Comment aménager un petit jardin naturel sur son balcon grâce au design en permaculture ?

Comment aménager un petit jardin naturel sur son balcon grâce au design en permaculture ?

J'ai enregistré une version podcast de cet article, je te laisse découvrir ça juste en-dessous.

Vous avez un balcon, une terrasse ou un petit terrain ?

Vous songez à y aménager un jardin d'Éden, mais vous ne savez pas par quoi commencer pour faire le design ?

Vous passez des heures à réfléchir à l'endroit où vous allez mettre vos pots de fleurs et votre table à manger et vous n'arrivez pas à prendre de décision ?

Pourtant, vous aimeriez rapidement mettre en place votre petit jardin pour retrouver l'émerveillement et profiter de votre terrasse.

Dans cet article, vous allez découvrir comment vous mettre dans le bon état d'esprit, pour démarrer l'aménagement d'un petit jardin en pots ou en pleine terre, grâce au design en permaculture.

1/ Pourquoi faire un petit jardin ?

Un jardin désigné pour tous

Aménager un petit jardin en ville ou à la campagne est à la portée de tous.

Que ce soit pour jardiner avec vos enfants.

Que ce soit parce que vous n'avez pas le temps.

Parce que vous n'avez qu'une petite terrasse ou qu'un simple rebord de fenêtre.

Parce que vous êtes trop vieux ou vous avez des problèmes de santé.

Sachez une chose, la nature n'aura aucun mal à reprendre ses droits, même avec seulement quelques pots de fleurs.

À condition que vous lui laissiez un peu de champ libre !

Du champ libre ?

Moi-même, j'ai mis longtemps à intégrer cette notion de champ libre.

Pourtant, je jardine depuis tout petit et j'en ai même fait mon métier à une période de ma vie.

Le problème, c'est que j'ai appris à jardiner dans le contrôle.

Le contrôle des mauvaises herbes.

Le contrôle des mauvais insectes.

Le contrôle des maladies.

Etc...

Mais, je ne me suis jamais vraiment épanoui dans cette façon de faire..

..jusqu'au jour où j'ai lâché prise avec mon ancienne manière de jardiner.

Le champ libre comme premier pas pour faire le design votre petit jardin

C'est parce qu'il y a de l'espace vide et de la nourriture en abondance qu'une plante ou un animal s'installe à un endroit et prospère.

Lorsque vous laissez un champ libre sur votre terrasse ou votre jardin, il y a toujours des plantes, puis des animaux (abeilles, papillons ou autres) qui viennent s'installer, ou du moins, visiter.

La seule condition pour créer ce champ libre : le non-agir.

Si vous êtes constamment dans le contrôle de votre jardin ou de ce qu'il se passe dans vos pots, vous créez un déséquilibre en votre faveur.

Et la nature ne peut pas reprendre ses droits...

C'est simple, si vous voulez voir un peu plus de nature sauvage sur votre terrasse ou votre jardin :

1/ Délimitez et végétalisez un ou plusieurs espaces

2/ Décidez de ne plus intervenir

3/ Observez

Vous serez surpris de voir la nature reprendre ses droits !

jardinage-fenetre-oiseau-permaculture
Même un simple rebord de fenêtre peut vous aider à "jardiner"

Retrouver son rapport au vivant

Au-delà de vite végétaliser votre terrasse, j'aimerais vous inviter à avoir une réflexion sur votre "pourquoi".

Que ce soit en ville ou à la campagne, la nature a tendance à se faire de plus en plus rare.

Chaque jour qui passe, on construit et bétonne toujours plus de surfaces.

Aujourd'hui, débétonner pour jardiner n'est plus un luxe, mais un besoin (et d'autant plus en ville).

Avoir de la nature autour de nous, c'est ce qui nous ramène à qui nous sommes.

C'est ce qui nous ramène sur Terre quoi ^^

Faire un coin potager sur son balcon, son petit terrain ou rejoindre un jardin partagé nous reconnecte au vivant, mais aussi à la réalité du travail que c'est que de produire sa propre nourriture.

Connaitre le bon moment pour semer telle ou telle plante.

Faire germer et pousser les graines.

Repiquer, planter, arroser, prendre soin de…

Avoir des fruits et des légumes toute l'année en abondance au supermarché n'est qu'une illusion.

Un besoin d'ensauvager

Produire de la nourriture en ville est, selon moi, une utopie à l'heure où j'écris ces lignes.

Ce dont nous avons vraiment besoin, c'est un réensauvagement.

Pourquoi me direz-vous ?

Pour se reconnecter à qui nous sommes, mais aussi pour ne serait-ce que mieux comprendre le monde qui nous entoure et l'interdépendance qui nous y lie.

Je crois que nous sommes la seule société à avoir inventé cette idée que nous ne sommes pas tenus à avoir des égards envers le monde qui nous a fait. Le monde vivant nous a façonné dans toutes nos puissances. Notre corps, notre esprit, nos capacités émotionnelles, sensorielles, nos capacités à aimer nos proches, nos capacités d'émancipation proviennent de notre coévolution avec les autres espèces vivantes, avec nos milieux. Ces milieux nous ont fait et la quasi-totalité des cultures du monde sont au courant et conséquemment, elles ont des égards à l'égard de ce monde. Alors ce sont des égards qui prennent différentes formes et qui n'excluent absolument pas la possibilité de détruire son environnement.

Baptiste Morizot
egards-ajustes-reconnexion-nature

La nature rend heureux et emphatique 😀

Selon une étude que j'ai découverte dans un livre de Rob Hopkins, le sentiment d'émerveillement qui donne généralement la chair de poule et que l'on peut ressentir face à un coucher de soleil, un arbre majestueux ou un monument, stimule la générosité, le comportement éthique, l'altruisme et la compassion.

Il a aussi pour effet d'améliorer notre santé.

Une autre étude (toujours découverte dans son livre) issue d'une célèbre revue mensuelle américaine démontre que le contact avec la nature apporte de nombreux bienfaits :

  • Diminution du stress
  • Amélioration du sommeil
  • Amélioration de la santé mentale
  • Réduction de la dépression
  • Réduction de l'anxiété
  • Sentiment de bonheur, de bien-être et de satisfaction de vivre
  • Diminution des comportements agressifs
  • Amélioration du développement de l'enfant (diminution du TDAH)
  • Augmentation du comportement prosocial (empathie vers les personnes en difficulté) et des liens sociaux
  • Baisse de la tension artérielle
  • Amélioration de la récupération après une opération
  • Résultats de naissance améliorés
  • Amélioration de l'insuffisance cardiaque congestive
  • Amélioration du développement de l'enfant (cognitif et moteur)
  • Amélioration du contrôle de la douleur
  • Réduction de l'obésité
  • Réduction du diabète
  • Amélioration de la santé générale
  • Réduction de la mortalité
  • Amélioration de l'asthme et des allergies
  • Amélioration de la vue
  • Amélioration des fonctions immunitaires

Une autre étude, complètement folle, démontre qu'un États-unien moyen passe 93 % de son temps soit entre quatre murs, soit dans un véhicule et que 75 % des enfants au Royaume-Uni passent moins d'une heure à l'extérieur.

En sachant que la directive de l'ONU préconise 60 min de temps passé dehors, chaque jour, pour un détenu de prison, on peut dire qu'un États-unien moyen et que la plupart des enfants du Royaume-Uni passent moins de temps dehors qu'un détenu de prison 😯

Bon.

Tout ça, c'est bien beau.

Mais vous n'avez pas rejoint cet article pour découvrir que la nature fait du bien non ?

Entre nous, vous le saviez déjà ?

Et si nous allions creuser dans cette grande discipline pleine de sagesse qu'est la permaculture pour vous aménager une oasis de verdure et retrouver votre pleine santé ?

Et plus précisément, dans le design en permaculture.

2/ Utiliser le design en permaculture pour aménager son jardin de balcon

Un design sur-mesure

Quand j'ai fait mon premier design en permaculture sur ma terrasse de 8m² en 2018, j'avais un premier objectif qui était de créer un espace intime et riche où je peux reconnecter avec le vivant.

À ça, se sont ajoutées mes valeurs minimalistes et écologiques, la permaculture, la transition écologique, etc...

Et même si mon élan de départ était de faire pousser des plantes potagères, de la graine à l'assiette, mon goût pour l'esthétique et mon amour pour la nature m'a aussi dirigé sur de belles plantes à fleurs et parfois comestibles comme l'ipomée, la capucine ou le cosmos.

À l'heure où j'écris ces lignes (été 2023), ça donne ça :

potager-minimaliste-permaculture-pots-fleurs

Un jardin en pots de fleurs, unique et qui me correspond.

Qui évolue et n'est jamais le même année après année.

Avec des plantes à fleurs, des plantes à fruits, des plantes aromatiques et une myriade de pollinisateurs aussi surprenant l'un que l'autre que je peux observer sur mes plantes en toutes saisons...

À quoi ça sert le design en permaculture ?

Ce que le design permet d'obtenir, c'est une notion artisanale.

Une notion de "fait à la main".

Une notion d'unicité.

Et c'est cette unicité-là qui crée un espace pour toute la biodiversité.

S'il existait qu'un seul modèle de jardin adapté à tous les endroits du monde, déjà ça se saurait, mais qu'en serait-il de la biodiversité si tous les jardins étaient les mêmes ?

Si tous les balcons étaient les mêmes ?

Je vous pose la question...


Quand je fais un design, je fais en sorte de créer une véritable connexion avec la personne à qui il s'adresse.

Je veux découvrir ce qu'elle recherche au-delà de simplement faire pousser des plantes.

Je m'intéresse à ses goûts, à ses besoins.

Souvent, ce sont des personnes qui veulent créer une oasis riche de vie dans laquelle elles peuvent retrouver le calme, l'inspiration et l'émerveillement.

Elles ont compris qu'elles ne deviendront pas autonomes en faisant pousser des tomates sur leur balcon.

C'est uniquement lorsque j'ai mis le doigt là-dessus que je passe à la conception.

Et c'est ça le superpouvoir du design.

Jardiner en permaculture c'est jouer à un jeu infini

À l'inverse du jardinage conventionnel où tous les jardins se ressemblent et se répètent, un jardin designé en permaculture est unique et résiliant.

Mais pourquoi les jardins conventionnels se ressemblent tous ?

Parce que le jardinage conventionnel vous fait jouer à un jeu fini qui consiste à vous battre contre la nature pour arriver à vos fins.

Lutter contre les mauvaises herbes et contre les pucerons pour protéger les plantes.

Mettre de l'engrais chimique régulièrement et changer de terreau chaque année pour nourrir la terre et nourrir la plante.

Utiliser des plantes F1 pour encaisser toutes ses "maltraitances".

Etc…

Rappelez-vous de ma façon de jardiner dans le contrôle dont je vous parlais au début de cet article.

Ici, on est en plein dedans.

...

Contrôler la nature dans le but d'avoir toujours plus de récoltes.

C'est bien, quand on est dans l'urgence et qu'on doit nourrir des millions de personnes..

..mais est-ce bien sérieux quand on veut juste faire un petit jardin sur son balcon en plein cagnard ?


Avec la permaculture, tout est différent.

Que ce soit dans une ferme ou sur un balcon, vous jouez à un jeu infini.

Vous ne vous battez pas contre la nature pour arriver à vos fins, mais vous mettez en place et entretenez des écosystèmes interdépendants qui vous mènent naturellement vers l'abondance.

Jardiner en permaculture c'est comme naviguer au fil de l'eau

Dans son livre Permaculture, David Holmgren défend cette idée :

Tout le monde pense que plus, c'est mieux. Pourtant, ce n'est pas toujours vrai. Par exemple, l'idée de mettre toujours plus d'engrais s'est révélée fausse. Ça a tué nos sols

David Homgren

Le jardinage n'est pas une science exacte.

Ce n'est pas parce que chaque année, vous semez, plantez et nourrissez vos plantes au même moment et de la même façon que vous aurez les mêmes résultats.

La météo change.

Le climat change.

L'état de nos sols aussi change...

Jardiner en permaculture n'est pas une énième méthode miracle, c'est juste une autre philosophie.

C'est comme si vous étiez sur une rivière, à bord d'un kayak, avec une pagaie.

Vous ne pouvez pas choisir la vitesse ni la direction du courant.

Pour vous diriger, vous pouvez seulement anticiper au mieux les événements qui se présentent à vous...

Pour résumer cet article jusqu'ici, commencez par créer un champ libre pour pratiquer l'observation et laisser de la place à la nature. Ensuite, déterminez pourquoi vous voulez un jardin sur votre balcon. Enfin, oubliez les méthodes de jardinage. Ce qui compte, c'est qui vous voulez devenir. C'est la façon dont vous allez jardiner. C'est vous qui êtes au centre de votre design et de votre jardin. Vous voulez devenir un simple consommateur de jardinerie ou un véritable jardinier en permaculture ?

Fabrice, pour le potager minimaliste.
champ-libre-permaculture


3) C'est quoi être un bon jardinier en permaculture ?

Les 5 compétences techniques du permaculteur

  • Le semis de graines
  • La plantation
  • L'arrosage
  • La taille
  • La multiplication végétale

Ce sont ces compétences qui m'ont permis et vont vous permettre de devenir un bon jardinier.

Pas les graines F1, les désherbant et les engrais chimiques.

Pourquoi elles sont si importantes ?

Parce qu'elles donnent des retours réguliers, précis et rapides sur ce que vous faites.

C'est simple : plus vous les pratiquez et les améliorez, plus vous progressez.

Les égards envers la nature

Nous sommes dans une société où nous avons inventé l'idée que nous ne devons rien à la nature.

Ni aucune considération, ni aucun respect, ni même aucun égard…

Pour retrouver votre place au sein du vivant, vous voulez retrouver cet égard envers la nature.

Vous voulez lui redonner de la place.

Mais attention ! Il ne suffit pas d'avoir un égard.

"Faire un geste pour la nature" ne suffit pas.

L'égard n'est qu'un premier pas.

Certains égards peuvent avoir des effets collatéraux néfastes pour l'environnement.

Par exemple, mettre des ruches en ville par d'un bon postulat.

Mais aujourd'hui, on se rend compte que ces abeilles font de la concurrence aux abeilles sauvages et les mènent à leur déclin...

En fait, vous voulez ajuster ces égards pour qu'ils soient en cohérences avec l'écosystème et qu'ils l'aident à aller vers la régénération et les objectifs que vous vous êtes fixés pour votre design...

Ce qui nous mène enfin au chapitre 4 :

4) 3 notions clés en design pour démarrer l'aménagement de votre petit jardin

I) Mettre en valeur l'imperfection

Comme vous l'avez certainement remarqué, le but de cet article n'est pas de vous transmettre une méthode de design en permaculture ou "15 astuces miracles" pour aménager votre balcon ou votre petit terrain (si vous êtes curieux, j'ai déjà écrit un article dédié à ma méthode de design en 5 étapes), mais plutôt de vous inviter à ralentir et de vous donner quelques pistes pour appréhender l'aménagement de votre petit jardin différemment.

Il existe une ribambelle de méthodes de design en permaculture et j'ai remarqué qu'elles avaient toutes un point commun : la première étape qui consiste toujours à observer.

Observer avec vos yeux, avec vos oreilles et avec votre nez (et à moindre mesure avec vos mains et votre bouche).

Pour vous inviter à faire vos premières observations, on va s'inspirer d'un mouvement japonais qui s'appelle le wabisabi (pas le wasabi hein !).

Le "wabi-sabi" est un concept qui célèbre la beauté imparfaite, éphémère et naturelle des choses, en mettant l'accent sur la simplicité, l'austérité et l'acceptation de l'usure et de l'imperfection.

Exemple concret.

Imaginez que vous avez une grosse gouttière moche qui traverse votre balcon.

Maintenant, imaginez que cette gouttière vous empêche de mettre une table, une chaise ou un bac à fleurs.

Vous pourriez très bien la maudire et tout faire pour la cacher ou même la supprimer.

Et bien, en suivant la philosophie du wabisabi, vous êtes invité à la mettre en valeur en peignant quelques symboles colorés dessus (comme des fleurs par exemple).

Ou en faisant carrément grimper des plantes tout du long...

Vous pourriez faire la même chose si vous avez une fissure contre le mur ou une rambarde toute rouillée.

(attention tout de même à ce que votre balcon ou votre barrière ne s'écroule pas !)

Vous avez capté le truc ?

Le but des premières observations que je vous invite à faire ici, c'est de lister les imperfections et essayer de trouver des moyens de les mettre en valeurs au lieu de vouloir les cacher systématiquement.

II) Poser les limites de votre petit espace

Dans ce deuxième exercice, vous allez chercher les limites.

Souvent, on s'imagine que les limites entravent la liberté, alors que c'est tout le contraire : sans limites, il n'y a pas de liberté.

...

Quand je parle de limites, je parle bien évidemment des limites géographiques de votre jardin, mais aussi de ses contraintes (que ce soient celles de votre jardin ou les vôtres d'ailleurs !).

Lister les limites nous aide à trouver des idées et des solutions.

Exercice :

Faites la liste de toutes les contraintes et limites de votre espace de jardin (et pareil pour vos contraintes et limites personnelles).

...

C'est bon ?

Maintenant, essayez de trouver une ou plusieurs solutions à chaque limite et contrainte.

Se poser des limites et des contraintes n'est pas quelque chose de négatif, au contraire, ça vous donne un cadre pour avancer.

Dernière chose...

La prochaine fois que vous vous surprenez à vous demander ce que vous voulez faire pour végétaliser votre balcon, demandez-vous ce que vous ne voulez pas ou plus faire..

..et vous me donnerez des nouvelles de toutes les idées qui en ont découlé.

Voici une des façons dont j'ai appliqué ce concept sur ma terrasse :
la terre de ce bac que j'ai récupéré d'occasion sèche très vite. Au lieu de me plaindre que rien n'y pousse et de m'en débarrasser, j'y ai planté de la vigne et du thym et je suis très content de l'ombre et des condiments qu'ils m'apportent

III) Faire circuler les flux d'énergie dans votre petit jardin

En tant que designer en permaculture, notre travail est de retenir l'énergie dans l'écosystème et de la faire circuler jusqu'à ce que tous les besoins fondamentaux soient satisfaits et de manière à assurer la croissance, l'entretien et la reproduction de tous les composants vivants.

Bill Mollison, co-créateur de la permaculture.

La manière dont nous parlons de l'énergie outrepasse les lois physiques.

On parle souvent de production ou de consommation d'énergie.

C'est une mauvaise manière de parler de l'énergie.

L'énergie est un flux qui ne peut pas être stocké.

Un flux que vous devez faire circuler au sein de votre petit jardin, notamment grâce à son design.

Quelques exemples d'énergies :

  • L'eau
  • La fertilité
  • La lumière
  • Le vent
  • Le végétal
  • La production de nourriture
  • L'émerveillement...

On pourrait dire que récupérer l'eau de pluie dans un bidon est une manière de stocker l'énergie..

..mais c'est faux.

Ce n'est qu'une manière de retenir l'énergie...

De la ralentir.

Vous ne pouvez pas retenir l'énergie de l'eau indéfiniment dans votre bidon !

5) Démarrez l'aménagement de votre petit jardin dès que possible !

Mettez de la vie autour de vous

Comme je le disais un peu plus haut dans cet article, c'est parce qu'il y a de l'espace vide ou de la nourriture en abondance qu'une plante ou un animal s'installe à un endroit et prospère.

Le problème si vous commencez l'aménagement de votre petit jardin sur un balcon, c'est qu'il n'y a quasiment pas de vie !

Réfléchir au design d'un jardin dans lequel il n'y a pas un peu de vie, c'est comme vouloir faire un design de jardin sur la lune.

On manque d'informations sur l'écosystème déjà présent.

Pour démarrer la phase d'observation et en tirer des conclusions, vous avez besoin de ces informations.

Et pour avoir ces informations, vous devez mettre de la vie.

...

Ne serait-il pas temps d'ajouter un premier pot de fleurs, un premier abri à insectes et de semer vos premières graines ?

Mais attention, n'oubliez pas de commencer petit !

Sur ce, si vous avez des questions ou juste envie de me remercier pour ce loong article, il y a l'espace des commentaires un peu plus bas.

Merci pour votre temps !

Faites appel à mes services pour designer votre petit jardin en permaculture

La nature a besoin de temps, pensez à débuter vite et n'oubliez pas de commencer à petite échelle.

Le principe de permaculture n°9 de David Holmgren dit : "Utiliser des solutions lentes et à petite échelle".

Si vous êtes vraiment pressé, pensez minimalisme et mobilité.

Les éléments démontables et mobiles sont la clé pour débuter rapidement.

Et pour que je vous accompagne dans cette belle aventure qu'est le design en permaculture, vous pouvez me contacter ici.

Cet article peut aider un ami ? Pensez à le lui partager et à laisser un commentaire pour soutenir mon travail.

Pourquoi ne pas arroser ses pots de fleurs quand il fait soleil ?

Au travers de cet article, je répond à une question de François posée dans cet article au sujet de l'arrosage en temps de pluie…

Sa question est la suivante :

"À part l’évaporation, quelle est la raison pour laquelle il est contre-productif d’arroser quand il y a du soleil ?
merci"

Alors il y a plusieurs points que j'aimerais développer par rapport à votre question et je vais essayer d'être pédagogue tout en allant à l'essentiel.

L'inconvénient principal de l'arrosage en plein soleil..

..c'est le risque de cramer vos plantes !

Lorsque vous arrosez vos plantes, il y a généralement de l'eau qui va se déposer sur les feuilles.

En plein soleil, cette eau va provoquer un "effet loupe".

Ce qui peut provoquer des brûlures sur vos plantes.

Au fur et à mesure du temps, ces brûlures deviennent fatales pour vos plantes car elles court-circuitent leur fonctionnement (blocage de la photosynthèse, de la circulation de la sève, etc…).

Mais ce n'est pas tout, il y a un autre problème quand on arrose en plein soleil.

Ce problème, c'est le lessivage.

Est-ce qu'une plante boit au soleil ?

Quand je parle de lessivage, je parle de perte de nutriments et de minéraux qui sont présents dans le sol et qui se dissoudent dans l'eau d'arrosage.

(on reviendra plus tard sur cette histoire de dissolution)

Ce que j'aimerais pointer du doigt ici, c'est l'incapacité de la plante à boire quand il fait soleil..

..et plus précisément quand il fait chaud.

Ne me demandez pas pourquoi, mais j'ai remarqué que quand il fait chaud, les plantes sont presque incapables de boire.

Elles rentrent dans une sorte de méditation transcendantale et attendent généralement que les températures baissent (la nuit) pour mettre en marche leurs racines.

C'est la raison pour laquelle, en été, il est conseillé d'arroser le matin ou la nuit.

Ce sont à ces moments-là qu'elles ont le plus de facilité à absorber de l'eau et qu'il y a beaucoup moins d'évaporation (ça doit aussi être lié à la température de la terre qui doit jouer sur le fonctionnement des racines).

MISE À JOUR : Tout ça n'est que mon ressenti après des années d'observation.

Quand bien même, lorsqu'une plante se trouve toute flétrie en plein soleil à 35°C dans un terreau complètement sec, un bon coup d'arrosage peut lui sauver la vie !

La capacité de rétention du terreau

Autre chose sur laquelle j'aimerais revenir par rapport à l'arrosage en pot de fleurs :

La qualité de la terre.

Le problème avec les jardins en pots c'est l'utilisation de terreau.

Le terreau, ce n'est pas de la terre.

C'est de l'assemblage de matières organiques (tourbe, compost, etc…).

Ce mélange est beaucoup plus sensible au lessivage que la terre (la terre est le résultat de la décomposition des matières organiques de la vie du sol).

C'est la raison pour laquelle je vous conseille de faire attention à vos arrosages.

Des excès d'arrosages (que ce soit au soleil ou pas) peuvent rapidement entraîner le lessivage des nutriments et des minéraux de votre terreau.

Ce qui le rend plus rapidement obsolète et vide de nutriments.

C'est la raison pour laquelle les terreaux ne sont plus aussi efficaces dès la deuxième année.

Et pour en finir sur les conseils d'arrosages..

..les eaux stagnantes dans les soucoupes de vos pots de fleurs accélèrent encore ce phénomène de lessivage (que l'on parle maintenant de terreau ou de terre vivante).

Je ne vais pas entrer dans les détails ici, mais il faut savoir qu'une terre change de structure lorsqu'elle baigne dans l'eau plusieurs semaines voir plusieurs mois (comme c'est le cas en hiver sur les balcons).

Ce changement de structure va transformer les nutriments en minéraux et les rendre ainsi obsolètes et lessivables (voire "évaporables").

Donc, attention aussi aux excès d'eau !

Voilà, j'espère avoir répondu à votre question François.

Je vous invite à réagir de nouveau dans les commentaires !

Le secret des maraîchers pour avoir des légumes toute l’année : le semis hebdomadaire

Les réseaux sociaux, c'est comme la cigarette : addictif et mauvais pour la santé.

Je les ai tous désinstallés de mon téléphone depuis quelques années (ça fait un bien fou, vous devriez essayer).

Le problème, c'est que j'en ai besoin pour faire connaître Le potager minimaliste et pour guider les jeunes permaculteurs sur la voie de la connaissance et de la sagesse.

Alors, j'y fais un tour de temps en temps.

Le sujet de cet article, il m'a été inspiré par un post Facebook auquel j'ai répondu.

C'était le post d'Alexandra.

Elle demandait des conseils pour planifier ses semis.

Si vous me suivez depuis longtemps, vous savez que moi et la planification des semis, c'est une looongue histoire !

Alors, ni une ni deux, j'ai dégainé mon meilleur conseil argumenté : "il vaut mieux planifier ses semis à la semaine plutôt qu'au mois".

Tout ça, bien évidemment accompagné d'un lien argumenté vers mon article sur le sujet.

Et voici une réponse auquel j'ai eu droit :

semis-hebdomadaire-maraichage

Oui.

On peut suivre son instinct pour déterminer quel va être le moment idéal pour faire ses semis.

Oui.

On peut jardiner avec la lune et avec les étoiles pourquoi pas.

Oui.

Moi aussi il m'a fallu 5 bonnes minutes pour comprendre son message.

😅

Dans son message, il me semble que cette personne a confondu les semis précoces et sous serre avec les semis de printemps directement dehors...

Bref, on va faire comme s'il avait bien compris.

Trouver la date idéale des semis sous serre

Premièrement, quand notre objectif c'est de faire tous ses semis soi-même et ne plus dépendre des jardineries, il faut bien s'organiser à un moment donné.

Quand on veut faire plusieurs dizaines de semis et être capable d'en donner à ses voisins, d'alimenter un jardin partagé ou de faire tourner une activité de maraîcher, il faut avoir un plan.

Si vous voulez avoir des plantes bien diversifiées, bien robustes et bien développées pour les plantations de mai, vous devez déterminer le moment idéal de vos semis.

5 conditions pour réussir ses semis comme un maraîcher

Pour chaque plante, il y a 5 conditions à respecter et sur lesquelles on peut avoir une influence (sauf une) afin qu'une graine germe et que le plant se développe bien :

1. La richesse du terreau

2. L'absence de parasite dans le terreau (ou le compost)

3. L'humidité du terreau

4. La température environnante

5. L'ensoleillement

Pour l'ensoleillement, il y a 2 variables : L'intensité et la durée.

On peut réussir à avoir un impact sur ces 2 variables en plaçant les semis et les plants aux bons endroits de la maison ou de la serre.

Par contre, la chose sur laquelle nous n'avons pas le contrôle c'est la longueur des cycles jours/nuits car cela dépend de la position de la terre par rapport au soleil (on peut utiliser des lampes de croissances pour déjouer ça).

Les cycles jours/nuits

Ils ont une grande influence sur le bon développement d'une plante, notamment sur la production des différents phytohormones produit en journée (substances chimiques nécessaires à la germination de la graine et à la croissance des tiges, des feuilles, des racines, des fleurs et des fruits).

En gros, plus il fait jour longtemps, plus la graine et le jeune plant produisent de phytohormones et plus ils vont pouvoir germer et se développer.

(oui je sais, je fais le scientifique mais continuer la lecture, vous allez comprendre où je veux en venir)


A la fin de l'hiver et au début du printemps, c'est la période où la durée des journées commence à se rallonger assez rapidement.

C'est la raison pour laquelle tout se joue à cette période pour les semis d'intérieur et sous serre.

Si on sème trop tôt, la plante ne germe pas.

Parfois elle germe, mais les journées ne sont pas assez longues pour assurer un bon développement et elle fane.

Par contre, si on sème au bon moment, elle germe et se développe correctement.

C'est l'une des raisons pour laquelle il y a une date idéale d'un semis pour chaque plante quasiment à la semaine près.

Le mieux, c'est de commencer à semer un peu tard la première année où vous faites vos semis.

Ensuite, chaque année vous essayez de semer une partie de vos graines une semaine plus tôt pour voir si ça convient jusqu'au moment où vous trouver la bonne date à la semaine près (comme tente de le faire votre maraîcher du coin).

Ne soyez pas trop précoce

Le but n'est pas non plus de trouver la date la plus avancée.

Il faut aussi prendre en compte le temps de développement idéal de la plante jusqu'au moment où elle est prête à être planté en pleine terre (c'est le moment avant qu'elle ne se sente trop à l'étroit dans d'un godet) et faire correspondre cette période avec vos saints de glace.

Vous me suivez ?

(n'hésitez pas à relire ce passage plusieurs fois, c'est un concept primordial)


Quand vous maitrisez ça, vous êtes capable d'étalonner vos cultures sur l'année entière sans avoir à passer vos après-midi à tout planifier.

Chaque semaine ou toutes les 2 semaines, vous n'aurez plus qu'à prévoir une petite heure pour déballer votre petit atelier de semis sur votre terrasse.

Même pour un simple petit balcon c'est primordial !

Le but, c'est de devenir autonome en graines et en plants pour créer un jardin forêt en pots.

De devenir un véritable producteur de végétaux sur son balcon 🙂

Pour aller toujours plus loin sur le sujet, je te recommande chaudement cet article sur les 5 périodes clés à connaître pour récolter toute l'année !

Comment trier ses graines en janvier ?

Cette semaine, on continue notre lancée sur les astuces potagères...

On va parler de vos graines.

Et plus précisément de ce que vous devez faire chaque mois de janvier avec votre stock.

...

Si vous vous sentez concerné, félicitations.

C'est que vous faites partie de celles et ceux qui ont compris l'importance de devenir autonome en semences.

Vous avez compris que tout part d'une seule et unique chose : la graine.

Bon, je dis ça, mais si vous n'avez que des graines et des plants F1, vous n'irez pas bien loin en ce qui concerne l'autonomie.

(si vous n'étiez pas au courant, il n'est pas possible de récolter et de ressemer des semences issues de gaines F1 sans vous retrouver avec des plantes "difformes")

Le seul moyen d'avoir des plantes qui ressemblent à leurs "parents", c'est d'utiliser des graines reproductibles...

1) Regroupez vos graines

Première étape, regroupez toutes vos graines.

Il vous reste sûrement quelques sachets de l'année dernière.

Peut-être même que vous en avez récolté dans votre potager cette année (des non F1 hein !).

En tout cas, il est temps de faire le point là-dessus.

Si ce n'est pas encore fait, je vous invite à vous fabriquer une grainothèque pour bien ranger tout ça.

Classer vos graines, c'est la base.

Ca évite d'avoir des sachets qui traînent un peu partout et, s'ils sont bien classés (c'est-à-dire alphabétiquement selon ma méthode), ça vous permet de retrouver rapidement ce que vous cherchez.

2) Faites un tri

Ca peut paraître fou, mais les graines ont une date de péremption (même la nature fait du marketing).

Par exemple, les graines de laitue ont beaucoup moins de chance de germer après 2 à 5 ans selon les variétés.

Pour les tomates, c'est de 4 à 10 ans.

Les poivrons, de 2 à 4 ans.

Les haricots, de 3 à 5 ans.

Le radis, de 4 à 5 ans.

Etc...

En général, il suffit de regarder sur les sachets de graines pour savoir quand ont été récolté vos graines (et c'est aussi la raison pour laquelle il faut bien penser à mettre l'année de récolte sur vos sachets de graines perso).

3) Notez ce que vous gardez de côté

Comme nous allons le voir dans la quatrième étape, vous allez pouvoir recycler ces graines.

Pour le moment, je vous invite juste à noter quelque part les variétés que vous mettez de côté.

Pourquoi ?

Tout simplement pour ne pas oublier d'en racheter !

Si vous avez mis en place le calendrier SEMIS automatique, la liste de rachat se fait quasi automatiquement, pas besoin de noter.

😉

4) Donner une deuxième vie aux graines "périmées"

Il ne faut jamais jeter de graines ! (sauf sur de la terre fertile).

Ce n'est pas parce que vos graines sont périmées, qu'elles ne germeront plus jamais.

Profitez-en pour fabriquer des bombes de graines bien chargées.

Vous pouvez aussi faire du semis sauvage.

D'ailleurs, c'est ce que j'ai fait dans le potager de la voisine du jardin partagé 🤫

Je suis actuellement en train d'abandonner le projet de jardin partagé pour cause de "voisine chiante".

Pour me venger, j'ai semé quelques graines de fleurs dans sa parcelle (#vengance de babosse).

Bref.

Soyez créatifs.

Et vous pouvez très bien les jeter dans vos propres pots de fleurs hein ^^

Inventez des associations de graines à semer

Parfois, je mélange des graines périmées dans mes "semis".

Prenons un exemple.

Si vous avez des carottes à semer et des graines périmées de radis, vous pouvez très bien les semer en mélange.

Ca vous fait de la consistance dans votre semis (ce qui permet de semer plus clair) et, de plus, ça vous fera peut-être quelques radis en attendant que les carottes germent.

5) Vérifiez vos quantités de graines

Ce n'est pas parce qu'il vous reste des sachets que vous aller pouvoir faire votre année avec.

Vérifier si vous avez assez de quantité pour l'année.

Les frais de port pour acheter des graines sont assez cher.

Voyez long terme.

Le mieux c'est de faire une commande par an seulement.

6) Rachetez des graines

Choisissez des fournisseurs de graines reproductibles tel que kokopelli, la semence bio, germinance, alsagarden, ferme de saint marthe, etc...

J'ai une dernière question.

J'aimerais savoir quels sont les problèmes que vous rencontrez dans l'organisation de vos sachets de graines.

Même question pour ce qui est de l'organisation de vos semis à l'année.

Vous n'avez qu'à me dire tout ça en commentaire.

Ca me donnera des idées pour les prochains articles.

Faut-il mettre de l’engrais dans ses pots de fleur en hiver ?

A l'automne, je vous ai conseillé de semer des engrais verts dans vos pots de fleurs.

Les engrais verts sont des plantes qui servent à "enrichir" le substrat de vos pots entre 2 saisons.

Exemple : le pois et la phacélie.

Ces plantes donnent de la structure à votre sol.

Et elles offrent une réserve d'engrais à vos futures cultures (à condition de laisser les racines dans le sol en venant couper la plante à la base et non en la déracinant).

Bref.

Si vous n'avez finalement rien semé et que vos pots sont vides, pensez à le faire l'année prochaine 😉 (vous pouvez aussi faire pousser des choux, des blettes, des cardons, des laitues ou même des "mauvaises herbes" !).

A défaut de mettre de l'engrais, laissez pousser des plantes

Mais pourquoi faut-il absolument faire pousser des trucs dans vos pots même en hiver ?

Parce qu'un pot vide est un pot qui meurt.

La terre se tasse.

Les nutriments sont lessivés avec la pluie.

Le gel pénètre plus facilement, tue et déstructure la vie du sol.

...

Vous l'aurez compris : faites vivre vos pots de fleurs ! (même en hiver)

Faut-il mettre de l'engrais dans ses pots de fleurs l'hiver ?

La réponse est (comme d'habitude) : ça dépend.

Ca dépend de quoi ?

Et bien ça dépend de quel type d'engrais on parle...


Je ne vais pas vous faire l'éloge de l'engrais bio à base de produits naturels et locaux comme le lombrithé, le fumier de cheval ou l'engrais à base de banane et de marc de café (recette à télécharger).

Non.

La nuance sur laquelle j'aimerais mettre la lumière dans ce cours, c'est la différence entre l'engrais et l'amendement.

...

En hiver, le but n'est pas de nourrir les plantes en place.


D'une, elles sont là pour justement faire office d'engrais (si ce sont des engrais verts).

Et de deux...

...elles n'ont pas réellement besoin de manger.

Il fait froid.

Les plantes (du moins celles qui ne gèlent pas) ralentissent leur croissance.

Donc elles n'ont pas besoin "de manger".

Et de toute façon, ce dont elles ont besoin se trouve naturellement dans vos pots si vous avez suivi mes conseils jusqu'ici (culture en lasagne, ne jamais déraciner et couvrir le sol avec de la matière sèche).

Ces choses qui se trouvent naturellement dans vos pots, ce sont des engrais de type "amendement".

Quel est la différence entre un engrais et un amendement

L'amendement, c'est en engrais qui va apporter de la structure et des nutriments à votre sol.

Il va s'accrocher ou permettre de libérer des substances déjà présentent dans votre sol.

Il va aussi l'aider à se structurer.

C'est un peu comme si vous faisiez du stock de nourriture dans votre sol.

Un pot comme si votre sol était un frigo et que vous plantes pouvaient se servir de ce que vous mettez à l'intérieur au moment où elles en ont besoin.

En amendements naturels, vous avez par exemple le fumier de cheval, les engrais verts, le compost, le lombricompost, le compostage de surface, etc...

Tout ça, ce sont des engrais qui vont rester disponible pendant de nombreux mois dans votre sol.

Des engrais qui profiteront aux plantes que vous allez cultiver l'été prochain.

En gros, c'est ce sur quoi vous devez vous concentrer pendant l'hiver.

Vous devez créer du sol.

Créer de la fertilité.

(et non pas mettre vos plantes sous perfusion d'engrais liquide).

Une parenthèse à propos de la culture en lasagnes en pots

Avant de parler des "engrais liquides", je voudrais vous rappeler une chose par rapport à la culture en lasagne en pot de fleurs.

Comme vous le savez, c'est une méthode ultra efficace.

Pas besoin d'acheter du "super terreau" de jardinerie.

Pratiquement pas besoin de donner de l'engrais liquide à vos plantes.

Tout se trouve dans la lasagne.

Mais le problème de la lasagne, c'est que ça diminue.

Je m'explique.

Quand vous faites une lasagne, vous remplissez vos pots de fleurs jusqu'au bord (voir + si possible).

Le truc, c'est qu'au bout de quelques mois de travail, la lasagne diminue.

Et suivant ce dont elle est composée, ça peut diminuer très fortement.

J'ai déjà vu des lasagnes qui se sont divisées par 5 voir 6 ! (c'est souvent le cas quand on fait une lasagne rapidement sans faire de compostage de surface par la suite).

D'ailleurs, c'est peut-être ce que vous avez constaté dans vos pots de fleurs cette année ?

Si c'est le cas, sachez que vous pouvez construire une nouvelle lasagne sur l'ancienne (tout en pensant à faire du compostage de surface par la suite pour éviter que ça ne se reproduise).

C'est quoi de l'engrais ?

Tout ça (fumier, lombricompost, nouvelle lasagne) fait partie de l'amendement.

De "l'engrais" qui nourrit votre sol (qui à son tour nourrira la plante à sa guise pendant de longs mois).

C'est de l'engrais long terme quoi.

Ca, vous l'avez compris.

Après, vous avez donc notre fameux engrais.

Souvent, quand on parle d'engrais, on parle d'engrais liquide.

On peut appeler ça l'engrais court terme.

L'engrais "one shot".

Ca, c'est tout ce qui est lombrithé, jus de bokashi, thé de compost, etc...

C'est tout ce que vous allez mettre dans l'eau d'arrosage.

Et mettre de l'engrais liquide l'hiver, ça ne marche pas, car la plante ne boit quasiment pas.

En plus, le sol n'est pas capable de stocker de l'engrais liquide.

Ce qui fait que votre engrais va stagner dans votre soucoupe (voire même couler jusqu'au siphon de votre terrasse lors de la prochaine pluie).

Donc oubliez tout ce qui est engrais liquide cet hiver (donnez-en un peu à vos plantes d'intérieures, mais gardez-le surtout au frais pour la saison prochaine).

Pensez matière.

Pensez engrais vert.

6 choses à faire à l’automne sur votre potager de balcon

6 choses à faire à l’automne sur votre potager de balcon

C'est l'automne.

Les feuilles tombent.

Certaines plantes sèchent.

D'autres ont littéralement fondues, comme si elles s'étaient évaporées...

La nature libère de l'espace pour laisser entrer plus de lumière.

Pour laisser grandir les petites pousses.

A l'inverse, l'humain, se couvre de plus en plus, pour faire face au froid.

(suite…)