Tu as sûrement entendu parler des plantes sauvages comestibles, mais as-tu déjà envisagé de les intégrer dans ton jardin ? Ces cadeaux de la nature peuvent non seulement embellir ton espace vert mais aussi t'offrir une abondance de ressources avec peu d'effort. Dans cet article, nous allons explorer les multiples avantages de ces plantes, et te montrer comment, en les laissant simplement pousser, tu peux récolter plus tout en plantant moins. Que tu sois un jardinier expérimenté ou un débutant curieux de la permaculture, les plantes sauvages ont beaucoup à offrir. Prépare-toi à découvrir comment transformer ton jardin en un havre de biodiversité et d'abondance.
Les bienfaits des plantes sauvages
Les plantes sauvages ne sont pas seulement des survivantes; elles sont des alliées précieuses dans le jardin. Leur première grande force réside dans leur capacité à prospérer sans intervention humaine. Elles s'adaptent à leur environnement et résistent aux conditions souvent plus difficiles que celles que nos plantes cultivées peuvent supporter. En choisissant de les intégrer dans ton jardin, tu te dotes d'un allié robuste qui demande peu de soins.
Avantages écologiques
Laisser les plantes sauvages pousser spontanément dans ton jardin a des bénéfices écologiques indéniables. Elles jouent un rôle crucial en tant que pollinisateurs attractifs et fournissent un habitat essentiel pour de nombreuses espèces d'insectes et d'animaux sauvages. Plus encore, elles aident à maintenir l'équilibre écologique et améliorent la santé du sol en fixant les nutriments et en améliorant sa structure.
Pratique de jardinage minimaliste
Embrasser la présence de plantes sauvages te permet d'adopter une approche de jardinage plus minimaliste. En réduisant le besoin de désherber, d'arroser et de fertiliser, tu diminues ton travail et tes dépenses. Ce laissez-faire jardinier n'est pas de la négligence; c'est une stratégie intelligente qui tire parti de la vigueur naturelle des plantes sauvages pour créer un écosystème autosuffisant.
Rôle des plantes sauvages comme bio-indicateurs
Les plantes sauvages sont également de précieux indicateurs de l'état de ton sol. Certaines espèces ne pousseront que dans des conditions spécifiques de pH, de texture ou d'humidité du sol. Observer quelles plantes sauvages prospèrent peut te donner des indices sur la santé de ton jardin et te guider dans tes efforts pour améliorer ou modifier tes pratiques de jardinage.
En laissant les plantes sauvages évoluer librement, tu t'offres un laboratoire naturel pour observer et apprendre, tout en contribuant à un environnement plus riche et résilient.
Conseils pratiques pour intégrer les plantes sauvages
Intégrer des plantes sauvages dans ton jardin peut sembler aussi simple que de les laisser pousser où elles apparaissent, mais quelques astuces peuvent t'aider à tirer le meilleur parti de leur présence. Voici comment tu peux non seulement cohabiter avec elles mais aussi les utiliser pour enrichir et diversifier ton jardin.
Enrichissement du sol
Les plantes sauvages sont de formidables amélioratrices du sol. Leurs racines profondes aident à briser le sol compact, permettant une meilleure aération et infiltration de l'eau. Elles attirent également des insectes bénéfiques qui décomposent la matière organique, augmentant ainsi la fertilité du sol. Lorsque tu décides de retirer des plantes sauvages, envisage de les laisser sur place comme paillis pour continuer à nourrir le sol.
Techniques de jardinage minimaliste
Pour intégrer les plantes sauvages sans que ton jardin ne devienne une jungle, commence par délimiter des zones où elles peuvent s'épanouir sans empiéter sur tes cultures. Tu peux créer des bordures sauvages autour des zones de culture ou des chemins, où elles contribueront à la biodiversité tout en étant esthétiquement agréables. Cela te permet de profiter de leur présence tout en maintenant l'ordre et la structure dans ton jardin.
Gestion des plantes envahissantes
Certaines plantes sauvages peuvent être envahissantes et, si elles ne sont pas contrôlées, étouffer tes autres plantations. Pour ces spécimens, établis une gestion proactive : identifie les espèces qui posent problème et agis rapidement pour les contenir ou les retirer avant qu'elles ne se propagent. Cela ne signifie pas nécessairement les éliminer complètement, mais plutôt les maintenir à des niveaux gérables.
Utiliser les plantes sauvages à des fins spécifiques
Pense aussi à utiliser des plantes sauvages pour des fonctions spécifiques dans ton jardin. Par exemple, certaines peuvent servir de couvre-sol pour réduire les mauvaises herbes, d'autres peuvent être plantées pour attirer des pollinisateurs spécifiques ou pour créer des barrières naturelles contre les nuisibles. En identifiant les rôles que ces plantes peuvent jouer, tu peux les intégrer de manière stratégique pour soutenir tes objectifs de jardinage.
Exemples spécifiques et anecdotes
L'intégration des plantes sauvages dans ton jardin n'est pas seulement une question de techniques et de principes ; elle est aussi enrichie par les histoires personnelles et les expériences vécues. Voici quelques anecdotes et exemples qui montrent la valeur réelle et tangible de ces plantes dans un cadre de jardinage domestique.
Mes propres expériences
Dans mon propre jardin, je laisse souvent les plantes sauvages s'établir et prospérer. J'ai observé que les orties, souvent considérées comme nuisibles, ont en réalité aidé à attirer une multitude de papillons, ce qui a augmenté la pollinisation de mes cultures adjacentes. Ces interactions montrent que même une plante mal aimée peut jouer un rôle écologique crucial.
La renouée du Japon : un débat animé
Un autre exemple concerne la renouée du Japon, souvent étiquetée comme invasive. Avant de chercher à éradiquer cette plante, il est important de comprendre son rôle dans l'écosystème. Par mes observations, j'ai noté que là où la renouée prospère, elle stabilise le sol et prévient l'érosion, tout en offrant refuge et nourriture à diverses espèces animales. Cela illustre comment une perspective plus nuancée peut changer notre approche de la gestion des plantes sauvages.
Exemples de plantes sauvages bénéfiques
Certaines plantes sauvages ont des utilisations directes qui peuvent être intégrées dans la routine du jardinier. Par exemple, le pissenlit, souvent éliminé pour son aspect indésirable, est en réalité une source riche en nutriments pour le sol et peut être utilisé en cuisine pour ses feuilles et racines. De même, les fleurs de sureau, qui poussent à l'état sauvage, sont excellentes pour faire des sirops et des conserves.
Mon apprentissage des plantes
Pour apprendre à reconnaître les plantes sauvages, lors de mes promenades, je prends des photos avec une application mobile de reconnaissance de plantes. Cela m'aide à construire progressivement ma connaissance des espèces locales et à comprendre mieux leur utilité et leur beauté. Cela montre comment la technologie peut être un allié précieux dans l'adoption d'un jardin naturel.
Conclusion
Adopter les plantes sauvages dans ton jardin n'est pas seulement un choix esthétique ou écologique, c'est une véritable stratégie de jardinage qui favorise la durabilité et la biodiversité. En permettant à ces plantes de prospérer, tu invites la nature à jouer son rôle, enrichissant ainsi ton écosystème de manière naturelle et minimisant ton besoin d'intervention.
Récolter plus en plantant moins
Laisser les plantes sauvages s'installer et se développer dans ton jardin te permet de bénéficier de leurs nombreux avantages sans effort supplémentaire. Elles améliorent la structure du sol, attirent les pollinisateurs et créent un habitat pour la faune locale, tout en offrant parfois de précieuses ressources alimentaires et médicinales.
Une approche éthique du jardinage
En intégrant les plantes sauvages, tu adoptes une approche qui respecte les cycles naturels et soutient la diversité biologique. C'est un pas vers un jardinage plus éthique et responsable, où chaque plante peut contribuer à l'équilibre et à la santé de ton jardin.
Invitation à l'expérimentation
Je t'encourage à observer les plantes sauvages dans ton propre jardin et à expérimenter avec elles. Chaque espace vert est unique, et découvrir quelles plantes sauvages s'y épanouissent le mieux peut être une aventure enrichissante. N'hésite pas à ajuster tes pratiques en fonction de ce que tu apprends de ces visiteurs naturels.
En conclusion, les plantes sauvages ne sont pas des intrus dans nos jardins mais des partenaires précieux qui peuvent nous aider à créer des espaces verts plus résilients et productifs. Embrasse leur présence et laisse-toi surprendre par les bénéfices qu'elles apportent à ton environnement quotidien.
Apprendre le nom d'une plante ne vous suffit pas ?
Ca tombe bien.
Je vais vous donner 4 clés pour apprendre plein de trucs sur les plantes.
A votre rythme.
Sans avoir pour objectif de devenir botaniste.
Juste les clés de base pour être capable de se la péter un peu du genre, "les amis, ça vous dit de faire un pesto de plantains et un cake aux orties ce week-end ?"
Ou du genre "vous savez que ce sont les Espagnoles qui ont découvert la tomate ?".
Ou du genre "vous savez que l'aulne a pour rôle d'ombrager les cours d'eau ?".
Ce qui intéresse un botaniste, c'est la nomenclature des plantes.
C'est-à-dire de connaître la famille, le genre, l'espèce, la sous-espèce, la variété et le cultivar (ou l'hybridation).
Ce qui vous intéresse, c'est d'être capable de reconnaître les plantes sauvages comestibles, les fruits, les légumes du potager ou les arbres de la forêt.
Mais pas que.
Vous voulez aussi avoir plein de trucs intéressants à raconter autour de ces plantes.
Pour ça, pas besoin de partir vivre dans la forêt, de faire 5 ans d'études ou d'éplucher l'atlas des plantes.
Vous avez juste besoin de savoir les identifier et de connaître quelques clés de base.
Mes 4 clés pour apprendre les plantes sans se prendre la tête
1/ La famille pour être capable de faire des liens entre les plantes.
Souvent, elles ont des caractéristiques en commun qui vous permettront de mieux les reconnaître (comme les fleurs par exemple).
Les plantes de la même famille ont aussi assez souvent les mêmes besoins, les mêmes atouts et les mêmes faiblesses.
Les connaître, peut vous être particulièrement utile au potager en ce qui concerne la rotation des cultures par exemple.
2/ La toxicité pour être sûr que vous pouvez la consommer en toute tranquillité.
Certaines plantes comme la digitale, l'if ou la ciguë sont très toxique.
C'est la raison pour laquelle vous devez savoir si, oui ou non, telle ou telle plante est toxiques.
Mais pas que.
Souvent des plantes toxiques ressemblent à d'autres plantes qui peuvent être, quant à elles, comestibles.
C'est la raison pour laquelle vous devez connaître la clé suivante.
3/ Les plantes "cousines".
Quasiment toutes les plantes ont une ou plusieurs autres plantes qui leur ressemblent.
Connaître la caractéristique (ou l'absence de caractéristique) qui vous permet de les différencier est primordial.
Si vous voulez être sûr de ne pas confondre l'ail des ours avec le muguet (qui est toxique), mieux vaut vous pencher un peu là-dessus...
4/ Le caractère bio-indicatif pour avoir des informations précieuses sur la nature du sol.
Les végétaux ne poussent pas à un endroit par hasard.
Il y a tout un tas de conditions favorables, comme la composition du sol, pour qu'elles germent.
De plus, en connaissant les besoins et les fonctions des plantes, vous serez en mesure de connaître des informations précieuses sur la nature du sol (pollutions, humidité, minéraux, composition, etc...).
Quel est votre profil de botaniste en herbe ?
Voilà les 4 principales clés que j'ai déterminées pour devenir un pro des plantes.
Il y en a d'autres.
Mais elles dépendent de votre profil.
De quelles types de plantes vous souhaitez apprendre.
C'est la raison pour laquelle j'ai créé des listes de clés spécifiques que j'ai réparties en 3 profils qui sont les suivants :
Le maraîcher en permaculture, pour devenir incollable sur les fruits et légumes du potager.
Le cueilleur sauvage, pour devenir incollable sur les plantes sauvages et savoir comment les manger sans finir aux urgences.
Et l'expert de la forêt, pour raconter tout un tas de choses sur les arbres centenaires de nos contrées.
Ces 3 profils, ainsi que leurs clés, sont à découvrir avec ma formation sur l'herbier numérique.
Vous pourrez choisir quelles clés utiliser selon votre profil.
Bien entendu, rien ne vous empêche d'avoir plusieurs profils.
Et si je vous disais qu'un bon herbier numérique ne contient pas les 215 644 espèces de plantes cataloguées dans le monde ?
🙂
Dans cet article, je vous partage la méthode pour construire un herbier numérique qui vous ressemble.
Un herbier numérique qui tient dans la poche.
Pas besoin de cataloguer toutes les plantes du monde, de France ou de votre région.
C'est vous qui choisissez, naturellement, quelles plantes y ajouter.
Devenir un pro de la botanique est à la portée de tout le monde..
..il suffit d'utiliser les bonnes méthodes, avec des outils simples et modernes comme votre smartphone.
Mais tout d'abord, laissez-moi me présenter.
Je suis Fabrice, passionné par la nature, l'humain et leurs interactions.
Je ne suis pas un expert en botanique.
Tout ce que j'ai appris et que je partage sur ce blog est le fruit de mon expérience et de mes recherches personnelles.
Mon premier herbier "traditionnel"
Dans cet article je critique souvent les herbiers, mais j'en ai tout de même fait un pendant mon apprentissage des travaux paysagers.
Durant ces études, nous avions un peu plus de 140 arbres et arbustes à savoir reconnaître.
Je ne vous cache pas que c'était laborieux.
Non seulement pour construire un herbier (à feuilles réelles), mais aussi pour apprendre à les reconnaître !
Aujourd'hui, je dirais que cet herbier m'a plutôt servi à apprendre les noms latins, les variétés et les cultivars.
Pour un peu mieux apprendre à les reconnaître, je me souviens qu'on avait un livre sur les arbres et arbustes.
On y trouvait des photos et quelques détails clés pour les reconnaître et les différencier.
Mais je me suis vite rendu compte qu'il y avait un fossé entre mon herbier, mon livre et la réalité du terrain...
Comment devenir un pro de la botanique ?
Pour apprendre à vraiment reconnaître les plantes, les arbres et les arbustes, il n'y a pas 36 000 solutions : aller sur le terrain.
C'est dehors que j'ai vraiment découvert les végétaux.
Que je me suis familiarisé avec chacun d'entre eux.
Pas derrière les feuilles de mon herbier, ni derrière mon bouquin.
C'est en les côtoyant et en les observant, jour après jour, que j'ai pu commencer à mettre un nom dessus.
Que j'ai pu ensuite les reconnaître un peu partout autour de moi.
Et c'est aussi grâce à la patiente de mes collègues de travail à qui je demandais sans cesse le nom des plantes que l'on croisait.
C'est uniquement lorsque j'ai fait le bilan, après 2 ans d'études, que je me suis rendu compte que la plupart des végétaux que j'avais réussi à retenir n'étaient pas ceux que j'avais scrupuleusement ajoutés à mon "herbier scolaire"..
..mais bel et bien ceux que je croisais dans la vraie vie.
On imagine les grands botanistes, enfermés dans leur bureau, muni de leur herbier et de leur loupe.
En vérité, ce n'est pas vraiment comme ça que ça se passe.
En fait, ça dépend de la définition que vous donnez d'un "pro de la botanique"...
Et c'est justement ce que nous allons voir maintenant.
La botanique est l'art de dessécher des plantes entre des feuilles de papier buvard et de les injurier en grec et en latin.
Alphonse Karr
Comment devenir un pro des plantes ?
Pour apprendre les plantes, il n'y a pas 36 chemins, et voici le point de départ...
1) Apprendre à reconnaitre les plantes à n'importe quelle saison
Aujourd'hui encore, je me rends compte que je connais le nom de certaines plantes sans même savoir à quoi elle ressemble !
Mais à votre avis...
Y-a-t-il est l'intérêt de tout savoir sur une plante de A à Z avant même de s'être familiarisé avec, dans la vraie vie ?
C'est une question que je me suis posée...
Pour moi, le béaba c'est de d'abord se familiariser avec la plante..
..de savoir la reconnaître..
..et ensuite de faire des recherches du type : "quel est son nom, est-elle comestible, etc..."
En tout cas, c'est une approche naturelle qui fonctionne beaucoup mieux avec moi et avec la plupart des gens.
2) Savoir comment ne pas confondre les plantes entre elles
Il y a une citation très connue pour différencier le charme du hêtre (le charme et le hêtre sont 2 arbres qui se ressemblent et qui poussent souvent côte à côte dans la nature).
Cette phrase c'est : "Le charme d'Adam, c'est d'être à poil".
😅
Laissez-moi vous expliquer.
Ce qui se cache derrière cette phrase mnémotechnique, c'est : "le charme à dents" et "le hêtre à poils".
(tout naturellement pour dire que le charme a des feuilles dentelées et que le hêtre a des feuilles poilues)
Sympa non ?
Il y a d'autres trucs de ce genre à connaître (pour se la péter pendant des balades botaniques) comme le fait que le plantain soulage les piqûres de moustiques ou que l'ortie se mange cuite, mais aussi crue...
Devenir un pro de la botanique ce n'est pas...
Vous pouvez passer des années à accumuler du savoir, mais ce n'est pas ça qui fera de vous une personne qui connaît bien les plantes sauvages.
1) Fabriquer un herbier papier traditionnel
Esthétiquement, un herbier c'est joli et ça fait rêver..
..mais ce n'est pas ça qui va vous aider à les reconnaître dans la vraie vie.
A la base, un herbier est un outil inventé par des botanistes pour classifier et garder la trace d'une plante à un moment donné de l'histoire.
Ce n'est pas un outil conçu pour apprendre à reconnaître les plantes...
Mettez au placard le buvard, la colle et les ciseaux..
..puis sortez vos chaussures de marche et votre smartphone.
2) S'encombrer avec des livres et des PDF à rallonge
Quand on se passionne pour les plantes, on a vite fait d'acheter une tonne de bouquins et de télécharger une tonne de fiches techniques.
Mais ce n'est pas ça qui va vraiment vous aider.
Comme je vous le disais, le secret pour apprendre à reconnaître les plantes, c'est le terrain.
Certes, plantnet n'est pas la solution ultime pour reconnaître une plante.
Mais c'est déjà ça !
Au moins, ça vous donne une piste et vous l'avez toujours dans votre poche.
Par la suite, ce sera à vous de faire vos propres recherches pour valider, ou non, le nom de la plante.
(et n'oubliez pas d'être sûr à 200 % avant de cueillir quoi que ce soit !)
Il y a aussi des livres de poche très complets et conçus pour reconnaître les clés d'identifications des plantes, sur le terrain (comme celui-ci).
Mais souvenez-vous d'une chose.
C'est en étant au contact des plantes que vous allez vraiment apprendre à les reconnaître.
Alors, sortez de chez vous.
Allez observer vos pots de fleurs, votre jardin, la forêt ou les espaces verts de votre ville !
3) Ne pas compter que sur la reconnaissance de plantes sur le terrain
Comme je vous le disais, pour bien vous souvenir d'une plante, vous devez la croiser et la côtoyer régulièrement.
Vous devez vous familiariser avec.
Le mieux, c'est de vraiment croiser plusieurs fois la même plante, au même endroit.
Parce que c'est grâce au contexte et au lien que vous avez tissé avec elle que vous allez facilement la reconnaître et lui donner un nom, naturellement.
Le contexte est donc primordial.
Pourquoi ?
Parce que la nature bouge.
Non pas que la plante va changer d'endroit, mais parce qu'elle va évoluer au fil des saisons.
Elle va soit grandir, soit perdre ses feuilles ou soit disparaître totalement.
C'est précisément à cause de ça que vous allez mettre des années et des années pour devenir bon en reconnaissance végétale.
Si vous comptez uniquement sur le terrain pour apprendre à reconnaître les plantes, certes ça va marcher, mais vous allez devoir être patient...
Hey.
Pas d'inquiétudes !
C'est précisément là que ce bon vieux Fabrice a une solution pour vous.
Cette solution, c'est l'herbier numérique.
😇
Un herbier numérique pour éduquer votre cerveau à la reconnaissance des plantes !
Vous l'aurez compris.
Pour devenir bon, il faut être régulièrement au contact des plantes.
La répétition, c'est la clé.
Mais le problème avec la nature, c'est qu'elle est changeante.
C'est la raison pour laquelle j'ai créé l'herbier numérique.
Cet outil permet de réviser les plantes sur votre smartphone, à n'importe quel moment et à n'importe quel endroit.
Non seulement, vous n'avez pas besoin d'être sur le terrain pour réviser..
..mais vous pouvez même réviser vos plantes, bien au chaud, au mois de décembre quand il y a 15 cm de neige dehors !
Un herbier simple d'utilisation et facile à transporter
Si vous me connaissez, vous savez que j'apprécie quand les choses sont simples.
C'est la raison pour laquelle j'ai choisi de créer un herbier facilement transportable.
Un herbier qui me permet de réviser et d'ajouter une plante quel que soit le lieu et à n'importe quel moment de la journée.
Pour ça, j'ai utilisé une application synchronisée entre mon smartphone et mon ordinateur.
Une application gratuite (à vie) et disponible sur PC et smartphone.
Au final, c'est un herbier qui vous ressemble.
Un herbier facile à construire.
Un herbier qui contient uniquement des plantes et des informations que vous choisissez et que vous trouvez autour de chez vous...
Apprendre à reconnaître les plantes pour les cuisiner, pour les jardiner, pour découvrir leurs propriétés bioindicatrices ou tout simplement pour satisfaire votre curiosité ne nécessite pas de devenir un expert en botanique.
Il suffit simplement de commencer par ce premier pas : leur donner un nom.
Ne cherchez pas l'herbier numérique parfait, créez le vôtre !
Comme je vous le disais, à la base, les herbiers ont été inventés par des botanistes pour garder en mémoire l'existence d'une plante à un moment donné de l'histoire.
Pas pour apprendre à les reconnaître.
Néanmoins, avec l'herbier numérique, vous fusionnez le côté personnalisable de l'herbier traditionnel avec le côté pédagogique et pratique des livres de botaniques.
En plus de ça, vous ajoutez naturellement l'apprentissage de terrain dans votre herbier.
Celle que l'on ne trouve nulle part ailleurs que dans la vraie vie.
Cette couche, c'est le contexte et la répétition.
🙂
Au bout de quelques semaines d'utilisation de l'herbier numérique, vous remarquerez que le nom des plantes vous saute aux yeux durant vos balades.
Plus besoin de sortir plantnet, votre livre de botanique ou vos dossiers de fiches techniques.
L'essayer c'est l'adopter !
Lorsque reconnaître une plante deviendra un réflexe pour vous, vous allez vouloir en savoir plus sur celle-ci.
Est-elle comestible ?
A-t-elle une cousine toxique ?
Qu'est-ce qu'elle indique sur la nature du sol ?
Etc...
Et devinez quoi.
Toutes ces réponses, vous pourrez aussi les ajouter à votre herbier numérique !
Vous l'aurez compris.
Ce n'est pas un herbier avec les 215 644 espèces de plantes recensées dans le monde..
..mais bel et bien un herbier pour apprendre à reconnaître les plantes plus rapidement, livré clé en main, que vous allez construire à votre image.
Un herbier numérique inspiré de la permaculture
Je suis passionné par la permaculture et les plantes.
Il m'arrive de donner des ateliers jardinage, compostage et même des balades à la découverte des plantes sauvages (c'est tout récent).
La première fois que j'ai voulu organiser une balade de ce type, j'étais un peu perdu.
J'avais besoin d'apprendre à reconnaître une douzaine de plantes sur un parcours précis.
Et c'est à partir de cet contrainte que j'ai créé l'herbier numérique.
Je l'ai conçu en m'inspirant des principes de la permaculture.
Je vous explique.
J'aurais pu choisir 12 plantes dans un bouquin et préparer une liste longue comme le bras des caractéristiques et des vertus de chacune d'entre elles..
..mais ce n'est pas ça qui m'aurait appris à les reconnaître rapidement.
En plus, j'avais seulement quelques semaines pour toutes les retenir et il fallait aussi que je les retrouve pendant la balade !
Vous imaginez le truc ?
C'était mission impossible !
C'est de là que j'ai eu cette révélation : la liste des plantes à apprendre se trouve dans la nature.
Du coup, je me suis dit que j'allais d'abord sortir de chez moi.
Voir quelles plantes étaient déjà là.
Les identifier.
Apprendre à les reconnaître.
Et faire quelques recherches pour avoir de quoi raconter pendant la balade.
(Ca paraîtra logique, mais j'ai mis un peu de temps à comprendre ça 😂)
Encore une fois, j'ai trouvé la simplicité et le naturel dans les principes de permaculture.
Comme par exemple :
Commencer petit.
Observer et interagir.
Intégrer au lieu de séparer.
Récolter et stocker l'énergie.
Se servir de la diversité et la valoriser.
Utiliser les services et les ressources renouvelables.
Partir des structures d'ensemble pour arriver aux détails..
..et aussi, partir de soi !
La liste des plantes idéale ne se trouve pas dans les livres, mais autour de chez vous !
Au lieu de vous miner le cerveau en potassant des tonnes de bouquins (ou de lire des articles sur les herbiers 😉), sortez faire une bonne balade !
Dirigez-vous vers des coins naturels.
Où il y a plein de soi-disant mauvaises herbes !
Portez de l'attention à celle qui vous attire le plus.
Identifiez-la.
Prenez-la en photo.
Ajoutez-la dans votre herbier.
Et continuez à réviser cette plante sur votre smartphone ou sur votre PC jusqu'à ce que son nom vous revienne automatiquement.
L'herbier va accélérer considérablement votre apprentissage.
Bien entendu, vous pouvez faire ça dans un dossier photo de votre téléphone.
Mais au bout d'un moment, ça va être le bordel pour réviser, vous ne croyez pas ?
Et est-ce que vous allez pouvoir ajouter des informations sur les photos ?
Des informations du genre : famille, nature du sol, clé de détermination, rôle écologique, etc...
C'est la raison pour laquelle, vous avez besoin d'un outil complet.
Et la bonne nouvelle, c'est que parmi elles, il y en a qui sont comestibles !
14 plantes que vous trouverez dans les bois, les parcs, les jardins potagers et peut-être même sur votre terrasse.
Je vous rappelle que je ne suis pas un expert en botanique.
Je suis un simple amateur qui commence à avoir assez de bagage pour vous apprendre 2 - 3 trucs sur les plantes sauvages et comestibles en milieu urbain.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, la nature a de quoi donner, même en hiver.
En ce moment (et malgré la sécheresse de cet été), il y a pas mal de châtaignes à ramasser.
Il reste aussi quelques noix, quelques glands et quelques figues pour les plus téméraires d'entre vous.
Mais il n'y a pas que dans les arbres que l'on trouve de quoi manger.
Le sol regorge aussi de trésors cachés.
Outre les champignons, il y a tout un tas de plantes et d'arbustes comestibles.
Des baies, des feuilles, des fruits, des racines, etc...
Des plantes trouvables à coup sûr
Ici, je vais vous donner ma sélection de 14 plantes sauvages et comestibles.
Des plantes que vous trouverez à coup sûr autour de vous, que vous habitiez en milieu urbain ou en milieu rural.
Que vous soyez dans le sud de la France, en Bretagne ou bien même au fin fond du Morvan...
Pour chaque plante, je vous dirais quelles sont ses parties comestibles.
Et ce sera la seule information que je vous donnerai.
Pour être sûr de la reconnaître, je vous invite à faire vos propres recherches.
Il y a tout un tas de livre et de vidéos qui vous aideront bien mieux que moi dans cette démarche.
Il y a pas mal de pépites et c'est un plaisir de suivre ces vidéos.
Les 14 plantes à récolter cet hiver
Le lierre terrestre : les feuilles et les tiges se mangent avec modération car elles sont riches en huiles essentielles concentrées.
L'oseille : les feuilles sont comestibles avec modération à cause de leur légère acidité.
L'ortie: tout est comestible et sans modération. Un vrai coup de cœur !
La violette : les feuilles et les fleurs sont comestibles, sans modération.
L'églantier : les feuilles, les fleurs et les fruits sont comestibles, mais comme l'oseille, à consommer avec modération à cause de leur acidité.
Le prunelier : les fruits sont comestibles, sans modération.
Le chêne : les feuilles, les fruits, les tiges et l'écorce sont comestibles, sans modération.
Le pin sylvestre et le pin noir : les bourgeons et les aiguilles sont comestibles, sans modération.
Le lamier pourpre : les feuilles et les fleurs sont comestibles, sans modération.
L'alliaire : les racines, les feuilles, les fleurs et les graines sont comestibles, sans modération.
Le maceron : tout est comestible, sans modération.
L'ail sauvage : tout est comestible, sans modération.
Le gaillet gratteron : les feuilles, les fruits et les tiges sont comestibles, sans modération.
Le pissenlit : les feuilles, les fleurs et les racines sont comestibles, sans modération.
La règle d'or : être sûr à 200 %
Avec cette liste, vous avez déjà de quoi faire.
Préparez vos sécateur, vos gants, vos chaussures de marche et votre panier en osier !
Mais attention :
n'oubliez pas d'être sûr à 200 % que vous cueillez la bonne plante avant de la consommer.
Certaines plantes comestibles ont des cousines (presque) jumelles qui sont potentiellement toxiques.
La cueillette, c'est bien..
..mais apprenez d'abords à reconnaître les plantes, à coup sûr.
Personnellement, j'ai cherché pendant des années LE livre parfait pour avoir LA liste de plantes sauvages et comestibles parfaite à apprendre.
Et ce n'est que très récemment que je me suis rendu que la liste qui me correspondait le plus ne se trouvait pas dans les livres, mais autour de moi.
Qui de mieux que la nature pour vous donner LA liste des plantes indigènes comestibles la plus complète de votre région ?
Et pire encore : c'est dans les livres que vous pensez pouvoir apprendre à reconnaître les plantes ?
A votre avis, quelle est la meilleure méthode pour apprendre à reconnaître les plantes ?
Et bien je vais vous le dire moi : vous vous souviendrez mieux d'une plante découverte "dans la vraie vie", qu'une plante découverte dans un livre.
Apprenez les plantes dans la vraie vie, pas dans les livres
Dans la vraie vie, vous pouvez utiliser vos 5 sens.
Dans la vraie vie, vous pouvez réviser gratuitement et sans forcer, car les plantes sauvages sont de partout.
Elles se trouvent dans vos pots de fleurs.
Sur le rebord de votre trottoir.
Sur le massif de fleurs devant votre boulangerie préférée.
L'autre avantage d'observer et d'apprendre les plantes dans un environnement familier, c'est d'utiliser le contexte.
Je m'explique.
Une fois que vous avez identifié à 200 % la plante devant laquelle vous passez chaque matin en allant au travail, c'est dans la poche.
Vous pourrez l'observer de janvier à décembre.
Suivre son évolution.
Et une fois qu'elle vous sera familière, vous ne verrez plus qu'elle, quel que soit l'endroit où elle se trouve (en pleine forêt, dans un jardin ou sur votre terrasse).
Croyez-moi.
Ca fait presque 20 ans que j'en fais l'expérience.
En permaculture, on entend souvent parler de bourrache et de consoude.
2 plantes qui ont de nombreuses caractéristiques fortes utiles au potager.
L'une fait fuir les limaces, les doryphores, les vers de la tomate et attire de nombreux insectes pollinisateurs.
C'est la bourrache.
L'autre donne un excellent purin et permet de mieux cicatriser vos plaies de jardiniers et jardinières assidu(e)s.
La consoude.
Je ne sais pas vous, mais avant d'apprendre à les reconnaître, je les confondais tout le temps.
Et comme d'habitude, c'est toujours la même caractéristique qui me donne le déclic : la fleur.
Et c'est uniquement lorsque j'ai ce déclic que j'arrive à retenir les petits détails qui comptent.
(comme les bouts des feuilles qui sont ronds pour la bourrache et pointus pour la consoude)
Son port, ses feuilles, son touché, son odeur, etc...
Pourquoi j'attends la floraison pour observer le reste ?
Et bien, c'est parce qu'il n'y a pas de meilleur moment pour observer une plante que lorsqu'elle arrive à son stade de maturité extrême qu'est floraison...
👆 Ici, ce sont les fleurs de la bourrache.
Elles sont reconnaissables par leur forme étoilée.
👆 Ici, ce sont les fleurs de la consoude.
Elles sont en forme de clochettes.
(ne vous fiez pas toujours à la couleur des fleurs, elle peut changer au sein d'une même espèce de plantes)
Etiquetez-les pour ne pas les oublier !
Le problème avec ça, c'est que la floraison n'est qu'éphémère et n'apparaît généralement que durant un court laps de temps dans l'année.
(et que certaines plantes ne fleurissent jamais)
Du coup, l'apprentissage est long...
Une autre méthode (plus efficace) pour apprendre à reconnaître une plante, c'est de faire en sorte de la croiser régulièrement.
1/ La bourrache a des poils hérissés (et qui piquent un peu) sur ses feuilles et sur ses tiges.
2/ Bourrache vient du terme borago utilisé au moyen-âge pour désigner une étoffe grossière en laine (du fait de la texture rêche de ses feuilles).
3/ Bourrache dériverait aussi du terme arabe "abû araq", signifiant "père de la sueur" pour ses propriétés sudorifiques.
6 secrets pour reconnaitre la consoude
1/ Consoude dérive du bas latin consolida, provenant du latin consolido, consolider, par allusion aux vertus médicinales de la plante (longtemps utilisée pour réduire les fractures et les plaies).
2/ Le nom botanique du genre (symphytum), dérive du grec symphô (unir en un tout).
3/ La consoude pousse dans des sols engorgés d'eau.
Conclusion
Souvenez-vous que la fleurs est le meilleur moyen de différencier les plantes et n'hésitez pas à utiliser plantnet pour vous aider dans la reconnaissance des plantes sauvages !