Démarrer un potager bio et zéro déchet sur sa terrasse (ou son balcon)

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Comment cultiver quelques fruits et légumes bio sur sa terrasse ou son balcon tout en respectant ses valeurs minimalistes et zéro déchet.

La raison pour laquelle il faut cultiver des potagers en ville

La population française est en constante augmentation (+ 1 million ces 5 dernières années). Dans la population, la part de « citoyens urbains » augmente aussi (on est passé de 70% de la population française à 80% ces 50 dernières années).

Dans les zones urbaines et péri-urbaines, la construction d’habitations, de zones industrielles, de complexes sportifs, etc. augmente aussi au détriment des zones agricoles et maraîchères.

 

En conséquence, les besoins d’approvisionnement en fruits et légumes frais des commerces et des épiceries citadines augmentent aussi. De plus, à la demande générale, ces denrées sont censées être de meilleure qualité ce qui complexifie encore les choses… Tout ceci engendre plus de circulation, de pollution, etc.

Heureusement, on voit l’émergence de mouvements citoyens désirant un retour de la nature en ville, un retour de l’agriculture et du maraîchage urbain.

 

 

L’agriculture urbaine, les jardins partagés et individuels sont en plein essor !

Grâce à internet, l’information circule à une vitesse folle et les prises de conscience se multiplient ! Que ce soit à la ville comme à la campagne, on est de plus en plus à tendre vers une nature et une alimentation plus qualitative et plus saine !

Il suffit de taper agriculture urbaine, potager urbain ou permaculture urbaine pour se rendre compte qu’il se passe quelque chose !

La ville de Paris a pour objectif d’atteindre les 80 hectares de cultures maraichère d’ici 2020 !

 

Moi-même qui travaille comme jardinier pour une commune, je vois de plus en plus de gens nous interpeller et nous poser des questions sur nos manières de travailler.

 

« Que faîtes-vous des plantes que vous arrachez ? »

« Pourquoi vous les arrachez ? »

« Où et comment sont-elles produites ? »

« Utilisez-vous encore des pesticides ? »

 

Des questions qui n’étaient pas posées il y a encore quelques années !

 

Sans parler des demandes de potager dans les écoles ou dans les parcs publics ainsi que les nombreux événements autour du potager naturel en ville et de l’agriculture urbaine.

 

 

Cultiver chez soi, même en ville !

Aujourd’hui j’aimerais parler aux personnes qui ont chez eux, une petite terrasse, un balcon (ou même une cour en copropriété) et qui aimeraient se créer un petit « cocon végétalisé » à domicile. D’ailleurs c’est ce sur quoi je me concentre depuis quelques années…

 

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Troisième année que j’essaie de mettre en place un potager auto-fertile et naturel sur cette terrasse de 8m². Cette année, mise à part l’achat de quelques sachets de graines, d’un sac de terreau et d’un sac de fumier pour les semis, je n’ai rien eut besoin d’autre à acheter. Je peux dire que cette terrasse est presque zéro déchet ! Tout ce que j’utilise c’est de la récup ou des matériaux naturels (pots, substrat, godets, tuteurs, étiquettes, etc…). Il me reste 2 choses assez difficiles à optimiser : le besoin en eau et en espace… #potagerzerodechet #jardinzérodéchet #potagerautofertile #mobilierpalette #solvivant #potagerbio #lepotagerminimaliste #potagerterrasse #balconcomestible #terrassecomestible #terrassepotager #potagerurbain #agricultureurbaine #permacultureurbaine #permaculturebalcon #urbanpermaculture #permacultureurbanism #potagerenpots #cultureenlasagne #vegetalisonslaville

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Avec cet article, j’aimerais vous faire faire votre premier pas vers un potager minimaliste, auto-fertile et zéro déchet !

 

 

Le problème avec la manière traditionnelle

Avec tout cet engouement, les jardineries et autres enseignes se mettent à récupérer cette « mode » dans l’unique but de nous vendre leurs produits pas très sains et pas très utiles dans certains cas.

 

Personnellement j’ai choisi d’apporter ma pierre à l’édifice non pas pour vendre n’importe quoi à n’importe qui mais en apportant des solutions et des méthodes respectueuses de l’environnement.

« Si tu donnes un poisson à un homme il mangera un jour, si tu lui apprends à pêcher, il mangera toujours »

 

 

Les fausses solutions qu’on veut vous vendre

Les pots en plastiques trop petits

Vous avez peut-être déjà acheté ces jardinières, balconnières ou pots en plastique bien trop petit pour cultiver quoi que ce soit sans arroser 2-3 fois par jour en période de canicule !

Ou encore ces « carrés potager » qui font à peine  plus de 20 centimètres de profondeur et ressemblent finalement plus à des carrés pour préparer des semis plutôt qu’à des carrés de culture !

Attention !
Je tiens tout de même à préciser que ces petits contenants sont particulièrement bien adaptés aux balcons et loggia à fort porte-a-faux qui ne supporte pas les fortes charges.
Si c’est votre cas je vous invite à vous renseigner auprès de votre propriétaire ou d’un professionnel avant de surcharger votre terrasse suspendue.

 

Le terreau, l’engrais et les graines F1

Pour remplir ces contenants, on vous vend des sacs de terreaux que vous avez choisi sans trop connaître la composition qui est une catastrophe pour l’environnement (sans compter le plastique utilisé pour les conditionner).

Ajoutez à ça les bidons ou les granulés d’engrais chimique indispensable pour que vos plants de tomates issues de graines F1 produisent toujours plus au détriment de la qualité !

De plus en plus de gens, et j’en fais partie, ne sont plus en accord avec ces méthodes traditionnelles.

 

 

La manière économique qui respecte l’environnement

Il suffit simplement de s’équiper de contenants plus gros (minimum 30/40 centimètres de profonds) et d’utiliser un substrat et des engrais naturels.

Ajoutez à ça des plantes reproductibles qui s’adaptent d’années en années aux conditions de cultures particulièrement difficiles en ‘hors-sol » (surtout au niveau de l’arrosage), grâce aux graines reproductibles.

C’est ce que j’ai choisi de faire il y a de cela maintenant quelques années. J’avais besoin de passer à l’action et de m’entourer de verdure.

 

Mais pas envie d’aller en jardinerie pour engraisser un système qui pollue et détruit notre environnement. Je voulais avoir un minimum d’impact en produisant un minimum de déchets tout en revalorisant un maximum de déchets… et je pense y être arrivé.

Il suffit simplement d’utiliser ou de réutiliser des matériaux locaux, sains et adaptés aux conditions de culture. 

 

Le bois de palette c’est la vie

Récupérer quelques palettes et construire sa première jardinière est à portée de tous. Un-pied-de-biche, quelques vis, un morceau de bâche et un bon tuto puis, en quelques jours vous avez réalisé votre première jardinière pour à peine quelques euros !

Le bois de palette n’est pas une solution « long terme » et 100% zéro déchet mais une jardinière en palette bien réalisée ne coûte pas très chère à la planète et peut vous durer plusieurs années !

 

Produire ses propres engrais et son compost même en ville !

Produire soi-même ses engrais et son compost tout en diminuant le poids de ses déchets ménagers de 30% c’est possible grâce au lombricompostage et l’élaboration de purins !

 

Le substrat fait-maison

Faire son propre substrat c’est un grand pas vers l’émancipation ! En s’inspirant des techniques de la permaculture, on sait comment créer un sol en partant de matériaux naturels.

Fini les aller-retour en jardinerie et les dépenses inutiles en sacs de terreau !

 

Tout est trouvable localement (déchet de cuisine, feuilles mortes, herbes fraiches, etc…). C’est une méthode qui combine le compostage classique, la culture en lasagne et le lombricompostage.

 

 

Zéro déchet c’est mission impossible…

Mise à part l’eau, je produits quasiment tout ce dont j’ai besoin sans générer aucun déchet ! Au contraire, grâce à ce système je revalorise tous mes déchets de matières organiques.

Vous le savez autant que moi, ce n’est pas du jour au lendemain qu’on peut arriver à un résultat 100% « zéro déchet ». C’est en faisant un pas chaque jour qu’on s’approchera du but ! Au potager, c’est pareil !

Ca fait 3 ans que j’expérimente tout ça, les résultats sont là et la marge de progression paraît encore énorme !

 

J’ai encore besoin d’acheter du terreau pour faire mes semis mais, au printemps prochain, ma récolte de lombricompost devrait encore diminuer ce besoin et, le but ultime, c’est de ne plus du tout avoir besoin d’acheter quoi que ce soit en jardinerie !

 

 

Aujourd’hui je vous propose de faire votre premier pas à vous !

 

Prenez votre plus beau, et surtout votre plus gros, pot de fleurs. Débarrassez-vous de ce terreau et préparez votre premier substrat fait-maison pour accueillir vos cultures de fruits et légumes au printemps prochain !

C’est la période idéale ! Pourquoi ? Tout simplement parce que ce substrat est un sol vivant qui travaillera et « s’auto-fertilisera » toute la saison froide pour être fin prêt au printemps !

Si ça vous tente, rendez-vous un peu plus bas dans la rubrique « les liens pour ceux qui veulent aller plus loin ». Vous y trouverez un lien qui vous redirigera vers un guide complet pour faire votre premier pas ! 😉

 

Voilà, n’oubliez pas que vous pouvez suivre quotidiennement (du moins j’essaie 😉 ) l’évolution de ma terrasse sur les réseaux sociaux (liens en pied de page). J’y partage un maximum de valeur, mes échecs et mes réussites.

 

 


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Les liens pour ceux qui veulent aller plus loin :

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Et vous? Vous en pensez quoi de la méthode « traditionnelle » ?


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