Le secret d’un bon design en permaculture (pensée globale/pensée détail)


Dans le mail de mercredi, je vous ai invité à réfléchir à votre design.


A votre premier plan sur papier.


La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a pas besoin d’avoir un joli coup de crayon.


Le but, c’est de travailler sur un plan cohérent avec la réalité.


Et d’y placer les bons éléments.


Ni plus.


Ni moins.


Plus votre plan est minimaliste.


Mieux vous aurez d’espace pour votre créativité.


Bon.


J’ai aussi abordé la notion de « pensée globale » et « pensée détail ».


Et c’est le sujet du mail d’aujourd’hui…



Mais dis-moi Jamy, qu’est-ce que la pensée globale ?



La pensée globale, c’est le fait d’avoir une vue d’ensemble.


C’est de prendre du recul.


De la hauteur sur votre jardin.


(même si l’on parle d’un balcon de 5 m²).


Avec la pensée globale, vous travaillez sur le zonage, les chemins, les formes, etc…


C’est grâce à ça que vous allez faire circuler l’énergie dans votre jardin.





A contrario, avec la pensée détail, vous allez travailler sur les détails.


(super intelligent comme explication)


Le détail, ça va être un courant d’air à l’angle de votre terrasse.


Une zone de micro-climat au pied d’un mur.


Une flaque d’eau récurrente sur votre balcon (ou une zone « marécageuse » dans votre jardin).


Etc…



Maintenant, comprenez que la pensée globale, c’est votre plan..


..et que la pensée détail, c’est votre jardin..


..et plus particulièrement, les informations que vous avez de votre jardin.


(c’est la raison pour laquelle, en permaculture, on dit qu’il faut au minimum un an d’observation)



Travailler sur un design, c’est constamment alterner entre ces 2 pensées.


Et c’est aussi la raison pour laquelle vous devez avoir d’une :


Une bonne connaissance de votre jardin..


..et de deux :


Un plan de base.



Et oui.


Comment voulez-vous avoir une pensée globale sans plan ?



J’ai un exercice pour vous.


Mettez-vous dans votre jardin (ou votre terrasse), et essayez d’en avoir une vision globale.


Ce n’est pas impossible, mais ce qui est sûr, c’est que ça va être difficile.


Vous avez trop de stimulation devant vous.


Trop de « pensées détails ».



Maintenant, mettez-vous devant le plan de votre jardin.


Comment voulez-vous avoir une pensée détail, sans avoir pris un temps d’observation ?


Sans avoir pris de notes sur les courants d’air, l’exposition, etc… ?



Prenons un exemple.


Imaginez que vous ayez envie de savoir à quoi ressemble la rue du gîte que vous avez loué pour les prochaines vacances.


Quel est le meilleur outil pour ça ?


Google maps jusqu’à preuve du contraire, non ?


Et bien, c’est comme si la pensée globale, c’était la vision satellite de google maps..


..et que la pensée détail, c’était le mode « street view ».


Impossible de travailler l’un sans l’autre pour arriver à bon port.


(bon, j’avoue que mon exemple est un peu fané, mais l’idée est là)





Vous voilà donc (presque) convaincu de l’importance de travailler sur plan et d’annoter les observations de votre jardin.


Le défi que je vous lance maintenant, c’est d’abord de faire en sorte de vous rendre régulièrement dans votre jardin (pour travailler votre pensée détail).


Même l’hiver !


Vous avez besoin d’observer le plus régulièrement possible.


Pour ça, vous pouvez installer un composteur ou un lombricomposteur par exemple.



La deuxième chose, c’est de prendre des mesures de votre jardin et de faire ce foutu plan !


Vous n’avez plus d’excuses.



Pour résumer, il vous reste 2 étapes :


Etape numéro 1 : prendre les mesures de votre jardin (un jour de beau temps).


Etape numéro 2 : faire un plan (un jour de pluie).



C’est aussi simple que ça.


A vous de jouer !



Fabrice.

PS : pour recevoir le cours de permaculture par e-mail, abonnez-vous ici 😉

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.