Au travers de cet article, je répond à une question de François posée dans cet article au sujet de l'arrosage en temps de pluie…
Sa question est la suivante :
"À part l’évaporation, quelle est la raison pour laquelle il est contre-productif d’arroser quand il y a du soleil ? merci"
Alors il y a plusieurs points que j'aimerais développer par rapport à votre question et je vais essayer d'être pédagogue tout en allant à l'essentiel.
L'inconvénient principal de l'arrosage en plein soleil..
..c'est le risque de cramer vos plantes !
Lorsque vous arrosez vos plantes, il y a généralement de l'eau qui va se déposer sur les feuilles.
En plein soleil, cette eau va provoquer un "effet loupe".
Ce qui peut provoquer des brûlures sur vos plantes.
Au fur et à mesure du temps, ces brûlures deviennent fatales pour vos plantes car elles court-circuitent leur fonctionnement (blocage de la photosynthèse, de la circulation de la sève, etc…).
Mais ce n'est pas tout, il y a un autre problème quand on arrose en plein soleil.
Ce problème, c'est le lessivage.
Est-ce qu'une plante boit au soleil ?
Quand je parle de lessivage, je parle de perte de nutriments et de minéraux qui sont présents dans le sol et qui se dissoudent dans l'eau d'arrosage.
(on reviendra plus tard sur cette histoire de dissolution)
Ce que j'aimerais pointer du doigt ici, c'est l'incapacité de la plante à boire quand il fait soleil..
..et plus précisément quand il fait chaud.
Ne me demandez pas pourquoi, mais j'ai remarqué que quand il fait chaud, les plantes sont presque incapables de boire.
Elles rentrent dans une sorte de méditation transcendantale et attendent généralement que les températures baissent (la nuit) pour mettre en marche leurs racines.
C'est la raison pour laquelle, en été, il est conseillé d'arroser le matin ou la nuit.
Ce sont à ces moments-là qu'elles ont le plus de facilité à absorber de l'eau et qu'il y a beaucoup moins d'évaporation (ça doit aussi être lié à la température de la terre qui doit jouer sur le fonctionnement des racines).
MISE À JOUR : Tout ça n'est que mon ressenti après des années d'observation.
Quand bien même, lorsqu'une plante se trouve toute flétrie en plein soleil à 35°C dans un terreau complètement sec, un bon coup d'arrosage peut lui sauver la vie !
La capacité de rétention du terreau
Autre chose sur laquelle j'aimerais revenir par rapport à l'arrosage en pot de fleurs :
La qualité de la terre.
Le problème avec les jardins en pots c'est l'utilisation de terreau.
Le terreau, ce n'est pas de la terre.
C'est de l'assemblage de matières organiques (tourbe, compost, etc…).
Ce mélange est beaucoup plus sensible au lessivage que la terre (la terre est le résultat de la décomposition des matières organiques de la vie du sol).
C'est la raison pour laquelle je vous conseille de faire attention à vos arrosages.
Des excès d'arrosages (que ce soit au soleil ou pas) peuvent rapidement entraîner le lessivage des nutriments et des minéraux de votre terreau.
Ce qui le rend plus rapidement obsolète et vide de nutriments.
C'est la raison pour laquelle les terreaux ne sont plus aussi efficaces dès la deuxième année.
…
Et pour en finir sur les conseils d'arrosages..
..les eaux stagnantes dans les soucoupes de vos pots de fleurs accélèrent encore ce phénomène de lessivage (que l'on parle maintenant de terreau ou de terre vivante).
Je ne vais pas entrer dans les détails ici, mais il faut savoir qu'une terre change de structure lorsqu'elle baigne dans l'eau plusieurs semaines voir plusieurs mois (comme c'est le cas en hiver sur les balcons).
Ce changement de structure va transformer les nutriments en minéraux et les rendre ainsi obsolètes et lessivables (voire "évaporables").
Donc, attention aussi aux excès d'eau !
Voilà, j'espère avoir répondu à votre question François.
Je vous invite à réagir de nouveau dans les commentaires !
Les réseaux sociaux, c'est comme la cigarette : addictif et mauvais pour la santé.
Je les ai tous désinstallés de mon téléphone depuis quelques années (ça fait un bien fou, vous devriez essayer).
Le problème, c'est que j'en ai besoin pour faire connaître Le potager minimaliste et pour guider les jeunes permaculteurs sur la voie de la connaissance et de la sagesse.
Alors, j'y fais un tour de temps en temps.
Le sujet de cet article, il m'a été inspiré par un post Facebook auquel j'ai répondu.
C'était le post d'Alexandra.
Elle demandait des conseils pour planifier ses semis.
Si vous me suivez depuis longtemps, vous savez que moi et la planification des semis, c'est une looongue histoire !
Alors, ni une ni deux, j'ai dégainé mon meilleur conseil argumenté : "il vaut mieux planifier ses semis à la semaine plutôt qu'au mois".
Tout ça, bien évidemment accompagné d'un lien argumenté vers mon article sur le sujet.
Et voici une réponse auquel j'ai eu droit :
Oui.
On peut suivre son instinct pour déterminer quel va être le moment idéal pour faire ses semis.
Oui.
On peut jardiner avec la lune et avec les étoiles pourquoi pas.
Oui.
Moi aussi il m'a fallu 5 bonnes minutes pour comprendre son message.
😅
Dans son message, il me semble que cette personne a confondu les semis précoces et sous serre avec les semis de printemps directement dehors...
Bref, on va faire comme s'il avait bien compris.
Trouver la date idéale des semis sous serre
Premièrement, quand notre objectif c'est de faire tous ses semis soi-même et ne plus dépendre des jardineries, il faut bien s'organiser à un moment donné.
Quand on veut faire plusieurs dizaines de semis et être capable d'en donner à ses voisins, d'alimenter un jardin partagé ou de faire tourner une activité de maraîcher, il faut avoir un plan.
Si vous voulez avoir des plantes bien diversifiées, bien robustes et bien développées pour les plantations de mai, vous devez déterminer le moment idéal de vos semis.
5 conditions pour réussir ses semis comme un maraîcher
Pour chaque plante, il y a 5 conditions à respecter et sur lesquelles on peut avoir une influence (sauf une) afin qu'une graine germe et que le plant se développe bien :
1. La richesse du terreau
2. L'absence de parasite dans le terreau (ou le compost)
3. L'humidité du terreau
4. La température environnante
5. L'ensoleillement
Pour l'ensoleillement, il y a 2 variables : L'intensité et la durée.
On peut réussir à avoir un impact sur ces 2 variables en plaçant les semis et les plants aux bons endroits de la maison ou de la serre.
Par contre, la chose sur laquelle nous n'avons pas le contrôle c'est la longueur des cycles jours/nuits car cela dépend de la position de la terre par rapport au soleil (on peut utiliser des lampes de croissances pour déjouer ça).
Les cycles jours/nuits
Ils ont une grande influence sur le bon développement d'une plante, notamment sur la production des différents phytohormones produit en journée (substances chimiques nécessaires à la germination de la graine et à la croissance des tiges, des feuilles, des racines, des fleurs et des fruits).
En gros, plus il fait jour longtemps, plus la graine et le jeune plant produisent de phytohormones et plus ils vont pouvoir germer et se développer.
(oui je sais, je fais le scientifique mais continuer la lecture, vous allez comprendre où je veux en venir)
A la fin de l'hiver et au début du printemps, c'est la période où la durée des journées commence à se rallonger assez rapidement.
C'est la raison pour laquelle tout se joue à cette période pour les semis d'intérieur et sous serre.
Si on sème trop tôt, la plante ne germe pas.
Parfois elle germe, mais les journées ne sont pas assez longues pour assurer un bon développement et elle fane.
Par contre, si on sème au bon moment, elle germe et se développe correctement.
C'est l'une des raisons pour laquelle il y a une date idéale d'un semis pour chaque plante quasiment à la semaine près.
Le mieux, c'est de commencer à semer un peu tard la première année où vous faites vos semis.
Ensuite, chaque année vous essayez de semer une partie de vos graines une semaine plus tôt pour voir si ça convient jusqu'au moment où vous trouver la bonne date à la semaine près (comme tente de le faire votre maraîcher du coin).
Ne soyez pas trop précoce
Le but n'est pas non plus de trouver la date la plus avancée.
Il faut aussi prendre en compte le temps de développement idéal de la plante jusqu'au moment où elle est prête à être planté en pleine terre (c'est le moment avant qu'elle ne se sente trop à l'étroit dans d'un godet) et faire correspondre cette période avec vos saints de glace.
Vous me suivez ?
(n'hésitez pas à relire ce passage plusieurs fois, c'est un concept primordial)
Quand vous maitrisez ça, vous êtes capable d'étalonner vos cultures sur l'année entière sans avoir à passer vos après-midi à tout planifier.
Chaque semaine ou toutes les 2 semaines, vous n'aurez plus qu'à prévoir une petite heure pour déballer votre petit atelier de semis sur votre terrasse.
Même pour un simple petit balcon c'est primordial !
Le but, c'est de devenir autonome en graines et en plants pour créer un jardin forêt en pots.
De devenir un véritable producteur de végétaux sur son balcon 🙂
Vous avez compris que tout part d'une seule et unique chose : la graine.
Bon, je dis ça, mais si vous n'avez que des graines et des plants F1, vous n'irez pas bien loin en ce qui concerne l'autonomie.
(si vous n'étiez pas au courant, il n'est pas possible de récolter et de ressemer des semences issues de gaines F1 sans vous retrouver avec des plantes "difformes")
Le seul moyen d'avoir des plantes qui ressemblent à leurs "parents", c'est d'utiliser des graines reproductibles...
1) Regroupez vos graines
Première étape, regroupez toutes vos graines.
Il vous reste sûrement quelques sachets de l'année dernière.
Peut-être même que vous en avez récolté dans votre potager cette année (des non F1 hein !).
En tout cas, il est temps de faire le point là-dessus.
Ca évite d'avoir des sachets qui traînent un peu partout et, s'ils sont bien classés (c'est-à-dire alphabétiquement selon ma méthode), ça vous permet de retrouver rapidement ce que vous cherchez.
2) Faites un tri
Ca peut paraître fou, mais les graines ont une date de péremption (même la nature fait du marketing).
Par exemple, les graines de laitue ont beaucoup moins de chance de germer après 2 à 5 ans selon les variétés.
Pour les tomates, c'est de 4 à 10 ans.
Les poivrons, de 2 à 4 ans.
Les haricots, de 3 à 5 ans.
Le radis, de 4 à 5 ans.
Etc...
En général, il suffit de regarder sur les sachets de graines pour savoir quand ont été récolté vos graines (et c'est aussi la raison pour laquelle il faut bien penser à mettre l'année de récolte sur vos sachets de graines perso).
3) Notez ce que vous gardez de côté
Comme nous allons le voir dans la quatrième étape, vous allez pouvoir recycler ces graines.
Pour le moment, je vous invite juste à noter quelque part les variétés que vous mettez de côté.
Pourquoi ?
Tout simplement pour ne pas oublier d'en racheter !
Si vous avez mis en place le calendrier SEMIS automatique, la liste de rachat se fait quasi automatiquement, pas besoin de noter.
😉
4) Donner une deuxième vie aux graines "périmées"
Il ne faut jamais jeter de graines ! (sauf sur de la terre fertile).
Ce n'est pas parce que vos graines sont périmées, qu'elles ne germeront plus jamais.
Profitez-en pour fabriquer des bombes de graines bien chargées.
Vous pouvez aussi faire du semis sauvage.
D'ailleurs, c'est ce que j'ai fait dans le potager de la voisine du jardin partagé 🤫
Je suis actuellement en train d'abandonner le projet de jardin partagé pour cause de "voisine chiante".
Pour me venger, j'ai semé quelques graines de fleurs dans sa parcelle (#vengance de babosse).
Bref.
Soyez créatifs.
Et vous pouvez très bien les jeter dans vos propres pots de fleurs hein ^^
Inventez des associations de graines à semer
Parfois, je mélange des graines périmées dans mes "semis".
Prenons un exemple.
Si vous avez des carottes à semer et des graines périmées de radis, vous pouvez très bien les semer en mélange.
Ca vous fait de la consistance dans votre semis (ce qui permet de semer plus clair) et, de plus, ça vous fera peut-être quelques radis en attendant que les carottes germent.
5) Vérifiez vos quantités de graines
Ce n'est pas parce qu'il vous reste des sachets que vous aller pouvoir faire votre année avec.
Vérifier si vous avez assez de quantité pour l'année.
Les frais de port pour acheter des graines sont assez cher.
Voyez long terme.
Le mieux c'est de faire une commande par an seulement.
6) Rachetez des graines
Choisissez des fournisseurs de graines reproductibles tel que kokopelli, la semence bio, germinance, alsagarden, ferme de saint marthe, etc...
J'ai une dernière question.
J'aimerais savoir quels sont les problèmes que vous rencontrez dans l'organisation de vos sachets de graines.
Même question pour ce qui est de l'organisation de vos semis à l'année.
Vous n'avez qu'à me dire tout ça en commentaire.
Ca me donnera des idées pour les prochains articles.
Les engrais verts sont des plantes qui servent à "enrichir" le substrat de vos pots entre 2 saisons.
Exemple : le pois et la phacélie.
Ces plantes donnent de la structure à votre sol.
Et elles offrent une réserve d'engrais à vos futures cultures (à condition de laisser les racines dans le sol en venant couper la plante à la base et non en la déracinant).
Bref.
Si vous n'avez finalement rien semé et que vos pots sont vides, pensez à le faire l'année prochaine 😉 (vous pouvez aussi faire pousser des choux, des blettes, des cardons, des laitues ou même des "mauvaises herbes" !).
A défaut de mettre de l'engrais, laissez pousser des plantes
Mais pourquoi faut-il absolument faire pousser des trucs dans vos pots même en hiver ?
Parce qu'un pot vide est un pot qui meurt.
La terre se tasse.
Les nutriments sont lessivés avec la pluie.
Le gel pénètre plus facilement, tue et déstructure la vie du sol.
...
Vous l'aurez compris : faites vivre vos pots de fleurs ! (même en hiver)
Faut-il mettre de l'engrais dans ses pots de fleurs l'hiver ?
La réponse est (comme d'habitude) : ça dépend.
Ca dépend de quoi ?
Et bien ça dépend de quel type d'engrais on parle...
La nuance sur laquelle j'aimerais mettre la lumière dans ce cours, c'est la différence entre l'engrais et l'amendement.
...
En hiver, le but n'est pas de nourrir les plantes en place.
D'une, elles sont là pour justement faire office d'engrais (si ce sont des engrais verts).
Et de deux...
...elles n'ont pas réellement besoin de manger.
Il fait froid.
Les plantes (du moins celles qui ne gèlent pas) ralentissent leur croissance.
Donc elles n'ont pas besoin "de manger".
Et de toute façon, ce dont elles ont besoin se trouve naturellement dans vos pots si vous avez suivi mes conseils jusqu'ici (culture en lasagne, ne jamais déraciner et couvrir le sol avec de la matière sèche).
Ces choses qui se trouvent naturellement dans vos pots, ce sont des engrais de type "amendement".
Quel est la différence entre un engrais et un amendement
L'amendement, c'est en engrais qui va apporter de la structure et des nutriments à votre sol.
Il va s'accrocher ou permettre de libérer des substances déjà présentent dans votre sol.
Il va aussi l'aider à se structurer.
C'est un peu comme si vous faisiez du stock de nourriture dans votre sol.
Un pot comme si votre sol était un frigo et que vous plantes pouvaient se servir de ce que vous mettez à l'intérieur au moment où elles en ont besoin.
En amendements naturels, vous avez par exemple le fumier de cheval, les engrais verts, le compost, le lombricompost, le compostage de surface, etc...
Tout ça, ce sont des engrais qui vont rester disponible pendant de nombreux mois dans votre sol.
Des engrais qui profiteront aux plantes que vous allez cultiver l'été prochain.
En gros, c'est ce sur quoi vous devez vous concentrer pendant l'hiver.
Vous devez créer du sol.
Créer de la fertilité.
(et non pas mettre vos plantes sous perfusion d'engrais liquide).
Une parenthèse à propos de la culture en lasagnes en pots
Avant de parler des "engrais liquides", je voudrais vous rappeler une chose par rapport à la culture en lasagne en pot de fleurs.
Comme vous le savez, c'est une méthode ultra efficace.
Pas besoin d'acheter du "super terreau" de jardinerie.
Pratiquement pas besoin de donner de l'engrais liquide à vos plantes.
Tout se trouve dans la lasagne.
Mais le problème de la lasagne, c'est que ça diminue.
Je m'explique.
Quand vous faites une lasagne, vous remplissez vos pots de fleurs jusqu'au bord (voir + si possible).
Le truc, c'est qu'au bout de quelques mois de travail, la lasagne diminue.
Et suivant ce dont elle est composée, ça peut diminuer très fortement.
J'ai déjà vu des lasagnes qui se sont divisées par 5 voir 6 ! (c'est souvent le cas quand on fait une lasagne rapidement sans faire de compostage de surface par la suite).
D'ailleurs, c'est peut-être ce que vous avez constaté dans vos pots de fleurs cette année ?
Si c'est le cas, sachez que vous pouvez construire une nouvelle lasagne sur l'ancienne (tout en pensant à faire du compostage de surface par la suite pour éviter que ça ne se reproduise).
C'est quoi de l'engrais ?
Tout ça (fumier, lombricompost, nouvelle lasagne) fait partie de l'amendement.
De "l'engrais" qui nourrit votre sol (qui à son tour nourrira la plante à sa guise pendant de longs mois).
C'est de l'engrais long terme quoi.
Ca, vous l'avez compris.
Après, vous avez donc notre fameux engrais.
Souvent, quand on parle d'engrais, on parle d'engrais liquide.
On peut appeler ça l'engrais court terme.
L'engrais "one shot".
Ca, c'est tout ce qui est lombrithé, jus de bokashi, thé de compost, etc...
C'est tout ce que vous allez mettre dans l'eau d'arrosage.
Et mettre de l'engrais liquide l'hiver, ça ne marche pas, car la plante ne boit quasiment pas.
En plus, le sol n'est pas capable de stocker de l'engrais liquide.
Ce qui fait que votre engrais va stagner dans votre soucoupe (voire même couler jusqu'au siphon de votre terrasse lors de la prochaine pluie).
Donc oubliez tout ce qui est engrais liquide cet hiver (donnez-en un peu à vos plantes d'intérieures, mais gardez-le surtout au frais pour la saison prochaine).
Dans cet article, vous allez comprendre la raison pour laquelle vous devez créer un calendrier de semis personnalisé hebdomadaire.
Je ne sais pas vous, mais quand j'ai commencé à faire mes propres semis, il y a un truc qui m'a tout de suite pris la tête.
Ce truc, c'est ce moment où tu étales tous tes sachets de graines sur la table.
Que tu jettes un œil au dos de chacun d'eux pour savoir quoi semer et quoi ne pas semer aujourd'hui.
Et que cette grande question existentielle te traverse l'esprit : "mais qu'est-ce que c'est que ce calendrier de ..... ?"
Qui a inventé ce concept de calendrier de semis ?
Celui qui dit, à tous les coups, que vous pouvez semer de mars à mai.
Ou parfois même de février à octobre.
...
Ok, c'est sympa de savoir qu'on peut semer un peu n'importe quoi, n'importe quand..
..mais franchement, ça ne pourrait pas être un petit peu plus précis ?
Vous n'en avez pas marre, vous aussi, de semer n'importe quoi, n'importe quand, au petit bonheur la chance ?
...
Et si je vous disais que j'ai trouvé LA solution pour semer LA bonne graine au BON moment SANS réfléchir ? (Fabrice : 1 - semenciers : 0)
(et oui, votre humble serviteur du potager minimaliste a encore frappé)
Avant de vous dévoiler mon grand secret, laissez-moi vous faire un topo sur l'impact émotionnel que m'ont laissé ces calendriers proposés par nos amis les semenciers.
(oui, j'en rajoute un peu, mais c'est une réalité)
Comme je vous le disais, ces calendriers de semis me font friser le burn-out ^^
Je n'y comprends jamais rien.
Pourquoi semer des tomates en mars / avril / mai ?
Sérieusement, vous avez déjà essayé de semer des tomates en mai alors qu'au même moment, certaines personnes commencent à récolter des tomates de la taille d'une pastèque sur Instagram ?
Bref, il y a encore quelques années, ces calendriers me faisaient péter des plombs.
A chaque fois, il fallait que je trouve la bonne date par moi-même.
Alors, je passais du temps (beaucoup de temps) sur internet et sur des bouquins pour trouver la date idéale pour chaque semis.
Et j'ai vite compris que la raison pour laquelle il y a une si grande tranche de temps sur la plupart des calendriers de semis, c'est parce que tout le monde n'a pas le même climat (semenciers : 1 / Fabrice : 0)
Ca peut paraître bête, mais c'est juste pour ça.
Les semenciers vendent leurs sachets (au minimum) dans toutes la France, du nord au sud et d'est en ouest.
Le truc, c'est qu'on ne sème pas des tomates dans le Var au même moment que dans les Alpes Suisse ^^
C'est la raison pour laquelle ils voient large dans leurs prévisions...
Bon.
Après avoir fait ce constat amer, j'ai compris qu'il ne me restait pas 36 000 solutions.
Il fallait que je crée mon propre calendrier de semis personnalisé.
Un calendrier de semis flexible et qui me permettrai de ne plus perdre de temps à rechercher LA date idéale en fonction de mon contexte climatique et géographique.
Faire davantage grâce à un calendrier
Je n'ai jamais été très scolaire.
Je suis un homme de terrain.
Un homme d'action (même si je suis plutôt calme).
Je ne trouve pas vraiment de plaisir à passer des heures à chercher quoi semer.
Je veux juste semer. Point barre.
Alors, pour arrêter de perdre du temps, je me suis intéressé à des méthodes d'organisation.
Et c'est au travers de quelques formations et de quelques livres que j'ai appris à créer mes propres méthodes.
Des méthodes simples, pour gagner du temps (et surtout, pour ne plus perdre de temps).
Etre plus efficace ? Encore un truc de capitaliste !
On a tous de bonnes raisons à vouloir gagner du temps.
Passer 3 quarts d'heure à planifier quoi semer, ce n'est ni productif, ni plaisant.
C'est même chronophage.
Mieux vaut s'organiser une bonne fois pour toutes non ?
Peut-être que vous avez pour projet de trouver un terrain, de jardiner votre copropriété ou de rejoindre un jardin partagé en tant que "responsable des semis".
Peut-être que vous avez juste envie d'élargir votre palette de plantes en testant de nouvelles variétés ou de nouvelles espèces dans votre potager.
Mais rien que le fait d'y penser, ça vous donne la migraine.
C'est la raison pour laquelle vous ne pouvez pas continuer de naviguer à vue.
Si vous voulez vous dégager du temps et de l'espace pour semer plus, vous devez avoir une méthode de planification de semis.
Un calendrier de semis personnalisé.
Certes, vous avez aussi la possibilité de baisser les bras, de jeter toutes vos graines par la fenêtre et de retourner acheter vos plants de tomates à Jardiland.
Mais en faisant ça, vous perdrez tous les avantages que vous avez à faire vos propres semis.
Pour rappel, faire ses propres semis, c'est viser l'autonomie.
L'autonomie en graines, mais pas que.
C'est aussi être autonome vis-à-vis des jardineries et des producteurs de plantes.
Et ce n'est pas tout !
Ce n'est pas parce que vous habitez en ville et que vous n'avez qu'un tout petit balcon que vous ne pouvez pas commencer à développer vos compétences pour votre futur projet de maison à la campagne (ou pour votre reconversion dans le maraîchage).
Parce que tout bon maraîcher à son propre calendrier de semis personnalisé..
..et vu le temps et la liberté d'esprit que ça fait gagner, je ne vois pas pourquoi vous vous en priveriez même pour commencer à semer quelques dizaines de plantes sur votre balcon...
Le piège dans lequel vous ne devez pas tomber (SPOIL : le calendrier mensuel)
A votre avis, comment font les maraîchers pour produire autant de variétés de plantes différentes toute l'année ?
Vous croyez vraiment qu'ils suivent les indications des sachets de graines ?
Ou qu'ils demandent à Madame Irma de leur donner une liste de plantes à semer chaque mois ?
Non, non. Pas du tout.
Tout est millimétré à la semaine près.
Et d'ailleurs, il est là le problème.
Penser les semis "mois par mois" est une grave erreur.
Vous devez sortir du troupeau.
Ce n'est pas parce que tout le monde pense ses semis mois par mois que vous devez faire de même.
Retenez ça.
Le secret numéro 1 :
Pensez vos semis à la semaine et vous aurez de bien meilleurs résultats (et beaucoup moins de migraines) !
En général, les semis démarrent en février / mars (entre la semaine 5 et 13).
La période où il y a le plus de semis à faire est durant les mois de mars et avril (entre la semaine 9 et 17).
Votre objectif en tant qu'expert-jardinier de balconnières, c'est d'être prêt à démarrer sur les chapeaux de roues dès que les choses s'accélèrent !
Si vous vous emmêlez les pinceaux dès le mois de mars, à votre avis, à quoi va ressembler votre potager cet été ?
Et qui va s'occuper des semis d'été et d'automne ?
...
Vous voulez un potager de balcon riche et bien garni toute l'année sans passer par la case Jardiland ?
C'est simple, pensez vos semis à la semaine !
La raison pour laquelle personne ne pense ses semis à la semaine, c'est que ça demande un minimum d'organisation (et c'est aussi pour ça qu'ils ont un potager bien vide...).
Mais voilà. Ouf que ce bon vieux Fabrice du potager minimaliste est là et qu'il a une solution à vous offrir pour créer votre jungle urbaine 🙂
Le plaisir est dans l'action et non dans la planification
Bon, si vous m'avez lu jusqu'ici, c'est que nous sommes d'accord : personne ne prend de plaisir à farfouiller dans ses sachets pour savoir quoi semer cette semaine et quoi semer la semaine prochaine ?
(s'il y en a un, qu'il se manifeste dans les commentaires)
En-tout-cas, moi, ce n'est pas du tout mon kiff.
Je prends beaucoup plus de plaisir à sortir mes godets, à les remplir de terre et à semer ma petite graine.
Pour moi, "faire ses semis" est une activité manuelle où je peux reposer mon esprit et le laisser vagabonder en écoutant un podcast ou un peu de musique (et non un exercice de math qui demande 95 de QI).
Cette tranquillité d'esprit, je l'ai retrouvé depuis que j'ai créé mon propre calendrier de semis.
Les jours de semis, je ne passe jamais (ou presque) plus d'une minute à rassembler les sachets de graines dont j'ai besoin..
..et c'est un soulagement pour le cerveau.
Le calendrier SEMIS automatique ™
Bon.
Résumons la situation.
Suivre les indications des sachets de graines : fausse solution.
Suivre un calendrier de semis téléchargé sur le net : fausse solution (ça reste encore trop vague pour se libérer la tête).
Créer son propre calendrier avec le diagramme de gantt : c'est mieux (j'ai testé, mais c'est encore bien trop chronophage, pas du tout flexible en cas d'imprévu et pas agréable d'utilisation).
Utiliser le calendrier SEMIS automatique ™ synchronisé entre votre ordinateur et votre smartphone : LA solution pour ne plus perdre de temps avec la planification de vos semis.
Un calendrier de semis personnalisé et inspiré de la permaculture
Vous me trouvez prétentieux ?
Regardez plutôt.
Tout comme la permaculture, le calendrier SEMIS automatique ™ a été pensé en système.
Il s'inspire des plus grands principes de permaculture selon Bill Mollison et David Holmgren, comme : Observer et interagir
Commencer petit
Les déchets des uns, sont les ressources des autres
S'adapter au contexte
Appliquer l'autorégulation et accepter la rétroaction
Chaque élément remplit plusieurs fonctions
Chaque fonction est remplie par plusieurs éléments
Partir des structures d'ensemble pour arriver aux détails
Intégrer plutôt que de séparer
Utiliser des solutions à de petites échelles et avec patience
Utiliser le changement et y réagir de manière créative
Bref.
Je pourrais vous faire une liste longue comme le bras.
Le calendrier SEMIS automatique ™ est un système qui s'imbrique dans un système (en l'occurrence, votre vie et votre potager).
Avec lui, vous n'êtes plus dans le flou.
Vous arrêtez de naviguer à vue.
Vous êtes accompagné et flexible.
Il vous dit quoi semer et surtout quand semer (à la semaine prêt) sans que vous n'ayez à faire de plans sur la comète (et non pas de plants sur la comète ^^).
Chaque semaine (ou chaque 2 semaines pour les plus flemmards.. et oui, j'ai pensé à vous 😉 ), prenez entre 20 et 30 minutes maximum pour faire vos semis, pas + (ça, c'est vraiment pour les périodes les plus "hardcore").
Et le pire dans tout ça, c'est que vous passez 99 % de ce temps à utiliser vos mains et non à planifier quoi que ce soit.
C'est comme ça qu'on progresse.
C'est comme ça qu'on développe un potager riche et dense.
C'est comme ça qu'on commence à optimiser et à échelonner ses périodes de cultures.
C'est comme ça qu'on obtient des récoltes précoces.
Et c'est aussi comme ça qu'on ne loupe pas son potager d'hiver.
...
Pourquoi utiliser le calendrier SEMIS automatique ?
Dès que j'ai commencé à implémenter le calendrier, je n'ai plus eu ce mal de crâne lié à mon organisation de semis.
Au contraire.
C'est devenu un jeu de paramétrer le calendrier.
Et comme je vous le disais, le plus cool dans tout ça, c'est qu'on passe 99 % du temps à semer des graines.
A utiliser ses mains.
A toucher et mélanger la terre.
Et seulement 1 % du temps à sortir les bons sachets de graines de sa grainothèque...
Bref, ce n'est que du plaisir.
Un des autres avantages que vous allez adorer avec ce calendrier, c'est qu'il garde une trace de tout ce que vous faites.
De ce fait, chaque année, vous affinez vos dates de semis en fonction de ce qui a marché et de ce qui a moins bien marché.
Vous pouvez même affiner vos quantités et vos techniques de semis (toujours en fonction de votre contexte).
De ce fait, plus les années passent, plus vos dates de semis seront précises et quantifiées à la perfection.
Autre avantage...
Quelque temps après avoir mis en place votre calendrier, vous allez être plus serein..
..et vous allez vous rendre compte que vous pouvez semer bien plus, sans que ça ne vous prenne plus de temps à organiser.
Il suffit juste d'ajouter une nouvelle variété ou une nouvelle espèce de plantes au calendrier.
Et hop, c'est parti vous n'avez plus qu'a suivre la procédure.
C'est quasi automatique.
...
Comme je vous le disais, ça devient presque un jeu.
(et c'est même addictif au bout d'un moment 😉 )
Alors je vous préviens : vous allez certainement devoir agrandir votre grainothèque.
(d'ailleurs, je vais aussi vous montrer comment construire la grainothèque spécialement adaptée au calendrier SEMIS automatique ™)
Quand vous allez voir la facilité que c'est d'ajouter de nouvelles pantes à votre calendrier (et le fait que ça ne vous prend pas plus de temps à planifier), vous n'aurez qu'une seule envie : toujours tester de nouvelles plantes.
Bref.
Encore une fois.
Vous l'aurez compris.
Ce n'est que du plaisir.
Personnellement, c'est en grande partie grâce à ce calendrier que j'ai pu lutter contre la grande invasion de limaces et d'escargots de 2019.
A cette époque, j'ai pu semer des tonnes de laitues et autres espèces en + sans trop me prendre la tête sur comment j'allais m'organiser.
Tout s'est fait naturellement.
Le pire dans tout ça, c'est qu'en parallèle, j'y ajoutais aussi des semis pour le jardin partagé que j'étais en train de démarrer dans l'urgence.
Et tout ça, sans lâcher une goutte de sueur.
Je suivais juste mon calendrier chaque semaine en prenant quelques minutes pour le paramétrer et sortir mes sachets de graines de la grainothèque.
Pour que l'on mette tout ça en place sur votre smartphone, c'est par ici.
Laissez un commentaire et n'hésitez pas à partager !