Le chemin de la nature


Avez-vous déjà remarqué qu’il y a toujours pleins de petits chemins en forêt ?


Je ne parle pas des chemins principaux, mais des petits chemins de traverse.


Ce sont ceux qui sont un peu plus étroits et pas toujours faciles à emprunter.


Ce genre de petits chemins broussailleux dans lesquels il est impossible de circuler sans une machette à la main 😂



Des chemins comme ça, il y en a de partout dans la nature (même dans les forêts les moins fréquentées)


Ce sont généralement des passages d’animaux.


Ca peut aller du petit sentier qu’empruntent les sangliers pour se rendre à leurs plus beaux spots de boue..


.. jusqu’aux sentiers qu’empruntent les chevreuils pour se poster à leurs meilleurs points d’observations.


A force d’être pratiqués, ils sont défrichés et de plus en plus d’animaux peuvent les emprunter.


Parfois, ces chemins se croisent et s’entremêlent.


Parfois, un arbre ou un éboulement viennent à les modifier.



Et bien chez vous c’est pareil.


Que vous soyez dans un petit appartement avec un balcon ou dans une grande maison de campagne avec grand jardin, vous avez vos propres chemins naturels..


.. et il est bon de les repérer (quit à les baliser).


Mine de rien, ça permet de limiter votre empiétement sur le jardin et de laisser plus de place pour les zones les plus sauvages (pour rappel, ce sont les zones 4 et 5 en permaculture).


Sur un balcon (ou une terrasse), ça permet aussi d’optimiser considérablement vos surfaces de culture.


Par exemple, sur ma terrasse j’ai pu gagner de l’espace rien qu’en transformant un peu le chemin qui la traverse. A la base, c’était une ligne droite et je lui ai fait faire un « S ». Ca m’a permis de rajouter des pots de fleurs et de gagner de l’accès sur certaines zones.



Travailler sur les chemins dans votre design c’est optimiser vos déplacements et les rendre plus naturels.


C’est aussi un moyen d’élargir vos zones et/ou de rajouter des lieux sauvages ou des lieux de stockage par exemple.


C’est souvent en mettant les choses sur papier que vous découvrez les incohérences de vos chemins.


Ca vous permet de supprimer des étapes, de rajouter des chemins… de les séparer ou de les connecter…



Par exemple, pourquoi ne travailleriez-vous pas un peu sur votre chemin de compostage ?


Son point de départ principal, c’est la cuisine (la zone 0).


Ensuite, l’aire de compostage doit se trouver en zone 1 (ou 2 grand maximum).


Bon, si vous avez un lombricomposteur dans votre cuisine, le chemin est vite fait..


..mais rien ne vous empêche d’avoir une deuxième aire de compostage (comme un composteur collectif ou quelques pots de fleurs en lasagnes par exemple).


Bref, je vous laisse travailler là-dessus et n’oubliez pas ces 3 mots : optimiserconnecterséparer.



Fabrice.

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Je suis Fabrice et j'aide les gens à renaturaliser leur environnement

 

👉 + de 15 années d'expérience dans le jardinage en milieu urbain, le compostage, le lombricompostage, le compostage "bokashi" et la culture en lasagnes en pots de fleurs

👉 Formé en permaculture par Damien Dekarz

👉 Passionné de l'humain, de la flore et de la faune sauvage (ainsi que de leurs interactions)

👉 Créateur et responsable d'un jardin partagé

👉 Créateur et responsable de la légendaire terrasse du potager minimaliste

👉 Responsable de la création de plusieurs dizaines de jardins (balcons, terrasses, jardins partagés, etc...)

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