Du fumier de cheval dans des pots de fleurs (j’ai testé pour vous)


Après avoir testé la culture en lasagne en pots de fleurs, le compostage de surface en pots de fleurs, les vers de terre en pots de fleurs, les pelures d’oranges en pots de fleurs et encore bien d’autres expériences farfelues en pots de fleurs, laissez-moi vous présenter ma toute dernière découverte : le fumier de cheval en pots de fleurs !


Ca peut paraître fou, mais je l’ai fait..


..et ça fonctionne super bien !


(du moins, ça n’a posé aucun problème de mauvaises odeurs si c’est la question que vous vous posez)


Haha.


Je sais que vous vous demandez aussi jusqu’où je vais aller avec mes expériences.


Et ce que je peux vous répondre, c’est qu’une chose est sûre : j’irais le plus loin possible tant que mes pots resteront de véritables machines de guerre quand il s’agit de décomposer de la matière organique.



J’ai une question pour vous.


Est-ce que vos pots de fleurs seraient capables d’engloutir une ou deux bonnes pelletées de fumier de cheval bien frais sans problèmes de champignons bizarres, de « putréfaction » ou de mouches à merde du futur ?


C’est une sacrée question non ?


Et il n’y a qu’une seule réponse juste : avec un sol vivant tout est possible.



Vous ne pouvez pas déposer du fumier à la surface de n’importe quel pot de fleurs comme ça, dans le plus grand des calmes, sans courir aucun risque.


C’est parce que votre sol est vivant (et rempli de vers de terre affamés), que vous pouvez vous permettre ce genre d’expérience.


La vie, c’est du mouvement.


C’est de la transformation.


Tout ce qui est immobile est mort (comme le terreau de jardinerie par exemple).



Bref.


Revenons-en à ma petite histoire.



C’était au mois de février.


Au centre équestre dans lequel j’ai l’habitude de piocher un peu de fumier pour le jardin partagé (petite photo souvenir).


Ce jour-là, j’ai pris un peu plus de fumier que prévu (mieux vaut + que pas assez).


Bref.


Une fois le fumier étalé au jardin, j’ai décidé d’utiliser le restant pour mes pots de fleurs.



Petit rappel : tous mes pots de fleurs sont remplis de la même culture en lasagnes que je recharge petit à petit, d’année en année, depuis + de 5 ans.


(et ça pousse toujours aussi bien)


C’est-à-dire que régulièrement, je fais du compostage de surface dans mes pots.


Que parfois, je fais de gros apports comme de la tonte fraîche, des feuilles mortes, du bokashi ou du compost frais…


Pourquoi ?


C’est simple.


Si je ne faisais pas ça, mes lasagnes s’affaisseraient à vitesse grand V et il resterait si peu de terre dans les pots que ce serait impossible de cultiver quoi que ce soit.


Bref.


Allons droit au but.


Voici ma technique secrète pour ajouter du fumier de cheval dans mes pots de fleurs :


1/ J’enlève le paillage de mes pots de fleurs pour être directement au contact de la terre


2/ J’ajoute une ou deux bonnes pelletées de fumier bien frais


3/ Je recouvre avec le paillage


4/ J’arrose



Et c’est tout.



Pas plus compliqué que ça.


(désolé je n’ai pas pensé à faire de photos)


Tout le reste du boulot, ce sont les vers de terre qui vont le faire.


D’ailleurs, les vers de lombricomposteur que j’utilise dans mes pots (eisenia foetida) sont exactement les mêmes vers que l’on utilise pour la lombriculture de fumier de cheval.


Du coup, aucun problème à ce niveau-là.


Au contraire, c’est comme si c’était Noël pour eux !



Le seul « problème », c’est que j’avais un peu peur d’être un peu en retard par rapport aux plantations d’avril/mai.


Je vous rappelle que c’était le mois de février et je me demandais si les vers auraient le temps de tout décomposer en seulement 2/3 mois.


Mais bon, du coup je n’ai eu aucun problème.


Les vers ont bien travaillé.


Tout a très bien poussé cette année.



Bref, si je devais vous donner la meilleure période pour faire ça, ce serait l’automne.


D’une parce que vous êtes sûr que tout sera bien décomposé pour le printemps suivant..


..et de deux parce que vous aurez moins de risques au niveau de l’humidité.


Oui, l’humidité est un détail important quand vous utilisez le fumier de cheval frais.


Pour que la décomposition se déroule au mieux, il ne faut pas qu’il sèche.


C’est la deuxième bonne raison pour laquelle l’automne est la meilleure période selon moi…


Bref.


Culture en lasagnes, culture en lasagnes et culture en lasagnes.


C’est la base si vous voulez faire ce genre d’expériences…


(d’ailleurs, dites-moi si vous aussi vous avez tenté l’expérience de la culture en lasagnes et ce que vous en pensez en répondant à ce mail)



PS : si vous n’avez pas encore passé le cap par peur de vous louper et de transformer votre balcon en une déchetterie végétale, vous pouvez télécharger mon guide de A à Z de la culture en lasagne en pots de fleurs.


Dans ce guide PDF, je vous accompagne du choix du contenant pour vos lasagnes, jusqu’aux plantations.


C’est par ici pour en savoir + sur la culture en lasagnes.



Fabrice.

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Je suis Fabrice et j'aide les gens à renaturaliser leur environnement

 

👉 + de 15 années d'expérience dans le jardinage en milieu urbain, le compostage, le lombricompostage, le compostage "bokashi" et la culture en lasagnes en pots de fleurs

👉 Formé en permaculture par Damien Dekarz

👉 Passionné de l'humain, de la flore et de la faune sauvage (ainsi que de leurs interactions)

👉 Créateur et responsable d'un jardin partagé

👉 Créateur et responsable de la légendaire terrasse du potager minimaliste

👉 Responsable de la création de plusieurs dizaines de jardins (balcons, terrasses, jardins partagés, etc...)

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