Pourquoi vous ne devriez pas croire tout ce que je dis ?


Parfois, dans mes articles, mes mails ou mes formations, il m’arrive de partager des astuces ou des listes d’étapes à suivre pas à pas.


Je ne le fais pas tout le temps, mais quand je le fais, je n’ai qu’une seule et unique idée en tête : ça doit être le plus clair et contextualisé possible.


(Bon, j’avoue. Il m’est déjà arrivé de partir un peu loin sans trop donner de détails comme cet article où je préconise d’arroser quand il pleut 😅)


Bref.


Croyez-le ou non, je suis encore tout à fait d’accord avec ce que j’ai écrit dans cet article (pas plus tard qu’hier j’ai arrosé juste avant la pluie). Le truc c’est qu’effectivement j’aurais peut-être pu aller un peu plus loin dans mon raisonnement et parler de « l’effet parapluie » qu’ont les plantes sur les pots de fleurs ou du fait qu’il est bon de faire le vide dans son stock d’eau de pluie juste avant qu’il ne pleuve…


Re-bref !



La permaculture ce n’est pas du jardinage classique (avec des méthodes précises et industrialisables).


La permaculture c’est un outil de l’esprit.


C’est la raison pour laquelle j’essaie de prendre de plus en plus de pincettes…



Il y a quelques mois, j’ai décidé de ralentir la publication d’articles sur mon site pour passer aux mails. Je voulais transmettre moins d’astuces/tutos et plus d’état d’esprit.
Aujourd’hui j’essaie de mélange les 2 pour ne pas partir dans un cours de philosophie pur et dur…


Finalement, j’ai toujours plus ou moins fait ça dans mes articles et ça s’est accéléré quand je suis passé aux mails (c’est plus naturel pour moi de donner mon retour d’expérience en envoyant des mails qu’en publiant des articles sur la place publique).


A chaque nouveau mail, je me pose cette question : quelle est la chose tirée de mon expérience personnelle que je peux vous transmettre et qui vous soit utile ?



Ces mails sont destinés aux personnes comme vous qui ont envie d’aller plus loin que de simples techniques de jardinage.


En me glissant 2 à 3 fois par semaine dans votre boîte mail, je vous donne l’opportunité de rentrer dans la tête d’un permaculteur.
L’autre avantage de ces mails c’est qu’ils sont en cohérence avec les saisons car ils sont écrits la veille pour le lendemain



Bien évidemment ce n’est pas comme ça qu’on attire les foules mais moi ça me va (même si, chaque semaine, certains d’entre vous quittent le navire…).
D’ailleurs, si les mails ne vous intéressent plus, le lien de désinscription se trouve tout en bas à droite


Mais, comme je vous le disais, ce n’est pas grave car je m’adresse aux vrai.es, aux passionné.es (et ouf, chaque semaine il y en a de nouveaux qui embarquent sur le navire 😊).


On pourrait dire que ces mails sont destinés à toutes celles et tous ceux qui veulent suivre et s’inspirer de l’aventure d’un petit gars qui se plonge, pas à pas, dans la permaculture (limaces comprises).


Bon.


Maintenant que nous somme entre nous, passons à la suite et allons au cœur du sujet (la chose à retenir dans ce mail 😉).



Alors.


Chaque jardin est unique.


Chaque permaculteur/trice est unique.


Vous êtes unique (avec vos besoins, vos compétences et vos limites).


Il y a plein de recettes, mais toutes ne fonctionneront pas chez vous.


Rappelez-vous de ça : ne prenez pas toujours au pied de la lettre ce que je vous dis.


Faites des tests.


Et j’irais même plus loin : demandez-vous si c’est vraiment nécessaire d’en faire.. peut-être que votre contexte n’est tout simplement pas adapté à la technique que vous venez de découvrir…


C’est cette façon de penser que vous devez développer.


Regardez et inspirez-vous de ce que font les autres, puis, demandez-vous si ça pourrait être envisageable sur votre jardin en gardant en tête que tout n’est pas réplicable de partout !



Prenons l’exemple d’une machine à laver..


..vous ne pouvez pas utiliser n’importe quelle notice pour la faire fonctionner.


Vous avez besoin de la notice spécifique à votre modèle.


Pareil pour la réparer.


Certaines pièces sont uniques et spécifiques à votre modèle de machine à laver (merci l’obsolescence programmée).



Voilà.


Maintenant c’est à vous de jouer.


Soit vous continuez à vous imprégner d’un état d’esprit pour établir la notice de votre jardin..


..soit vous continuez à faire rentrer des objets carrés dans des formes rondes !



Une dernière chose…



Quand j’ai lancé les mails, j’ai ajouté une « offre » pour réserver un appel avec moi.


C’est une sorte de coaching jardinage ou je répond à toutes vos questions en fonction de votre contexte personnel. La conversation dure environ 1 heure (parfois plus, parfois moins).


Pour être franc j’avais un peu peur car je ne suis pas très à l’aise avec le téléphone (#introverti) mais ça s’est toujours bien passé car d’une je suis à l’écoute (et c’est naturel pour moi), puis de deux je kiffe vous aider à passer à l’action 😊
Et c’est fou ce que ça m’apporte !



Bref, pour les saints de glace l’offre est à – 40 %.


C’est le dernier jour pour en profiter..


.. et c’est par ici.



Très belle journée et bonnes plantations !



Fabrice.

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Pourquoi vous ne devriez plus comparer votre potager à celui des autres ?


La réponse est simple.


Comment voulez-vous créer le potager de vos rêves si vous imitez celui des autres ?


….


Je sais que vous passez du temps à regarder tout un tas de potagers sur youtube et Instagram..


..et que vous vous dites que c’est trop de travail, que vous n’êtes pas capable d’arriver aux mêmes résultats.


Peut-être même que vous habitez en ville et que le potager de vos rêves se trouve au fin fond de la pampa..


..mais loin de vous l’idée de quitter votre appartement et votre boulangerie préférée.


Peut-être que vous ne vous sentez pas légitime face aux experts permaculteurs que vous suivez sur internet..


.. et que vous ne savez pas quel conseil appliquer en premier.



Il n’y a pas de soucis avec ça.


C’est normal.


Le truc c’est qu‘il ne faut pas que ça devienne un blocage.


Surtout pas maintenant !


Les saints de glace sont bientôt terminés et la meilleure saison au potager est sur le point de commencer !


C’est maintenant ou jamais !



Quoi que vous fassiez, il y aura toujours un jardin plus joli, plus grand, avec plus de biodiversité, plus de fleurs, plus productif, plus permaculturel, etc, etc…


Quoi que vous fassiez, il y aura toujours quelqu’un de plus expérimenté en permaculture, de plus avancé sur son système de compostage ou de récupération des eaux pluviales.


Vous aurez beau devenir excellent dans la culture indoor de la tomate, il y aura toujours une autre personne experte sur la culture du chou-fleur en sous-sol.



C’est la raison pour laquelle vous devez ne retenir que deux points de comparaison : vous et votre potager.


C’est tout !


Chaque début de saison demandez-vous si vous en savez plus que l’année dernière et si votre potager ressemble un peu plus à celui de vos rêves.


Et pour ça il n’y a pas de secret, vous allez devoir tester et vous tromper !



Je vais vous dire un truc.


J’ai une grande conviction.


Cette conviction c’est de ne jamais faire de plans de plantation mais de planter au feeling.


Pourquoi ?


Parce que c’est au moment des plantations que je prends le plus de plaisir !


Pendant plus d’une quinzaine d’années c’est comme ça que j’ai planté les massifs de fleurs dans la commune pour laquelle j’ai travaillé.


Alors que tous mes collègues travaillaient sur des plans organisés au centimètre près, moi dès que j’avais un massif ou une jardinière à planter, je laissais ma créativité s’exprimer.


Dès que j’avais quelques plantes en RAB dans le camion, je trouvais toujours un coin de rue dans lequel je pouvais la planter !


J’avais cette petite signature et tout le monde savait que ça venait de moi…


Et c’est comme ça que j’ai appris : en m’éclatant !


Certes, je me trompais souvent mais c’est aussi comme ça que j’ai appris à associer les plantes et à comprendre leurs besoins (et j’ai fait de belles découvertes !).



🙂



Sur ma terrasse et sur le jardin partagé c’est pareil, j’ai la même allergie aux plans.


Je ne me soucie pas des rotations de culture ni des associations de plantes.


Non. J’en ai rien à faire parce que je sais que la meilleure manière d’apprendre c’est en faisant marcher sa créativité.. en imaginant.



Je m’explique.


Quand vous plantez, imaginez la forme finale de votre plante et, en fonction de ça, créez du volume, des tapis, des formes retombantes, etc…


Le but c’est de maximiser l’espace et de ne pas laisser de trou entre les plantes (à leur taille finale bien entendu).


Par exemple, plantez une laitue au pied d’une tomate.


Mettez un basilic à côté de cette laitue comme ça il aura le temps de trouver sa place jusqu’à ce que vous la récoltiez.


N’oubliez pas non plus de jouer sur le « mélange » des plantes.
Quand je parle de mélange je parle du fait qu’elles s’entremêlent…


Par exemple, prenez de la hauteur avec un tournesol et faites y grimper quelques haricots ou quelques pois.


C’est en travaillant avec votre imagination que vous créez « le potager de vos rêves » et, accessoirement, que vous apprenez à associer les plantes (ce qui est beaucoup plus facile que vous ne le croyez).


Alors ne perdez plus votre temps et à votre plantoir ! (attention tout de même aux risques de gelées 😉).



Et pour finir, une citation de Krishnamurti :


« Le désir de devenir est inaction dans le présent ».



PS : Demandez à ce que je vous rappelle et posez-moi toutes vos questions (- 40 % sur la session téléphonique jusqu’à la fin des saints de glace).



Fabrice.

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Le temps des limaces en ville (+ des nouvelles du jardin partagé)


Nous sommes au mois de mai et, jour pour jour, ça fait un an que j’ai lancé le jardin partagé (ça passe vite !).


Ces derniers jours il a beaucoup plu.


Et toutes limaces du jardin sont sorties pour dévorer les quelques plantations que j’avais commencées (salade, tomate et courge..).


Arf, pendant un mois je n’avais pas assez d’eau pour arroser mes jeunes pousses (+ de 40 jours sans pluie) et voilà que maintenant j’ai de l’eau en abondance dans mes barils mais je n’ai plus rien à arroser ! Sacrée loi de la nature…


Les invasions de limaces c’est une catastrophe et j’imagine que vous en avez aussi payé les pots cassés la semaine dernière..
Sinon soyez conscient de votre chance s’il vous plaît 😊



Bref, comme je vous en parlais il y a quelques semaines, cette année j’ai optimisé mes semis et j’ai produit énormément de laitues (+ d’une centaine..).


C’est pas mal de boulot pour finalement me retrouver au pied du mur presque 2 mois plus tard avec zéro laitue..


..et ça fait mal, très mal (j’en ai quelques-unes qui tiennent dans les pots de la terrasse mais plus aucune au jardin partagé).


Comme d’habitude, je ne me décourage pas et je continue à en semer.. ça finira bien par passer !


Bref.


Dans ce moment de solitude j’ai eu de l’empathie pour les personnes qui choisissent d’utiliser un anti-limace (surtout les maraîchers qui vivent de leur production..).
Et ouf que ce n’est pas mon cas..


Mais ça n’a duré qu’une fraction de seconde.


Moi, j’ai choisi de jardiner avec la nature.


De m’insérer dans un écosystème en acceptant de ne pas tout contrôler.


Et, à travers cette voie, je veux être un exemple et démontrer qu’on peut faire un potager en permaculture n’importe où, sans utiliser d’engrais, de fongicides, d’herbicides et d’insecticides (même en ville et dans des pots de fleurs !)


D’ailleurs, je suis en train de constater que ça fonctionne !
Sur la terrasse pour le moment.


Et oui, si vous vous souvenez bien, l’année dernière j’ai eu une magnifique laitue (ce qui a ramené mon taux de 0 laitue récoltée pour 10 laitues plantées à (presque) 1 laitue récoltée pour 10 laitues plantées).


Et cette année (la 3 ème année) je constate que le ratio est en train de se rapprocher des 2-3 laitues récoltées pour 10 laitues plantées !


Vous vous demandez pourquoi j’ai atteint ce genre de résultat ?


Fab aurait-il craqué pour du ferramol sans rien nous dire ?



Non bien évidement !


C’est juste l’équilibre qui commence à s’installer et je suis en train de découvrir pourquoi ! (et si j’avais su ça avant j’aurai sûrement gagné un an ou deux !).




Petit rappel.


Dans un jardin en permaculture, que ce soit sur une terrasse en permaculture urbaine ou un jardin de campagne, on ne lutte pas contre la nature mais on l’utilise pour créer un équilibre.


C’est de la systémie.


Une recherche constante d’équilibre.
D’ailleurs, la nature le fait très bien sans nous…


Un équilibre dans lequel il n’y a pas de place pour les « invasions » (ou du moins pour que les invasions ne soient pas trop importantes et éternelles..).



Pour ce qui est des limaces il est souvent conseillé d’attirer des prédateurs comme le hérisson, le carabe, le crapaud, etc…


Et pour ça, il est nécessaire de leur créer une niche, un abri…


Bref je ne vais pas vous refaire un cours là-dessus.


J’aimerais mettre la lumière sur un prédateur dont on parle peut.


Ce prédateur, c’est le lézard des murailles (c’est le lézard classique que vous voyez de partout, il mesure environ 20 cm).


Et ouais, j’ai bien l’impression qu’il a régulé la population de limaces sur ma terrasse !


Chaque année, je vois de plus en plus de lézards et de moins en moins de limaces.. coïncidence ?


J’ai fait quelques recherches et effectivement le lézard des murailles se nourrit des œufs des escargots et des limaces !
J’ai aussi le sentiment qu’il les mange aussi à l’âge adulte mais ça fait plus d’un an que je surveille ça et je ne l’ai toujours pas pris la main dans le sac !


Sacrée découverte non ?


Du coup, j’ai décidé d’inviter le lézard au jardin partagé..


..et pour ça, j’ai simplement fait un tas de pierre en plein soleil à l’endroit où j’aimerais qu’il s’installe. (l’avantage du tas de pierres c’est qu’il est un abri pour les limaces la journée au même moment où le lézard prend le soleil… du coup, pour lui c’est le gîte et le couvert !).


Et, croyez-le ou non, le lendemain même j’ai vu qu’il y avait déjà un lézard qui faisait bronzette sur une de ces pierres !


Voilà, je vais continuer à observer tout ça et je vous prendrais une belle photo le jour où j’en verrai un dévorer une limace.


Si vous aussi vous êtes en ville ou dans un jardin clos sans point d’eau et que vous ne voyez pas comment attirer les hérissons, les crapauds et autres prédateurs de la limace, je vous invite à installer des abris à lézards.. (attention tout de même au poids si vous êtes sur un balcon).


D’ici un an ou deux vous serez certainement surpris de voir la population de limace diminuer.. du moins c’est ce que j’ai constaté sur ma terrasse et que je vais tester au jardin.



Et pour terminer, une citation de moi (enfin je crois) :


C’est au pied du mur que l’on trouve les meilleures solutions 😉 (et j’adore me mettre au pied du mur).


Voilà tout !


Très belle journée.



PS : un super article à lire et relire sur la culture avec les limaces.



Fabrice.

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Le zonage en permaculture c’est aussi une histoire de fractales…


Dans ce mail j’ai failli vous parler du massacre qu’ont fait les limaces au jardin partagé cette semaine mais (comme promis) on va parler de la notion de zonage en permaculture.


J’en ai vaguement parlé dans le dernier mail avec les 5 astuces pour mieux gérer 2 potagers en permaculture et j’ai eu pas mal de retours positifs.


MERCI 🙏


Je ne pensais pas que vous étiez si nombreux à avoir plusieurs potagers (ce qui n’est pas si étrange que ça quand on jardine en ville avec les jardins partagés et la famille à la campagne 🙂).


Bref.



Vous connaissez les fractales ? (les images parlent toujours d’elles-mêmes 👇).

🎶🎶🎵🎶🎵🎵🎵🎶


Comme vous pouvez le voir, dans un fractale on peut zoomer à l’infini.
Et on y retrouve des motifs assez similaire encore et encore…


Et bien c’est sur cet aspect que j’aimerais vous éclairer au sujet du zonage en permaculture.


En quelques mots, il peut y avoir plusieurs zonages dans une seule zone.


Je m’explique.


(c’est encore un truc inspiré de la nature)


Visualisez un arbre.


En général, il y a le tronc et quelques branches principales..


..et quand on zoom sur ses branches principales, on découvre des branches plus petites qui dessinent généralement le même motif que les branches principales.


Et plus on zoom sur les petites branches, plus ça s’avère être le même schéma.


Pareil pour les racines.


Pareil avec un éclair (vous jetterez un œil au prochain orage 😉).



Bon, avant de rentrer dans les détails, je vais rapidement faire un bref rappel sur ce qu’est le zonage en permaculture.


Votre environnement de permaculteur/permacultrice, (votre jardin en l’occurrence) est divisé en 5 zones.


La zone 1 c’est là où vous passez naturellement au quotidien.


C’est généralement le pas de votre porte, votre terrasse ou votre balcon (quoi que l’hiver au balcon.. bref faites comme si c’était vrai 😁).


Ensuite il y a la zone 2 dans laquelle vous vous rendez quotidiennement mais moins naturellement.. (en général, vous pouvez commencer à mettre un composteur dans cette zone par exemple.. mais chacun fait comme bon lui semble hein !).


Et puis il y a la zone 3 et ainsi de suite jusqu’à la zone 5 où vous ne vous rendez jamais (c’est un espace laissé à la nature où vous pouvez envisager d’installer un hamac ou une chaise longue pour vous plonger dans de longues siestes semi-éveillées « en mode observation »).


Voilà. Le zonage en permaculture ce sont les fréquences auxquelles vous vous rendez dans les différentes parties de votre jardin.




Et si on en revenait à cette histoire de fractales ?


Donc je disais qu’il peut y avoir plusieurs zones dans une zone.


Par exemple.


Sur ma terrasse (qui est de base ma zone 1), et bien il y a plusieurs zones.


Il y a des zones 5 (comme des pots de fleurs par exemple) où je n’interviens volontairement pas.


Il y a des zones 4 (comme des abris à insectes ou nichoirs) dans lesquelles je n’interviens qu’une ou deux fois par an, etc…



Et c’est ça la magie du truc..


.. la zone 1 c’est souvent une zone avec plusieurs zones..


..des nuances..


..des fractales.


Mais ne vous dispersez pas et rappelez-vous le principe de permaculture n°7 qui dit « partez des structures d’ensemble pour arriver aux détails » (donc si vous commencez tout juste, déterminez vos 5 grandes zones, puis les détails viendront…).


Avec le temps, vous vous rendrez compte que plus vous « montez » dans les zones, moins celles-ci seront en fractales (et ouais, en zone 5 il n’y a jamais de zone 1.. quoique le petit hamac au moment de la sieste quotidienne… bref, ici encore faites comme si c’était vrai 😁).



Bon, j’espère avoir mis en évidence quelque chose de nouveau dans la vision de votre jardin en permaculture.


C’est tout le but de ces mails !



Et pour finir, j’aimerais insister sur la magie de la zone 1.


En permaculture urbaine la plupart des jardins (balcons, terrasses, etc…) représentent à eux seuls une zone 1 (à cause de leur petite taille).


Du coup, après avoir fait le constat que plusieurs zones sont présentes dans la zone 1 je peux affirmer haut et fort que n’importe qui peut faire de la permaculture.
Et ça c’est tout le message que j’essai de faire passer depuis ces dernières années !


Que vous viviez au fin fond du Larzac ou sur le toit d’un bâtiment à New-York, vous avez automatiquement une zone 1 (même si vous vivez dans un Van).


Découvrez votre zone 1 et les autres zones apparaîtront d’elles-même.


Rien empêche que vos « autres zones » soient le composteur collectif du quartier, le jardin partagé du square ou le parc et sa forêt sauvage (même si les zones 5 n’existent presque pas en ville..).




Alors, quelle est votre zone 1 ? (dites-le moi en répondant à ce mail si ça vous chante)



PS : si vous avez besoin de démarrer rapidement dans votre zone 1, n’oubliez pas le PDF à disposition sur le site (j’y ai mis quelques pistes pour trouver tout ce dont vous avez besoin même avec une zone 1 très pauvre en matière organique…).


Voilà tout, très bon weekend.



Fabrice.

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5 astuces pour gérer 2 potagers en permaculture


Bon j’avoue, c’est une grande chance d’avoir 2 potagers pour soi tout seul.e.


Personne n’en parle et pourtant ce n’est pas si rare que ça.


Et c’est sûrement votre cas si vous avez ouvert ce mail.


Il suffit que vous ayez votre potager (que ce soit sur un rebord de fenêtre ou sur un terrain de 4 hectares en agroforesterie) et, qu’en plus de ça, vous vous occupiez de celui de vos parents, de votre tante ou de votre voisine (ou tout simplement d’un autre terrain vous appartenant mais situé un peu plus loin que chez vous).



Pour prendre mon exemple, depuis un an j’ai un deuxième terrain (le jardin partagé) d’environ 120 m² en plus de ma terrasse hors-sol de 8 m².


Et oui, pour moi un potager en pot de fleurs sur une terrasse hors-sol de 8m² est tout aussi important qu’un terrain de 120 m² en pleine terre.
D’ailleurs, sans cette terrasse je ne ferais pas grand-chose sur le terrain…


C’est comme tout.


Ce n’est pas la taille qui compte.


C’est la qualité de la relation que vous avez avec votre jardin.


La petite serre que j’ai sur cette terrasse m’a permis de produire, cette année, (avec un roulement de mieux en mieux optimisé) plus d’une centaine de laitues, une trentaine de tomates, des courges, des courgettes, des haricots, des fèves, des petits pois, des navets, des choux, des betteraves, des oignons, des capucines, de l’armoise, des poireaux, du claytone de cuba, du maïs, des cosmos, du cyclanthère, du tournesol, du cresson, du mesclun, etc…


Je ne calcule pas le nombre de plantes que je produis chaque année dans cette serre qui couvre environ 1 m² de surface mais on est facilement à plusieurs centaines !
Et ça aide d’avoir autant de munitions quand on est envahi de limaces… (et je pèse mes mots)



Bref.


Il y a toujours un potager prioritaire.


Et en général c’est celui qui est le plus près de votre habitation.


L’autre c’est un peu comme une maison secondaire.


Il n’est pas aussi bien équipé ni entretenu que le premier.



Ce qui nous mène au premier conseil :



La technique du zonage.


En permaculture il y a 5 zones.


La zone 1 est celle où vous passez quotidiennement et la zone 5 est celle où vous n’intervenez quasiment pas (voir jamais pour les puristes).


Pour reprendre l’exemple de la serre, il vaut mieux qu’elle se trouve en zone 1 (max en zone 2) car en période de semis intense (de mars à mai) il faudra parfois que vous y passiez plusieurs fois par jour pour arroser, fermer ou ouvrir.


Du coup, mon conseil ici c’est de faire une carte de zonage en prenant en compte vos 2 potagers (hors le zonage individuel de chacun


Vous me suivez ?


En mettant vos 2 potagers en corrélation, Ils sont bien plus efficaces car adaptés à vos comportements et à vos habitudes (au lieu d’avoir les 2 même potagers et donc le double de travail pour des résultats médiocres).


Astuce n°2 :



Commencez petit en laissant une « grande » zone 5.


Comme j’en parlais dans l’astuce précédente, chaque potager à son propre zonage et, à eux deux, ils ont un zonage en commun (d’ailleurs dans un zonage il peut y avoir plusieurs zonages mais je vais éviter de vous emmêler les pinceaux ici et je vous en parle dans le prochain mail 😉).


Si vous n’avez ni le temps ni les moyens d’entamer de gros travaux, concentrez-vous sur le plus important (et non le plus urgent).


C’est la raison pour laquelle il vaut mieux commencer petit et laisser une grande zone 5.


L’avantage de laisser une grande zone 5 c’est que vous accélérez le développement (et l’équilibre) de la biodiversité de la faune et de la flore (et ça, c’est la chose la plus longue à mettre en place).


Par exemple, l’année dernière quand je suis arrivé sur le nouveau terrain du jardin partagé, c’est la première chose que j’ai faite.


J’ai déterminé (et balisé avec des piquets) toutes les zones où « l’humain » n’avait pas à se rendre ou intervenir dans les mois ou années à venir.
Le terrain était un peu en friche et je voulais préserver un max de biodiversité (surtout que j’avais avec moi 6 ou 7 jardinier.ers assoiffé de tomates)


Et j’ai bien fait !


Cette année je suis heureux de pouvoir y trouver des rejets de châtaigniers et de noisetiers pour créer une haie sauvage afin de me séparer du terrain de la voisine qui n’est jamais contente (comme ça elle n’aura plus mon jardin en permaculture sous les yeux).


J’ai aussi des orties, de la consoude et d’autres végétaux encore indéterminés.


Bien évidemment ces « zones 5 » sont tout aussi riches en faune (que ce soit en matière de mulot, d’insectes et de limaaaces !).


Bref, c’est parfait pour observer le vivant (et planter des laitues dans le vent, #limaces 😂).


Conseil n°3



La production de plantes « au bon endroit ».


C’est simple.


Tout ce qui demande peu d’entretiens (surtout en arrosage) comme la production en pépinière (arbres, arbustes, boutures, greffes), faites-le dans votre potager « secondaire ».
Pas besoin de surcharger votre potager principal (surtout s’il est petit et hors-sol comme le mien)


Et comme j’en parlais un peu plus haut, pour ce qui est de vos jeunes semis faites-les au plus proche de chez vous quit à les faire migrer dans votre potager secondaire le jour où vous avez besoin de libérer de la place dans votre premier potager (à ce moment-là, ils seront un peu plus autonomes et vous pourrez même envisager de les planter).


Astuce n°4



Déterminez les forces et avantages de chaque potager.


Chaque potager est unique.


Si vous voulez tirer le meilleur de chacun, en tant que permaculteur ou permacultrice, vous devez mettre le doigt sur leurs forces respectives.


Pour ça, il y a plein de paramètres à prendre en compte comme la nature du sol, l’ensoleillement, l’ombrage, les courants d’air, l’environnement proche (voisinage), etc…


Il vaut mieux faire pousser des salades dans des pots de fleurs sur une terrasse très peu ensoleillée où il n’y a aucune limace que sur un terrain en plein cagnard blindé de mollusques.


Pas vrai ?


Et pour terminer, conseil n°5 :



Faites tout au dernier moment


Ca c’est la grande règle quand vous devez gérer 2 potagers à différents endroits (ou un grand potager 😉).


Vous ne pouvez pas tout faire !


Des idées vous en avez certainement beaucoup.


Des travaux à faire aussi.


Mais comme tout le reste, il va falloir prioriser ce qui est important de ce qui ne l’est pas.


Et attention à ne pas confondre urgent et important (sinon vous allez vous retrouver à faire que des tâches urgentes en laissant ce qui est important de côté).


Faites d’abord ce qui est important (quit à laisser tomber quelques urgences) et à terme vous aurez beaucoup moins d’urgences…


Ok ?


Un exemple :


Travailler plutôt sur un moyen de récupérer l’eau de pluie au lieu de faire des kilomètres pour transporter de l’eau en urgence à vos plantes qui ont soif dans votre potager (tant pis pour elles, les prochaines se porteront mieux).



Ca peut paraître contre intuitif mais je fais toujours les choses au dernier moment.


Par exemple, j’arrache les herbes qui prennent trop d’espace au dernier moment.


Je coupe une branche qui me gêne au dernier moment.


Je plante ou transplante au dernier moment.


Je répare au dernier moment..


..finalement, tout le monde croit que c’est le « dernier moment » mais ce ne serait pas en fait le « bon moment » ?


La question est posée.



Bref, voilà tout pour aujourd’hui.


A samedi.



Fabrice.

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(Ma) recette du purin d’ortie en permaculture


Mercredi je vous ai parlé de vos semis et du fait qu’ils ont certainement pris un coup de mou ces derniers jours…


Et bien avec cette recette de purin d’ortie, vous allez pouvoir leur donner un petit coup de boost (il va juste falloir attendre deux petites semaines…).


Mais avant de passer concrètement à la recette, c’est quoi le purin d’ortie ?


Je ne suis pas un scientifique du purin d’ortie et du purin de plantes en général.


Mon truc à moi, c’est de faire les choses le plus simplement possible et avec les moyens du bord.
C’est la permaculture quoi !


On va dire que je vois ça comme une sorte de thé géant aromatisé à l’ortie que je vais donner à mes plantes (et elles vont kiffer).


En 2 mots, un purin d’ortie c’est prendre de l’ortie, la mettre dans un récipient avec de l’eau et laisser tremper pendant une bonne dizaine de jours.


Voilà.


Bon weekend et à la semaine prochaine !



Fab.


..


Non, je plaisante.


Je vais prendre un peu plus de temps pour vous expliquer la recette pas à pas.


Bon.


En gros, un purin c’est diluer les meilleures caractéristiques d’une plante dans l’eau afin de les réutiliser sous la forme liquide.


Oui, il y a une sorte de macération (ou putréfaction, ça dépend 😂) mais ce qui nous intéresse c’est le résultat.


Mais alors, à quoi sert le purin d’ortie ?


Comme je vous le disais au début de ce mail, ça sert à donner à manger à vos semis mais aussi à vos jeunes plantations.


En fait, l’ortie est riche en azote, elle a un effet « vert » sur vos plantes.


C’est-à-dire qu’elle leur redonnera de la vitalité au niveau du feuillage.
Du coup, ce n’est pas le meilleur purin de plantes à donner à vos plantes si elles sont sur le point de fleurir… (pour ça, préférez le purin de consoude qui est riche en potasse)


Bref, dans la période avril/mai/juin, le purin d’ortie c’est le top !


Il a aussi d’autres utilités.


Il sert à booster la décomposition de la matière organique (dans le compost par exemple).


Du coup, si c’est la première année que vous lancez votre potager (ou votre lasagne en pot de fleurs) et que votre sol n’est pas encore très vivant, faites un apport de matière organique et arrosez au purin d’ortie, c’est magique !



Bref.


Et si on passait à la recette ?


Alors la première étape c’est de trouver un récipient avec un couvercle.


Ne vous amusez pas à découper la première bouteille en plastique qui vous passe par la main en pensant qu’un mini-purin d’ortie fera l’affaire !


Il faut au moins un récipient de 15 – 20 litres (pour moi, c’est le strict minimum, après vous pouvez aller jusqu’à 1000 litres, le principe reste le même).


A oui, élément important, il vous faut un couvercle.


Ce n’est pas indispensable mais si vous voulez garder une bonne relation avec vos voisins c’est mieux parce que le purin d’ortie, ça pue (surtout quand vous allez le mélanger).


D’ailleurs c’est la deuxième chose qu’il vous faudra, un truc pour mélanger.


Morceau de bois, manche à balai, etc…


A vous de voir mais éviter de vous en mettre plein les mains (c’est bon pour la peau mais l’odeur reste imprégnée de longues heures…).


Ensuite il vous faut de l’ortie !


Pour ce qui est de la période de cueillette, en ce moment c’est l’idéal parce qu’elle n’est pas encore en fleurs, ni en graines.


Pour ce qui est de la quantité, ma technique est simple : à vue d’œil.


En gros, vous devez en avoir assez pour remplir votre récipient (sans (trop) tasser).


Une fois que c’est fait (et avant de le remplir d’eau), placez votre récipient rempli d’ortie à l’ombre et à un endroit où ce sera facile pour vous de vous y rendre quotidiennement.


Ensuite, ajoutez l’eau dans votre récipient (remplissez jusqu’au 2/3 voir un peu plus) et mélangez un peu.


Refermez et laissez macérer (ou infuser si vous préférez).


Revenez chaque jour pour mélanger et observer le processus (par contre allez-y à l’heure de la sieste pour ne pas déranger les voisins, ça pue vraiment 😂).


Au bout d’une dizaine de jours, votre mélange sera prêt (en gros, c’est au moment où il aura bientôt fini de faire ses bulles).


A ce moment-là, enlevez les orties (et pensez à les réutiliser au potager ou au compost ;)).


Le purin doit être utilisé dans les jours qui viennent en le diluant à environ 10 – 15 % (pour faire simple c’est une ou deux doses de purin pour 10 doses d’eau soit un peu plus d’un litre pour 10 litres d’eau.


S’il vous en reste et que vous voulez le stocker pour le réutiliser dans quelques semaines voir quelques mois, il va falloir le filtrer pour arrêter la macération.


Le stockage se fait dans le noir et au frais (environ 20°C).


Et plus vous filtrez fin, plus votre purin d’ortie se conservera longtemps.


Vous pouvez utiliser une passoire plus ou moins fine, un filtre à café réutilisable, des collants, etc… et pour ça je vous laisse libre de vous organiser par vous-même ! (ou ce sera l’objet d’un prochain mail si le sujet vous intéresse..).


Ah oui, j’oubliais.


S’il vous reste des orties après la cueillette, sachez que c’est une plante comestible et très riche en nutriments.


Donc n’hésitez pas à la laver et la cuisiner en soupe, tarte, chaussons, etc…


Bon, comme d’hab j’espère avoir été simple, rapide et efficace pour cette recette de purin d’ortie.


Lire des mails c’est bien mais passer à l’action c’est mieux.


Sur ce, bon weekend et bonne cueillette 😁


Merci à tous ceux qui me soutiennent sur le tipeee.



Fabrice.

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