Potager minimaliste : 1 – Confinement : 0


On y est.


5 ème semaine de confinement (et c’est reparti pour 4).


Dans ce mail, j’aimerais vous démontrer (par l’exemple) à quel point il est primordial de changer radicalement votre façon de cultiver dans vos pots de fleurs.


En ces temps de crise, un potager minimaliste comme le mien a un avantage injuste sur les autres potagers de terrasse et de balcon.


Cet avantage c’est l’autonomie.
Et oui un potager autonome dans des pots de fleurs c’est complètement faisable



En ce moment vous vous posez certainement tout un tas de questions.


Comment vais-je faire pour renouveler le terreau de mes pots de fleurs et de mes jardinières si les jardineries sont fermées ou en pénurie ?


Va-t-il y avoir une ruée sur les plantes potagères ?


Est-ce que je vais pouvoir acheter mes salades, mes tomates et mes graines de radis ?


Et pour l’engrais ?


Y aura-t-il du copeau de chanvre pour pailler tout ça et faire face à la sécheresse estivale ?
Sécheresse qui a déjà commencé (chez moi, nous en sommes déjà à 34 jours sans pluie alors que le printemps ne fait que commencer…)



Personnellement, je pourrais rester en confinement de long mois sans avoir à me poser la moindre de ces questions.


Mes légumes, je les cultive tous de la graine à l’assiette.
J’achète mes graines par correspondance en général (sinon elles viennent du troc et de plus en plus de mes propres récoltes…)


Je ne vais jamais en jardinerie.
Sauf pour acheter un sac de terreau et un sac de fumier une fois par an en moyenne


Le terreau me serre uniquement à faire mes semis.
Mes pots de fleurs, jardinières et bacs de culture sont tous remplit en lasagnes


Et elle est là la base de cette autonomie.


La culture en lasagne en pots.



C’est simple, je n’interviens que quelques fois dans l’année sur mes pots de fleurs.
Le plus gros du travail c’est au mois de mai quand je plante la plupart de mes légumes


Imaginez que vous n’ayez plus besoin de préparer vos pots de fleurs chaque année.


Pas d’arrachage de mauvaises herbes, pas de binage et pas de remplacement ou rajout de terreau.


Au contraire, moins vous en faites, plus votre sol est vivant et riche en nutriements.


La seule chose à faire c’est de lui donner à manger.


Comment ?


Allez, juste un exemple..


..en laissant pousser les mauvaises herbes jusqu’au dernier moment (quand vous avez besoin d’un peu d’espace pour planter votre plant de tomate par exemple).


Cette “mauvaise herbe” a fait le travail pour vous alors pourquoi vouloir à tour pris s’en débarrasser ?


D’une elle draine votre pot (grâce à son système racinaire) et de 2, elle nourrit votre sol si vous la déposez au pied de votre plant de tomate fraîchement planté.
Sans parler du fait qu’en la coupant à la base au lieu de l’arracher, vous laissez son système racinaire en place et il continue son effet drainant et nourrit votre sol…


Bref, des avantages comme ça il y en a plein d’autres dans un potager minimaliste inspiré de la permaculture.



Maintenant c’est à vous de jouer.


Faites des lasagnes dans vos pots de fleurs.


Lancez quelques semis.


Laissez la nature sauvage s’installer sur votre balcon et vous verrez que d’ici quelques années vous n’aurez plus besoin de courir les jardineries !



Si vous n’aviez pas vu passer mon dernier article sur les 5 gestes qui sauvent en période de confinement, je vous laisse le découvrir (il est plein de bonnes idées 😉).



Fabrice.

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