Quand on se lance dans l'aventure de la permaculture en pots de fleurs, on pense tomates, poivrons, salades, radis, etc..
On oublie les fleurs.
On oublie de rajouter un peu de couleur pour les yeux.
Du nectar pour les abeilles.
Vous pensez que les fleurs n'ont pas leur utilité dans votre potager ?
Alors sachez qu'elles ont le pouvoir d'attirer la faune sur votre terrasse.
J'aime bien prendre l'exemple du tournesol.
Pour moi, un tournesol, c'est comme un phare en pleine mer.
Il est là pour dire "coucou les oiseaux, les abeilles, venez ici il y a de quoi manger !".
D'ailleurs, si je n'avais qu'une seule plante pour commencer en permaculture sur balcon, ce serait certainement le tournesol.
Et même qu'une seule plante à ajouter à votre terrasse cette année, ce serait aussi le tournesol.
Ma sélection de graines à semer au printemps en pot
Pour faire simple (une fois de plus 😉 ), il y a 2 types de fleurs.
Les fleurs comestibles et les fleurs mellifères.
Comestibles parce qu'on peut les manger..
..et mellifères parce que les abeilles et les insectes butineurs les adorent.
La capucine
La capucine est présente chaque année sur ma terrasse.
J'adore la voir courir le long de mes pots.
Pour moi, elle a plusieurs utilités.
Pour commencer, il faut être conscient que c'est une plante qui peut prendre beaucoup de place..
..mais il suffit de s'en servir à votre avantage !
Vous pouvez la faire grimper, courir de pots en pots ou bien même la faire retomber d'un pot de fleurs suspendu par exemple.
(sur ma terrasse, je m'en sers un peu comme une plante qui va combler les trous entre les pots ou sur tout ce qui est clôture)
La capucine fait de belles fleurs comestibles orange, jaune ou rouge pour mettre de la couleurs à vos salades.
Ses feuilles sont également comestibles (ainsi que ses graines).
En plus, les pucerons l'adorent (ce qui peut éviter aux tomates d'en être envahi...)
Le souci
Le deuxième fleurs que j'ai choisie, c'est le souci.
C'est une plante que je trouve assez jolie et compact.
L'avantage, c'est qu'elle repousse toute seule d'année en année.
Ses fleurs sont comestibles et elle a même quelques vertus médicinales...
Le souci fleurit toute l'année.
C'est la raison pour laquelle il attire beaucoup d'insectes au potager (super pour démarrer ou pour les balcons un peu vides).
Il se ressème facilement grâce à une production de graines assez conséquentes (idéal pour fabriquer des bombes de graines ou faire du semis sauvage).
Le cosmos
La troisième plante comestible que j'ai choisie, c'est le cosmos.
J'adore le cosmos, car elle ajoute une touche de légèreté au potager.
Elle pousse particulièrement bien à l'ombre et se plaît tout aussi bien au soleil.
Sa floraison s'étale de juin jusqu'aux premiers coups de froid.
Ses fleurs sont comestibles et décoreront aussi vos salades...
Bref, encore un plante qui va vous envoyer dans le cosmos ^^
Le tournesol
J'adore le tournesol parce qu'il est visible.
Il attire l'œil, les abeilles et insectes butineurs, les oiseaux et à ce qu'il paraît, il attire même le soleil !
Il peut servir de tuteurs pour les plantes grimpantes et volubiles.
De plus, il produit des graines en masse (qui sont d'ailleurs comestibles).
Le tournesol un un indispensable sur tous les balcons.
Le seul inconvénient, c'est que sa floraison est un peu courte (mais très très mellifère).
L'ipomée
L'ipomée une plante volubile.
C'est-à-dire qu'elle grimpe en encerclant les tiges des autres plantes (comme le haricot).
Vous pouvez la coupler avec le tournesol pour l'aider à accéder à une pergola ou la barrière de balcon de votre voisin du dessus s'il est d'accord ^^
L'ipomée fleurit tout l'été et du fait qu'elle résiste un peu aux premiers gels, c'est l'une des dernières plantes à fleurir encore en fin de saison (avec la capucine d'ailleurs).
Et pour finir, les fleurs de l'ipomée ont une teinte de couleurs qui attire particulièrement l'œil.
Moi j'adore !
Le coquelicot
Les abeilles et les insectes butineurs raffolent du pollen de la fleur rouge du coquelicot.
C'est une plante qui fleurit tout l'été et qui apporte une touche champêtre au potager.
Le coquelicot est une plante symbolique, c'est la première plante qui repeuple les champs lorsque l'on arrête d'y balancer des pesticides.
Bref.
Une indispensable !
Et pour finir, n'oubliez pas que les meilleures plantes mellifères sont celles qui poussent spontanément dans vos pots de fleurs.
Aujourd'hui, je vais vous parler des fondamentaux de la permaculture.
Qu'est-ce qu'un système ?
Un élément ?
Une fonction ?
C'est un sujet simple, mais pas toujours facile à appréhender.
Je vais aussi vous présenter mon système de calendrier de semis directement inspiré de la permaculture.
Bien évidemment, je vais utiliser un langage simple et des exemples concrets.
Comme d'habitude, mon but, c'est de vous servir mon savoir sur un plateau...
Un système, c'est un ensemble d'éléments qui ont une ou plusieurs fonctions.
Je pourrais vous parler de mon système de compostage qui est composé de plusieurs éléments comme le sceau de récupération d'épluchures de la cuisine ou de mon lombricomposteur.
Je pourrais aussi entrer en détails sur les fonctions de mon lombricomposteur qui sont, par exemple, la production de lombrithé, de lombricompost ou de vers de terre.
Mais, cette fois-ci, je vais prendre un exemple hors du contexte du jardinage.
Un exemple que vous devriez comprendre même si vous n'y connaissez absolument rien en jardinage.
Et, à priori, même si vous n'y connaissez rien en mécanique.
Cet exemple, c'est la voiture.
Comprendre ce qu'est un système
La voiture est un système.
Sa fonction principale, c'est de transporter (des humains, des objets ou des animaux) d'un point A à un point B.
Mais pas que.
Elle a aussi d'autres fonctions comme par exemple se mettre à l'abri du froid, de la pluie ou de l'orage.
Elle peut aussi servir à faire des courses sur circuit, du drift ou tout simplement à remorquer sa caravane dans le Larzac...
Donc, la voiture (le système) est composée de plusieurs roues, d'un moteur et d'une carrosserie (les éléments) pour se déplacer d'un point A à un point B (la fonction).
Si jusqu'ici, tout est clair pour vous, félicitations, vous venez de comprendre ce qu'est la permaculture ^^
Bon, maintenant, j'aimerai quand même rajouter quelque chose.
Un truc dont on ne parle jamais quand on parle de permaculture, de design, de système et de tout ça...
Ce truc, c'est l'énergie.
Un système a besoin d'énergie pour fonctionner
Pour l'exemple de la voiture, c'est simple.
Quoi ?
Vous n'avez pas deviné ?
C'est le carburant !
Et oui.
Tout système a besoin d'énergie pour fonctionner.
Les éléments (moteur, roue, etc...) ne servent à rien s'il n'y pas d'énergie pour les mettre en fonction.
...
Vous voyez ?
Un système qui ne fonctionne pas se détériore
Sans énergie, le système ne fonctionne pas, mais en plus, il se détériore.
La règle est la suivante :
Un système qui ne fonctionne pas est mort.
Et un système mort, se détériore.
Pourquoi il se détériore ?
Parce qu'il est immobile.
...
Si vous laissez votre voiture plusieurs mois sur le parking sans vous en servir.
La batterie va se vider.
Les pneus vont se dégonfler.
La carrosserie va se salir, puis rouiller.
Etc...
Pourquoi ça se dégrade ?
Tout simplement parce que la nature déteste tout ce qui est immobile.
...
Pour en savoir plus sur le calendrier, c'est par ici.
Si vous fabriquez vous-même votre jardinière, le moment où il ne faudra pas vous louper, c'est celui où vous aller percer le fond pour les écoulements d'eau (aucun retour en arrière autorisé).
Vous avez 2 choix :
Soit vous percez dans le fond et l'eau s'écoulera instantanément.
Soit vous percez sur les côtés (quelques centimètres au-dessus du fond) et vous créez une réserve d'eau.
Quel que soit votre choix, il sera intéressant de prévoir un fond avec de mettre votre substrat.
2) Eviter de créer un chignon de racines
La plupart du temps, lorsque l'on cultive des plantes en pots de fleurs, un chignon de racines se forme au fond du pot ou de la jardinière.
C'est la raison pour laquelle il est conseillé de rempoter ses fleurs tous les 2 ou 3 ans (sauf si c'est pour des plantes annuelles bien entendu).
Le fond, c'est généralement là où il y a le plus d'humidité et c'est surtout là où la racine est bloquée lorsqu'elle cherche à plonger dans le sol...
Dans la plupart des cas, le fait de préparer un fond limite ce phénomène de chignon qui est néfaste pour les plantes car la racine ne but pas directement avec le fond du pot.
Que mettre au fond de votre jardinière en plastique, en bois, ect ...?
Pour faire votre fond, vous avez la possibilité d'utiliser tout un tas de matériaux naturels.
Et, comme d'habitude, je vous conseille de penser "récup et local".
Pas la peine de passer à jardiland.
Voici donc mes 3 recommandations :
1/ La terre cuite
Plus précisément, les débris de pots en terre cuite.
Si vous avez quelques pots brisés, vous pouvez les finir avec une massette et les réutiliser pour faire votre fond de jardinière.
C'est un matériau sain et naturel.
De plus, si vous comptez mettre quelques vers de terre dans votre jardinière, l'argile contenue dans les débris pourront, à terme, contribuer à la formation du complexe argilo-humique de votre substrat ^^ (en gros, vous aurez un terreau de meilleur qualité).
2/ Les cailloux
C'est plus facile pour vous de récupérer des cailloux ?
Alors n'hésitez pas.
Mais faites tout de même attention au poids.
Ca peut aller très vite, et même fragiliser votre jardinière sur le long terme.
(au pire, vous pouvez les mélanger avec quelques débris de terre cuite pour alléger le truc)
3/ Le bois mort
En plus de contribuer au bon développement de votre plante, le bois mort en fond de jardinière permet de garder l'humidité (effet éponge).
A savoir que contrairement à ce que l'on pourrait croire, le bois mort au fond d'une jardinière ne se décomposera pas.
L'avantage au final c'est qu'il continue à jouer son rôle d'éponge d'année en année.
L'inconvénient c'est que les premiers écoulements d'eau seront probablement un peu souillés.
En-tout-cas, c'est, selon moi, le meilleur choix de fond de pot de fleurs quand on veut jardiner de manière écologique et vivante !
Voilà tout pour aujourd'hui.
PS : pensez également à nettoyer l'intérieur de vos pots et jardinières en plastique !
Vous trouverez des ouvrages sur les associations de culture, le fonctionnement du sol (et du vers de terre), de la philosophie de la permaculture et quelques techniques de jardinage bien entendu...
A l'heure où j'écris ces mots, nous entrons tout juste au cœur de l'hiver.
Il commence à faire froid.
Très froid.
Quoi de mieux que d'aller boire un bon chocolat chaud dans votre bar préféré pour faire un peu de lecture ?
Personnellement, c'est mon petit kiff en ce moment.
Plusieurs fois par semaine, je finis la journée par un peu de lecture dans un bar tranquille.
Ca me fait du bien de renouer avec de vieilles habitudes.
Non pas que je sois un ex-alcoolique ^^
Mais avant les confinements, je travaillais sur le blog et lisais beaucoup dans les bibliothèques, les bars et les boulangeries.
C'était un moyen pour moi de mieux me concentrer dans mon travail.
D'avoir l'esprit ouvert.
D'être créatif.
(depuis, j'ai appris à travailler de chez moi, mais ce n'est pas toujours facile pour être franc)
Dans les bibliothèques, on est au calme et en même temps, il y a de la vie.
Et puis chaque bibliothèque à sa propre atmosphère...
Le bruit des trousses.
Le bruit des talons de la bibliothécaire.
Les chuchotements dans les rayons.
La fenêtre sur l'extérieur.
Etc...
Pareil dans les bars (les bars calmes bien entendu).
Le bruit de la radio.
Le silence d'un bar vide.
Les gens qui papotent.
Le bruit de la machine à café.
Les odeurs.
Les courants d'air frais quand quelqu'un rentre.
...
Je sais.
C'est un peu bizarre, mais c'est mon kiff.
Et je vous invite à tester ! (pas besoin de pass sanitaire dans tous les bars 😉 )
Bon, c'est parti !
Pour commencer, je vous propose la lecture de ce petit bouquin (64 pages) écrit par Nelly Pons :
Débuter son potager en permaculture
Dans son livre, Nelly Pons vous entraîne, au travers de son expérience, dans une sorte de voyage intérieur.
Un voyage à la rencontre de votre jardin secret.
Ce petit jardin auquel vous rêvez.
Celui de votre terrasse ou de votre petite parcelle de terrain.
Ce potager dans lequel vous vous imaginez passer du temps pour jardiner, manger quelques fruits, ouquiner, etc..
Comme elle le dit (je cite) :
"Je vous invite à entreprendre ce voyage, qui ne ressemblera pas au mien, ni à aucun autre".
...
Si vous avez des enfants, vous trouverez aussi quelques infos sympas comme par exemple :
Comment faire pour les impliquer dans votre projet ?
Ou, comment leur faire comprendre l'intérêt du vers de terre pour la vie du sol avec la fameuse expérience du vers de terre ?
Bref.
Je ne vais pas tout vous dévoiler.
Je vous laisse une part de découverte.
C'est un livre qui se lit assez rapidement et dans lequel vous trouverez toutes les bases pour bien démarrer en permaculture.
Le deuxième livre de ma sélection est écrit par Hans Wagner :
Le poireau préfère les fraises
Même si ce bouquin a été écrit il y a 20 ans, il reste encore une référence dans le domaine.
Vous y trouverez les meilleures associations de plantes pour le potager (ainsi que les moins bonnes).
Le petit plus, c'est qu'il y a toutes les explications du pourquoi du comment c'est une bonne (ou une mauvaise) association.
Ce ne sont pas des pages et des pages de tableaux.
Tout est bien expliqué.
Par exemple, savez-vous pourquoi le poireau préfère les fraises ?
...
Non ?
Et bien, c'est parce que les plantes de la famille des alliacées (dont fait partie le poireau), limitent la formation de moisissures auxquelles les fraises sont sensibles.
Et voilà.
Tout le long du livre, c'est comme ça.
On apprend plein de trucs !
Si vous me connaissez assez, vous savez que je ne fais pas du tout attention aux associations de plantes.
Je plante tout mélangé dans mes pots de fleurs.
Et ça fonctionne plutôt bien.
Mais ça ne m'a pas empêché de prendre du plaisir à lire ce livre.
Et il y a plein de choses à apprendre en plus des associations de plantes.
Comme par exemple, les distances de plantations, les différentes techniques de semis, le principe "d'allées fertiles" ou les conseils pour bien démarrer un potager.
On retrouve bien la philosophie de la permaculture au travers de notion de non-labour du sol, de couvert végétal, de rotation de culture, etc...
Si vous manquez d'inspiration pour le choix de vos plantes potagères, vous trouverez de quoi faire parmi sa sélection d'une cinquantaine de plantes...
Bref.
Ce livre s'adresse autant aux débutants qu'aux jardiniers expérimentés.
Ensuite, le troisième livre de ma sélection a été écrit par Joseph Chauffrey :
Mon petit jardin en permaculture
Sorti en 2017, cet ouvrage vous transporte dans le jardin urbain de Joseph et de sa femme.
Au travers de ce récit, vous découvrirez comment ils ont réussi à créer un petit coin de paradis inspiré de la permaculture (et notamment de celui de la ferme du Bec Helloin).
Inviter et héberger la biodiversité
Favoriser les interactions et multiplier les fonctions des éléments du jardin
Revaloriser les ressources (lumière, eau, végétaux, etc...)
Prendre soin du sol en intervenant le moins possible et créer des sols vivants (paillage, compostage, compostage de surface, butte de culture, semis d'engrais vert, etc...)
Observer et comprendre la faune et la flore afin d'adapter son jardin à son environnement d'années en années
C'est sur ces principes qu'ils ont créés et entretiennent aujourd'hui encore leur petit jardin normand de 150 m².
Au travers de nombreuses illustrations, vous trouverez plein de conseils et astuces pour jardiner en permaculture.
Pour résumer, voici un super livre pour démarrer en permaculture sur une petite surface.
Toujours dans la continuité du sol vivant, voici un ouvrage complet sur le sujet.
Bien que parfois assez technique, vous y trouverez des passages passionnants sur la révolution verte (l'agriculture intensive d'après-guerre) et ses effets néfastes.
On y parle de disparition des sols, de terre érodée, de faune épigée, de faune endogée, d'humus, de litière, de roche mère, de structure et de fonctionnement des sols, de terroir, et même de bon vin !
Et pour finir, j'ai choisi un livre de Gregory Derville :
Permaculture, en route vers la transition écologique
Sorti en 2018, ce livre commence par une introduction à la permaculture et de son engouement en France depuis les années 2010.
L'auteur revient aussi sur la naissance de la permaculture dans les années 70 grâce à Bill Mollison et David Holmgren.
On découvre aussi les inspirations de ces fondateurs qui datent des années 20 !
C'est un véritable travail journalistique qui s'enchaîne sur une deuxième partie basée sur la transition écologique (et sur le pourquoi du comment la permaculture en est LA solution).
Puis, pour finir, l'auteur revient sur des choses plus concrètes et plus techniques : le design permaculturel.
Ce livre est un appel à la réflexion.
C'est très bien documenté.
Pour résumer, il est à mettre entre toutes les mains !
Mais pas la peine d'attendre le printemps pour vous bouger les fesses.
C'est maintenant que ça se joue.
Lancer un jardin potager pédagogique scolaire demande un minimum de préparation.
Il faut impliquer les élèves.
Etre organisé.
Anticiper les contraintes.
Prendre en compte le contexte.
Etc...
Vous me direz, mais pourquoi cet article Fabrice ?
Et bien parce que j'ai souvent l'occasion d'échanger avec certains d'entre vous et j'ai remarqué qu'il y avait pas mal de professeurs des écoles, d'employés de mairie, d'élus et de parents.
Que le désir de transmettre votre "fibre environnementale" aux tout petit est très fort.
J'ai mis en place plusieurs potager dans des établissements scolaires de banlieue
En général, ça se passe bien..
..les premiers mois.
Puis vient la fin de l'année et les vacances scolaires.
Et là, le potager est abandonné.
Personne ne s'occupe de l'arrosage et, à la rentrée, tout le monde l'a oublié (et le projet tombe à l'eau 90 % du temps).
Mais il n'y a pas que des problèmes d'arrosages, il y a aussi le manque d'implication des enfants, le choix des plantes, le défaut d'organisation, etc...
Bref.
C'est ce qu'on va voir ici.
Comment bien préparer un jardin potager pédagogique scolaire ?
En permaculture, tout commence par l'observation.
Donc, si vous êtes prof, commencez par sortir de la classe !
Organisez une balade dans la cour avec les enfants.
Aidez-les à recenser la biodiversité déjà présente (plantes et insectes).
Ensuite, essayez d'organiser un jeu de rôle ou d'inventer des histoires pour faire vivre cette biodiversité.
Par exemple, imaginez le dialogue qu'il pourrait y avoir entre les fourmis et les pucerons.
Faites imaginer aux enfants le dialogue intérieur d'une chenille qui est en train de grignoter une feuille ou d'une limace qui traverse la cour.
Etc..
Il y a un million de choses à observer si vous avez un minimum d'imagination et d'espaces verts dans votre école.
Improvisez un atelier inspiré de la nature
Ensuite, chaque élève choisit une fleur ou un insecte et prend un moment en classe pour faire un dessin ou du collage.
Votre rôle ici, c'est d'observer.
Observer la cour avec les enfants.
Observer leurs réactions par rapport à ce qu'il voit.
Observer ce qui les anime le plus.
Imaginez le future jardin avec les enfants
Un autre jour, prenez le temps d'imaginer un jardin avec eux.
A quel endroit pourriez-vous le mettre ?
A quoi il ressemblerait ?
Quel matériel vous avez besoin ?
Et surtout, quelles plantes !
Le choix des plantes est une étape clé
Le choix des plantes, c'est primordial.
N'oubliez pas que l'école est vide en juillet-août.
Plus personne ne pourra arroser.
Donc, ne choisissez pas uniquement des légumes d'été.
Choisissez des plantes que vous pouvez récolter toute l'année comme le romarin, le thym, la menthe, la verveine, la mélisse, les salades, les radis, les haricots, les fraises, les framboises, etc...
Pas besoin de plus pour commencer !
Planifiez l'entretien
Il faut prendre un temps pour définir toutes les tâches nécessaires.
Une sorte de brainstorming (avec les élèves toujours).
Après avoir testé la culture en lasagne en pots de fleurs, le compostage de surface en pots de fleurs, les vers de terre en pots de fleurs, les pelures d'oranges en pots de fleurs et encore bien d'autres expériences farfelues en pots de fleurs, laissez-moi vous présenter ma toute dernière découverte : le fumier de cheval en pots de fleurs !
Ca peut paraître fou, mais je l'ai fait..
..et ça fonctionne super bien !
(du moins, ça n'a posé aucun problème de mauvaises odeurs si c'est la question que vous vous posez)
Haha.
Pouvez-vous mettre du fumier de cheval dans vos pots de fleurs ?
Est-ce que vos pots de fleurs seraient capables d'engloutir une ou deux bonnes pelletées de fumier de cheval bien frais sans problèmes de champignons bizarres, de "putréfaction" ou de mouches à merde du futur ?
C'est une sacrée question non ?
Et il n'y a qu'une seule réponse juste : avec un sol vivant tout est possible.
...
Vous ne pouvez pas déposer du fumier à la surface de n'importe quel pot de fleurs comme ça, dans le plus grand des calmes, sans courir aucun risque.
C'est parce que votre sol est vivant (et rempli de vers de terre affamés), que vous pouvez vous permettre ce genre d'expérience.
La vie, c'est du mouvement.
C'est de la transformation.
Tout ce qui est immobile est mort (comme le terreau de jardinerie par exemple).
Je vous raconte comment j'ai mis du fumier de cheval dans mes pots
C'était au mois de février.
Au centre équestre dans lequel j'ai l'habitude de piocher un peu de fumier pour le jardin partagé.
Ce jour-là, j'ai pris un peu plus de fumier que prévu (mieux vaut + que pas assez).
Bref.
Une fois le fumier étalé au jardin, j'ai décidé d'utiliser le restant pour mes pots de fleurs.
...
Petit rappel : tous mes pots de fleurs sont remplis de la même culture en lasagnes que je recharge petit à petit, d'année en année, depuis + de 5 ans.
(et ça pousse toujours aussi bien)
C'est-à-dire que régulièrement, je fais du compostage de surface dans mes pots.
Que parfois, je fais de gros apports comme de la tonte fraîche, des feuilles mortes, du bokashi ou du compost frais...
Pourquoi ?
C'est simple.
Si je ne faisais pas ça, mes lasagnes s'affaisseraient à vitesse grand V et il resterait si peu de terre dans les pots que ce serait impossible de cultiver quoi que ce soit.
Ma technique secrète pour ajouter du fumier de cheval dans mes pots de fleurs
1/ J'enlève le paillage de mes pots de fleurs pour être directement au contact de la terre
2/ J'ajoute une ou deux bonnes pelletées de fumier bien frais
3/ Je recouvre avec le paillage
4/ J'arrose
Et c'est tout.
Pas plus compliqué que ça.
(désolé je n'ai pas pensé à faire de photos)
Tout le reste du boulot, ce sont les vers de terre qui vont le faire.
D'ailleurs, les vers de lombricomposteur que j'utilise dans mes pots (eisenia foetida) sont exactement les mêmes vers que l'on utilise pour la lombriculture de fumier de cheval.
Du coup, aucun problème à ce niveau-là.
Au contraire, c'est comme si c'était Noël pour eux !
Peut-on planter après avoir mis du fumier de cheval ?
Le seul "problème", c'est que j'avais un peu peur d'être un peu en retard par rapport aux plantations d'avril/mai.
Je vous rappelle que c'était le mois de février et je me demandais si les vers auraient le temps de tout décomposer en seulement 2/3 mois.
Mais bon, du coup je n'ai eu aucun problème.
Les vers ont bien travaillé.
Tout a très bien poussé cette année.
Le meilleur moment pour mettre du fumier de cheval dans vos pots de fleurs
Bref, si je devais vous donner la meilleure période pour faire ça, ce serait l'automne.
D'une parce que vous êtes sûr que tout sera bien décomposé pour le printemps suivant..
..et de deux parce que vous aurez moins de risques au niveau de l'humidité.
Oui, l'humidité est un détail important quand vous utilisez le fumier de cheval frais.
Pour que la décomposition se déroule au mieux, il ne faut pas qu'il sèche.
C'est la deuxième bonne raison pour laquelle l'automne est la meilleure période selon moi...
Bref.
Culture en lasagnes, culture en lasagnes et culture en lasagnes.
C'est la base si vous voulez faire ce genre d'expériences...
(d'ailleurs, dites-moi si vous aussi vous avez tenté l'expérience de la culture en lasagnes et ce que vous en pensez en répondant à ce mail)
PS : si vous n'avez pas encore passé le cap par peur de vous louper et de transformer votre balcon en une déchetterie végétale, vous pouvez rejoindre la formation de A à Z sur la culture en lasagne en pots de fleurs.