 2 ou 3, trouvez leur nom et nommez-les concrètement !


Il y a une application pour smartphone qui est assez fiable dans la reconnaissance végétale, elle s’appelle “plantnet” et est disponible sur Iphone et Android (comme d’hab, ce n’est PAS une publicité).
Si le sujet vous intéresse, dites-le-moi et j’en reparlerai un peu plus en détails 😉


Avec cette application, il suffit d’une ou deux photos de la plante pour retrouver son nom.


Ce n’est pas 100% fiable bien évidemment, mais c’est déjà une bonne piste 😉



Alors, qu’est-ce que vous attendez ?


PS : dites-moi quelles sont les “mauvaises herbes” que vous avez choisies !



Fabrice.

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