Créez votre calendrier de semis personnalisé

Créez votre calendrier de semis personnalisé


Dans cet article, vous allez comprendre la raison pour laquelle vous devez créer un calendrier de semis personnalisé hebdomadaire.

Je ne sais pas vous, mais quand j'ai commencé à faire mes propres semis, il y a un truc qui m'a tout de suite pris la tête.

Ce truc, c'est ce moment où tu étales tous tes sachets de graines sur la table.

Que tu jettes un œil au dos de chacun d'eux pour savoir quoi semer et quoi ne pas semer aujourd'hui.

Et que cette grande question existentielle te traverse l'esprit : "mais qu'est-ce que c'est que ce calendrier de ..... ?"

sachet-graine-calendrier-semis-personnalise

Qui a inventé ce concept de calendrier de semis ?

Celui qui dit, à tous les coups, que vous pouvez semer de mars à mai.

Ou parfois même de février à octobre.

...

Ok, c'est sympa de savoir qu'on peut semer un peu n'importe quoi, n'importe quand..

..mais franchement, ça ne pourrait pas être un petit peu plus précis ?

Vous n'en avez pas marre, vous aussi, de semer n'importe quoi, n'importe quand, au petit bonheur la chance ?

...

Et si je vous disais que j'ai trouvé LA solution pour semer LA bonne graine au BON moment SANS réfléchir ? (Fabrice : 1 - semenciers : 0)

(et oui, votre humble serviteur du potager minimaliste a encore frappé)

Avant de vous dévoiler mon grand secret, laissez-moi vous faire un topo sur l'impact émotionnel que m'ont laissé ces calendriers proposés par nos amis les semenciers.

(oui, j'en rajoute un peu, mais c'est une réalité)


Comme je vous le disais, ces calendriers de semis me font friser le burn-out ^^

Je n'y comprends jamais rien.

Pourquoi semer des tomates en mars / avril / mai ?

Sérieusement, vous avez déjà essayé de semer des tomates en mai alors qu'au même moment, certaines personnes commencent à récolter des tomates de la taille d'une pastèque sur Instagram ?

Bref, il y a encore quelques années, ces calendriers me faisaient péter des plombs.

A chaque fois, il fallait que je trouve la bonne date par moi-même.

Alors, je passais du temps (beaucoup de temps) sur internet et sur des bouquins pour trouver la date idéale pour chaque semis.

Et j'ai vite compris que la raison pour laquelle il y a une si grande tranche de temps sur la plupart des calendriers de semis, c'est parce que tout le monde n'a pas le même climat (semenciers : 1 / Fabrice : 0)

Ca peut paraître bête, mais c'est juste pour ça.

Les semenciers vendent leurs sachets (au minimum) dans toutes la France, du nord au sud et d'est en ouest.

Le truc, c'est qu'on ne sème pas des tomates dans le Var au même moment que dans les Alpes Suisse ^^

C'est la raison pour laquelle ils voient large dans leurs prévisions...

Bon.

Après avoir fait ce constat amer, j'ai compris qu'il ne me restait pas 36 000 solutions.

Il fallait que je crée mon propre calendrier de semis personnalisé.

Un calendrier de semis flexible et qui me permettrai de ne plus perdre de temps à rechercher LA date idéale en fonction de mon contexte climatique et géographique.

Faire davantage grâce à un calendrier

Je n'ai jamais été très scolaire.

Je suis un homme de terrain.

Un homme d'action (même si je suis plutôt calme).

Je ne trouve pas vraiment de plaisir à passer des heures à chercher quoi semer.

Je veux juste semer. Point barre.

Alors, pour arrêter de perdre du temps, je me suis intéressé à des méthodes d'organisation.

Et c'est au travers de quelques formations et de quelques livres que j'ai appris à créer mes propres méthodes.

Des méthodes simples, pour gagner du temps (et surtout, pour ne plus perdre de temps).

Etre plus efficace ? Encore un truc de capitaliste !

On a tous de bonnes raisons à vouloir gagner du temps.

Passer 3 quarts d'heure à planifier quoi semer, ce n'est ni productif, ni plaisant.

C'est même chronophage.

Mieux vaut s'organiser une bonne fois pour toutes non ?

Peut-être que vous avez pour projet de trouver un terrain, de jardiner votre copropriété ou de rejoindre un jardin partagé en tant que "responsable des semis".

Peut-être que vous avez juste envie d'élargir votre palette de plantes en testant de nouvelles variétés ou de nouvelles espèces dans votre potager.

Mais rien que le fait d'y penser, ça vous donne la migraine.

C'est la raison pour laquelle vous ne pouvez pas continuer de naviguer à vue.

Si vous voulez vous dégager du temps et de l'espace pour semer plus, vous devez avoir une méthode de planification de semis.

Un calendrier de semis personnalisé.

Certes, vous avez aussi la possibilité de baisser les bras, de jeter toutes vos graines par la fenêtre et de retourner acheter vos plants de tomates à Jardiland.

Mais en faisant ça, vous perdrez tous les avantages que vous avez à faire vos propres semis.

Pour rappel, faire ses propres semis, c'est viser l'autonomie.

L'autonomie en graines, mais pas que.

C'est aussi être autonome vis-à-vis des jardineries et des producteurs de plantes.

Et ce n'est pas tout !

Ce n'est pas parce que vous habitez en ville et que vous n'avez qu'un tout petit balcon que vous ne pouvez pas commencer à développer vos compétences pour votre futur projet de maison à la campagne (ou pour votre reconversion dans le maraîchage).

Parce que tout bon maraîcher à son propre calendrier de semis personnalisé..

..et vu le temps et la liberté d'esprit que ça fait gagner, je ne vois pas pourquoi vous vous en priveriez même pour commencer à semer quelques dizaines de plantes sur votre balcon...

Le piège dans lequel vous ne devez pas tomber (SPOIL : le calendrier mensuel)

A votre avis, comment font les maraîchers pour produire autant de variétés de plantes différentes toute l'année ?

Vous croyez vraiment qu'ils suivent les indications des sachets de graines ?

Ou qu'ils demandent à Madame Irma de leur donner une liste de plantes à semer chaque mois ?

Non, non. Pas du tout.

Tout est millimétré à la semaine près.

Et d'ailleurs, il est là le problème.

Penser les semis "mois par mois" est une grave erreur.

Vous devez sortir du troupeau.

Ce n'est pas parce que tout le monde pense ses semis mois par mois que vous devez faire de même.

Retenez ça.

Le secret numéro 1 :

Pensez vos semis à la semaine et vous aurez de bien meilleurs résultats (et beaucoup moins de migraines) !

En général, les semis démarrent en février / mars (entre la semaine 5 et 13).

La période où il y a le plus de semis à faire est durant les mois de mars et avril (entre la semaine 9 et 17).

Votre objectif en tant qu'expert-jardinier de balconnières, c'est d'être prêt à démarrer sur les chapeaux de roues dès que les choses s'accélèrent !

Si vous vous emmêlez les pinceaux dès le mois de mars, à votre avis, à quoi va ressembler votre potager cet été ?

Et qui va s'occuper des semis d'été et d'automne ?

...

Vous voulez un potager de balcon riche et bien garni toute l'année sans passer par la case Jardiland ?

C'est simple, pensez vos semis à la semaine !

La raison pour laquelle personne ne pense ses semis à la semaine, c'est que ça demande un minimum d'organisation (et c'est aussi pour ça qu'ils ont un potager bien vide...).

Mais voilà. Ouf que ce bon vieux Fabrice du potager minimaliste est là et qu'il a une solution à vous offrir pour créer votre jungle urbaine 🙂

Le plaisir est dans l'action et non dans la planification

Bon, si vous m'avez lu jusqu'ici, c'est que nous sommes d'accord : personne ne prend de plaisir à farfouiller dans ses sachets pour savoir quoi semer cette semaine et quoi semer la semaine prochaine ?

(s'il y en a un, qu'il se manifeste dans les commentaires)

En-tout-cas, moi, ce n'est pas du tout mon kiff.

Je prends beaucoup plus de plaisir à sortir mes godets, à les remplir de terre et à semer ma petite graine.

Pour moi, "faire ses semis" est une activité manuelle où je peux reposer mon esprit et le laisser vagabonder en écoutant un podcast ou un peu de musique (et non un exercice de math qui demande 95 de QI).


Cette tranquillité d'esprit, je l'ai retrouvé depuis que j'ai créé mon propre calendrier de semis.

Les jours de semis, je ne passe jamais (ou presque) plus d'une minute à rassembler les sachets de graines dont j'ai besoin..

..et c'est un soulagement pour le cerveau.

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Le calendrier SEMIS automatique ™

Bon.

Résumons la situation.

Suivre les indications des sachets de graines : fausse solution.

Suivre un calendrier de semis téléchargé sur le net : fausse solution (ça reste encore trop vague pour se libérer la tête).

Créer son propre calendrier avec le diagramme de gantt : c'est mieux (j'ai testé, mais c'est encore bien trop chronophage, pas du tout flexible en cas d'imprévu et pas agréable d'utilisation).

Utiliser le calendrier SEMIS automatique synchronisé entre votre ordinateur et votre smartphone : LA solution pour ne plus perdre de temps avec la planification de vos semis.

Un calendrier de semis personnalisé et inspiré de la permaculture

Vous me trouvez prétentieux ?

Regardez plutôt.

Tout comme la permaculture, le calendrier SEMIS automatique ™ a été pensé en système.

Il s'inspire des plus grands principes de permaculture selon Bill Mollison et David Holmgren, comme :
Observer et interagir

  • Commencer petit
  • Les déchets des uns, sont les ressources des autres
  • S'adapter au contexte
  • Appliquer l'autorégulation et accepter la rétroaction
  • Chaque élément remplit plusieurs fonctions
  • Chaque fonction est remplie par plusieurs éléments
  • Partir des structures d'ensemble pour arriver aux détails
  • Intégrer plutôt que de séparer
  • Utiliser des solutions à de petites échelles et avec patience
  • Utiliser le changement et y réagir de manière créative

Bref.

Je pourrais vous faire une liste longue comme le bras.

Le calendrier SEMIS automatique est un système qui s'imbrique dans un système (en l'occurrence, votre vie et votre potager).

Avec lui, vous n'êtes plus dans le flou.

Vous arrêtez de naviguer à vue.

Vous êtes accompagné et flexible.

Il vous dit quoi semer et surtout quand semer (à la semaine prêt) sans que vous n'ayez à faire de plans sur la comète (et non pas de plants sur la comète ^^).

Chaque semaine (ou chaque 2 semaines pour les plus flemmards.. et oui, j'ai pensé à vous 😉 ), prenez entre 20 et 30 minutes maximum pour faire vos semis, pas + (ça, c'est vraiment pour les périodes les plus "hardcore").

Et le pire dans tout ça, c'est que vous passez 99 % de ce temps à utiliser vos mains et non à planifier quoi que ce soit.

C'est comme ça qu'on progresse.

C'est comme ça qu'on développe un potager riche et dense.

C'est comme ça qu'on commence à optimiser et à échelonner ses périodes de cultures.

C'est comme ça qu'on obtient des récoltes précoces.

Et c'est aussi comme ça qu'on ne loupe pas son potager d'hiver.

...

Pourquoi utiliser le calendrier SEMIS automatique ?

Dès que j'ai commencé à implémenter le calendrier, je n'ai plus eu ce mal de crâne lié à mon organisation de semis.

Au contraire.

C'est devenu un jeu de paramétrer le calendrier.

Et comme je vous le disais, le plus cool dans tout ça, c'est qu'on passe 99 % du temps à semer des graines.

A utiliser ses mains.

A toucher et mélanger la terre.

Et seulement 1 % du temps à sortir les bons sachets de graines de sa grainothèque...

Bref, ce n'est que du plaisir.


Un des autres avantages que vous allez adorer avec ce calendrier, c'est qu'il garde une trace de tout ce que vous faites.

De ce fait, chaque année, vous affinez vos dates de semis en fonction de ce qui a marché et de ce qui a moins bien marché.

Vous pouvez même affiner vos quantités et vos techniques de semis (toujours en fonction de votre contexte).

De ce fait, plus les années passent, plus vos dates de semis seront précises et quantifiées à la perfection.


Autre avantage...

Quelque temps après avoir mis en place votre calendrier, vous allez être plus serein..

..et vous allez vous rendre compte que vous pouvez semer bien plus, sans que ça ne vous prenne plus de temps à organiser.

Il suffit juste d'ajouter une nouvelle variété ou une nouvelle espèce de plantes au calendrier.

Et hop, c'est parti vous n'avez plus qu'a suivre la procédure.

C'est quasi automatique.

...

Comme je vous le disais, ça devient presque un jeu.

(et c'est même addictif au bout d'un moment 😉 )

Alors je vous préviens : vous allez certainement devoir agrandir votre grainothèque.

(d'ailleurs, je vais aussi vous montrer comment construire la grainothèque spécialement adaptée au calendrier SEMIS automatique )

Quand vous allez voir la facilité que c'est d'ajouter de nouvelles pantes à votre calendrier (et le fait que ça ne vous prend pas plus de temps à planifier), vous n'aurez qu'une seule envie : toujours tester de nouvelles plantes.

Bref.

Encore une fois.

Vous l'aurez compris.

Ce n'est que du plaisir.

Personnellement, c'est en grande partie grâce à ce calendrier que j'ai pu lutter contre la grande invasion de limaces et d'escargots de 2019.

A cette époque, j'ai pu semer des tonnes de laitues et autres espèces en + sans trop me prendre la tête sur comment j'allais m'organiser.

Tout s'est fait naturellement.

Le pire dans tout ça, c'est qu'en parallèle, j'y ajoutais aussi des semis pour le jardin partagé que j'étais en train de démarrer dans l'urgence.

Et tout ça, sans lâcher une goutte de sueur.

Je suivais juste mon calendrier chaque semaine en prenant quelques minutes pour le paramétrer et sortir mes sachets de graines de la grainothèque.

Pour que l'on mette tout ça en place sur votre smartphone, c'est par ici.

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L’école dehors, et pourquoi pas ?

L’école dehors, et pourquoi pas ?

Dans cet article, je vais vous partager tout ce que j'ai appris et compris sur l'école dehors au travers d'un documentaire et de quelques acteurs français sur le terrain.

Il y a quelques semaines, j'ai assisté à la diffusion du film "L’école de la forêt finlandaise, une éducation riche de sens" réalisé par Claire Boulch-Pedler.

Voici ce que j'y ai découvert...

Un système éducatif pas comme les autres

L'école de la forêt que l'on découvre dans ce film n'est, pour le moment, qu'une expérimentation.

Une expérimentation dans laquelle Claire a eu la chance de s'immerger pendant 5 mois.

5 mois passés dans la forêt, avec des enfants de 6 ans.

Et sa conclusion est simple : l'école dehors, c'est l'avenir !

D'après elle, cette "école" a pour but de développer 2 aspects de l'enfant :

1/ Ses compétences sociales

2/ La découverte de son corps

Et ce serait justement ce que l'enfant a le plus besoin à cet âge-là...

Mais attention !

Ce n'est pas parce qu'on appelle ça une école, que l'on retrouve les modèles classiques d'apprentissage.

Non.

Les enfants ne sont pas notés sur leurs compétences sociales ou sur leur capacité à bouger.

Ils ne sont ni récompensé, ni punis.

On y reviendra plus tard, mais leur "réussite" est naturellement stimulée par leur rapport avec la forêt et leurs camarades de classe.

C'est de l'apprentissage par l'expérience...

Ca vient de l'intérieur...

C'est ce qu'on appelle plus précisément de l'apprentissage par motivation endogène.

...

Et oui, l'école de la forêt n'est pas une éternelle récréation.

Les professeurs ont tout de même un mini-programme et 2 - 3 trucs à leur apprendre !

Mais, le plus gros de la journée, c'est du temps libre.

Du temps pour assimiler ce sur quoi ils viennent de travailler..

Du temps où ils vont pouvoir bouger et découvrir leur environnement.

Apprendre à observer par eux-mêmes.

A laisser parler leur imagination.

A jouer.

A discuter avec les autres.

A s'inventer des jeux à base de bâtons et de pierres (dans la forêt, pas besoin d'apporter de jouets en plastique, tout est déjà sur place ^^).

...

Certes, au travers de ce contexte, ils vont avoir beaucoup d'occasions pour interagir avec leurs camarades, leurs professeurs et la nature.

Beaucoup d'occasions pour se défouler et développer leurs compétences sociales.

Mais il ne faut pas qu'ils s'oublient !

C'est la raison pour laquelle les professeurs ont trouvé une petite parade pour leur laisser la possibilité de se recentrer sur eux-mêmes.

...

Pour ça, en début d'année, chaque enfant choisit son arbre préféré.

Un arbre vers lequel il peut se recueillir à chaque fois qu'il a un petit coup de mou.

A chaque fois qu'il a besoin de reprendre des forces... de faire un peu d'introspection... de retrouver sa propre énergie...

En Finlande, l'école de la forêt, c'est dehors, quel que soit le temps qu'il fait !
(crédit photo: Claire Boulch-Pedler)

Mais d'où vient l'école de la forêt ?

L'école de la forêt n'a pas été inventée en Finlande, mais au Danemark.

Dans les années 1950 !

Non pas pour expérimenter quoi que ce soit, mais parce qu'à l'époque, les écoles manquaient de place.

Ils ont donc décidé de diviser les journées en deux.

Une partie de la journée, les élèves étaient en classe (ce qui leur permettait de suivre le programme scolaire).

Et une autre partie de la journée, ils étaient en balade dans la forêt (ce qui libérait des salles de classe et permettait à d'autres élèves de suivre, à leur tour, le programme).

Puis, les jours de beau temps, ils ont commencé à faire quelques cours à l'extérieur.

Et, au fur et à mesure, ils ont commencé à découvrir les bienfaits de faire l'école dehors et c'est comme ça qu'ils ont fini par l'intégrer au programme scolaire.

...

C'est bon ?

J'ai assez développé ?

Vous êtes convaincu par "l'école du dehors" ? (et oui, c'est comme ça que ça s'appelle en France).

...

Attendez. Une petite minute..

.. j'ai encore quelques conseils à vous donner.

...

Comme je vous le disais, le but de l'école du dehors n'est pas de transposer le modèle classique.

Il ne suffit pas de déménager le mobilier de la classe à l'extérieur.

Il suffit juste, par exemple, de commencer par passer quelques jours par semaine ou quelques jours par mois en forêt (même si ce n'est que pour une ou deux petites heures !).

Le plus important, c'est la régularité.

Si vous êtes professeur et que vous ne savez pas quelles activités organiser, pas d'inquiétudes, vous pouvez juste les laisser en mode "activités libre".

Vous pouvez aussi (accessoirement) trouver quelques activités à faire en forêt...

Mais, ne vous inquiétez pas.

Je vous donnerais quelques conseils pour bien démarrer un peu plus tard dans cet article.

...

Pour le moment, laissez-moi vous donner d'autres arguments en faveur de l'école du dehors...

Les avantages de l'école dehors

Un meilleur apprentissage

Faire l'école dehors à de nombreux avantages.

Tout d'abord, revenons un peu plus en détails sur l'exemple finlandais :

Dans cette expérimentation, on jongle entre 2 activités principales.

Ces 2 activités sont simples.

Elles consistent à faire une session d'apprentissage de 40 minutes pour une session libre de 2 heures.

C'est tout.

Comme je vous le disais, le fait de travailler comme ça permet aux enfants de mieux assimiler ce qu'ils apprennent.

(pas la peine de les matraquer d'informations toute la journée)

On apprend, puis on relâche la pression.

On se défoule.

On oublie.

On laisse "composter" ce que l'on a appris...


D'ailleurs, ça me fait repenser à une phrase qui m'a marqué dans ce documentaire.

Cette phrase, c'est la suivante :

"Le développement intellectuel de l'humain est lié à celui de ses sens".

...

Les sens...

Et si on en parlait un peu ?

Une reconnexion à leurs sens

Dans l'école de la forêt en Finlande, pour le repas de midi, les élèves mangent au chaud, devant le feu, dans la "kota".

En Finlande, la kota est un petit chalet en bois dans lequel on vient passer du temps pour se réchauffer et manger...
(crédit photo: Claire Boulch-Pedler)

Lors de ce repas, ce sont les enfant eux-mêmes qui se servent la nourriture.

Ils ont le droit d'avoir la quantité qu'ils veulent dans leur assiette..

..à la seule condition de finir l'assiette !


Et c'est ce genre de petits détails qui les amène à se connecter à leur besoin.

...

Autre chose.

Dans la forêt, on constate que les enfants sont plus concentrés et plus observateurs.

C'est certainement lié au fait qu'ils soient, toute l'année, dans un environnement en constante évolution : la forêt.

...

Comme vous le savez, dans la forêt, rien n'est figé.

La neige, la fonte des neiges, le printemps, le soleil, la pluie, les insectes, les oiseaux, les animaux, encore la pluie, les feuilles qui tombent, encore la neige, etc...

L'école de la vie quoi !

En étant continuellement dehors, les professeurs constatent que les enfants développent une sorte d'empathie pour la nature.

Ensuite, ils constatent qu'ils développent plus facilement de l'empathie pour eux-mêmes et ainsi que pour leurs camarades de classe.

....

Mais ce n'est pas tout.

C'est aussi au travers du jeu qu'on apprend !

Pas besoins de récompenses, de jouets, ni de punitions

Dans la forêt, les enfants jouent avec des bâtons, des pierres, de la neige, du sable, de l'eau, etc...

Ils jouent aussi avec leur imagination.

Ils observent.

Ils s'isolent ou forment des groupes.

Ils inventent leurs propres jeux.

Paradoxalement, les professeurs remarquent que les enfants ne font quasiment jamais de bêtises dans la forêt.

Et il n'y a quasiment jamais de conflits entre les élèves.

...

Bref.

Tout se passe à merveille dehors.

...

Autre chose intéressante.

Lorsque la maîtresse à quelque chose à dire à un des élèves, elle peut facilement le prendre et ainsi éviter de lui faire des remarques devant ses camarades de classe et de risquer de l'humilier.

...

Ah oui, encore une autre chose intéressante.

Les anniversaires.

Lorsque c'est l'anniversaire d'un des enfants, il est célébré pendant le repas de midi, autour du feu, dans la kota (la cabane finlandaise).

A la fin du repas, la maîtresse prend un temps pour lire, à voix haute, une "lettre d'anniversaire" que ses parents lui ont remis pour l'occasion.

Tout le monde écoute la maîtresse lire cette lettre.

Ensuite, un à un, chaque camarade de classe vient faire un câlin à l'enfant en lui chuchotant une parole bienveillante à l'oreille...

Bref.

C'est une tradition finlandaise j'imagine... mais c'est toujours bon à prendre !

Une "mise en présence" qui a du sens (et qui transforme les enfants)

Dans la deuxième partie du documentaire, la réalisatrice interview une parente d'élève pour savoir quels sont les changements qu'elle a pu observer sur son enfant depuis qu'il fait l'école de la forêt.

Et ses réponses sont très intéressantes !

D'une, il mange mieux.

Etre toute la journée dehors et par tous les temps, fait qu'il a un meilleur appétit.

Elle constate même qu'il a plus de goût.

Qu'il ne rechigne pas à manger toutes sortes de légumes.

Ensuite, il dort mieux.

Quand tu gambades toute la journée dans la forêt, tu dors vite et bien.

Pas besoin d'aller au club de foot, à la danse ou au cours de judo.

L'enfant s'est dépensé toute la journée et est bien content d'être posé à la maison avec sa famille.

Elle a pu aussi observer un changement au niveau du caractère.

Son enfant prend plus d'initiatives.

Il est moins timide.

Le fait d'être dans la forêt et de jouer avec ses camarades toute la journée lui permet de plus facilement s'exprimer, de s'affirmer et non d'accumuler des frustrations, le cul sur sa chaise de classe...

L'école de la forêt, une solution pour la génération alpha ?

Outre le fait que l'école dehors (ou l'école de la forêt) peut être une solution à d'éventuelles nouvelles mesures sanitaires comme on a pu le connaître avec la pandémie du covid-19, elle serait aussi un besoin profond de la nouvelle génération que l'on appelle la "génération alpha".

Très brièvement, la génération alpha, ce sont tous les enfants nés à partir de 2010.

Ce sont les "enfants connectés".

Selon une étude, 90 % des enfants de cette génération ont déjà utilisé un appareil électronique portatif avant l'âge de 1 an !

C'est la première génération à considérer la technologie non pas comme un outil, mais comme quelque chose d'assimilé.

Du coup, ne serait-ce pas aussi la première génération qui va avoir le plus besoin de se reconnecter à la nature, à son corps et au "véritable" contact humain ?

...

("la question est vite répondue")

Pour finir, j'aimerais ajouter quelques mots sur ce qu'il se passe en France à ce sujet.

Ensuite, je vous donnerai quelques conseils et un exercice pour démarrer si vous êtes professeur ou parent d'élève engagé.

Donc, si tout ce que je viens de dire vous parle, ne loupez pas la dernière partie de l'article...

Et en France, on fait comment ?

Comment s'organiser dans un pays de près de 68 millions d'habitants avec un système éducatif très très carré ?


Comme je vous le disais, il n'y a pas qu'en Finlande où l'on fait l'école dehors.

En vérité, c'est un modèle qui existe partout en Europe et sous différentes formes.

En France, on appelle donc ça "l'école du dehors" (et voilà à quoi peut ressembler une journée de ce type).

(si ça vous intéresse, il y a des formations et tout un tas d'autres infos à ce sujet... je vous laisse creuser et en parler dans l'espace des commentaires si besoin)

Tous dehors ! (mais comment on fait concrètement pour démarrer l'école du dehors en France ?)

On ne peut pas dire aux professeurs de mettre les enfants dehors du jour au lendemain.

Il y a 2, 3 trucs à penser avant d'en arriver là.

1/ L'environnement

Si vous êtes à la campagne, ça va.

Vous avez juste à trouver un coin naturel assez grand et pas très loin de l'école, puis à enfiler quelques gilets jaunes.

Là où ça se complique, c'est en ville.

Oui, en ville, il y a beaucoup d'écoles, beaucoup d'élèves et très peu d'espaces verts !

C'est ça le problème.

Ma solution ?

Remplacer, dès aujourd'hui, tous les espaces de jeux à base de toboggan et de balançoires par des espaces de forêts naturels.

Mais en attendant, voici mon conseil :

Trouvez un lieu avec de la nature.

Beaucoup de nature.

Si vous avez des classes de + de 20 élèves, vous allez avoir besoin de pas mal de place pour qu'ils aient ce sentiment de liberté.

Notez que ce lieu doit être le plus près possible de l'école (je reviendrais sur ça dans le troisième point dédié "au chemin").

2/ Le nombre d'enfants

En France, en 2019, la moyenne du nombre d'élèves par classe de primaire est de 22,5.

Du coup, ça fait pas mal de petites têtes à "surveiller".

Il serait peut-être judicieux d'impliquer quelques parents d'élèves (ou des ATSEM si vous êtes en école maternelle).

Il y a aussi d'autres solutions comme faire appel à des personnes spécialisées sur le sujet.

Ca peut être des "pédagogues par la nature", des "passeurs de nature", des "animateurs nature", etc...

Il y a aussi des animations comme des "ateliers de connexion à la nature".

Vous pouvez aussi jeter un coup d'œil du côté du RPPN (Réseau de Pédagogie Par la Nature)...

Je vous rappelle que je ne suis pas spécialisé sur le sujet et je vous laisse, encore une fois, réagir dans les commentaires.

Ca m'intéresse vraiment d'en apprendre plus, de connaître vos problématiques sur le sujet, vos solutions, etc..

3/ Le chemin

Très très important.

Vous devez anticiper le chemin que vous allez emprunter pour vous rendre sur l'espace de "l'école du dehors".

Evitez les voies de chemins de fer ou les passages où il y a beaucoup de circulation routière.

Bref.

Faites confiance à votre bon sens pour ce point...

4/ L'infrastructure et la logistique

Sur le lieu de "l'école du dehors", il peut être important d'avoir quelques infrastructures (mais gardez en tête que moins il y en a, mieux c'est).

Après, si le fait de clôturer un espace peu vous permettre de donner plus de liberté aux élèves, n'hésitez pas à le faire.

Vous pouvez aussi envisager d'avoir un petit local pour réchauffer à manger ou des boissons chaudes pour l'hiver par exemple.

Et ne vous tracassez pas à investir dans des jouets inutiles.

N'oubliez pas que les "vrais" jouets se trouvent dans la nature...

5/ La préparation

Pensez à prévenir les parents.

Les enfants ont besoin d'avoir des chaussures adaptées, des vêtements chauds quand il fait froid, des chapeaux quand il fait chaud, des coupe-vent imperméable quand il pleut, quelques fruits, une gourde, etc...

Les principes de bases de l'école du dehors (et des enfants chevaliers)

Lors du débat auquel j'ai assisté après la projection du film, j'ai noté 2 remarques très intéressantes au sujet du comportement des enfants lors des premières sorties (et des premières expérimentations en France).

D'après l'un des intervenants, les enfants sont surexcités les premières fois.

Ils se mettent à crier et à courir dans tous les sens.

Et vu que l'environnement de la forêt est complètement différent qu'une cours école goudronnée et bien plane, ils se prennent quelques gamelles au début.

Beaucoup de gamelles.

Bon.

Rien de grave en général.

Et ils s'adaptent très vite.

Ils se mettent à marcher plus doucement.

A regarder là où ils mettent les pieds.

En gros, ils deviennent plus conscients à l'égard à leur environnement.

Deuxième chose qu'ils ont remarqué, c'est le syndrome de l'enfant chevalier.

Comme je vous le disais, les enfants trouvent rapidement des jeux à base de bâtons, de pierres, de sable ou de terre dans la forêt.

Mais la chose qui revient souvent (surtout pendant les premières sorties), c'est la conquête de territoire.

Et qui dit conquête de territoire, dit défense de territoire.

C'est donc tout naturellement que la plupart des enfants commencent à se "battre" (gentiment) entre eux en jouant aux chevaliers avec un bâton en guise d'épée.

En tant que professeur, ce n'est pas ce genre de jeux auxquels vous avez envie qu'ils jouent, non ?

Et pourtant.

A ce qu'il paraît, il faut les laisser faire.

C'est un comportement normal et qui va avoir tendance à s'atténuer avec le temps.

Vous pouvez aussi les aider à trouver d'autres choses à faire que de se battre.

Mais n'oubliez pas qu'il ne faut pas que ce soit une contrainte pour eux.

L'école dehors doit rester un espace de liberté.

Si vous avez un jeu à leur partager, mettez-vous tout simplement à un endroit..

.. et commencez à jouer.

Commencez à faire.

...

Avec un peu de chances, vous aurez 2-3 petits curieux qui viendront voir ce que vous êtes en train de faire...

🙂

Pour finir, vous pouvez utiliser et transmettre aux enfants ces 3 règles de vie à adopter pendant les sessions d'école du dehors (testé et approuvé) :

1/ Je prends soin de moi

2/ Je prends soin des autres

3/ Je prends soin de la nature

...

Voilà tout.

Pour clôturer cet article avec une note un peu plus légère, laissez-moi donc vous présenter ce fameux exercice.

Un exercice que non seulement tout le monde peut faire chez soi, mais qui pourrait être aussi une bonne excuse pour commencer à tendre vers l'école du dehors...

Exercice du "sit spot" (la place assise)

Cet exercice est simple.

Commencez par choisir un lieu.

Un lieu calme.

Un lieu ou vous vous sentez bien.

Un lieu où vous vous sentez en sécurité.

Un lieu où vous ne risquez pas d'être dérangé.

Bien évidemment, ce lieu doit être le plus possible immergé dans la nature.

Une nature que vous allez pouvoir observer...

Le but, ça va être d'y aller le plus régulièrement possible.

Le mieux, c'est d'y aller chaque jour.

D'observer.

Ou plutôt de se laisser observer.

Ce lieu doit être confortable.

Vous devez pouvoir vous asseoir.

Vous devez vous y sentir bien.

...

C'est exercice d'observation est un outil puissant à pratiquer seul ou avec les enfants.

En silence.

Immergé dans le calme de la nature.

Bref.

C'est ainsi que cet article touche à sa fin.

Merci de m'avoir lu jusqu'ici.

Comme d'habitude, je vous laisse réagir dans les commentaires.

N'hésitez pas à le partager autour de vous si vous pensez que ça peut faire avancer les choses.

Sur ce.

Ciao !

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Partagez votre expérience ou vos ressentis sur l'école dehors dans l'espace commentaire juste en dessous 👇

Devez-vous recommencer votre culture en lasagne en pot de fleurs ratée ?

Le soleil commence à pointer le bout de son nez.

Ca commence à bouger dans le potager.

Vos pots de fleurs reprennent vie et il est temps de faire le point sur vos cultures en lasagnes.


En règle générale, la première chose qui saute aux yeux, c'est le volume.

Il n'est pas rare que la deuxième année, votre lasagne est diminuée de moitié, voir plus !

(surtout si vous n'avez pas pratiqué le compostage de surface ou le paillage intensif)

Si c'est le cas, je conseille de refaire une lasagne par-dessus l'ancienne.

(sans oublier de l'entretenir cette fois-ci)

Une culture en lasagnes c'est comme un compost

Le deuxième truc à vérifier, c'est la bonne consistance de vos lasagnes.

C'est rare, mais il peut arriver que vous ayez raté votre lasagne.

Raté votre lasagne dans le sens où vous avez mal dosé le ratio de matière carbonée et de matière azotée.

Pour rappel, une lasagne, c'est un mélange d'azote (épluchures de fruits et légumes, marc de café, feuilles vertes, etc, etc..) et de carbone (feuilles mortes, paille, foin, etc.., etc...).

Pour faire simple, une lasagne, c'est comme un compost.

Et pour réussir un compost, il faut utiliser la bonne recette.

Il faut choisir les bons ingrédients et dans la bonne quantité.

Quantifier la matières organiques pour vos lasagnes en pots

Dans cet article, nous allons faire comme si vous aviez bien sélectionné vos ingrédients.

Nous allons plutôt nous pencher sur un loupé de ratio carbone/azote.

Avant tout, laissez-moi vous expliquer comment constater s'il y a un déséquilibre dans votre mélange.

Et pour ça, rendez-vous sur votre terrasse, près de vos pots de fleurs.

1/ Une lasagne trop azotée

Pour reconnaître une lasagne est trop azotée, c'est simple, sa consistance est presque gluante.

C'est comme de la pâte à modeler.

C'est presque impossible de gratter en surface.

C'est comme si votre pot de fleurs était constitué d'un seul et unique bloc.

Comme un flan géant ! ^^

Si c'est le cas, ça commence mal.

Vérifiez maintenant s'il dégage une odeur d'ammoniaque.

Bon, ça, c'est l'exemple extrême.

Si vous en êtes arrivé là, c'est vraiment que vous avez loupé votre coup et, dans ce cas-là, le mieux qu'il vous reste à faire, c'est de recommencer à zéro.

Et si vous pensez que c'est "rattrapable", nous verrons comment par la suite 😉

2/ Une lasagne trop carbonée

Maintenant, voyons voir si vous avez des lasagnes trop carbonées.

C'est simple, une lasagne trop carbonée, c'est strictement l'inverse d'une lasagne trop azotée.

Sa consistance est poussiéreuse.

C'est une lasagne difficile voir impossible à humidifier.

Vous avez beau arroser, elle reste constamment sèche.


Encore une fois, c'est un exemple.

Pour en arriver à ce résultat, il faut vraiment que vous ayez oublié la matière azotée dans votre recette ^^

Et si c'est le cas, je vous invite là aussi à recommencer à zéro.

Qu'est-ce qu'une culture en lasagnes réussie ?

Une bonne lasagne, c'est un peu comme un bon compost ou un bon terreau.

C'est léger.

C'est comme de la bonne terre noire que l'on trouve dans les massifs de fleurs en ville.

On peut facilement creuser dedans.

Même à la main !

Encore une fois, attention à ne pas confondre avec quelque chose de trop sec ou de trop poussiéreux.

Une bonne lasagne retient l'eau.

Elle est humide et assez consistante.

On peut faire une boule de terre entre ses mains, et celle-ci doit pouvoir s'effriter facilement (ce n'est pas de la pâte à modeler).

Bon.

Maintenant, vous avez compris ce qu'est une bonne lasagne et voici mes conseils pour rattraper les 2 types de lasagnes ratées.

Comment rattraper un culture en lasagnes en pots de fleurs ratées ?

1/ Rajoutez du carbone à une lasagne trop azotée

Sauf si votre lasagne ressemble à un bloc de pâte à modeler, voici quoi faire (si vous jugez que c'est rattrapable bien évidemment).

Faites un gros paillage de matière carbonée (feuilles mortes, foin, paille et autre matière sèche que vous avez sous la main).

Le but, ça va être de maintenir un paillage conséquent pendant au moins une année.

Faites très peu de compostage de surface pendant ce temps.

Préférez le jus de lombricompost, le jus de bokashi et les purins pour apporter de quoi manger à vos plantes (sans excès, car c'est déjà bien chargé là-dessous !).

Petite astuce si vous manquez de place à la vertical pour faire votre paillage.

Surélevez le paillage en plantant des bouts de cagettes ou des bouts de bois sur les bordures du pot comme dans l'exemple ci-dessous.

extension-paillage-permaculture-pot-fleurs
Veuillez noter mon talent pour le dessin ^^

2/ Rajoutez de l'azote à une lasagne trop carbonée

L'idéal, c'est de mélanger le tout avec du compost ou du lombricompost.

Ca améliorera instantanément la consistance de votre lasagne.

Si ce n'est pas un cas extrême, vous pouvez dès maintenant commencer à faire du compostage de surface.

Si vous n'avez pas de quoi faire un paillage en matières sèches, ce n'est pas grave, vous pouvez utiliser des feuilles fraîches et/ou des herbes fraîches à la place.

Voilà tout.

Un dernier truc avant de vous laisser.

Si vous avez besoin d'un guide complet sur la culture en lasagnes en pots de fleurs, c'est par ici.

Les fleurs à semer au potager en pots de fleurs au mois de mars

Quand on se lance dans l'aventure de la permaculture en pots de fleurs, on pense tomates, poivrons, salades, radis, etc..

On oublie les fleurs.

On oublie de rajouter un peu de couleur pour les yeux.

Du nectar pour les abeilles.

Vous pensez que les fleurs n'ont pas leur utilité dans votre potager ?

Alors sachez qu'elles ont le pouvoir d'attirer la faune sur votre terrasse.

J'aime bien prendre l'exemple du tournesol.

Pour moi, un tournesol, c'est comme un phare en pleine mer.

Il est là pour dire "coucou les oiseaux, les abeilles, venez ici il y a de quoi manger !".

D'ailleurs, si je n'avais qu'une seule plante pour commencer en permaculture sur balcon, ce serait certainement le tournesol.

Et même qu'une seule plante à ajouter à votre terrasse cette année, ce serait aussi le tournesol.

Ma sélection de graines à semer au printemps en pot

Pour faire simple (une fois de plus 😉 ), il y a 2 types de fleurs.

Les fleurs comestibles et les fleurs mellifères.

Comestibles parce qu'on peut les manger..

..et mellifères parce que les abeilles et les insectes butineurs les adorent.

La capucine

La capucine est présente chaque année sur ma terrasse.

J'adore la voir courir le long de mes pots.

Pour moi, elle a plusieurs utilités.

Pour commencer, il faut être conscient que c'est une plante qui peut prendre beaucoup de place..

..mais il suffit de s'en servir à votre avantage !

Vous pouvez la faire grimper, courir de pots en pots ou bien même la faire retomber d'un pot de fleurs suspendu par exemple.

(sur ma terrasse, je m'en sers un peu comme une plante qui va combler les trous entre les pots ou sur tout ce qui est clôture)

La capucine fait de belles fleurs comestibles orange, jaune ou rouge pour mettre de la couleurs à vos salades.

Ses feuilles sont également comestibles (ainsi que ses graines).

En plus, les pucerons l'adorent (ce qui peut éviter aux tomates d'en être envahi...)

Le souci

Le deuxième fleurs que j'ai choisie, c'est le souci.

C'est une plante que je trouve assez jolie et compact.

L'avantage, c'est qu'elle repousse toute seule d'année en année.

Ses fleurs sont comestibles et elle a même quelques vertus médicinales...

Le souci fleurit toute l'année.

C'est la raison pour laquelle il attire beaucoup d'insectes au potager (super pour démarrer ou pour les balcons un peu vides).

Il se ressème facilement grâce à une production de graines assez conséquentes (idéal pour fabriquer des bombes de graines ou faire du semis sauvage).

Le cosmos

La troisième plante comestible que j'ai choisie, c'est le cosmos.

J'adore le cosmos, car elle ajoute une touche de légèreté au potager.

Elle pousse particulièrement bien à l'ombre et se plaît tout aussi bien au soleil.

Sa floraison s'étale de juin jusqu'aux premiers coups de froid.

Ses fleurs sont comestibles et décoreront aussi vos salades...

Bref, encore un plante qui va vous envoyer dans le cosmos ^^

Le tournesol

J'adore le tournesol parce qu'il est visible.

Il attire l'œil, les abeilles et insectes butineurs, les oiseaux et à ce qu'il paraît, il attire même le soleil !

Il peut servir de tuteurs pour les plantes grimpantes et volubiles.

De plus, il produit des graines en masse (qui sont d'ailleurs comestibles).

Le tournesol un un indispensable sur tous les balcons.

Le seul inconvénient, c'est que sa floraison est un peu courte (mais très très mellifère).

L'ipomée

L'ipomée une plante volubile.

C'est-à-dire qu'elle grimpe en encerclant les tiges des autres plantes (comme le haricot).

Vous pouvez la coupler avec le tournesol pour l'aider à accéder à une pergola ou la barrière de balcon de votre voisin du dessus s'il est d'accord ^^

L'ipomée fleurit tout l'été et du fait qu'elle résiste un peu aux premiers gels, c'est l'une des dernières plantes à fleurir encore en fin de saison (avec la capucine d'ailleurs).

Et pour finir, les fleurs de l'ipomée ont une teinte de couleurs qui attire particulièrement l'œil.

Moi j'adore !

Le coquelicot

Les abeilles et les insectes butineurs raffolent du pollen de la fleur rouge du coquelicot.

C'est une plante qui fleurit tout l'été et qui apporte une touche champêtre au potager.

Le coquelicot est une plante symbolique, c'est la première plante qui repeuple les champs lorsque l'on arrête d'y balancer des pesticides.

Bref.

Une indispensable !

Et pour finir, n'oubliez pas que les meilleures plantes mellifères sont celles qui poussent spontanément dans vos pots de fleurs.

Un système de calendrier de semis inspiré de la permaculture

Aujourd'hui, je vais vous parler des fondamentaux de la permaculture.

Qu'est-ce qu'un système ?

Un élément ?

Une fonction ?

C'est un sujet simple, mais pas toujours facile à appréhender.

Je vais aussi vous présenter mon système de calendrier de semis directement inspiré de la permaculture.

Bien évidemment, je vais utiliser un langage simple et des exemples concrets.

Comme d'habitude, mon but, c'est de vous servir mon savoir sur un plateau...

Un système, c'est un ensemble d'éléments qui ont une ou plusieurs fonctions.

Je pourrais vous parler de mon système de compostage qui est composé de plusieurs éléments comme le sceau de récupération d'épluchures de la cuisine ou de mon lombricomposteur.

Je pourrais aussi entrer en détails sur les fonctions de mon lombricomposteur qui sont, par exemple, la production de lombrithé, de lombricompost ou de vers de terre.

Mais, cette fois-ci, je vais prendre un exemple hors du contexte du jardinage.

Un exemple que vous devriez comprendre même si vous n'y connaissez absolument rien en jardinage.

Et, à priori, même si vous n'y connaissez rien en mécanique.

Cet exemple, c'est la voiture.

Comprendre ce qu'est un système

La voiture est un système.

Sa fonction principale, c'est de transporter (des humains, des objets ou des animaux) d'un point A à un point B.

Mais pas que.

Elle a aussi d'autres fonctions comme par exemple se mettre à l'abri du froid, de la pluie ou de l'orage.

Elle peut aussi servir à faire des courses sur circuit, du drift ou tout simplement à remorquer sa caravane dans le Larzac...


Donc, la voiture (le système) est composée de plusieurs roues, d'un moteur et d'une carrosserie (les éléments) pour se déplacer d'un point A à un point B (la fonction).

Si jusqu'ici, tout est clair pour vous, félicitations, vous venez de comprendre ce qu'est la permaculture ^^

Bon, maintenant, j'aimerai quand même rajouter quelque chose.

Un truc dont on ne parle jamais quand on parle de permaculture, de design, de système et de tout ça...

Ce truc, c'est l'énergie.

Un système a besoin d'énergie pour fonctionner

Pour l'exemple de la voiture, c'est simple.

Quoi ?

Vous n'avez pas deviné ?

C'est le carburant !

Et oui.

Tout système a besoin d'énergie pour fonctionner.

Les éléments (moteur, roue, etc...) ne servent à rien s'il n'y pas d'énergie pour les mettre en fonction.

...

Vous voyez ?

Un système qui ne fonctionne pas se détériore

Sans énergie, le système ne fonctionne pas, mais en plus, il se détériore.

La règle est la suivante :

Un système qui ne fonctionne pas est mort.

Et un système mort, se détériore.

Pourquoi il se détériore ?

Parce qu'il est immobile.

...

Si vous laissez votre voiture plusieurs mois sur le parking sans vous en servir.

La batterie va se vider.

Les pneus vont se dégonfler.

La carrosserie va se salir, puis rouiller.

Etc...

Pourquoi ça se dégrade ?

Tout simplement parce que la nature déteste tout ce qui est immobile.

...

Pour en savoir plus sur le calendrier, c'est par ici.

Quoi mettre au fond d’une jardinière ou d’un pot de fleurs ?

2 bonnes raisons de faire un fond de jardinière

1) Créer une réserve d'eau

Si vous fabriquez vous-même votre jardinière, le moment où il ne faudra pas vous louper, c'est celui où vous aller percer le fond pour les écoulements d'eau (aucun retour en arrière autorisé).

Vous avez 2 choix :

Soit vous percez dans le fond et l'eau s'écoulera instantanément.

Soit vous percez sur les côtés (quelques centimètres au-dessus du fond) et vous créez une réserve d'eau.

Quel que soit votre choix, il sera intéressant de prévoir un fond avec de mettre votre substrat.

2) Eviter de créer un chignon de racines

La plupart du temps, lorsque l'on cultive des plantes en pots de fleurs, un chignon de racines se forme au fond du pot ou de la jardinière.

C'est la raison pour laquelle il est conseillé de rempoter ses fleurs tous les 2 ou 3 ans (sauf si c'est pour des plantes annuelles bien entendu).

Le fond, c'est généralement là où il y a le plus d'humidité et c'est surtout là où la racine est bloquée lorsqu'elle cherche à plonger dans le sol...

Dans la plupart des cas, le fait de préparer un fond limite ce phénomène de chignon qui est néfaste pour les plantes car la racine ne but pas directement avec le fond du pot.

Que mettre au fond de votre jardinière en plastique, en bois, ect ...?

Pour faire votre fond, vous avez la possibilité d'utiliser tout un tas de matériaux naturels.

Et, comme d'habitude, je vous conseille de penser "récup et local".

Pas la peine de passer à jardiland.

Voici donc mes 3 recommandations :

1/ La terre cuite

Plus précisément, les débris de pots en terre cuite.

Si vous avez quelques pots brisés, vous pouvez les finir avec une massette et les réutiliser pour faire votre fond de jardinière.

C'est un matériau sain et naturel.

De plus, si vous comptez mettre quelques vers de terre dans votre jardinière, l'argile contenue dans les débris pourront, à terme, contribuer à la formation du complexe argilo-humique de votre substrat ^^ (en gros, vous aurez un terreau de meilleur qualité).

2/ Les cailloux

C'est plus facile pour vous de récupérer des cailloux ?

Alors n'hésitez pas.

Mais faites tout de même attention au poids.

Ca peut aller très vite, et même fragiliser votre jardinière sur le long terme.

(au pire, vous pouvez les mélanger avec quelques débris de terre cuite pour alléger le truc)

3/ Le bois mort

En plus de contribuer au bon développement de votre plante, le bois mort en fond de jardinière permet de garder l'humidité (effet éponge).

A savoir que contrairement à ce que l'on pourrait croire, le bois mort au fond d'une jardinière ne se décomposera pas.

L'avantage au final c'est qu'il continue à jouer son rôle d'éponge d'année en année.

L'inconvénient c'est que les premiers écoulements d'eau seront probablement un peu souillés.

En-tout-cas, c'est, selon moi, le meilleur choix de fond de pot de fleurs quand on veut jardiner de manière écologique et vivante !


Voilà tout pour aujourd'hui.

PS : pensez également à nettoyer l'intérieur de vos pots et jardinières en plastique !