Invitation à l’observation (principe de permaculture numéro 1)


Peut-être que vous lisez ce mail sur votre terrasse au votre jardin.
Si ce n’est pas le cas, allez-y, il y a un peu de soleil aujourd’hui 🙂


Une fois au jardin, regardez autour de vous.


Y-a-t-il ne serait-ce qu’une seule abeille ?


Non ?


Pourtant elles sont de sortie en ce moment.


Et si vous aviez une ou deux plantes mellifères, vous pourriez déjà en observer quelques-unes…


Pas de panique, vous n’êtes pas seul.


J’étais dans le même cas il y a de cela quelques années, sur la terrasse.


Pas UNE SEULE abeille avant le mois de mai !


C’est la raison pour laquelle j’ai commencé à réfléchir à des moyens d’attirer les abeilles le plus tôt possible (ou du moins au début du mois de mars au lieu d’attendre le mois de mai !).
Concrètement je cherchais des plantes mellifères précoces 😊


Bref, ma solution a été de semer (à l’automne) des engrais verts dans mes pots de fleurs (de la phacélie et de la luzerne pour le coup).


Les engrais verts semés à l’automne sont une bonne chose pour vos pots de fleurs.


D’une ils décompactent et enrichissent votre sol grâce à leur système racinaire puissant et nutritif (pour rappel, les engrais verts sont des plantes de la famille des fabacées qui stockent de l’azote dans leurs racines…) et de deux, en les semant à l’automne, ils fleurissent tôt au printemps suivant (en théorie).


Bref, j’étais donc plein d’espoir mais les escargots se sont encore chargés de couper net toutes mes espérances (et la tige de mes jeunes pousses d’engrais verts en l’occurrence).
Si vous n’étiez pas au courant, j’ai une sorte de mini-village auto-suffisant d’escargots sur ma terrasse 🤣


Bref, il y en a de partout !


Mais, il y a tout de même de l’espoir dans mon malheur.


Et ouais, ouf que le cerveau humain est plus astucieux que celui de l’escargot.


J’avais prévu le coup.


J’avais semé quelques graines de ces engrais verts dans des godets que j’avais méticuleusement mis à l’abri des escargots dans la serre de la terrasse.
Ce qui leur a permis d’atteindre une taille assez conséquente pour être ensuite plantés sans risque de se faire dévorer par les escargots !


🧐


Mais mauvaise nouvelle.


Ca a loupé quand même.


Non pas à cause des escargots..


..le problème sur ma terrasse, c’est le manque de soleil.


TOUT L’HIVER, elle est à l’ombre.


Il n’y a qu’à partir du mois d’avril où ça recommence à devenir raisonnablement bien ensoleillé…


Du coup, au début du printemps, tout a du mal à démarrer…
Ca + les escargots c’est la galère !


Bref, tout ça pour rien.


Pas de fleurs.


Pas d’abeilles.


Que des escargots 😅


Alors, j’ai finalement abandonné l’idée d’avoir des abeilles au printemps 😐



Et miracle !


L’année suivante elles ont débarqué dès le mois de mars !


Et vous voulez savoir pourquoi ?


Et bien tout simplement parce que je n’ai rien fait ^^


En fait, à la fin de la saison précédente je n’ai pas eu le temps de « nettoyer » mes pots de fleurs (j’ai eu la flemme si vous préférez).


Je n’ai pas coupé les plants de légumes que j’avais cultivés.


Je n’ai pas rajouté de paillage ou de culture pour l’hiver.


En fait, j’ai tout laissé tel quel jusqu’au mois de mai !


Et, oh surprise, au printemps j’ai eu 2-3 pissenlits sauvages dans mes pots de fleurs !


Parfait pour attirer les abeilles sur ma terrasse (et ouf que j’avais un abri à abeilles sauvages qui traînait, du coup elles y ont pondu 😃)



La morale de l’histoire : l’observation (et la non-action) m’aurait fait gagner 2 ans !


Alors laissez-moi vous donner un conseil (c’est le but de ces mails en même temps).


Laissez faire la nature !


Au début de l’année je vous avais déjà invité à l’observation.
Si si, souvenez-vous de l’exercice d’observation (les 5 couleurs, les 5 sons, etc…).


Et je vous avais invité à laisser la place à quelques « mauvaises » herbes dans vos pots de fleurs.


Et bien, si vous avez suivi mon conseil, vous devez certainement avoir quelques plantes sauvages aujourd’hui (et peut-être même quelques pissenlits si vous êtes chanceux…).


Ce que je vous invite à faire c’est d’en choisir une.


Si si, prenez une minute ou deux pour choisir celle qui vous parle le plus.



C’est fait ?


Maintenant, trouvez quelque chose pour lui faire une étiquette… lui donner un nom (personnellement j’utilise des morceaux de cagettes sur lesquels j’écris au crayon à papier).


Une fois que c’est bon, plantez cette étiquette (ou autre) à côté de la plante et faites-vous la promesse de ne pas la toucher pendant une année complète !


Il n’y a rien de plus enrichissant que d’observer une plante tout au long des 4 saisons !


Vous allez apprendre beaucoup de choses sur elle et, croyez-moi, vous ne l’oublierez jamais !



Tenez, si vous n’avez pas réussi à reconnaître cette plante, je vous invite à la prendre en photo et à la poster sur votre compte instagram en me mentionnant (@lepotagerminimaliste).


Ainsi, je prendrais le temps de vous donner son petit nom !


Il y a aussi le groupe facebook du potager minimaliste si vous n’avez pas instagram.


Voilà tout !


Et pour terminer, voici un extrait tiré du livre « Permaculture – Principes et pistes d’action pour un mode de vie soutenable » de David Holmgren (lien amazon).


« Si une observation attentive est synonyme d’idées nouvelles et de créativité, elle nous permet aussi de recouvrer nos aptitudes les plus fondamentales, que nous sommes semble-t-il en train de perdre au rythme effréné auquel la technologie trouve des solutions de remplacement. Ainsi, en observant le rythme auquel un bébé va à la selle et en prenant les devants pour le mettre au pot au bon moment, on peut faciliter et accélérer l’apprentissage de la propreté et s’épargner quantité d’efforts, d’eau et d’énergie ».



Fabrice.

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