6 choses à faire à l’automne sur votre potager de balcon
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par | 23-09-2022


C’est l’automne.


Les feuilles tombent.


Certaines plantes sèchent.


D’autres ont littéralement fondues, comme si elles s’étaient évaporées…


La nature libère de l’espace pour laisser entrer plus de lumière.


Pour laisser grandir les petites pousses.


A l’inverse, l’humain, se couvre de plus en plus, pour faire face au froid.



Préparer le printemps, ça se passe à l’automne


J’ai longtemps observé mon potager sur ma terrasse.


Des sortes de méditations (certains appellent ça des « moments d’absence »).


J’ai observé pendant l’automne.


L’hiver.


Puis au printemps.



Observé sans intervenir.


Regardé.


Ecouté.


Senti.


Juste être conscient de ce qu’il se passe quand on laisse faire la nature.


Etre conscient des conséquences du non-agir.


Parfois (et surtout selon la voisine quand je m’occupais du jardin partagé de mon village), j’ai un peu trop pratiqué ce « non-agir » 😅


(quand on n’a pas l’œil aiguisé pour observer la nature dans toute sa complexité, on ne voit qu’un ramassis de mauvaises herbes qui ne demandent qu’à être dézinguées !)


Bref.


Peut-être que vous aussi vous êtes un peu trop dans le non-agir et que vous avez besoin d’un petit coup de pouce pour cet automne.


Un petit coup de pouce, mais pas trop..


..tout doux..


..et c’est ce que nous allons voir maintenant…



1/ Diminuer l’arrosage


Oui.


Le premier geste invite au non-agir.


A l’observation.


Et on ne va pas se mentir, ça fait du bien !


La gestion de l’arrosage d’un potager en pots est une énorme contrainte.


En plein été (pile-poil là où on part en vacances), c’est limite s’il ne faut pas arroser matin et soir !


C’est l’une des raisons pour laquelle je vous rabâche souvent ce conseil : utilisez des gros pots.


Non seulement ils gardent mieux l’humidité, mais aussi parce que vous aurez de bien meilleurs résultats en termes de récolte.


(qui dit plus de terre, dit plus de racines et donc, des plantes plus développées. Logique)



Autre chose en ce qui concerne l’eau.


Si vous avez un récupérateur d’eau, vous pouvez le ranger.


(l’humidité, ça ne devrait pas être ce qu’il va vous manquer le plus dans les prochaines semaines…)



D’ailleurs, en parlant d’humidité, faites en sorte à ce qu’elle ne s’installe pas trop dans vos pots de fleurs (ça évitera qu’ils ne se transforment en pots à champignons ou en pots à mousse).


Pour ça, rien de plus simple. Laissez sécher entre 2 arrosages.


Voir même, n’arrosez plus du tout si vous avez « la chance » d’habiter dans un coin où il pleut régulièrement (et que votre balcon est à ciel ouvert).


Tout est une histoire de dosage.


Le but, c’est d’avoir un sol humide, mais aéré.


La plupart des plantes au potager ont besoin d’oxygène dans leurs racines pour s’épanouir…

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2/ Apporter de l’engrais


J’espère que vos plantes on eu de quoi se régaler cet été.


Dans tous les cas, on arrive en fin de saison et votre sol à de nouveau besoin d’être rechargé en nutriments.


Azote, phosphore et potassium.


Ce sont les 3 engrais de base pour que vos plantes soient belles et bien fleuries.


Le meilleur engrais naturel qui regroupe ces 3 éléments, c’est le fumier de cheval.



Quoi ?


Du fumier de cheval dans des pots de fleurs ?



Et oui, mesdames et messieurs.


Vous avez bien lu.


Du crottin de cheval bien frais !



Alors bien évidemment, je ne sors pas ça de mon chapeau, là, comme ça.


J’ai d’abord testé pour vous.


(c’était à l’automne, il y a deux ans, et tout s’est très bien passé)


Pas de mauvaises odeurs.


Décomposition rapide.


Bon développement des plantes.


Et les vers de lombricompost adorent ça !



La seule question à vous poser, c’est de savoir quand vous allez l’ajouter ?


Maintenant ou au printemps ?


Mais je m’éparpille.


La question n’est pas là.


On parle de donner de l’engrais à vos plantes pour qu’elles puissent l’assimiler directement.


Le fumier de cheval, c’est bien, mais ce n’est pas ça qui va les nourrir de suite.


Pour ça, il faut de l’engrais liquide.


Le purin de consoude, c’est bien l’été et ça fonctionne aussi l’automne.


Il y a aussi ma recette d’engrais banane/marc de café.


Le lombrithé ou le jus de bokashi, c’est top aussi.


Ou même un bon vieux purin d’ortie si vous n’avez que ça sous la main…


Le but, c’est d’utiliser quelque chose à portée de main et de liquide pour que ce soit directement assimilé par la plante à l’arrosage.


(tout en veillant à ne pas créer un excès d’humidité bien entendu… à vous de vous adapter et d’intervenir au bon moment)



3/ Prendre note et tirer des conclusions


Bon.


Une fois que vous avez mis en place ces premiers gestes de secours, je vous invite à l’observation.


A faire le point sur vos réussites et sur vos échecs.


Tout est sous vos yeux.


Quels pots mériteraient d’être bougés ?


Quels secteurs ont le plus souffert du soleil ? Du vent ? Des intempéries ?


La serre est-elle bien placée ?


Et le lombricomposteur ?


Et les abris à insectes ?


Le tuteurage est-il fonctionnel ?


Des remarques sur les associations de plantes ?


A quels endroits les récoltes ont-elles le plus donné et pourquoi ?


N’hésitez pas à tout noter !


(et à prendre des photos aussi)


N’essayez pas de tout régler maintenant.


Chaque chose en son temps.


Le but, c’est d’observer et de prendre des notes.


Un point c’est tout.



4/ Semer et planter


Comme je vous le disais au début de cet article, il y a de la place qui se libère au potager.


C’est le moment de planter et d’envisager les derniers semis.


N’hésitez pas à mettre des plantes partout (même au pied des cultures d’été qui arrivent à terme).


Bien évidemment, tout dépend d’où vous en êtes dans votre pratique.


Si c’est votre première année, ajoutez le maximum de plantes et de graines que vous avez sous la main.


N’oubliez pas, il y aura des loupés.


Alors, maximisez vos chances !



Si vous êtes un peu plus avancé (et que vous suivez mes conseils), il y a fort à parier que vous ayez déjà quelques semis spontanés qui prennent le relais cet automne…


Et si c’est le cas, félicitations, vous êtes sur la bonne voie !


🙂



5/ Enrichir le sol de vos pots de fleurs


Comme je vous le disais, vous pouvez très bien ajouter du fumier de cheval pour nourrir le sol de vos pots de fleurs sur le long terme, mais il n’y a pas que ça.


Vous pouvez aussi ajouter du compost, du lombricompost, des feuilles mortes, de la tonte de gazon, des épluchures de fruits et légumes, etc, etc…


Vous vous demandez lequel choisir ?


Pour ça, laissez place à votre imagination et, surtout, à l’observation.


Le compost n’est pas meilleur que le lombricompost (et inversement).


Le but, c’est de penser « permaculture ».


Dans ma méthode de design, je vous invite à noter toutes les ressources dont vous disposez.


Ensuite, je vous invite à capter et à stocker ces énergies.


Dans ce cas-là, c’est pareil.


Prenez donc le temps de localiser et noter toutes les ressources qui peuvent potentiellement enrichir votre sol.


Ensuite, au moment venu, récoltez et stockez ces ressources.


(stockez notamment à la surface de vos pots de fleurs…)



Petit conseil :


Si vous ajoutez une grosse couche de compost au autre à votre pot, pensez à mettre une dernière couche de protection (paille, foin, etc…).


Et si possible, mettez votre pot à l’abri du gel et de la pluie (en veillant à ce qu’il ne sèche pas non plus).



6/ Gérer le paillage


Il n’y a pas de paillage parfait.


Ce n’est pas compliqué.


Veillez, là encore, à penser « permaculture ».


👉 Observer


👉 Capter l’énergie


👉 Stocker l’énergie


Rien de plus simple.


L’ob-ser-va-tion.


(et si vous avez besoin de conseils pour trouver du paillage gratuit en ville, j’en parle par ici)



Conclusion : ne laissez pas vos pots de fleurs vides


S’il fallait résumer cet article en 2 mots :


ajouter et ajouter.


Que ce soit des plantes, des graines, du fumier de cheval ou des peaux de bananes, il est temps de remplir vos pots de fleurs.


Sans aller dans l’excès.


Soyez raisonnable.


Si vous voulez que ça se passe bien, n’allez pas dans un excès d’humidité.


Et surtout, pensez local et diversité.


La plupart des potagers en pots que je vois en ville sont beaucoup trop vide durant l’hiver.


Et c’est l’une des raisons pour laquelle ils ne sont pas résilients.



Si vous ne voulez pas faire une crise d’angoisse à la moindre apparition de pucerons, vous devez laisser de la place à la nature.


Arrêtez de planter 3 carottes et un navet par an et par pot de fleurs.


Chargez-moi ces pots.


Et arrêtez d’arracher toutes les « mauvaises herbes » !



PS : de rien.



PPS : si vous n’avez pas envie de vous prendre la tête cet automne, vous pouvez aussi commander votre kit « hivernage de pots de fleurs ».


C’est simple.


Vous passez commande.


Je vous envoie le kit.


Vous le recevez d’ici 2 – 3 jours.


Vous semez et vous laissez faire.


Minimaliste, mais efficace 😉





Fabrice.






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Je suis Fabrice, conseiller en jardinage urbain

 

👉 + de 15 années d'expérience dans le jardinage en milieu urbain, le compostage, le lombricompostage, le compostage "bokashi" et la culture en lasagnes en pots de fleurs

👉 Formé en permaculture par Damien Dekarz

👉 Passionné de l'humain, de la flore et de la faune sauvage (ainsi que de leurs interactions)

👉 Créateur et responsable d'un jardin partagé

👉 Créateur et responsable de la légendaire terrasse du potager minimaliste

👉 Responsable de la création de plusieurs dizaines de jardins (balcons, terrasses, jardins partagés, etc...)

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