Les 12 principes de la permaculture appliqués au composteur de jardin


Le fondement du concept de ce type de mail (“Les 12 principes de la permaculture appliqués à etc…”) est simple. Je prends un sujet au hasard (ou presque) et je le fais passer par le filtre des 12 principes de permaculture selon David Holmgren.


Pas de cours académique. J’écris juste ce qui me passe par la tête.


Le but, c’est que vous appréhendiez mieux ces 12 principes (et c’est aussi l’occasion de réviser 😉).
Si vous avez du mal à saisir un ou plusieurs de ces principes, n’hésitez pas à me le dire en répondant à ce mail



C’est parti !



1. Observer et interagir


De temps en temps, il est bon de prendre quelques minutes pour observer votre compost.


Est-ce qu’il se décompose bien ? Est-ce qu’il ne chauffe pas trop ? A-t-il une bonne odeur de forêt ? Y a-t-il des vers de terre ? Est-il assez humide ?


Ensuite, agissez en fonction de vos observations.


S’il ne se décompose pas assez vite, qu’il sent mauvais ou qu’il chauffe trop, essayez de le brasser et de revoir votre équilibre carbone/azote.


S’il n’y a pas de vers de litière (eisenia foetida), pourquoi ne pas en rajouter ?


Et, s’il est trop sec, arrosez-le ou gardez-le ouvert un jour de pluie.



2. Capter et stocker l’énergie


Contrairement à un système naturel, un composteur a besoin d’une intervention humaine pour fonctionner.


Et oui, seul un humain peut l’ouvrir pour ajouter un peu de matière organique.


Vous êtes donc son unique source d’énergie, alors prenez bien soin de lui !



3. Obtenir une production


Un compost bien mûr peut alléger le sol pour cultiver vos pommes de terre ou remplir vos godets à semis au printemps. A vous de voir quelle utilité vous allez donner à votre compost…



4. Appliquer l’autorégulation et accepter la rétroaction


Un composteur de jardin n’a pas de fond. Il est en contact avec la vie souterraine.


Ca permet à cette vie d’aller et venir… de s’autoréguler. Et rien n’empêche qu’un mulot, qu’une souris ou qu’un campagnol ne décide d’y faire quelques portées… accepter la rétroaction c’est accepter ça aussi.




5. Utiliser et valoriser les ressources et les services renouvelables


Remplir votre composteur de jardin avec vos épluchures et vos restes, c’est bien.


Mais ne vous contentez pas que de ça.


Utiliser la matière organique à disposition dans votre jardin ! (pas la peine d’aller faire des kilomètres avec une remorque pour aller en chercher).


Gazon, feuilles mortes, fruits pourris et bois mort sont en abondance dans un jardin vivant…



6. Ne produire aucun déchet


Dans un compost, tout est utile.


Au moment de la récolte, si vous trouvez des morceaux qui n’ont pas fini de se décomposer, mettez-les de côté pour relancer le prochain compost !



7. La conception des grandes structures aux détails


Dans une conception, un design, le composteur de jardin est loin d’être un détail. Prenez-le en compte dès le lancement de votre jardin !



8. Intégrer au lieu de séparer


Une erreur que la plupart des gens font : mettre le composteur au fond du jardin.


Le problème avec ça, c’est qu’il est tellement loin que vous avez la flemme d’y aller (surtout l’hiver).



Votre composteur de jardin doit faire partie de votre quotidien.


Vous devez passer naturellement devant, et ce plusieurs fois par semaine.


Dans votre design, il doit se trouver entre la zone 0 et la zone 3 grand maximum (idéalement, il se trouve en zone 2).



9. Utiliser des solutions lentes et à petite échelle


Le composteur est une solution lente. Et une fois rempli, vous devez encore attendre environ 6 mois sans rien toucher pour qu’il arrive à maturité.


C’est la raison pour laquelle vous devez le lancer le plus rapidement possible. Peu importe la saison.



10. Se servir de la diversité et la valoriser


N’hésitez pas à mettre tout et n’importe quoi dans votre composteur (évitez tout de même l’huile de vidange 😂).


Le secret d’un bon compost c’est sa diversité. Plus vous mélangez de chose, mieux il se porte !



11. Utiliser les bordures et valoriser la marge


Une bordure c’est une interface entre 2 choses.


C’est un peu comme la dernière semaine d’août. C’est la semaine qu’il y a entre les grandes vacances et la rentrée…


Bref.


Plus il y a de bordures, plus il y a d’interfaces et donc, plus il y a de la vie.


Et pour illustrer cet exemple, j’ai choisi de parler de matière organique. Et plus précisément de l’équilibre carbone/azote.


L’idéal, c’est d’ajouter de la matière sèche (matière organique carbonée) à chaque fois que vous ajoutez de la matière fraîche (matière organique azotée).




12. Face au changement, être inventif


La plupart du temps, tout ne se passe pas comme prévu.


Il y a toujours une souris, un campagnol ou une musaraigne qui décide de venir squatter votre composteur de jardin.


Ne vous tracassez pas pour ça..


.. ils mélangent le compost pour vous (et en plus ils décomposent les matières organiques difficiles à digérer).



Voilà tout pour aujoud’hui.


Très bon weekend !



PS : si vous appréciez mon travail, vous pouvez me soutenir ici.



Fabrice.

PS : pour recevoir le cours de permaculture par e-mail, abonnez-vous ici 😉

Partager l'article 👇
  •  
  •  
  •  
  •  
  •   

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.