9 conseils d’efficacité au jardin


Dans ce mail, vous allez découvrir 9 conseils d’efficacité au jardin (vous pouvez appeler ça rentabilité ou productivité).


Concrètement, c’est le fait d’avoir beaucoup de résultats avec peu d’efforts (ce qui n’est pas si difficile que ça quand on travaille avec le vivant).


Et oui, la permaculture c’est un truc de fainéant 😉



Même si vous pensez connaître la plupart de ces conseils, je vous invite à les lire. Vous y découvrirez un nouveau point de vue et, au pire, ça ne vous fera pas de mal de réviser vos fondamentaux !



Le paillage


Le paillage, c’est la base en permaculture (surtout en pleine terre).


Comment voulez-vous jardiner un sol vivant sans le protéger ?


Si vous n’êtes pas d’accord, je vous invite à ne pas pailler votre sol pendant une année. Ensuite, essayez d’y plonger la main.. (il y a de fortes chances pour que vous y laissiez un ongle ou deux…).


(Si vous êtes en ville, je sais qu’il est difficile de trouver du paillage en ce moment. Rapprochez-vous des jardins partagés. Ils ont peut-être un bon plan pour vous)



Bon. Pour résumer, pailler votre sol ou votre pot de fleurs, vous permettra de faire des économies d’arrosages, de relancer la vie du sol (vers de terre, champignons, etc.) et de limiter la pousse des herbes sauvages (très utile à certains moments de l’année).



Le compostage de surface


Le compostage de surface c’est le fait de mettre de la matière organique (comme les épluchures de fruits et légumes) à la surface de votre sol.


Pour rappel, le compostage de surface se pratique sous toutes les conditions (pleine terre et pots de fleurs) et toute l’année !


Le seul truc à surveiller (surtout en ville), c’est qu’il n’y est pas trop de dégâts de fait par les rongeurs ou autres (si c’est le cas, utilisez plutôt le mini-lombricomposteur).


Le compostage de surface se pratique sur et sous le paillage. Peu importe. L’un est plus esthétique que l’autre. Et sachez que le compostage sur le paillage a tendance à se déshydrater, ce qui ne le rend pas directement disponible pour votre sol.


Mais souvenez-vous d’une chose : dans la nature, la matière organique s’accumule sur le sol


Si vous ne trouvez définitivement pas de paillage, vous pouvez très bien faire du compostage de surface à même le terreau et petit à petit, il formera naturellement un paillage 😉



Pour ce qui est des bénéfices, le compostage de surface nourrit le sol, les micro-organismes qu’il héberge, les plantes et les mycorhizes.



Le compostage


Et oui, ce bon vieux composteur (ou lombricomposteur) n’est pas à négliger (surtout dans les périodes estivales où les épluchures de pastèques sont en abondance !).


Le compostage crée de l’humus pour faire les semis. En plus de ça, un lombricomposteur crée du jus de lombrics (engrais naturel) et vous permet d’avoir des vers de compost tout au long de l’année (idéal pour lancer un composteur ou une culture en lasagne).




Le semis spontané


Le semis spontané c’est le fait de laisser monter en graine toutes les plantes que vous aimez. Ainsi, elles se resèment toute seule !


Imaginez un jardin où les mauvaises herbes sont des salades, des bébés tomates ou des betteraves !


L’année dernière, au jardin partagé, j’ai eu tellement de tomates qu’il y en a eu quelques-unes qui ont terminé en « compostage de surface ». Et cette année j’ai plein de petits plants de tomates sauvages qui poussent.


Le semis spontané vous permettra, sans effort, de combler les trous dans votre potager et de diminuer le désherbage. En plus, ça crée des espèces adaptées à votre environnement.


Donc, si vous avez oublié de récolter une salade et que celle-ci monte en graine, pas de soucis, laissez-la faire !




Le zonage


Alors là, on sort du jardin.


Si vous ne connaissez pas le zonage en permaculture, c’est le fait de diviser votre terrasse ou votre jardin en 5 zones.


De la zone 1 (celle où vous circulez le plus souvent) jusqu’à la zone 5 (celle où vous ne vous rendez jamais).


Le fait de faire un plan et de se poser 15-20 minutes pour établir ces 5 zones vous permet de mieux agencer votre jardin et de gagner en efficacité (diminution des déplacements, augmentation des connexions entre les éléments, création de nouveaux éléments comme une pépinière, etc…).




Les associations de plantes


Quand on dit permaculture, 99% des gens pensent « culture en lasagne » et 90% des gens pensent « associations de plantes ».


Si vous me lisez, vous faites parti des 15 ou 20 % des gens qui savent que la permaculture est loin de se résumer qu’a une simple lasagne ou un simple œillet au pied d’un plant de tomate…


Mais bon, associer les plantes c’est tout de même important !


Je ne vais pas vous refaire la condamnation de la monoculture maintenant.


Je vais plutôt vous donner un seul conseil : mélangez tout ! Ne vous prenez pas la tête avec des plans de plantation au millimètre près. Vous ferez ça plus tard, quand vous créerez votre forêt comestible 😍


Gardez juste ces quelques règles en tête quand vous mélangez vos plantes :

  • Certaines plantes font de l’ombre à d’autres plantes (et vice-versa)
  • Certaines plantes grimpent et attachent des plantes hautes à des plantes robustes
  • Certaines plantes rampent et jouent le rôle de paillage du sol
  • Certaines plantes dégagent une odeur qui repousse des insectes « prédateurs »
  • Certaines plantes attirent des insectes « prédateurs » (pucerons, limaces, etc…)
  • Certaines plantes enrichissent le sol en azote alors que d’autres ont du mal à assimiler celui de l’air
  • Certaines plantes s’enracinent en profondeur, alors que d’autres s’enracinent en surface
  • Certaines plantes poussent plus vite que d’autres
  • Certaines plantes ont un cycle court, et d’autres un cycle long


Bon, vous êtes déjà pas mal informé dorénavant… (et n’oubliez pas de laisser marcher votre instinct et votre imagination !).



Le non-agir


Ca c’est mon conseil préféré.


Le non-agir est un concept inventé par Masanobu Fukuoka, l’inventeur de l’agriculture naturelle et l’auteur du célèbre livre « La révolution d’un seul brin de paille » (> lien capitaliste).


Masanobu dit : au lieu de vous demander « quoi faire pour », demandez-vous plutôt « quoi ne pas faire pour »… quelques exemples :

  • Quoi faire pour cultiver des tomates > quoi ne pas faire pour avoir à cultiver des tomates
  • Quoi faire pour arroser régulièrement mes tomates > quoi ne pas faire pour avoir à arroser régulièrement mes tomates
  • Quoi faire pour fertiliser mes tomates > quoi ne pas faire pour avoir à fertiliser mes tomates
  • Etc…


C’est en pratiquant ce concept de non-agir que vous trouverez tout un tas d’astuces d’efficacités.



Le semainier


On ressort encore du jardin pour aller travailler du côté organisationnel.


Pas facile de s’organiser au jardin. Quoi faire et quel est le bon moment pour le faire, etc…


Au jardin, on est toujours en train de courir après le temps.


Personnellement, j’organise les semis, les plantations et tous les travaux du jardin à la semaine.


La plupart du temps les conseils sont donnés au mois (quoi faire ou quoi semer en mars, etc…). Mais c’est trop vague pour moi. Je préfère m’organiser à la semaine et garder une trace de ce que je fais pour m’améliorer d’année en année.


Essayer l’organisation hebdomadaire, c’est l’adopter !



La multiplication végétale


Allez, je vais faire bref pour ce dernier conseil (sinon votre cerveau va imploser !).


La nature a horreur du vide. Si vous choisissez de multiplier les plantes que vous aimez, vous allez plus rapidement combler les trous ! (sans parler du fait qu’une bouture, ça se troc).


Donc n’hésitez pas à diviser et multiplier vos plantes !


😉



Voilà tout pour aujourdhui.


Très bon weekend et à mercredi prochain !



Fabrice.

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