Vous trouverez des ouvrages sur les associations de culture, le fonctionnement du sol (et du vers de terre), de la philosophie de la permaculture et quelques techniques de jardinage bien entendu...
A l'heure où j'écris ces mots, nous entrons tout juste au cœur de l'hiver.
Il commence à faire froid.
Très froid.
Quoi de mieux que d'aller boire un bon chocolat chaud dans votre bar préféré pour faire un peu de lecture ?
Personnellement, c'est mon petit kiff en ce moment.
Plusieurs fois par semaine, je finis la journée par un peu de lecture dans un bar tranquille.
Ca me fait du bien de renouer avec de vieilles habitudes.
Non pas que je sois un ex-alcoolique ^^
Mais avant les confinements, je travaillais sur le blog et lisais beaucoup dans les bibliothèques, les bars et les boulangeries.
C'était un moyen pour moi de mieux me concentrer dans mon travail.
D'avoir l'esprit ouvert.
D'être créatif.
(depuis, j'ai appris à travailler de chez moi, mais ce n'est pas toujours facile pour être franc)
Dans les bibliothèques, on est au calme et en même temps, il y a de la vie.
Et puis chaque bibliothèque à sa propre atmosphère...
Le bruit des trousses.
Le bruit des talons de la bibliothécaire.
Les chuchotements dans les rayons.
La fenêtre sur l'extérieur.
Etc...
Pareil dans les bars (les bars calmes bien entendu).
Le bruit de la radio.
Le silence d'un bar vide.
Les gens qui papotent.
Le bruit de la machine à café.
Les odeurs.
Les courants d'air frais quand quelqu'un rentre.
...
Je sais.
C'est un peu bizarre, mais c'est mon kiff.
Et je vous invite à tester ! (pas besoin de pass sanitaire dans tous les bars 😉 )
Bon, c'est parti !
Pour commencer, je vous propose la lecture de ce petit bouquin (64 pages) écrit par Nelly Pons :
Débuter son potager en permaculture
Dans son livre, Nelly Pons vous entraîne, au travers de son expérience, dans une sorte de voyage intérieur.
Un voyage à la rencontre de votre jardin secret.
Ce petit jardin auquel vous rêvez.
Celui de votre terrasse ou de votre petite parcelle de terrain.
Ce potager dans lequel vous vous imaginez passer du temps pour jardiner, manger quelques fruits, ouquiner, etc..
Comme elle le dit (je cite) :
"Je vous invite à entreprendre ce voyage, qui ne ressemblera pas au mien, ni à aucun autre".
...
Si vous avez des enfants, vous trouverez aussi quelques infos sympas comme par exemple :
Comment faire pour les impliquer dans votre projet ?
Ou, comment leur faire comprendre l'intérêt du vers de terre pour la vie du sol avec la fameuse expérience du vers de terre ?
Bref.
Je ne vais pas tout vous dévoiler.
Je vous laisse une part de découverte.
C'est un livre qui se lit assez rapidement et dans lequel vous trouverez toutes les bases pour bien démarrer en permaculture.
Le deuxième livre de ma sélection est écrit par Hans Wagner :
Le poireau préfère les fraises
Même si ce bouquin a été écrit il y a 20 ans, il reste encore une référence dans le domaine.
Vous y trouverez les meilleures associations de plantes pour le potager (ainsi que les moins bonnes).
Le petit plus, c'est qu'il y a toutes les explications du pourquoi du comment c'est une bonne (ou une mauvaise) association.
Ce ne sont pas des pages et des pages de tableaux.
Tout est bien expliqué.
Par exemple, savez-vous pourquoi le poireau préfère les fraises ?
...
Non ?
Et bien, c'est parce que les plantes de la famille des alliacées (dont fait partie le poireau), limitent la formation de moisissures auxquelles les fraises sont sensibles.
Et voilà.
Tout le long du livre, c'est comme ça.
On apprend plein de trucs !
Si vous me connaissez assez, vous savez que je ne fais pas du tout attention aux associations de plantes.
Je plante tout mélangé dans mes pots de fleurs.
Et ça fonctionne plutôt bien.
Mais ça ne m'a pas empêché de prendre du plaisir à lire ce livre.
Et il y a plein de choses à apprendre en plus des associations de plantes.
Comme par exemple, les distances de plantations, les différentes techniques de semis, le principe "d'allées fertiles" ou les conseils pour bien démarrer un potager.
On retrouve bien la philosophie de la permaculture au travers de notion de non-labour du sol, de couvert végétal, de rotation de culture, etc...
Si vous manquez d'inspiration pour le choix de vos plantes potagères, vous trouverez de quoi faire parmi sa sélection d'une cinquantaine de plantes...
Bref.
Ce livre s'adresse autant aux débutants qu'aux jardiniers expérimentés.
Ensuite, le troisième livre de ma sélection a été écrit par Joseph Chauffrey :
Mon petit jardin en permaculture
Sorti en 2017, cet ouvrage vous transporte dans le jardin urbain de Joseph et de sa femme.
Au travers de ce récit, vous découvrirez comment ils ont réussi à créer un petit coin de paradis inspiré de la permaculture (et notamment de celui de la ferme du Bec Helloin).
Inviter et héberger la biodiversité
Favoriser les interactions et multiplier les fonctions des éléments du jardin
Revaloriser les ressources (lumière, eau, végétaux, etc...)
Prendre soin du sol en intervenant le moins possible et créer des sols vivants (paillage, compostage, compostage de surface, butte de culture, semis d'engrais vert, etc...)
Observer et comprendre la faune et la flore afin d'adapter son jardin à son environnement d'années en années
C'est sur ces principes qu'ils ont créés et entretiennent aujourd'hui encore leur petit jardin normand de 150 m².
Au travers de nombreuses illustrations, vous trouverez plein de conseils et astuces pour jardiner en permaculture.
Pour résumer, voici un super livre pour démarrer en permaculture sur une petite surface.
Toujours dans la continuité du sol vivant, voici un ouvrage complet sur le sujet.
Bien que parfois assez technique, vous y trouverez des passages passionnants sur la révolution verte (l'agriculture intensive d'après-guerre) et ses effets néfastes.
On y parle de disparition des sols, de terre érodée, de faune épigée, de faune endogée, d'humus, de litière, de roche mère, de structure et de fonctionnement des sols, de terroir, et même de bon vin !
Et pour finir, j'ai choisi un livre de Gregory Derville :
Permaculture, en route vers la transition écologique
Sorti en 2018, ce livre commence par une introduction à la permaculture et de son engouement en France depuis les années 2010.
L'auteur revient aussi sur la naissance de la permaculture dans les années 70 grâce à Bill Mollison et David Holmgren.
On découvre aussi les inspirations de ces fondateurs qui datent des années 20 !
C'est un véritable travail journalistique qui s'enchaîne sur une deuxième partie basée sur la transition écologique (et sur le pourquoi du comment la permaculture en est LA solution).
Puis, pour finir, l'auteur revient sur des choses plus concrètes et plus techniques : le design permaculturel.
Ce livre est un appel à la réflexion.
C'est très bien documenté.
Pour résumer, il est à mettre entre toutes les mains !
Mais pas la peine d'attendre le printemps pour vous bouger les fesses.
C'est maintenant que ça se joue.
Lancer un jardin potager pédagogique scolaire demande un minimum de préparation.
Il faut impliquer les élèves.
Etre organisé.
Anticiper les contraintes.
Prendre en compte le contexte.
Etc...
Vous me direz, mais pourquoi cet article Fabrice ?
Et bien parce que j'ai souvent l'occasion d'échanger avec certains d'entre vous et j'ai remarqué qu'il y avait pas mal de professeurs des écoles, d'employés de mairie, d'élus et de parents.
Que le désir de transmettre votre "fibre environnementale" aux tout petit est très fort.
J'ai mis en place plusieurs potager dans des établissements scolaires de banlieue
En général, ça se passe bien..
..les premiers mois.
Puis vient la fin de l'année et les vacances scolaires.
Et là, le potager est abandonné.
Personne ne s'occupe de l'arrosage et, à la rentrée, tout le monde l'a oublié (et le projet tombe à l'eau 90 % du temps).
Mais il n'y a pas que des problèmes d'arrosages, il y a aussi le manque d'implication des enfants, le choix des plantes, le défaut d'organisation, etc...
Bref.
C'est ce qu'on va voir ici.
Comment bien préparer un jardin potager pédagogique scolaire ?
En permaculture, tout commence par l'observation.
Donc, si vous êtes prof, commencez par sortir de la classe !
Organisez une balade dans la cour avec les enfants.
Aidez-les à recenser la biodiversité déjà présente (plantes et insectes).
Ensuite, essayez d'organiser un jeu de rôle ou d'inventer des histoires pour faire vivre cette biodiversité.
Par exemple, imaginez le dialogue qu'il pourrait y avoir entre les fourmis et les pucerons.
Faites imaginer aux enfants le dialogue intérieur d'une chenille qui est en train de grignoter une feuille ou d'une limace qui traverse la cour.
Etc..
Il y a un million de choses à observer si vous avez un minimum d'imagination et d'espaces verts dans votre école.
Improvisez un atelier inspiré de la nature
Ensuite, chaque élève choisit une fleur ou un insecte et prend un moment en classe pour faire un dessin ou du collage.
Votre rôle ici, c'est d'observer.
Observer la cour avec les enfants.
Observer leurs réactions par rapport à ce qu'il voit.
Observer ce qui les anime le plus.
Imaginez le future jardin avec les enfants
Un autre jour, prenez le temps d'imaginer un jardin avec eux.
A quel endroit pourriez-vous le mettre ?
A quoi il ressemblerait ?
Quel matériel vous avez besoin ?
Et surtout, quelles plantes !
Le choix des plantes est une étape clé
Le choix des plantes, c'est primordial.
N'oubliez pas que l'école est vide en juillet-août.
Plus personne ne pourra arroser.
Donc, ne choisissez pas uniquement des légumes d'été.
Choisissez des plantes que vous pouvez récolter toute l'année comme le romarin, le thym, la menthe, la verveine, la mélisse, les salades, les radis, les haricots, les fraises, les framboises, etc...
Pas besoin de plus pour commencer !
Planifiez l'entretien
Il faut prendre un temps pour définir toutes les tâches nécessaires.
Une sorte de brainstorming (avec les élèves toujours).
Après avoir testé la culture en lasagne en pots de fleurs, le compostage de surface en pots de fleurs, les vers de terre en pots de fleurs, les pelures d'oranges en pots de fleurs et encore bien d'autres expériences farfelues en pots de fleurs, laissez-moi vous présenter ma toute dernière découverte : le fumier de cheval en pots de fleurs !
Ca peut paraître fou, mais je l'ai fait..
..et ça fonctionne super bien !
(du moins, ça n'a posé aucun problème de mauvaises odeurs si c'est la question que vous vous posez)
Haha.
Pouvez-vous mettre du fumier de cheval dans vos pots de fleurs ?
Est-ce que vos pots de fleurs seraient capables d'engloutir une ou deux bonnes pelletées de fumier de cheval bien frais sans problèmes de champignons bizarres, de "putréfaction" ou de mouches à merde du futur ?
C'est une sacrée question non ?
Et il n'y a qu'une seule réponse juste : avec un sol vivant tout est possible.
...
Vous ne pouvez pas déposer du fumier à la surface de n'importe quel pot de fleurs comme ça, dans le plus grand des calmes, sans courir aucun risque.
C'est parce que votre sol est vivant (et rempli de vers de terre affamés), que vous pouvez vous permettre ce genre d'expérience.
La vie, c'est du mouvement.
C'est de la transformation.
Tout ce qui est immobile est mort (comme le terreau de jardinerie par exemple).
Je vous raconte comment j'ai mis du fumier de cheval dans mes pots
C'était au mois de février.
Au centre équestre dans lequel j'ai l'habitude de piocher un peu de fumier pour le jardin partagé.
Ce jour-là, j'ai pris un peu plus de fumier que prévu (mieux vaut + que pas assez).
Bref.
Une fois le fumier étalé au jardin, j'ai décidé d'utiliser le restant pour mes pots de fleurs.
...
Petit rappel : tous mes pots de fleurs sont remplis de la même culture en lasagnes que je recharge petit à petit, d'année en année, depuis + de 5 ans.
(et ça pousse toujours aussi bien)
C'est-à-dire que régulièrement, je fais du compostage de surface dans mes pots.
Que parfois, je fais de gros apports comme de la tonte fraîche, des feuilles mortes, du bokashi ou du compost frais...
Pourquoi ?
C'est simple.
Si je ne faisais pas ça, mes lasagnes s'affaisseraient à vitesse grand V et il resterait si peu de terre dans les pots que ce serait impossible de cultiver quoi que ce soit.
Ma technique secrète pour ajouter du fumier de cheval dans mes pots de fleurs
1/ J'enlève le paillage de mes pots de fleurs pour être directement au contact de la terre
2/ J'ajoute une ou deux bonnes pelletées de fumier bien frais
3/ Je recouvre avec le paillage
4/ J'arrose
Et c'est tout.
Pas plus compliqué que ça.
(désolé je n'ai pas pensé à faire de photos)
Tout le reste du boulot, ce sont les vers de terre qui vont le faire.
D'ailleurs, les vers de lombricomposteur que j'utilise dans mes pots (eisenia foetida) sont exactement les mêmes vers que l'on utilise pour la lombriculture de fumier de cheval.
Du coup, aucun problème à ce niveau-là.
Au contraire, c'est comme si c'était Noël pour eux !
Peut-on planter après avoir mis du fumier de cheval ?
Le seul "problème", c'est que j'avais un peu peur d'être un peu en retard par rapport aux plantations d'avril/mai.
Je vous rappelle que c'était le mois de février et je me demandais si les vers auraient le temps de tout décomposer en seulement 2/3 mois.
Mais bon, du coup je n'ai eu aucun problème.
Les vers ont bien travaillé.
Tout a très bien poussé cette année.
Le meilleur moment pour mettre du fumier de cheval dans vos pots de fleurs
Bref, si je devais vous donner la meilleure période pour faire ça, ce serait l'automne.
D'une parce que vous êtes sûr que tout sera bien décomposé pour le printemps suivant..
..et de deux parce que vous aurez moins de risques au niveau de l'humidité.
Oui, l'humidité est un détail important quand vous utilisez le fumier de cheval frais.
Pour que la décomposition se déroule au mieux, il ne faut pas qu'il sèche.
C'est la deuxième bonne raison pour laquelle l'automne est la meilleure période selon moi...
Bref.
Culture en lasagnes, culture en lasagnes et culture en lasagnes.
C'est la base si vous voulez faire ce genre d'expériences...
(d'ailleurs, dites-moi si vous aussi vous avez tenté l'expérience de la culture en lasagnes et ce que vous en pensez en répondant à ce mail)
PS : si vous n'avez pas encore passé le cap par peur de vous louper et de transformer votre balcon en une déchetterie végétale, vous pouvez rejoindre la formation de A à Z sur la culture en lasagne en pots de fleurs.
Et au mieux, faites y pousser des plantes que vous aurez choisi.
Pourquoi un pot sans plantes meurt à petit feu ?
Imaginons que vous décidiez de laisser un de vos pots de fleurs "en jachère" pour cet hiver.
Du coup, vous enlevez toutes les herbes et ajoutez un bon paillage.
Ensuite, vous le laissez là où il se trouve, sans trop réfléchir, lui et sa soucoupe.
Ca peut paraître sain comme démarche.
Vous vous dîtes que vous ne gaspillez pas d'éléments nutritifs au moins.
Mais en fait, c'est tout le contraire !
Ce qui va se passer, c'est qu'il va peut-être se prendre toutes les pluies sur la figure (ou pire, il va sécher dans un coin abrité).
Que tous les éléments lessivables vont être lessivés.
Que la terre va d'une se tasser, et de deux stagner dans l'eau plusieurs semaines voir plusieurs mois !
Et tout ça, ce n'est vraiment pas bon pour votre sol.
Une eau qui stagne, c'est du tassement, de la putréfaction, des parasites et j'en passe.
Et ça ne donne jamais rien de bon pour le printemps suivant...
Vous devez garder votre sol sain.
Le restructurer.
Le purifier.
Et faire en sorte qu'il soit plein de nutriments pour bien démarrer la prochaine saison.
...
Et pour ça, il n'y a pas 36 milles solutions.
Il faut continuer à le cultiver.
Alors si vous n'avez pas assez de motivation pour continuer le potager cet hiver, il vous reste les engrais verts.
C'est simple et rapide à mettre en place.
Et voici ce que je vous conseille pour ce qui est de la culture d'engrais verts en pots de fleurs...
Quels engrais verts pour ses pots de fleurs ?
Pour moi, la base c'est l'avoine.
Déjà, c'est une plante de la famille des poacées.
Et comme vous devez le savoir, s'il n'y avait qu'une seule règle à respecter en terme de rotation des cultures, ce serait les rotations de familles.
Pour faire simple, ça consiste à faire que les plantes de la même famille ne soient jamais cultivées 2 années de suite dans le même pot de fleurs.
(ce qui n'est pas facile quand on a qu'une dizaine de pots de fleurs)
Pourquoi jamais 2 années de suite ?
Parce que les plantes de la même famille ont généralement les mêmes points faibles en terme de maladies, parasites et ravageurs.
Et si l'un de ces parasites ou l'une de ces maladies s'installent, il y a de fortes chances pour que ça perdure dans le temps... (à moins de faire une rupture de famille entre 2 cultures...).
Pourquoi semer de l'avoine dans ses pots de fleurs ?
Pour moi, l'avoine est l'une des pistes de réflexion pour contourner ce problème.
Faisant partie de la famille des Poacées, l'avoine se démarque de vos plantes potagères.
Si vous vous intéressez un minimum aux familles des plantes que vous cultivez, vous vous rendrez vite compte qu'aucune d'entre-elles ne font partie de cette famille (aucune ou presque).
Ce qui est un avantage non-négligeable (surtout si vous laissez pousser l'avoine jusqu'aux saints de glace ou +).
Mais il n'y a pas que ça comme avantage.
L'avoine a des racines riches en microflore.
Une microflore qui a une action purificatrice sur votre sol.
C'est-à-dire qu'elle est composée de petites bactéries qui nettoient des parasites, des champignons nocifs et autres bizarreries.
En plus de ça, c'est la puissance de son système racinaire riche en nutriments que je kiffe.
En fait, si vous la semez à l'automne, ses grosses touffes de racines vont prendre une grande place dans le pot.
Ce qui va décompacter et aérer votre sol et libérer des nutriments lorsqu'il se décomposera après la coupe.
En plus de ça, l'eau ne stagne presque pas, car l'avoine est toujours en train de puiser.
Et pas de soucis si vos pots ne sont pas soumis à l'eau de pluie.
L'avoine est une plante qui s'adapte à tous les climats (dont la sécheresse) et aussi à tout type de sol (mais n'oubliez pas d'arroser de temps en temps).
D'autres engrais verts ?
L'avoine, c'est la céréale de base pour garder vos pots de fleurs en vie sans fournir d'efforts.
Après, je vous conseille aussi d'ajouter un engrais vert.
Comme la phacélie, la moutarde ou la vesce.
Ce sont des plantes qui produisent une énorme quantité de biomasse.
Et, contrairement à l'avoine, ce sont des plantes mellifère pour le bonheur des abeilles printanières.
Vous l'aurez compris.
C'est soit vous continuez à semer des plantes potagères pour cet hiver, soit vous sortez l'avoine et les engrais verts une bonne fois pour toutes.
Dans cet article, je vais vous donner quelques pistes pour bien jardiner au mois de juin.
L'été est sur le point de commencer et nous allons voir quoi récolter, quoi semer, quoi faire et je terminerai par un sujet primordial (l'eau).
Alors je vous le dis de suite, je ne vais pas pondre une encyclopédie du jardinage pour le mois de juin.
Je vais simplement parler de ce que je fais sur la terrasse..
..et pour ne rien oublier, je m'y suis confortablement installé.
Mes récoltes de juin
Après avoir mangé quelques poignées de fraises des bois chaque semaine du mois de mai, j'ai enfin eu mes premières récoltes :
Les plantes aromatiques (sauge, thym et romarin), l'ail semé en février, les laitues, la roquette, la mâche, le basilic fraîchement planté, les radis, les fèves, le pourpier, les pois mange-tout et les capucines (tout est comestible dans la capucine).
Début juin j'ai aussi fait quelques balades en nature..
..j'ai récolté des cerises, des feuilles de laurier sauce pour la sauce tomate et quelques fleurs de tilleul pour les tisanes...
Ah oui !
Sur la terrasse j'ai aussi récolté les premières graines d'ail des ours et, au jardin partagé, j'ai grappillé quelques minis-patates.
Mes semis de juin
Trop de personnes ne font plus rien une fois que les plantations du mois de mai se sont terminées..
..et pourtant il y encore de quoi faire.
Voici ce que j'ai semé et ce que je vous invite à semer :
Haricot, poireau, laitue d'été, chou, navet, oignon, carotte, panais, betterave, radis, roquette, cresson, mesclun, arroche et toutes les cucurbitacées (courgette, courge, concombre, etc..).
Mes activités jardin de juin
L'été approche à grands pas. Et la canicule avec
Ca va terriblement se corser pour vous si votre terrasse ou votre balcon est exposé plein sud.
Ca risque de se transformer en four à pizza et je vous invite à rapidement à trouver des solutions pour ombrager tout ça.
Personnellement, ma terrasse se transforme aussi en four à pizza et cette année j'ai mis en place plusieurs stratégies d'ombrage et je pense avoir enfin réglé ce problème 😉 (affaire à suivre) Je vous en parlerais une autre fois car ce sont des choses à mettre en place en amont...
Pour découvrir ce que j'ai mis en place, c'est par ici.
Peut-être que vous avez rendu visite à des personnes qui ont déjà passé le cap.
Des personnes qui se sont mises à leur compte en tant que maraîchers bio ou exploitants agricoles.
Et peut-être que ça vous a littéralement coupé dans votre élan.
...
Est-ce vraiment fait pour moi ?
La vie à la campagne.
Le jardinage et tout ça..
..ce n'est plus si enthousiasment...
En ville, tout est plus simple.
Tout est à disposition.
Il y a du monde.
De la vie.
...
Le syndrome du citadin
J'ai grandi en ville.
Ca fait seulement 6 ans que j'habite un village d'un peu plus de 2 000 habitants.
Et ce n'est pas tous les jours facile.
L'isolement, les mentalités, etc...
Ces dernières années, j'ai mis beaucoup d'énergie pour regrouper du monde autour d'un projet de jardin partagé en permaculture..
..et je n'ai trouvé personne au final.
Alors oui, je me suis créé pas mal de contacts avec les associations aux alentours de chez moi.
Mais pour ce qui est de concret et du local au sein du village, il ne me reste "qu'un" jardin partagé (avec moi-même) dans lequel j'ai tout de même organisé un atelier compostage et fais quelques visites...
Mais je ne m'en plains pas.
J'aime partager.
J'aime jardiner.
Et le jardin inspire les quelques personnes qui le visitent...
Ouf j'ai envie de dire !
La campagne c'est la slow life
Vous allez mettre du temps à créer du lien avec les gens. Je ne dis pas qu'en ville les mentalités sont meilleures, mais au moins, il y a du monde !
De la diversité.
C'est ça la force de la ville.
Trouver des gens qui ont les mêmes idées que vous, c'est beaucoup plus simple.
En ville, vous pouvez aussi vous déplacer plus facilement.
Créer un réseau d'entraide plus rapidement.
Etc...
Par contre, à l'inverse de la campagne, dur dur de créer un projet de vie en ville !
Il y a peu de place.
Les terrains sont chers.
Vous avez moins de temps.
Moins d'énergie.
Etc...
Quoi faire si vous décidez de rester encore quelque temps en ville ?
Et bien, c'est simple.
Utilisez sa principale force :
LES GENS.
Regroupez-vous !
Rejoignez ou créez une AMAP, un jardin partagé, un site de compostage collectif, une association de protection de la biodiversité ou le réseau "incroyable comestible" de votre ville...