La permaculture sur terrasse de balcon permet-elle de créer un potager autonome ?

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Mettre en place un potager autonome en hors-sol grâce à la permaculture c’est impossible ? Pourtant c’est ce que j’expérimente et ça fonctionne !


Si vous avez atterri ici c’est surement que vous avez vous aussi une terrasse ou un balcon où vous aimeriez installer un potager en permaculture.

J’étais dans ce cas-là jusqu’à ce que je me lance il y a quelques années !


Au départ, lorsque j’ai découvre la permaculture, j’entendais parler de sol vivant, de potager autonome et surtout de butte de culture !

Ensuite, j’ai regardé toutes les vidéos de la ferme du bec hellouin sans en tirer de solutions concrètes pour ma parcelle de goudron tristement vide.

J’ai envisagé de rapporter une remorque de terre et deux ou trois bottes de paille pour faire une butte de culture sur la terrasse mais ça s’est avéré un peu trop « utopique » 😅

Au final, j’en suis arrivé à ces 3 conclusions : soit je déménage dans la campagne profonde pour trouver un terrain abordable, soit je cherche un jardin partagé en permaculture pas très loin de chez moi ou soit j’oublie tout ça et je profiterais de la retraite pour aller vivre mon rêve dans la campagne profonde.

Finalement j’en ai trouvé une quatrième et je me suis lancé le défi de faire un potager en permaculture avec quelques pots de fleurs…


Comment créer un potager autonome sur une dalle en béton ?


La vie ce n’est pas tout noir ou tout blanc 🧘‍♂️


Tout est une question de nuance.


Enlevez-vous de la tête ces idées de butte de culture et de potager ou jardin autonome. Le seul vrai jardin autonome, c’est une forêt livrée à elle-même.

En permaculture c’est vous qui façonnez votre jardin et quelle que soit l’échelle !


Dans un potager inspiré de la permaculture vous ajoutez différents systèmes qui ont pour but de le rendre de plus en plus autonome (ou performant si vous préférez).

Des systèmes ?
Un système c’est, par exemple, récupérer l’eau de pluie pour arroser vos plantes ou lombricomposter pour faire votre propre terreau à semis.

Plus vous mettez en place de systèmes, plus votre potager devient autonome et résiliant.


Mais, n’oubliez pas que dans tous les jardins inspirés de la permaculture, c’est l’humain qui est au cœur !

Je vais peut-être vous choquer mais la seule culture qui peut réellement tendre vers l’autonomie totale (sans intervention humaine) c’est la monoculture industrialisée et robotisée. Mais à quel prix ?


La monoculture c’est l’inverse de la permaculture.


La monoculture c’est quoi ?
Vous savez, c’est celle qui fonctionne avec des tracteurs qui défoncent le sol et qui balancent des tonnes de poudres et autres produits polluants…

Chaque année, il faut reprendre la procédure à zéro et, malheureusement, d’année en année la qualité et la quantité des récoltes diminuent (à cause de la dégradation des sols).

Ce qui conduit à augmenter les doses de « poudres polluantes ».


Un jardin en permaculture est, quant à lui, centré autour du respect de l’humain et de la terre.

Et, contrairement à la monoculture, il s’améliore d’année en année !

Le but c’est de faire évoluer votre jardin en fonction de vos objectifs et de votre environnement tout en suivant quelques principes de base !


Et non, la permaculture ce n’est pas mettre en place un design pour se la couler douce en attendant les récoltes (du moins pas tout de suite).


Allez voir du côté de la ferme du bec hellouin comme sa bosse dur !

Même si les études réalisées là-bas prouvent que du maraîchage en permaculture est plus rentable au mètre carré que l’agriculture conventionnelle, elles montrent aussi que le nombre de bras nécessaire est plus élevé.

Bref, on s’écarte du sujet.

Retenez juste qu’il y a autant de façon de faire de la permaculture qu’il y a de permaculteurs/trices


La permaculture est un jeu d’enfant


La monoculture est un modèle que l’on peut dupliquer à l’infini où l’on a très peu remis en question les procédures depuis des dizaines d’années (malgré les progrès de la science).


En permaculture, chaque design est unique et est constamment remis en question.

C’est comme un jeu vidéo dans lequel vous devenez de plus en plus fort au fur et à mesure que vous avancez dans la partie.

Pour prendre mon exemple, si le potager qui est sur ma terrasse ressemble à ce qu’il est aujourd’hui, c’est parce que je me suis fixé des objectifs et parce que je me suis « imposé » des principes.

Il n’a pas ressemblé à ça dès la première année !

Il a évolué en fonction de mes objectifs et de mes principes comme par exemple :


La permaculture urbaine fait bon ménage avec une démarche « zéro déchet »


La plupart de mes déchets de cuisine sont d’abord une ressource pour mon potager.

Je m’en sers pour créer le « terreau » de mes plants de légumes et aujourd’hui, grâce à ça, au lombricomposteur, au bokashi et au compostage de surface, je n’ai plus aucun déchet organique qui termine à la poubelle.

Au contraire, à certains moments il m’en manque pour alimenter mes systèmes !


Je n’utilise aucune poudre polluante.


A la place, j’utilise des recettes comme les purins d’orties et de consoude, le jus de lombricomposteur (et de bokashi), les engrais verts et d’autres recettes artisanales à base de peau de banane et de marc de café par exemple 😉

Parfois, comme cette année par exemple, je n’utilise rien de tout ça et j’ai quand même des résultats ^^


Je fais mes propres semis (grâce à une serre artisanale en bois de palette).


L’un de mes objectifs est de produire mes propres graines afin d’être de moins en moins dépendants des marchands de graines et surtout pour que mes plantes s’adaptent aux conditions difficiles de la culture en pots de fleurs.

(Pour ça, pensez à choisir des graines reproductibles).


Et pour finir, j’adore les tomates.


Au départ j’ai tout misé sur cette culture et on peut dire que ça a bien fonctionné ! L’année dernière j’en ai tellement récolté que je n’ai pas pu tout manger. Du coup j’en ai donné et j’ai fait des coulis !


Bref, la permaculture urbaine sur dalle de béton, plaque de goudron ou je ne sais quoi d’autre je peux vous dire que ça marche, c’est kiffant et que pour vous ça peut commencer dès maintenant !


La première étape – Fixez-vous des objectifs !


Quels objectifs voulez-vous atteindre d’ici 3 ou 4 ans ?

Ca peut être l’abondance en tomate comme moi.

Mais vous pouvez aussi viser l’abondance de salade par exemple.

Vous pourriez aussi envisager de recycler tous les déchets de cuisines compostables pour alléger votre poubelle et enrichir votre potager.

Laissez marcher votre imagination et n’oubliez pas la règle principale : commencez petit !

Si l’aventure vous tente, je vous invite à lire cet article pour aller un peu plus loin et si vous avez besoin que je vous accompagne dans votre design, c’est par ici.

Voilà tout !


Mise à jour : Dans sa dernière vidéo, Damien Dekarz de la chaîne youtube « permaculture, agrécologie, etc.. » nous rappelle que faire pousser des tomates sur son balcon c’est un premier pas vers l’autonomie ! (et en citant le potager minimaliste !  😃 )




Fabrice.

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Alors, quels sont vos objectifs et quels sont vos principes ?


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