Jardins partagés : quelles subventions pour obtenir du terreau gratuit ?

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Dans cet article, nous allons voir comment détourner des subventions grâce à la permaculture (votre jardin partagé vous en remerciera !).


Si vous avez atterri ici c’est certainement parce que les carrés potagers de votre jardin partagé sont finis et qu’il ne reste plus qu’a les remplir de terre.


Ca fait peut-être des semaines ou des mois que vous vous attelez au lancement de ce jardin et c’est la toute dernière étape avant de « vraiment » être libre de jardiner !
Je sais ce que c’est, j’ai moi-même lancé un jardin partagé et ça m’a demandé beaucoup plus d’énergie que ce que je croyais.


Dans cet article, j’aimerais vous éviter l’erreur de précipitation que font toutes les personnes que j’ai rencontrées dans les nombreux jardins partagés que j’ai visités à Lyon et dans d’autres villes françaises.


Cette erreur c’est la demande de subvention pour du terreau (ou de la terre)


Certes, une subvention c’est une solution rapide et peu coûteuse.


Tiens, ça me fait penser à un truc. Connaissez-vous le triangle QCD ?
Ce triangle dit que dans un projet, on ne peut pas allier qualité, rapidité et coût.


Allez, je vous fais un petit schéma, ce sera plus simple à comprendre…


Le triangle QCD (Qualité/Coût/Délai)



triangle-qualité-permaculture-projet
Ce schéma ne m’a rien coûté et a été rapide à faire, mais pour ce qui est de la qualité… il en est loin !

🤭


Le principe est de positionner votre projet (le point) dans le triangle.

Plus il sera près d’une de ces 3 « conditions » plus ce sera soit qualitatif (chacun sa vision de la qualité, pour moi, c’est un résultat le plus naturel possible ou écolo si vous préférez), le moins coûteux (près de coût) ou, plus ce serait rapide à faire (près de délai).

Quoi que vous fassiez, il y a très peu de chance que vous obteniez du terreau de qualité, pas cher et tout de suite


Comme vous pouvez le voir sur le schéma, votre big bag de terre subventionné se situe près du coût (gratuit en l’occurrence) et du délai (livré directement sur place ^^).

Le problème c’est qu’il est très loin de la qualité !

Et ouais, vous ne connaissez ni la provenance, ni comment il a été fabriqué et vous ne contrôlez pas non plus la manière dont il a été emmené jusqu’à votre jardin.

Pour faire simple, au niveau de la qualité c’est zéro !


On peut dire que ce n’est pas très « étique » et, dans cet article, je vais vous proposer de déplacer le curseur un peu plus près de « qualité » tout en restant du côté « coût » (et oui ça vous prendra un peu plus de temps mais vous verrez, ce ne sera pas du temps de perdu !).


Pour résumer, on va faire en sorte que vous ayez une terre de meilleure qualité tout en restant très peu cher. Par contre c’est un peu plus long que de se faire livrer un big bag (quoique les subventions ça ne tombe pas du ciel…).


Bref…


Petite remarque avant de passer à la suite..
J’ai aussi remarqué que dans la plupart des jardins partagés, on préfère cultiver en jardinières surélevées (carrés potagers par exemple).


Pourquoi a votre avis ?


Il y a plein de raisons à ça.

C’est plus pratique parce qu’on peut jardiner debout, on peut numéroter les bacs (ça permet de s’organiser pour les semis, les plantations et les récoltes…), c’est plus esthétique, etc…

Et puis dans d’autres cas c’est aussi parce que le terrain n’est pas du tout « jardinable » (sol pollué ou en mauvais état) et à ce moment-là on évite même que les racines puissent pénétrer dans le sol en mettant une bâche au fond du bac…


Mon conseil
Quelque soit votre cas, si vous avez la possibilité de jardiner en pleine terre, faites-le ! C’est nettement plus avantageux.
Et si le sol est pollué ou inexistant, prenez le temps de le réactiver en ramenant de la matière organique et des plantes adaptées !


Le burnout du jardin partagé 😂


Vous êtes probablement passé par le burnout du jardin partagé !
Ne serait-ce que par la lenteur administrative, par des problèmes d’ententes entre les « humains » ou pour trouver des subventions par exemple 😉


En faite, si j’aborde ce sujet c’est parce que le weekend dernier j’ai discuté avec une personne du jardin partagé de Vol’terre (quartier Part-Dieu à Lyon).

Là-bas, ils ont attendu plusieurs semaines avant d’obtenir une subvention pour s’acheter un big bag de terre.
Ils se plaignaient aussi du nombre d’allers retours à la brouette pour charger leurs bacs potagers une fois le sac livré 😅

Pour moi, se faire livrer et brasser de la terre en ville, c’est une aberration !


Et ouais, en général tous les jardins partagés situés en « hypercentre » des grandes agglomérations choisissent la solution du big bag (tout simplement parce qu’il y a peu de terre à disposition et c’est ce que leur proposent les communes).

Pourtant, dans certains quartiers le flux de matière organique est énorme !


Les subventions inspirées de la permaculture


Ce que propose la permaculture c’est de revaloriser les ressources (qui sont la plupart du temps considérées comme des déchets).
D’ailleurs, on peut aussi parler d’économie circulaire.


Dans la forêt, ce sont la faune et la flore qui produisent la plus grande partie des déchets. En ville, ce sont les humains (pour le moment).

Et quand on voit la quantité de matières organiques que sont capables de produire les villes, il y a peu de soucis à se faire !
Il suffit de pratiquer un peu de déchétarisme pour se rendre compte du gaspillage alimentaire.


Mais ne faites pas les poubelles de votre quartier (laissez y aux déchétarien.nes), utilisez les déchets qui ne sont plus « consommables »…


Pourquoi et comment revaloriser les déchets en ville ?


Ah oui j’allais oublier !

Si je vous parle de tout ça, c’est par rapport à la culture en lasagne !

Si vous ne connaissez pas cette méthode, c’est ce que je vous invite à tester dans cet article. Ca marche assez bien pour créer une zone de culture rapidement.

C’est simple, on mélange tout un tas de matières organiques azotées et carbonées et on y fait pousser des plantes potagères gourmandes (tomates, courgettes, aubergines, etc…).

C’est un peu comme un grand compost, ça fonctionne en pleine terre et même dans des bacs ou des jardinières !


Du coup, au lieu de demander des subventions pour acheter de la terre, des pelles et des brouettes, vous n’avez qu’à demander autour de vous !


Un exemple.
Chaque personne impliquée au projet du jardin quelque soit ses capacités physiques ou le temps qu’elle a à disposition peut aider.

Soit en rapportant régulièrement ses déchets de cuisine (épluchures de fruits et légumes, marc de café, coquilles d’œufs, etc..).

Elles peuvent aussi aussi créer du lien avec les commerçants du quartier comme par exemple les bars pour le marc de café ou les restaurants pour les épluchures.

A la fin des marchés, il y a toujours quelques « déchets » de fruits et légumes qui peuvent très bien terminer dans vos cultures en lasagnes.

Dans les parcs publics, rien ne vous empêche de récupérer quelques sacs de feuilles mortes (les jardiniers des espaces verts cherchent à s’en débarrasser en ce moment).

D’ailleurs en parlant des jardiniers communaux, vous pouvez aussi leur demander de vous refiler de la tonte de pelouse relativement « propre ». Ils cherchent aussi à s’en débarrasser et peuvent même la déposer au jardin !


Conclusion

Si vous m’avez lu jusqu’ici c’est que le jardinage et la permaculture urbaine vous intéressent… et j’en suis très heureux 🙂

Oubliez les subventions, regardez autour de vous, utilisez les ressources que vous avez déjà à disposition et créez du lien !
Vous en ressortirez heureux vous aussi 😉


Au faite, dans mes pots de fleurs je fais de la culture en lasagne et ça marche tout aussi bien qu’au jardin.
Si ça vous intéresse, j’ai un guide pdf (avec la possibilité d’avoir un accompagnement téléphonique) où vous êtes guidé de A à Z dans la création de votre première culture en lasagne en pot de fleurs (au cas où vous auriez peur de vous lancer seul.e 😉 ).


Voilà tout.




Fabrice.

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