Le sujet le plus tabou en permaculture (l’argent)


Dans les derniers mails, j’ai parlé de « vivre en ville alors qu’on aime la campagne » et du « rapport de la société de consommation avec la permaculture ».


Je ne pouvais pas clore le sujet sans aborder le thème de l’argent.


(je sais que je risque d’en blesser plus d’un avec ce genre de mail, mais ce n’est pas grave)




Le temps, c’est de l’argent.


(ça fait gros capitaliste de dire ça, mais c’est la dure réalité du monde dans lequel nous vivons)


Oui, tout a un prix.


Tout s’achète.


Tout se vend.


Depuis la nuit des temps, la vie est un éternel échange de ressources.



A votre avis, quelle est votre ressource la plus précieuse ?


Et bien je vais vous le dire.


C’est votre temps.


Parce qu’avec du temps, vous pouvez tout faire.


Avec du temps, vous pouvez développer une nouvelle compétence, créer un projet de jardin forêt, changer le monde ou simplement ne rien faire…


Imaginez si toutes les personnes qui s’intéressent à la permaculture disposaient de plus de temps et de plus d’argent.


Imaginez le poids que ce mouvement prendrait dans la balance face à l’agro-industrie…



Mais comme je vous le disais, il y a un problème.


La plupart des gens qui font partie de la communauté de la permaculture ont un tabou destructeur.


Ce tabou, c’est le tabou de l’argent.


Pour eux, tout devrait être gratuit quand on parle de permaculture (et surtout de jardinage).


Mais j’ai une mauvaise nouvelle pour eux : TOUT A UN PRIX (même dans la nature).



Un exemple.


Quand le champignon donne de la fertilité en se mettant en symbiose avec une plante, il ne le fait pas pour le plaisir. (ni pour soutenir le monde végétal).


Non.


Il fait ça parce qu’en contrepartie, il reçoit l’énergie du soleil que seul la plante peut lui offrir.


C’est aussi simple que ça.


Tout est une histoire d’échange.


S’il n’y a pas d’échange équitable entre 2 êtres, il y en a un qui va manger l’autre.


C’est inévitable.


La nature est cruelle.



Alors bien évidemment la permaculture peut rester une passion, un passe-temps.


Mais si vous rêvez de vivre de ça, il va falloir gagner de l’argent..


..et voici quelques voies dans lesquelles vous pouvez vous lancer :




Le maraîchage et la micro ferme


C’est l’une des voies les plus convoitées en permaculture (et celle dont on a le plus besoin).


Et, malheureusement, c’est la plus difficile.


Le meilleur exemple de réussite que l’on a à ce jour, c’est la ferme du Bec Hellouin.


Ils ont mis plusieurs années avant d’être rentable.


Et quand on voit le résultat, ça fait rêver.


Leur ferme est magnifique et elle ne cesse de s’agrandir.


Grâce à l’argent qu’ils ont gagné, ils ont consacré du temps à l’écriture d’un grand livre.


Un grand livre que tout (futur) exploitant agricole s’intéressant à la permaculture se doit d’avoir dans sa bibliothèque.


Ce livre, c’est « Vivre avec la terre » (c’est un lien amazon, mais merci de soutenir les petites librairies en ligne).


Cet ensemble de 3 bouquins, c’est la bible du modèle de maraîchage et de la micro ferme s’inspirant de la permaculture.


Et c’est ce qu’il manquait à tous nos futurs maraîchers bio…




La spécialisation sur les plantes à hautes valeurs ajoutées


Saviez-vous que le kilo de safran, en France, vaut 30 000 € ?


Bon, la récolte est longue et minutieuse, mais ça paie.


Autre culture qui commence à se développer et qui rapporte bien, le CBD.


Fraîchement légalisée, la plante de CBD se cultive assez facilement et se vend aux alentours des 1000 € le kilo de récolte sèche.


Bref.


Renseignez-vous.


Il y a toute sorte d’autres végétaux à grandes valeurs.


(comme certaines plantes aromatiques et certains arbres avec lesquelles vous pouvez produire des fleurs et des feuilles séchées pour tout ce qui est tisanes, épices, etc…)


Si le sujet vous intéresse, je vous conseille la lecture de « Anaïs s’en va en guerre » (lien amazon), c’est une source d’inspiration.




La formation et l’information


Ca, c’est la voie que j’ai choisi !


Si votre truc à vous c’est le partage.


La transmission.


Les grandes idées.


Les longues discussions au coin du feu.


Et bien c’est cette voie que je vous conseille.


Bien évidemment, il faut avoir des choses à dire.


De l’expérience.


Et ne jamais cessez d’expérimenter.


Mais c’est possible.


Vous pouvez organiser des ateliers, des conférences, créer un blog, une chaîne youtube, des formations en ligne, écrire un livre, etc…


Pour ne rien vous cacher, vendre de l’information en permaculture, c’est difficile.


En fait, comme j’en parlais au début de ce mail, il y a le tabou de l’argent.


Et vendre de l’information, c’est l’une des choses les plus mal vue dans la communauté permaculturelle.



Bref.


C’est du boulot.


Attendez-vous à être critiqué..


..mais en vous accrochant, vous finirez par y arriver.




L’accompagnement


C’est un peu comme du coaching en jardinage, du coaching en permaculture.



C’est aussi le métier de designer.



Pour devenir designer, vous devez être capable de prendre du recul et d’avoir un bon esprit de synthèse.


Vous devez avoir de l’expérience et très bien connaître le fonctionnement de la nature.


Vous devez aussi être capable de penser en système (pensée systémique).


C’est un métier où vous imaginez le jardin des autres.


Mais le mieux que vous puissiez faire pour eux, c’est de les aider à imaginer le jardin de leurs rêves…


(un livre pour apprendre à faire des designs en permaculture : « Guide de design en permaculture« ).



Bref.


Si vous avez une question ou un retour à me faire, vous pouvez toujours répondre à ce mail.


Si vous voulez me suivre de plus près, rendez-vous sur le Telegram (c’est calme et vous y apprendrez plein de trucs !).



Fabrice.

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