8 astuces pour observer votre jardin avec le cerveau droit

J'ai pas mal de retours de personnes qui me disent qu'ils ont du mal à observer leur jardin. A lâcher prise. A pratiquer le non-agir.

Sincèrement, je suis super content que l'on me pose ce genre de question.

Ca veut dire que vous avez compris l'importance du principe n°1 selon la permaculture de David Homgren qui est : " Observer et interagir".

😉


Bon, pour commencer, savez-vous que nous sommes l'espèce animale (devant le castor) qui interagit le plus avec son environnement ?

L'interaction, c'est quelque chose de naturel pour nous. C'est dans nos gènes. Nous sommes des êtres d'action !

Par contre, l'observation, ça l'est de moins en moins...

D'ailleurs quand on y réfléchit, l'observation et l’interaction sont 2 concepts opposés.
Et à mon avis, si David Holmgren à mis face à face 2 concepts opposés dans son premier principe de permaculture, c'est pour faire un clin d’œil à l'approche systémique (approche de laquelle s'inspirent grandement la permaculture et l'écologie en général)...


Bref.

Comment hacker votre cerveau et passer en mode observation permaculturelle ?

Et bien c'est simple.

Déjà, je vous rappelle que le cerveau humain a 2 "modes" de pensées :

La pensée rationnelle (le cerveau gauche)

Le cerveau gauche est celui qui vous dit que vos tomates ont du mal à mûrir cette année ou que votre abri à insectes n'a pas été très utile... c'est celui qui observe en cherchant des fait précis, rationnels et logiques. En gros c'est votre ennemi si vous voulez passer en mode observation et non-agir.

La pensée créative (le cerveau droit)

Le cerveau droit gère les émotions.

Il est intuitif et créatif. C'est celui-ci que vous devez solliciter pour faire de l'observation créative au jardin. Il permet à votre esprit de vagabonder et de remarquer des choses que vous ne pouvez pas voir en jardinant avec votre cerveau gauche. C'est grâce à lui que vous trouverez plein d'idées pour votre design !

Bon, tout ça c'est cool, mais voyons voir concrètement ce que vous pouvez faire pour activer votre cerveau droit au jardin...

Débloquer sa créativité au jardin

Déjà, oubliez le truc de se poser sur une chaise, ne penser à rien et attendre l'inspiration.

Pour certains ça fonctionne peut-être mais ce n'est pas ce qui fonctionne le mieux (en tout cas, ça ne fonctionne pas énormément pour moi).

Votre cerveau est une machine à penser..

.. et il va falloir le duper un peu :

1. Mettez de la vie

"Chaque élément du système doit remplir plusieurs fonctions et chaque fonction doit être remplie par plusieurs éléments"
Bill Mollison

Je vous ai beaucoup parlé d'hôtels à insectes, de nichoirs, de mangeoires à oiseaux, etc..

Ce n'est pas uniquement pour attirer plus de vie avec, entre autres, des prédateurs et des pollinisateurs.

C'est aussi pour mettre de la vie dans votre jardin. Pour mettre de la couleur, du mouvement...

Et c'est ça qui stimule votre cerveau créatif !

2. Trouver le point d'inspiration

Que ce soit sur une petite terrasse de balcon ou un grand terrain à la campagne, votre jardin a ce que j'appelle "un point d'inspiration".

Généralement, c'est l'endroit où vous pouvez observer la totalité de votre jardin.

Cet endroit est parfait pour prendre du recul et observer (en mode cerveau droit s'il vous plaît !).

3. Ajoutez des places assises

Multipliez les opportunités pour prendre un moment de repos.
Même si c'est pour vous asseoir juste une minute

Puis, n'hésitez pas à naviguer spontanément entre ces différents points de vue.

4. Mettez-vous pieds nus

Personnellement c'est quelque chose que j'oublie de faire et qui pourtant fonctionne super bien pour s'ancrer dans le moment présent.

Vous mettre pieds nus, c'est vous ancrer à la terre, c'est ralentir.

C'est aussi marcher plus délicatement et regarder où l'on met le pied...

5. Respirez

Simple et efficace.

Chez moi la respiration c'est quelque chose de magique pour me calmer et m'ancrer dans l'instant présent.

Essayez !

Voici comment je m'y prends : je prends quelques grandes respirations en inspirant par le nez et en expirant par la bouche (n'hésitez pas à exagérer vos respirations).

6. Créez de l'intimité

Dans l'intimité, vous êtes beaucoup plus attentif et beaucoup plus connecté à la nature.

Observez seul et faites en sorte de ne pas être dérangé. Le but c'est de ne pas vous sentir à découvert ou observé.

7. Lisez

L'observation ne se fait pas uniquement à travers les yeux.

Les bruits, les odeurs, le touché, le goût... Faites en sorte d'utiliser vos 5 sens !

En plus, quand vous lisez, vous êtes généralement immobile. Ca permet de vous fondre dans le décor et de voir la facette cachée de votre jardin.

Cette facette, c'est le jardin pendant votre absence..

.. et croyez-le ou non, c'est là que tout se passe !

(Si la lecture ce n'est pas votre truc, vous pouvez dessiner ou jouer de la musique par exemple)

8. Étiquetez vos plantes

En étiquetant vos plantes, vous stimulez votre cerveau droit.

Et n'hésitez pas à avoir quelques étiquettes vierges d'avance, le bricolage c'est aussi un moment de création !

Voilà,
j'espère sincèrement qu'au moins un de ces conseils vous permettra de passer plus facilement en mode "observation créative".


Et si vous avez besoin d'être accompagné pour le design de votre jardin, c'est par ici.

Jardiner avec les enfants

Peut-être que vous avez des enfants et que les seules activités que vous leur faites faire c'est de vous donner un petit coup de main pour la plantation et l'arrosage.

Pourtant, il y a un tas de choses à faire pour les éveiller au jardinage comme faire germer une graine et suivre son cycle..

..observer les insectes qui viennent lui rendre visite..

..observer la vie du sol sous le paillage..

..mettre les mains à la terre..

..faire un herbier sur un téléphone..

..construire un tipi en bambou pour tuteurer un plant de tomate..

..etc...

Tout ça c'est cool.

Ca leur fait faire des activités manuelles et pédagogiques.

Ca éveille leurs sens et c'est bien mieux qu'une simple session d'arrosage occasionnelle.

Pourtant, il y a une chose de laquelle ils apprendront énormément.

Une chose tellement enrichissante, qu'elle restera dans leur mémoire toute leur vie.

Mon premier contact avec le jardinage

Quand j'étais petit, j'ai eu une période où je faisais germer plein de graines sur mon balcon.

Graines de citron, graines de pomme, etc.. tout y passait ! (j'ai même gardé un marronnier une demi-douzaine d'années dans un pot de fleurs).

Je me souviens encore de tous ces petits instants où j'observais ces graines germer et grandir.

Ces moments où je les arrosais, je sentais leur parfum, je les touchais, etc..

Et il est là mon conseil :

Si vous avez des enfants, je vous invite à leur donner la responsabilité d'un pot de fleurs (ou d'un morceau de jardin).

La règle d'or : ne pas intervenir

C'est leur responsabilité.

Vous avez le droit de les prévenir si la plante a soif par exemple, mais c'est tout.

Tant pis si la plante meurt.

Pas de désherbage ou d'arrosage en douce.

C'est à eux de s'en occuper et d'apprendre de leurs erreurs.


Bon, vous allez me dire qu'il est un peu tard pour faire germer des plantes au jardin et que de toute façon vous n'avez plus de graines.

Faux !

Il y a toujours un pot de fleurs ou un coin de jardin vide et il y a toujours une graine qui traîne à la maison (citron, pomme, orange, tomate).

De plus, tout germe en ce moment au jardin (c'est la magie de l'été).

Faites marcher votre créativité !

Il y a tout un tas d'activité à faire au jardin avec les enfants comme par exemple l’expérience du ver de terre ou les têtes à pousser faites avec des coquilles d’œufs.
Et si vous avez un chat, pourquoi ne pas faire pousser de l'herbe à chat ?

PPS : je suis curieux de savoir ce que vous avez l'habitude de faire au jardin avec vos enfants..
..dites-le-moi en répondant à ce mail !

Le zonage en permaculture c’est aussi une histoire de fractales…

Un fractale, c'est un motif qui se répète.

Les images parlent toujours d'elles-mêmes 👇

🎶🎶🎵🎶🎵🎵🎵🎶

Comme vous pouvez le voir, dans un fractale on peut zoomer à l'infini.
Et on y retrouve des motifs assez similaire encore et encore...


Et bien c'est sur cet aspect que j'aimerais vous éclairer au sujet du zonage en permaculture.

En quelques mots, il peut y avoir plusieurs zonages dans une seule zone.

Les fractales de la nature

Visualisez un arbre.

En général, il y a le tronc et quelques branches principales..

..et quand on zoom sur ses branches principales, on découvre des branches plus petites qui dessinent généralement le même motif que les branches principales.

Et plus on zoom sur les petites branches, plus ça s'avère être le même schéma.

Pareil pour les racines.

Pareil avec un éclair (vous jetterez un œil au prochain orage 😉).

Bon, avant de rentrer dans les détails, je vais rapidement faire un bref rappel sur ce qu'est le zonage en permaculture.

C'est quoi le zonage en permaculture ?

Votre environnement de permaculteur/permacultrice, (votre jardin en l'occurrence) est divisé en 5 zones.

La zone 1 c'est là où vous passez naturellement au quotidien.

La zone 2 dans laquelle vous vous rendez quotidiennement mais moins naturellement.. (en général, vous pouvez commencer à mettre un composteur dans cette zone par exemple.. mais chacun fait comme bon lui semble hein !).

La zone 3 et ainsi de suite jusqu'à la zone 5 où vous ne vous rendez jamais (c'est un espace laissé à la nature où vous pouvez envisager d'installer un hamac ou une chaise longue pour vous plonger dans de longues siestes semi-éveillées "en mode observation").

Retenez juste que le zonage en permaculture ce sont les fréquences auxquelles vous vous rendez dans les différentes parties de votre jardin.

Le zonage de ma terrasse

Il peut y avoir plusieurs zones dans une zone.

Par exemple.

Sur ma terrasse (qui est de base ma zone 1), et bien il y a plusieurs zones.

Il y a des zones 5 (comme des pots de fleurs par exemple) où je n'interviens volontairement pas.

Il y a des zones 4 (comme des abris à insectes ou nichoirs) dans lesquelles je n'interviens qu'une ou deux fois par an, etc...

Et c'est ça la magie du truc..

.. la zone 1 c'est souvent une zone avec plusieurs zones..

..des nuances..

..des fractales.

Mais ne vous dispersez pas et rappelez-vous le principe de permaculture n°7 qui dit "partez des structures d'ensemble pour arriver aux détails" (donc si vous commencez tout juste, déterminez vos 5 grandes zones, puis les détails viendront...).

Avec le temps, vous vous rendrez compte que plus vous "montez" dans les zones, moins celles-ci seront en fractales (et ouais, en zone 5 il n'y a jamais de zone 1.. quoique le petit hamac au moment de la sieste quotidienne... bref, ici encore faites comme si c'était vrai 😁).

Conclusion

En permaculture urbaine la plupart des jardins (balcons, terrasses, etc...) représentent à eux seuls une zone 1 (à cause de leur petite taille).

Du coup, après avoir fait le constat que plusieurs zones sont présentes dans la zone 1 je peux affirmer haut et fort que n'importe qui peut faire de la permaculture.
Et ça c'est tout le message que j'essai de faire passer depuis ces dernières années !

Que vous viviez au fin fond du Larzac ou sur le toit d'un bâtiment à New-York, vous avez automatiquement une zone 1 (même si vous vivez dans un Van).

Découvrez votre zone 1 et les autres zones apparaîtront d'elles-mêmes.

(Ma) recette du purin d’ortie en permaculture

Mercredi je vous ai parlé de vos semis et du fait qu'ils ont certainement pris un coup de mou ces derniers jours...

Et bien avec cette recette de purin d'ortie, vous allez pouvoir leur donner un petit coup de boost (il va juste falloir attendre deux petites semaines...).

Mais avant de passer concrètement à la recette, c'est quoi le purin d'ortie ?

Je ne suis pas un scientifique du purin d'ortie et du purin de plantes en général.

Mon truc à moi, c'est de faire les choses le plus simplement possible et avec les moyens du bord.
C'est la permaculture quoi !

On va dire que je vois ça comme une sorte de thé géant aromatisé à l'ortie que je vais donner à mes plantes (et elles vont kiffer).

En 2 mots, un purin d'ortie c'est prendre de l'ortie, la mettre dans un récipient avec de l'eau et laisser tremper pendant une bonne dizaine de jours.

C'est quoi un purin d'ortie et à quoi ça sert ? ?

En gros, un purin c'est diluer les meilleures caractéristiques d'une plante dans l'eau afin de les réutiliser sous la forme liquide.

Oui, il y a une sorte de macération (ou putréfaction, ça dépend 😂) mais ce qui nous intéresse c'est le résultat.

Mais alors, à quoi sert le purin d'ortie ?

Comme je vous le disais au début de ce mail, ça sert à donner à manger à vos semis mais aussi à vos jeunes plantations.

En fait, l'ortie est riche en azote, elle a un effet "vert" sur vos plantes.

C'est-à-dire qu'elle leur redonnera de la vitalité au niveau du feuillage.
Du coup, ce n'est pas le meilleur purin de plantes à donner à vos plantes si elles sont sur le point de fleurir... (pour ça, préférez le purin de consoude qui est riche en potasse)

Bref, dans la période avril/mai/juin, le purin d'ortie c'est le top !

Il a aussi d'autres utilités.

Il sert à booster la décomposition de la matière organique (dans le compost par exemple).

Du coup, si c'est la première année que vous lancez votre potager (ou votre lasagne en pot de fleurs) et que votre sol n'est pas encore très vivant, faites un apport de matière organique et arrosez au purin d'ortie, c'est magique !

Le matériel pour faire un purin d'ortie

Alors la première étape c'est de trouver un récipient avec un couvercle.

Ne vous amusez pas à découper la première bouteille en plastique qui vous passe par la main en pensant qu'un mini-purin d'ortie fera l'affaire !

Il faut au moins un récipient de 15 - 20 litres (pour moi, c'est le strict minimum, après vous pouvez aller jusqu'à 1000 litres, le principe reste le même).

Un élément important, il vous faut un couvercle.

Ce n'est pas indispensable mais si vous voulez garder une bonne relation avec vos voisins c'est mieux parce que le purin d'ortie, ça pue (surtout quand vous allez le mélanger).

D'ailleurs c'est la deuxième chose qu'il vous faudra, un truc pour mélanger.

Morceau de bois, manche à balai, etc...

A vous de voir mais éviter de vous en mettre plein les mains (c'est bon pour la peau mais l'odeur reste imprégnée de longues heures...).

Ensuite il vous faut de l'ortie !

Pour ce qui est de la période de cueillette, en ce moment c'est l'idéal parce qu'elle n'est pas encore en fleurs, ni en graines.

Quelle quantité d'ortie pour le purin ?

Pour ce qui est de la quantité, ma technique est simple : à vue d’œil.

En gros, vous devez en avoir assez pour remplir votre récipient (sans (trop) tasser).

Une fois que c'est fait (et avant de le remplir d'eau), placez votre récipient rempli d'ortie à l'ombre et à un endroit où ce sera facile pour vous de vous y rendre quotidiennement.

Ensuite, ajoutez l'eau dans votre récipient (remplissez jusqu'au 2/3 voir un peu plus) et mélangez un peu.

Refermez et laissez macérer (ou infuser si vous préférez).

La macération

Revenez chaque jour pour mélanger et observer le processus (par contre allez-y à l'heure de la sieste pour ne pas déranger les voisins, ça pue vraiment 😂).

Au bout d'une dizaine de jours, votre mélange sera prêt (en gros, c'est au moment où il aura bientôt fini de faire ses bulles).

A ce moment-là, enlevez les orties (et pensez à les réutiliser au potager ou au compost ;)).

Quand utiliser le purin d'ortie ?

Le purin doit être utilisé dans les jours qui viennent en le diluant à environ 10 - 15 % (pour faire simple c'est une ou deux doses de purin pour 10 doses d'eau soit un peu plus d'un litre pour 10 litres d'eau.

S'il vous en reste et que vous voulez le stocker pour le réutiliser dans quelques semaines voir quelques mois, il va falloir le filtrer pour arrêter la macération.

Le stockage se fait dans le noir et au frais (environ 20°C).

Et plus vous filtrez fin, plus votre purin d'ortie se conservera longtemps.

Vous pouvez utiliser une passoire plus ou moins fine, un filtre à café réutilisable, des collants, etc... et pour ça je vous laisse libre de vous organiser par vous-même ! (ou ce sera l'objet d'un prochain mail si le sujet vous intéresse..).

Et pour finir, cuisiner l'ortie ?

S'il vous reste des orties après la cueillette, sachez que c'est une plante comestible et très riche en nutriments.

Vous pouvez aussi la cuisiner en soupe, tarte, chaussons, etc...

J'espère avoir été simple, rapide et efficace pour cette recette de purin d'ortie.

N'hésitez pas à me faire votre retour en commentaire.

Invitation à l’observation (principe de permaculture numéro 1)

Pour lire cet article, je vous invite d'abord à aller dans votre jardin...

Une fois que vous y êtes, regardez autour de vous.

Y-a-t-il ne serait-ce qu'une seule abeille ?

Non ?

Pourtant elles sont de sortie en ce moment.

Et si vous aviez une ou deux plantes mellifères, vous pourriez déjà en observer quelques-unes...

Pas de panique, vous n'êtes pas seul.

J'étais dans le même cas il y a de cela quelques années, sur la terrasse.

Pas UNE SEULE abeille avant le mois de mai !

C'est la raison pour laquelle j'ai commencé à réfléchir à des moyens d'attirer les abeilles le plus tôt possible (ou du moins au début du mois de mars au lieu d'attendre le mois de mai !).
Concrètement je cherchais des plantes mellifères précoces 😊

Pour attirer les abeilles, je sème à l'automne !

Ma solution a été de semer (à l'automne) des engrais verts dans mes pots de fleurs (de la phacélie et de la luzerne pour le coup).

Les engrais verts semés à l'automne sont une bonne chose pour vos pots de fleurs.

D'une ils décompactent et enrichissent votre sol grâce à leur système racinaire puissant et nutritif (pour rappel, les engrais verts sont des plantes de la famille des fabacées qui stockent de l'azote dans leurs racines...) et de deux, en les semant à l'automne, ils fleurissent tôt au printemps suivant (en théorie).

Bref, j'étais donc plein d'espoir mais les escargots se sont encore chargés de couper net toutes mes espérances (et la tige de mes jeunes pousses d'engrais verts en l'occurrence).
Si vous n'étiez pas au courant, j'ai une sorte de mini-village auto-suffisant d'escargots sur ma terrasse 🤣

Bref, il y en a de partout !

Mais, il y a tout de même de l'espoir dans mon malheur.

Et ouais, ouf que le cerveau humain est plus astucieux que celui de l'escargot.

J'avais prévu le coup.

J'avais semé quelques graines de ces engrais verts dans des godets que j'avais méticuleusement mis à l'abri des escargots dans la serre de la terrasse.
Ce qui leur a permis d'atteindre une taille assez conséquente pour être ensuite plantés sans risque de se faire dévorer par les escargots !

🧐

Mais mauvaise nouvelle.

Ca a loupé quand même.

Non pas à cause des escargots..

..le problème sur ma terrasse, c'est le manque de soleil.

La problématique de l'ombre sur le potager en ville

TOUT L'HIVER, elle est à l'ombre.

Il n'y a qu'à partir du mois d'avril où ça recommence à devenir raisonnablement bien ensoleillé...

Du coup, au début du printemps, tout a du mal à démarrer...
Ca + les escargots c'est la galère !

Bref, tout ça pour rien.

Pas de fleurs.

Pas d'abeilles.

Que des escargots 😅

Alors, j'ai finalement abandonné l'idée d'avoir des abeilles au printemps 😐


Et miracle !

L'année suivante elles ont débarqué dès le mois de mars !

Et vous voulez savoir pourquoi ?

Et bien tout simplement parce que je n'ai rien fait ^^

En fait, à la fin de la saison précédente je n'ai pas eu le temps de "nettoyer" mes pots de fleurs (j'ai eu la flemme si vous préférez).

Je n'ai pas coupé les plants de légumes que j'avais cultivés.

Je n'ai pas rajouté de paillage ou de culture pour l'hiver.

En fait, j'ai tout laissé tel quel jusqu'au mois de mai !

Et, oh surprise, au printemps j'ai eu 2-3 pissenlits sauvages dans mes pots de fleurs !

Parfait pour attirer les abeilles sur ma terrasse (et ouf que j'avais un abri à abeilles sauvages qui traînait, du coup elles y ont pondu 😃)

Observer puis agir (et non l'inverse)

La morale de l'histoire : l'observation (et la non-action) m'aurait fait gagner 2 ans !

Alors laissez-moi vous donner un conseil (c'est le but de ces mails en même temps).

Laissez faire la nature !

Exercice pour renouer avec les mauvaises herbes

Au début de l'année je vous avais déjà invité à l'observation.

Si si, souvenez-vous de l'exercice d'observation (les 5 couleurs, les 5 sons, etc...).

Et je vous avais invité à laisser la place à quelques "mauvaises" herbes dans vos pots de fleurs.

Et bien, si vous avez suivi mon conseil, vous devez certainement avoir quelques plantes sauvages aujourd'hui (et peut-être même quelques pissenlits si vous êtes chanceux...).

Ce que je vous invite à faire c'est d'en choisir une.

Si si, prenez une minute ou deux pour choisir celle qui vous parle le plus.

...

C'est fait ?

Maintenant, trouvez quelque chose pour lui faire une étiquette... lui donner un nom (personnellement j'utilise des morceaux de cagettes sur lesquels j'écris au crayon à papier).

Une fois que c'est bon, plantez cette étiquette (ou autre) à côté de la plante et faites-vous la promesse de ne pas la toucher pendant une année complète !

Il n'y a rien de plus enrichissant que d'observer une plante tout au long des 4 saisons !

Vous allez apprendre beaucoup de choses sur elle et, croyez-moi, vous ne l'oublierez jamais !

Conclusion

Voici un extrait tiré du livre "Permaculture - Principes et pistes d'action pour un mode de vie soutenable" de David Holmgren.

Si une observation attentive est synonyme d'idées nouvelles et de créativité, elle nous permet aussi de recouvrer nos aptitudes les plus fondamentales, que nous sommes semble-t-il en train de perdre au rythme effréné auquel la technologie trouve des solutions de remplacement. Ainsi, en observant le rythme auquel un bébé va à la selle et en prenant les devants pour le mettre au pot au bon moment, on peut faciliter et accélérer l'apprentissage de la propreté et s'épargner quantité d'efforts, d'eau et d'énergie.

David Holmgren