Comment utiliser plantnet, l’application pour reconnaître les plantes ?

par | 24-04-2022


Reconnaître une plante à partir d’une photo faite avec un téléphone ?


Qui l’aurait cru il y a 10 ans de cela ?



Et bien moi, j’y croyais déjà !


En 2012, on était à un an de la sortie de l’application « Pl@ntnet ».


Plantnet, c’est l’application pionnière dans le milieu de la reconnaissance végétale via un smartphone.


C’est un projet qui est né d’un partenariat entre plusieurs instituts de recherches (IRD, CIRAD, INRAE, INRIA et Tela Botanica) en 2009.


A l’époque (et oui, je parle comme un vieux), j’avais vu passer le projet.


J’étais super excité de voir l’application sortir.


La reconnaissance des plantes a toujours été quelque chose de laborieux pour moi.


Il fallait que je répète le nom d’une plante un nombre incalculable de fois pour que ça rentre.


Et comme je vous le disais dans le mail de la semaine dernière, je n’ai jamais été fan des livres de botanique.


Je faisais donc confiance aux autres pour apprendre à reconnaître les plantes.


(et je soûlais mes collègues de travail à redemander le nom d’une plante des dizaines et des dizaines de fois 😉 )



Alors quand j’ai appris qu’une application était prévue pour reconnaître les plantes, j’étais hyper enthousiaste.


Je me souviens que j’en parlais à tous mes collègues (et on me prenait pour un fou…).



Bref.



Aujourd’hui, c’est chose faite.


Sortir son smartphone pour lancer l’application plantnet est devenu tout à fait normal..


..enfin presque !


Les botanistes purs souche n’aiment pas trop ça.


Certes, ça manque parfois de fiabilité par rapport à un bon bouquin de botanique, mais comparé à ce que c’était au lancement, c’est le jour et la nuit.


L’avantage avec ce genre d’application, c’est que plus elle vieillit, plus la banque de photos s’agrandit et plus les résultats sont fiables.


Mais attention.


Ce ne sera jamais fiable à 100 %.


Il faudra toujours que vous fassiez une petite vérification auprès d’un professionnel, d’un livre botanique (comme celui que je vous ai conseillé la semaine dernière) ou sur internet (ça, c’est + ma façon de faire 😉 ).



La plupart du temps, le manque de fiabilité dans les résultats n’est pas forcément dû à l’application elle-même..


..mais à l’utilisation que vous en faite.



Et c’est justement l’objet de ce mail :



Comment utiliser plantnet pour avoir les résultats les plus fiables possibles ?



Premièrement, évitez d’avoir 2 plantes sur la même photo.


Logique ?


Oui.


Quoique.


Je suis sûr que l’application sera, un jour, capable de reconnaître plusieurs plantes sur une même photo.


Mais pour le moment, ce n’est pas le cas alors veillez à ce qu’il y en est qu’une seule.


Pareil pour ce qui est des outils ou des mains sur les photos.


Ne faites pas apparaître votre main pour présenter la plante.


Ne laissez pas votre foulard ou votre sécateur sur un coin de la photo.


On ne doit voir qu’une seule et unique chose sur la photo : la plante entière, la feuille, la fleur, le fruit ou l’écorce. C’est tout.



Une autre erreur que l’on voit souvent : les photos trop lointaines.


Ne soyez pas timide !


Rapprochez-vous.


Que vous preniez la plante entière ou un organe précis, faites en sorte qu’il ou elle prenne au moins 80 % de l’espace sur la photographie.


(si vous êtes vraiment trop timide, utilisez le zoom de votre smartphone 😉 )



La plupart du temps, avec une photo réussie, il suffit juste de prendre la plante entière pour avoir un résultat fiable.


Et pour encore plus de fiabilité, vous pouvez ajouter un organe (en priorité la fleur, c’est l’organe le plus fiable pour reconnaître un végétal).



Voilà, ce n’est pas si compliqué que ça.


Pour résumer, il y a 4 règles :


1/ Une seule et unique plante par photo


2/ Pas d’objet supplémentaire ou de main pour présenter la plante


3/ La plante ou l’organe doit représenter 80 % de l’espace de la photo


4/ Une bonne photo de la plante entière (en suivant les 3 premières règles) suffit pour avoir un résultat fiable



Comme je vous le disais, je pense que l’application est amenée à évoluer.


Plus sa banque de photos s’agrandit (15 millions de photos pour 38 000 espèces à l’heure où j’écris ces lignes), plus l’application sera fiable.


Mais la quantité ne fera pas tout.


C’est la qualité qui prime.


En prenant de belles photos dans les règles de l’art, vous contribuez à la science, soyez-en conscient !


Pour télécharger gratuitement l’application, rendez-vous ici.



PS : reconnaître une plante avec une application, c’est bien, mais sans téléphone et à n’importe quelle saison (même sur un arbre en plein hiver par exemple), c’est mieux. Et c’est justement l’objectif de mon coaching sur l’anti-herbier numérique. Pour en savoir + et voir s’il reste des places, c’est par ici.




Fabrice.




PS : Ceci est un extrait du cours hebdomadaire de permaculture urbaine par e-mail. Pour vous inscrire, c’est gratuit et c’est par ici 😉

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Je suis Fabrice, conseiller en jardinage urbain

 

👉 + de 15 années d'expérience dans le jardinage en milieu urbain, le compostage, le lombricompostage, le compostage "bokashi" et la culture en lasagnes en pots de fleurs

👉 Formé en permaculture par Damien Dekarz

👉 Passionné de l'humain, de la flore et de la faune sauvage (ainsi que de leurs interactions)

👉 Créateur et responsable d'un jardin partagé

👉 Créateur et responsable de la légendaire terrasse du potager minimaliste

👉 Responsable de la création de plusieurs dizaines de jardins (balcons, terrasses, jardins partagés, etc...)

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