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J’ai participé à la plantation d’une forêt Miyawaki à Lyon (et je vous explique comment on a fait)

J’ai participé à la plantation d’une forêt Miyawaki à Lyon (et je vous explique comment on a fait)

Dans cet article, je vous parle de forêt Miyawaki.. laissez-vous guider sur son chemin au travers de mon expérience de chantier participatif au parc de Parilly à Lyon...

Mais avant de démarrer cet article, je vous invite à découvrir ce podcast où je vous explique comment je me suis inspiré de la méthode Miyawaki pour créer un potager en permaculture avec des pots de fleurs.

C'est bon ?

Let's go !

Pour faire simple, c'est une méthode de reforestation régénérative et ultra rapide (SPOIL : on s'est inspiré de la nature pour inventer ça 😉)

D'ailleurs, c'est un botaniste japonais expert en écologie végétale du nom d'Akira Miyawaki qui a créé cette méthode à la fin du 20 ème siècle.

Aujourd'hui, Akira est reconnu internationalement pour être un spécialiste de la restauration naturelle des sols dégradés. Le genre de sols industriels qu'on trouve en milieu urbain et périurbain.

En quelque sorte, c'est un pro de l'aggradation des sols en ville !

Ce qui me parle dans son approche, c'est qu'il préconise avant tout d'utiliser des espèces indigènes...

Planter une forêt avec des espèces indigènes ?

Oui.

Une espèce indigène, c'est une espèce qui apparaît spontanément sur un territoire, sans l'intervention de l'homme.

On peut appeler ça aussi des espèces autochtones. En fait, ce sont les arbres qui sont les plus adaptés au contexte du lieu dans lequel on va planter la forêt Miyawaki (principalement au climat, au relief et au sol).

...

Et concrètement, une forêt Miyawaki ça pousse beaucoup plus vite et c'est beaucoup plus résilient que les méthodes de reforestation actuelles...

Comment a-t-il créé cette méthode de reforestation Miyawaki ?

C'est dans les années 70 qu'Akira Miyawaki s'est rendu compte que la grande majorité des arbres forestiers du Japon n'étaient pas indigènes.

Ils avaient été introduits, entre autres, pour l'exploitation de leur bois.

Son parcours de botaniste l'a donc mené à faire de nombreuses recherches sur les véritables arbres indigènes du Japon.

Et c'est grâce à la mise en application de ses recherches, qu'il a pu créer et démontrer que sa méthode de reforestation est l'une des plus efficaces jamais utilisées (testée et approuvée sur plus de 1200 sites industriels en moins d'une vingtaine d'années).

En gros, avec cette méthode, on est capable d'implanter une forêt primaire mature et ultra régénératrice en 20 ans (au lieu de 500 à 700 ans en fonction des dégâts causés selon Francis Hallé).

Cette croissance spectaculaire est dû à 2 raisons.

D'une, on utilise des espèces d'arbres qui font partie du dernier cycle de maturité d'une forêt primaire (et oui, une forêt primaire commence par un simple pissenlit.. s'en suit les ronces.. les arbres pionniers, etc... et ça, ça prend du temps).

Et de deux, on plante très très serré (minimum 3 arbres au mètre carré !).

Le fait de planter serré va stimuler la croissance des arbres au niveau aérien (pour la course à la lumière) et au niveau racinaire.

Du coup, on obtient une forêt qui pousse super vite !

Bref.

Non seulement ça pousse vite..

..mais en plus, ça ne demande pas beaucoup d'entretien.

Il suffit juste de planter, arroser et désherber pendant 3 ans.

Et, au-delà de ces 3 années, la forêt est autonome.


Vous l'aurez compris, sur le papier, cette méthode, c'est le top du top en terme de reforestation efficace et écologique !

Où se situe cette forêt Miyawaki à Lyon ?

Elle se trouve dans le parc de Parilly à Bron (toutes les infos sont en fin d'article).

Mais ce n'est pas la seule.

Il y a d'autres projets qui devraient se concrétiser non seulement à Lyon (comme celui de la Duchère et de ses 4 500 arbres !), mais aussi dans d'autres grandes villes de France (comme le chantier actuel de Mulhouse avec ses 24 000 arbres !!).


(Mise à jour : la forêt de Mulhouse n'utilise finalement pas la technique de reforestation Miyawaki dans le choix de ses espèces, et pour ce qui est de la mairie de Lyon, elle plante effectivement de plus en plus de forêt Miyawaki dans sa ville)

En fait, je ne sais pas ce qui est en train de se passer, mais depuis 2 ou 3 ans, il y a plein de projets Miyawaki qui fleurissent un peu partout en France !

Bref.

C'est cool.

Comme quoi, les prises de conscience ne servent pas à rien...

A qui appartient-elle et pourquoi au parc de Parilly ?

Le terrain où nous avons planté cette forêt appartient à l'agglomération lyonnaise, mais je ne saurais pas vous dire dans les détails comment l'association Boomforest à obtenu l'accord et le partenariat pour planter à cet endroit.

Le seul "conseil" que je peux vous donner pour lancer ce genre de projet, c'est de trouver un particulier ou une collectivité d'accord pour planter des arbres sur leur terrain (sauf si vous êtes déjà l'heureux propriétaire d'une friche ou d'un simple terrain de quelques centaines de mètres carrés !).

Parfois, il suffit de faire un appel sur vos réseaux sociaux. Apparemment, ça fonctionne assez bien. Il y a plein de gens qui serait d'accord qu'on vienne planter une forêt chez eux.

Pour faire bien, je vous conseille de mettre les choses au clair dès le départ (on parle d'une forêt.. c'est un projet sur le long terme).

Le mieux, c'est de faire une convention pour savoir qui joue le rôle de quoi dans cette histoire (droits et obligations de chacun).

(apparemment, en créant une "Obligation Réelle Environnementale" par parcelle cadastrale, vous pouvez protéger un terrain de toutes interventions pour une durée de 99 ans !... je vous laisse vous renseigner sur le sujet...) 👇


Bon.

A ce que je me suis laissé entendre dire, le choix de l'emplacement (200 m² sur un parc d'un peu moins de 200 hectares) aurait été prit car il se trouvait à mi-chemin entre le fumier et l'eau nécessaire à la plantation (#bonsens).

Pour information, la taille minimum conseillée pour créer une forêt Miyawaki efficace est de 100 m².

Et en sachant qu'il faut planter environ 3 arbres au mètre carré (parfois 5 !), ce ne sont pas moins de 700 bébés arbres qui ont été rapporté pour ce chantier de 200 m².

varietes-arbres-foret-miyawaki
700 arbres répartis en une trentaine d'espèces différentes

Comment ont été choisi les espèces indigènes ?

Il ne suffit pas de faire quelques boutures ou d'arracher quelques rejets dans la forêt avoisinante (quoique..).

La sélection des espèces est une étape primordiale dans la création d'une forêt Miyawaki.

Pour commencer, il faut faire une recherche sur les végétaux qui poussent naturellement dans la région (on appelle ça, la végétation naturelle potentielle).

Ces végétaux sont naturellement adaptés à l'environnement du terrain et produiront une forêt primaire résiliente.

Ensuite, il faut déterminer quelles sont les variétés d'arbres du stade définitif du cycle de cette "forêt indigène" (c'est un peu brouillon dit comme ça, mais l'idée est là.. et si vous voulez aller plus loin, on appelle ça le "cycle sylvigénétique").


Bref, une fois ce travail fait, il "suffit' de trouver les variétés et le nombre de végétaux nécessaires pour le projet (utilisez des végétaux locaux bien évidemment).

La préparation du sol et la plantation

Le chantier de plantation de la forêt Miyawaki du parc de Parilly a eu lieu le 5,6 et 7 mars 2021 près de l'allée des Robiniers.

Le jour où j'écris ces lignes, n'importe qui peut se rendre sur cette petite forêt.

Même les chevreuils.

Mais heureusement, il parait qu'il n'y en a pas dans ce parc.

Ouf !

Parce que les chevreuils et les lapins (il n'y en a pas non plus), sont vos pires ennemis dans ce genre de chantier..

..en une nuit, ils peuvent mettre sans dessus-dessous votre forêt fraîchement plantée..

Bref.

Le terrain a donc été préparé quelques semaines avant la plantation.

preparation-terrain-foret-miyawaki
Pour préparer le sol à ce genre de chantier, il suffit de l'aérer et de faire un apport de matières organiques adaptées à sa composition (ici du fumier)

La plantation d'une forêt Miyawaki se fait collectivement et "festivement" !

Et c'est la raison pour laquelle j'ai pu participer à ce chantier.

"La philosophie de Miyawaki veut que la plantation prenne la forme d’un festival afin d’impliquer les populations locales et les sensibiliser à l’environnement"

...

Et comme le dit "Aranya" dans son livre "Design en permaculture" (lien amazon) :

"J'ai vu des projets très bien attentionnés, comme des vergers communautaires, mais qui sont créés sans consultation des résidents locaux, ou très peu. Inévitablement, par la suite, ils font l'objet de vandalisme parce que les habitants du quartier n'ont aucun lien avec cette "chose" qui vient de débarquer chez eux"

...

A mon arrivé sur le chantier, j'ai vu des enfants en train de planter !

enfants-chantier-participatif-foret-miyawaki
Certainement un groupe scolaire du quartier...


Bref.

Un bénévole nous accueil et nous fait un mini-briefing sur la méthode et le déroulé des plantations.

"Il faut planter un arbre tous les 30 cm !".

Ca étonne la plupart des gens, mais on n'est pas là pour discuter. Au boulot !

Ah oui.

J'oublie quelque chose.

La notion d'arbres de bordures et d'arbres d'intérieurs.

Je n'ai pas plus d'informations à vous donner pour le moment, mais sachez qu'il est important de prendre ça en compte lors du choix de vos variétés. Les arbres de bordures sont censés protéger les arbres d'intérieurs des perturbations extérieurs (animaux, vents, soleil, etc...).

A vos fourche-bêche !

C'est l'heure de planter.

Super, ils ont pensé au pralinage !

pralinage-pralin-plantation-foret-miyawaki
Le pralinage consiste à tremper les racines des arbres dans une mélasse d'eau, de terre, de terreau et/ou de compost afin de favoriser la reprise de l'arbre


Armé de ma fourche-bêche, je fais des trous.

Tous les 30 cm.

...

Une fois tous les arbres plantés, il est temps d'arroser tout ça, et bien au pied s'il vous plaît ! (s'il y a des arbres trop petit, aidez-les à se faire remarquer en plantant un bout de bâton bien grand et bien droit, juste à côté !).

Pour terminer, nous rajoutons un peu de fumier, de compost et de paillage sur l'ensemble de la surface...

paille-fumier-chantier-miyawaki

Les prochains rendez-vous jusqu'à la forêt primaire...

1 mois plus tard

Comme je vous le disais, une forêt Miyawaki nécessite un peu d'entretien jusqu'à ce qu'elle devienne autonome au bout de 3 ans.

Vu que ce chantier à eu lieu en mars, il faut rapidement intervenir pour arracher les "mauvaises herbes".

Elles resteront sur place pour faire guise de paillage.

Cette action sera à renouveler avec un suivi de l'arrosage pendant 2 à 3 ans.

5 ans plus tard (août 2025)

Je suis retourné sur place pour vous faire quelques images de la forêt :


Voilà tout..

J'espère que cet article vous aura donné envie de vous retrousser les manches et voici mes 2 derniers conseils si vous êtes amené à participer à ce genre de chantier de plantations participatives :

N'oubliez pas le pralinage et pensez à ramener quelques vers de votre lombricomposteur que vous déposerez délicatement sous le paillage 😉

PS : rejoins mes sorties et balades aux alentours de Vienne, au sud de Lyon.

En bref :

Le lieu de la forêt
Allée des Robiniers au parc de Parilly à Bron

La date de plantation
5, 6 et 7 mars 2021

Le nombre d'arbres plantés
700

La maturité
Mars 2041

L'association qui coordonne le projet avec le propriétaire du terrain
Boomforest

Le propriétaire du terrain
Agglomération lyonnaise

Les espèces plantées

  • Alaterne        (Rhamnus alateranus)
  • Alisier blanc  (Sorbus aria)
  • Alisier des bois, Alisier tominal      (Sorbus torminalis)
  • Argousier      (Hippophae rhamnoides)
  • Aubépine à un style    (Crataegus monogyna)
  • Aulne corse    (Alnus cordata)
  • Cerisier à grappes, bois puant  (Prunus padus)
  • Cerisier des bois, merisier    (Prunus avium)
  • Charme  (Carpinus betulus)
  • Charme-houblon, bois de fer    (Ostrya carpinifolia)
  • Chêne pubescent (Quercus pubescens)
  • Chêne rouvre, chêne pédonculé  (Quercus robur)
  • Cournouiller sanguin    (Cornus sanguinea)
  • Erable champêtre        (Acer campestre)
  • Erable de Montpellier  (Acer monspessulanum)
  • Erable plane    (Acer platanoides)
  • Frêne à feuilles étroites      (Fraxinus angustifolia)
  • Frêne à fleurs  (Fraxinus ornus)
  • Frêne commun, Frêne élevé      (Fraxinus excelsior)
  • Fusain d’Europe, bonnet d’évèque        (Euonymus europaeus)
  • If commun, If à baies  (Taxus baccata)
  • Nerprun purgatif, cathartique  (Rhamnus cathartica)
  • Noisetier, Avelinier    (Corylus avellana)
  • Orme blanc, orme lisse  (Ulmus laevis)
  • Pommier sauvage (Malus sylvestris)
  • prunelier      (Prunus spinosa)
  • Rosier des chiens, églantier    (Rosa canina)
  • Sureau noir    (Sambucus nigra)
plantation-foret-miyawaki-lyon-parilly-pinterest

Si vous avez des questions, il y a l'espace des commentaires juste en dessous !

Un petit potager dans un jardin de banlieue parisienne…

Bonjour, j'ai un petit potager dans un jardin de banlieue parisienne. La partie réservée aux légumes est d'environ 30 m². Lorsque les gastéropodes épargnent les cultures, j'arrive sans problème à faire pousser des tomates, courges et courgettes (à condition de les polliniser à la main...) ainsi que des haricots, pois, blettes, salades et choux. Par contre je n'ai jamais réussi à faire pousser de légumes racines, ni de poireaux qui restent de la grosseur d'un stylo. Pourtant mon sol n'est pas lourd, je ne sais pas comment faire... Mon jardin n'a connu aucun traitement depuis 14 ans que j'y suis, je recycle tous mes déchets végétaux. Le potager a été recouvert des feuilles de 3 gros tilleuls cet hiver... Bref normalement les conditions sont favorables. Si tu as une idée, merci pour ton aide ! Et dans tous les cas, merci pour tes articles /mails.
Anonyme.

Tout d'abord, félicitation pour l'apport de feuilles de tilleul.


Non seulement parce que c'est difficile de trouver de la matière organique en milieu urbain, mais aussi parce que le tilleul fait un très bon paillage (il se décompose beaucoup plus rapidement que la plupart des autres feuillages et en plus il est très productif et mellifère).

D'ailleurs, en parlant d'abeilles, pourquoi ne pas en héberger quelques-unes ?

Elles ne sont pas dangereuses et ça t'éviterait de polliniser tes cucurbitacées à la main.

Pas la peine de te transformer en apiculteur (ou apicultrice ?).

Juste quelques abris à abeilles solitaires orientés vers le soleil et ça se débrouille tout seul !

Les ratés de légumes racines

Je vais avoir du mal à te répondre avec si peu de précisions.

Ca peut venir de plein de facteurs comme l'exposition ou de la façon dont tu prépares ton sol par exemple.

Mais apparemment le problème ne vient pas de là vu que tu recycles tout des déchets organiques sur place et depuis de nombreuses années (ce qui doit rendre ton sol très meuble).

Peut-être que tu pailles trop.

Les semis directs de légumes racines ont généralement du mal à passer au travers des paillages épais.

Le problème peut aussi venir des gastéropodes qui sont assez présents à ce que je vois.

Il y a aussi les fourmis !

Je ne sais pas si tu en as mais sache qu'elles peuvent te chaparder tes graines... (les campagnols aussi).


Bref, j'ai tout de même 2 conseils.

Tu peux essayer de faire pré-germer tes graines dans l'eau quelques heures ou quelques jours avant de les semer.

Sinon (et c'est ce que je fais), c'est de tout semer en godet avant de mettre en pleine terre.


Pour ce qui est des poireaux je ne suis pas un grand connaisseur..

..en fait, c'est la première année que je réussis le semis et pour le moment j'en suis au stade du repiquage.

Tout ce que je sais c'est que je les ai semé à la volée dans un godet de 10.

Il faut bien enterrer la graine (au moins 1 centimètre) et lorsque tu les repiques en pleine terre, il faut leur faire une coupe assez radicale au niveau du feuillage et des racines.


Voilà.


En tout cas j'espère t'avoir aidé.

Le temps des limaces en ville

Ces derniers jours il a beaucoup plu.

Et toutes limaces du jardin sont sorties pour dévorer les quelques plantations que j'avais commencées (salade, tomate et courge..).

Arf, pendant un mois je n'avais pas assez d'eau pour arroser mes jeunes pousses (+ de 40 jours sans pluie) et voilà que maintenant j'ai de l'eau en abondance dans mes barils mais je n'ai plus rien à arroser ! Sacrée loi de la nature...

Les invasions de limaces c'est une catastrophe et j'imagine que vous en avez aussi payé les pots cassés la semaine dernière..
Sinon soyez conscient de votre chance s'il vous plaît 😊

Lutter contre les limaces en semant des laitues

Bref, comme je vous en parlais il y a quelques semaines, cette année j'ai optimisé mes semis et j'ai produit énormément de laitues (+ d'une centaine..).

C'est pas mal de boulot pour finalement me retrouver au pied du mur presque 2 mois plus tard avec zéro laitue..

..et ça fait mal, très mal (j'en ai quelques-unes qui tiennent dans les pots de la terrasse mais plus aucune au jardin partagé).

Comme d'habitude, je ne me décourage pas et je continue à en semer.. ça finira bien par passer !

Bref.


Dans ce moment de solitude j'ai eu de l'empathie pour les personnes qui choisissent d'utiliser un anti-limace (surtout les maraîchers qui vivent de leur production..).
Et ouf que ce n'est pas mon cas..

Mais ça n'a duré qu'une fraction de seconde.

Moi, j'ai choisi de jardiner avec la nature.

De m'insérer dans un écosystème en acceptant de ne pas tout contrôler.

Et, à travers cette voie, je veux être un exemple et démontrer qu'on peut faire un potager en permaculture n'importe où, sans utiliser d'engrais, de fongicides, d'herbicides et d'insecticides (même en ville et dans des pots de fleurs !)

D'ailleurs, je suis en train de constater que ça fonctionne !
Sur la terrasse pour le moment.

Et oui, si vous vous souvenez bien, l'année dernière j'ai eu une magnifique laitue (ce qui a ramené mon taux de 0 laitue récoltée pour 10 laitues plantées à (presque) 1 laitue récoltée pour 10 laitues plantées).

Et cette année (la 3 ème année) je constate que le ratio est en train de se rapprocher des 2-3 laitues récoltées pour 10 laitues plantées !

Vous vous demandez pourquoi j'ai atteint ce genre de résultat ?

Fab aurait-il craqué pour du ferramol sans rien nous dire ?

...

Non bien évidement !

C'est juste l'équilibre qui commence à s'installer et je suis en train de découvrir pourquoi ! (et si j'avais su ça avant j'aurai sûrement gagné un an ou deux !).

Viser une certaine stabilité

Dans un jardin en permaculture, que ce soit sur une terrasse en permaculture urbaine ou un jardin de campagne, on ne lutte pas contre la nature mais on l'utilise pour créer un équilibre.

C'est de la systémie.

Une recherche constante d'équilibre.
D'ailleurs, la nature le fait très bien sans nous...

Un équilibre dans lequel il n'y a pas de place pour les "invasions" (ou du moins pour que les invasions ne soient pas trop importantes et éternelles..).

Les prédateurs de la limace

Il est souvent conseillé d'attirer des prédateurs comme le hérisson, le carabe, le crapaud, etc...

Et pour ça, il est nécessaire de leur créer une niche, un abri...

Bref je ne vais pas vous refaire un cours là-dessus.

J'aimerais mettre la lumière sur un prédateur dont on parle peut.

Ce prédateur, c'est le lézard des murailles (c'est le lézard classique que vous voyez de partout, il mesure environ 20 cm).

Et ouais, j'ai bien l'impression qu'il a régulé la population de limaces sur ma terrasse !

Chaque année, je vois de plus en plus de lézards et de moins en moins de limaces.. coïncidence ?

J'ai fait quelques recherches et effectivement le lézard des murailles se nourrit des œufs des escargots et des limaces !
J'ai aussi le sentiment qu'il les mange aussi à l'âge adulte mais ça fait plus d'un an que je surveille ça et je ne l'ai toujours pas pris la main dans le sac !

Sacrée découverte non ?

Du coup, j'ai décidé d'inviter le lézard au jardin partagé..

..et pour ça, j'ai simplement fait un tas de pierre en plein soleil à l'endroit où j'aimerais qu'il s'installe. (l'avantage du tas de pierres c'est qu'il est un abri pour les limaces la journée au même moment où le lézard prend le soleil... du coup, pour lui c'est le gîte et le couvert !).

Et, croyez-le ou non, le lendemain même j'ai vu qu'il y avait déjà un lézard qui faisait bronzette sur une de ces pierres !

Voilà, je vais continuer à observer tout ça et je vous prendrais une belle photo le jour où j'en verrai un dévorer une limace.

Si vous aussi vous êtes en ville ou dans un jardin clos sans point d'eau et que vous ne voyez pas comment attirer les hérissons, les crapauds et autres prédateurs de la limace, je vous invite à installer des abris à lézards.. (attention tout de même au poids si vous êtes sur un balcon).

D'ici un an ou deux vous serez certainement surpris de voir la population de limace diminuer.. du moins c'est ce que j'ai constaté sur ma terrasse et que je vais tester au jardin.

Si vous voulez aller plus loin sur la lutte contre les limaces, je vous recommande chaudement cet article.

PS : un autre super article à lire et relire sur la culture avec les limaces.

Fabriquer des pots à semis (la liste d’idées)

Fabriquer des pots à semis (la liste d’idées)

Trouver des godets pour semis en pleine période de confinement c'est chaud ! (sauf si vous avez un stock de papier toilette 🤣)

Blague à part.

S'il vous reste quelques semis à faire (comme les cucurbitacées, les laitues d'été ou les haricots par exemple) mais que vous n'avez plus de godets à disposition, c'est le moment de faire marcher votre imagination (et vos petites mains).

C'est la raison pour laquelle j'ai décidé d'écrire cet article !

Non seulement je vais vous donner ma liste d'idées pour fabriquer vos godets pour semis avec 3 fois rien mais je compte aussi sur vous pour m'aider !

En fait, j'aimerais que ce soit une liste participative pour que chacun.es puissent apporter sa pierre à l'édifice.

Donc je compte sur vous dans les commentaires tout en bas de l'article 👇👇

La liste d'idées pour faire vos propres godets à semis maison (DIY)

  • Rouleau papier toilette/essuie-tout.
  • Papier journal (soit fait à la main, soit en le moulant dans un vrai godet).
  • Bouteille/boîte/barquette/verre en plastique (et carton).
  • Brique de lait/jus de fruits.
  • Demi-agrume (orange, pamplemousse, etc..) séché (ça marche aussi avec un melon ou une petite pastèque).
  • Boîte à œufs.
  • Coquilles d’œufs.
  • Morceau de tissu (si vous avez une machine à coudre).
  • Filtre à café.
  • Feuille de bananier.
  • Cagette + feuille de journal/papier kraft.
  • Petites jardinières.
  • Assiette à soupe/bol/plat à gâteau.

Partagez vos idées de pots à semis dans les commentaires !

Pour que cette liste évolue, faites vos propositions et partagez l'article (il y a aussi le #godetchallenge sur Instagram) 😉

Ne mettez pas de lombricomposteur dans votre cuisine !

Ne mettez pas de lombricomposteur dans votre cuisine !


Le lombricomposteur, tout le monde en parle.

Il coûte de moins en moins cher et les ateliers pour apprendre à lombricomposter se multiplient aussi vite que des vers de terre.

Si, il y a de cela 3 ou 4 ans, je vous avais dit qu'avoir des vers de terre dans une caisse en plastique juste à côté du plan de travail de votre cuisine serait à la mode, est-ce que vous m'auriez cru ?

(suite…)

Permaculture urbaine : quel est votre premier pas ?

Que ce soit une question de permaculture au jardin, de permaculture humaine, de permaculture économique ou je ne sais quelle autre forme de permaculture, ce n'est pas toujours facile de savoir par où commencer.

Et vous par exemple. Vous ne vous sentez pas un peu perdu franchement ?

La journée vous foncez au travers du trafic et le soir vous rêvez d'autonomie alimentaire, de forêt comestible et de toilette sèche tout en vaquant sur les vidéos de vos youtubeurs préférés ?

Plus le temps passe, plus vous avez besoin d'un espace vert pour retrouver un peu d'intimité ou, au contraire, vous rêvez de créer une micro-ferme collective sur le toit du plus haut building de votre ville ?

Atteindre l'autonomie alimentaire en ville

Pour vous, la question de l'autonomie alimentaire c'est une question de vie ou de mort ?

Vous pensez que si l'on ne fait rien, d'ici la prochaine décennie, notre monde ressemblera à un vaste désert apocalyptique où la seule et unique compétence viable est un 5 ème Dan de Jujitsu ?

Dans les moments les plus difficiles, ça vous est déjà arrivé de vouloir tout plaquer pour aller élever des moutons dans les Pyrénées ?

Mais en vain, il y a trop de choses qui vous rattachent à la ville et vos gardez ça dans un coin de votre tête "pour plus tard".

Sincèrement, vous n'êtes pas le (ou la) seul.e dans ce cas-là.

C'est humain d'avoir des rêves, des idéaux, etc...

On est super fort pour se projeter mais quand il s'agit de faire une chose toute simple pour tendre vers cet idéal, ça bloque.

Pourtant, il suifferait de faire un premier pas.

Si vous avez envie d'aller vivre à la campagne, pourquoi ne pas faire une ou deux balades hors de la ville chaque semaine ?

Si vous avez envie de créer une micro ferme, pourquoi ne pas aller visiter le jardin partagé de votre quartier ?

Si vous avez envie d'apprendre la permaculture au jardin seul.e et sans avoir de compte à rendre à personne, pourquoi ne pas tester la permaculture en pots de fleurs ?

Commencer petit

Ca fait plusieurs années que j'étudie la permaculture et il y a un conseil qui revient souvent..

.. ce conseil c'est de "commencer petit et s'adapter au contexte".

C'est la base !

Et pourtant c'est contre-nature.

Nous, les êtres humains, nous voulons tout et tout de suite.

On aime les grands changements.

C'est pour cela que la plupart des gens restent embourbés dans leur situation actuelle.
Personnellement, j'ai stagné quelques années avant de découvrir quel était mon premier pas à moi

Jardiner en ville pour retrouver son autonomie

Oubliez ces notions d'autonomie alimentaire, d'urgence climatique, etc...

Pour le moment, on a de quoi manger, de quoi boire, de quoi arroser nos semis et de quoi s'amuser.
Certes on ne va pas dans le bon sens, mais n'oubliez pas que le secret c'est de commencer petit en vous adaptant au contexte

Si aujourd'hui, vous avez besoin de tendre vers plus d'autonomie en ville, alors donnez-vous les moyens de vous reconnecter à la nature.

Développez vos compétences en jardinage.

La transition peut se faire en douceur (en tout cas c'est mieux ça que rien, sinon elle se fera par la force et il y aura de la casse).

Il y a un super proverbe français qui dit que : "Celui qui n'avance pas recule".

Même si vous n'avez pas de jardin ou de terrasse pour faire un petit potager, vous pouvez toujours recycler vos déchets organiques avec un lombricomposteur.

Si le problème c'est de mettre une caisse en plastique pleine de vers de terre à côté du plan de travail de votre cuisine, vous pouvez très bien faire ça dans un pot de fleurs qui accueillera un plant de tomate cet été sur votre balcon ou votre terrasse...

Personnellement, j'ai une terrasse de 8 m ² pleine de verdure, je fais naître un jardin partagé pour mon village sur un terrain de 120 m ² et j'ai tout plein d'autres projets pour tendre vers mon monde idéal...

Si, il y a quelques années de cela je n'avais pas testé une simple culture en lasagne dans les 2 sacs cabas qui traînaient dans le coffre de ma voiture, je n'en serais pas là aujourd’hui..

Alors..

..qu'est-ce que vous attendez ?

C'est quoi votre premier pas à vous ?