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Cultiver des légumes bio en ville

Cultiver des légumes bio en ville

Trouver une parcelle de terre en ville n'est pas une chose facile. Les jardins ouvriers, les jardins loués par la mairie ou par des particuliers sont bien souvent déjà occupés et en trouver un près de chez soi c'est mission impossible.

Mais, de nos jours, il devient de plus en plus fréquent de voir émerger des regroupements citoyens (via des associations comme par exemple les incroyables comestibles) qui se réapproprient l'espace public et plus particulièrement les espaces verts.

Gardez l'œil ouvert, les jardins publics et les massifs de fleurs cachent parfois quelques belles surprises !


Bien évidement, si vous avez votre propre balcon, une terrasse, une cour ou même un rebord de fenêtre, cela devient encore plus intéressent !
Passionné de nature, vous avez surement déjà quelques pots de fleurs alors n'hésitez pas, lancez votre potager urbain à domicile !


Cultiver des légumes bio et viser l'autonomie alimentaire en ville ?

Mettons tout de suite les choses au clair. Si vous souhaitez atteindre l'autonomie en légumes avec un potager urbain, cela risque d'être un peu difficile.

A moins d'avoir trouvé une parcelle assez grande et pas très loin de chez vous ou si vous avez accès à une grande terrasse (un toit par exemple), vous aurez du mal à atteindre l'autosuffisance.

Mais bon, rien est impossible ! En combinant plusieurs espaces de culture (chez vous, chez les amis, la famille, les jardins partagés, etc...) c'est surement faisable mais il faut avoir le temps.
Je vous partagerais quelques astuces pour trouver plus rapidement un bout de terrain, près de chez vous, à la fin de cette article.


Par quoi commencer ?

Voyez le côté pratique car l'entretien d'un potager demande une attention régulière.
C'est avant tout un lieu de détente où vous pourrez faire vos petites expériences, bricoler et observer la nature !
Donc, le plus évident pour commencer est de trouver un espace, aussi petit soit-il, au plus près de votre lieu de vie : la zone 0.


Faire de la permaculture urbaine sur un balcon, une terrasse ?

Oui pourquoi pas, il est tout à fait possible de faire de la permaculture sur un balcon !

Je ne vous conseille pas d'installer directement un poulailler, une serre et une éolienne ! Pas la peine d'aller si vite et si loin ! Personnellement j'ai commencé avec seulement quelques pots et c'est amplement suffisant !


Comment ?

  • Faites vos petites expériences, voyez ce qui fonctionne le mieux et renouvelez-le, simplifiez-le !
  • Prenez le temps de connaître votre espace de culture et amusez-vous à imaginer ce que VOUS aimeriez y ajouter !
  • Laissez faire la nature, pas la peine non plus de tout mettre en place dès la première saison !

Pourquoi ne pas vous occuper d'un premier pot, puis d'en ajouter un autre, puis un autre et encore un autre... Vous avez de mars à octobre pour vous éclater et faire vos expériences !


Partir de rien et créer un potager sur son balcon, c'est possible !

Une jardinière ou un simple pot de fleur sur un balcon ou un rebord de fenêtre vous permet déjà de vous lancer dans cette aventure.
Personnellement j'ai toujours eu quelques pots à entretenir, mais lorsque j'ai commencé à remplacer les fleurs par des tomates cerises, mon regard à totalement changé.
Je me suis surpris à observer mes plantes évoluer beaucoup plus souvent et à apprécier les odeurs et le plaisir de récolter ses propres fruits, ce n'est pas comparable !


Le secret : changer vos habitudes !

Je continuais tout de même à gratter la surface de la terre (on dit aussi biner) pour qu'elle soit bien aérée afin de faciliter l'arrosage et d'empêcher la pousse des "mauvaises herbes".
Mais c'est une opération ennuyante à répéter presque chaque semaine !

Un binage vaut deux arrosages mais croyez le ou pas, un paillage vaut trois binage !


Tout à vraiment pris un sens quand j'ai commencé à me servir de l'herbe que j'arrachais (et qui finissait à la poubelle la plupart du temps) pour pailler mes pots.
En faite, on retire toute ces "mauvaises herbes" de son pot afin qu'il soit esthétiquement propre et que notre plante ne soit pas "concurrencée"

Lorsque j'ai apporté un paillage et que j'ai laissé l'herbe pousser, je suis passé de jardinier conventionnel à observateur de la vie !

Mauvaises herbes

 
Comment trouver une parcelle quand on habite en ville ?

Bon, une fois que vous avez votre petit laboratoire près de chez vous, effectivement rien ne vous empêche de trouver un jardin partagé !
Cela vous permettra de trouver des personnes dans le même état d'esprit que vous.

Vous pourrez apprendre des plus expérimentés, faire des échanges de graines, de plants ou de matière première comme du paillage par exemple !


En utilisant le bouche à oreille, vous pourrez peut-être trouver un petit potager dans votre quartier.
Mettez une petite annonce à la boulangerie, à l'épicerie ou sur votre profil facebook !

Regardez aussi les événements autour de chez vous comme les 48 heures de l'agriculture urbaine où vous trouverez des personnes qui recherchent elles aussi une parcelle à cultiver.


Se connecter avec d'autres jardiniers en ville

Quelques sites pour connecter avec des jardins :

  • jepartagemonjardin.fr
    Simple et efficace, vous trouverez rapidement des annonces autour de chez vous !
  • pretersonjardin.com
    Une communauté de 10 000 membres ! Vous pouvez rechercher des jardins en tapant le nom de votre ville, très pratique !
  • plantezcheznous.com
    Cherchez par ville et aussi sur une carte. Vous pouvez aussi faire de l'échange de graines et de plantes !
  • lesincroyablescomestibles.fr
    En tapant les incroyables comestibles + le nom de votre ville sur un moteur de recherche ou sur facebook, vous trouverez peut-être des initiatives de jardin partagés dans les espaces publics de votre ville !


Cherchez par vous-même des coins de verdure près de chez vous !

Attention tout de même à vérifier la qualité de la terre qui est malheureusement très souvent polluée en ville. Vous trouverez facilement des laboratoires d'analyses de sol sur internet.

Si vous en trouvez un qui semble inutilisé, bien exposés et si possible avec de l'eau à disposition (une fontaine par exemple), allez voir du côté des voisins si ils ne sont pas les propriétaires ou si ils ne les connaissent pas.

Si vous ne parvenez pas à savoir à qui appartient ce bout de terrain, rendez-vous sur le geoportail du gouvernement afin de trouver le numéro cadastrale de cette parcelle.
Ensuite faites une demande écrit ou rendez-vous directement à la mairie afin de récupérer les coordonnées du propriétaire.

Vous pouvez très bien être à l'origine d'un potager partagé dans votre quartier !

Un potager bio et presque zéro déchet sur mon balcon (ou ma terrasse)

Un potager bio et presque zéro déchet sur mon balcon (ou ma terrasse)

Avoir un potager sur son balcon ou sa terrasse engendre pas mal de déchets comme par exemple des pots en plastique, des sacs de terreau vides, des tailles de végétaux, etc..

Mais ne vous inquiétez pas, on peut assez facilement y remédier.
Le problème est bien souvent la solution !

Le zéro déchet c'est tout simplement le fait de remettre en question ses habitudes de consommations afin de diminuer ses déchets.

Diminuer ses déchets évite le traitement de ceux-ci et donc cela diminue la pollution de notre chère planète terre tout simplement.

Réutiliser un déchet c'est éviter d'en produire un nouveau !


Produire, utiliser et jeter indéfiniment n'est pas durable ! Par contre partager, réparer, réutiliser, entretenir, recycler, faire par soi-même ça c'est durable et en plus cela vous mènera vers l'autonomie et l'abondance !

Personnellement, cette démarche m'a permis de diviser mes déchets par 3. Par exemple, mes placards ne sont plus remplis de bidons à multiples formules magiques pour nettoyer mon habitation. Il ne reste plus que 3 produits : du savon noir, du vinaigre blanc et du bicarbonate.

Attention, pas la peine de jeter tout les produits que vous possédez déjà, cela créerait des déchets inutiles. Il vaut mieux privilégier une transition lente et utiliser les produits jusqu'au bout !

Diminuer ses produits d'entretien est une des premières démarches pour aller vers le zéro déchet !

Quelles sont les déchets que produit un potager en pots ?

Sacs de terreau, bidons d'engrais, godets en plastiques, étiquettes à semis sont les principaux déchets que produit ce type de potager mais nous allons voir qu'il est tout à fait possible de les supprimer !

Les déchets que produit naturellement le potager comme les feuilles mortes, les herbes indésirables, etc. sont des déchets qu'on ne peut pas supprimer (ce serait contre productif) mais nous allons voir qu'ils sont très facilement revalorisable !

Mon potager au départ

Lorsque j'ai commencé mon potager sur ma terrasse, j'avais déjà quelques pots et jardinières fleuris dans lesquels se trouvaient du terreau de jardinerie et/ou un peu de terre.

Dans ces différents pots, j'avais un bananier, des bambous, un rosier, des tulipes et d'autres plantes parfois même sauvages...

Comme je l'avais appris dans mon métier de paysagiste, j'entretenais mes plantes de manière conventionnelle. C'est à dire désherbage, binage et taille. Bien évidement, tout les déchets générés partaient à la poubelle.

Aujourd'hui, plus rien ne part à la poubelle ! Tout est transformé en paillage, lombricomposté ou réutilisé ! Plus de déchets, tout est revalorisé !

Plus besoin de terreau pour mes pots de fleurs !

Petit à petit j'ai rajouté des pots et des jardinières dans lesquels j'ai moi-même créé mon substrat.

Non seulement il est bio, mais il est aussi riche en matière organique et se bonifie avec le temps ! Du moins j'essaie de garder ce substrat en constante évolution.

Après 2 années, les résultats sont très encourageant !

terrasse-balcon-potager-bio-vivant

Pourquoi et comment transformer son potager en pots en un un potager zéro déchet ?

Bien évidement, l'entretien d'un potager aussi minime qu'il soit, vous rendra plus zen et vous ramènera dans l'instant présent. De plus, manger un légume sain que vous avez vous-même cultivé de manière naturelle et respectueuse vous apportera une grande satisfaction.

Le saviez-vous ?

En moyenne, une salade parcourt 1000 kilomètres avant d'atterrir dans l'assiette du consommateur. En devenant consom'acteur, nous pourrions réduire cette distance à celle qui sépare notre terrasse et notre cuisine !

C'est pas très compliqué, pas besoin d'une exposition plein soleil pour faire pousser quelques salades sur sa terrasse !


Cela engendre moins de déchets pour sa production et moins de pollution due à son transport ! Si tout le monde était autonome en salade , le bénéfice pour la planète serait énorme !

Le saviez-vous ?

La matière organique compostable (les déchets de cuisine entre autre) représente en moyenne un tiers de la poubelle d'un foyer ! Soit une centaine de kilogrammes de déchets recyclables par habitants chaque année. En réutilisant cette matière vous diminuez votre poubelle mais aussi vos besoins en engrais.

Quelques gestes simples et zéro déchet à mettre en place dès maintenant dans votre potager !

Acheter des outils de bonne qualité !

Vous les garderez toute votre vie à condition de bien les entretenir. Vous pouvez aussi acheter des outils d'occasion pourquoi pas, mais privilégiez la qualité et ce qui est facilement réparable !

Recycler les pots en plastique en étiquettes pour ses semis et plantations.

Avec un bon ciseau, vous découperez facilement vos pots en plastique en fin de vie ou ceux qui deviennent un déchet une fois vos végétaux plantés.

Lombricomposter

Bien lancé et de taille adapté à votre foyer, un lombricomposteur vous permet de recycler tout un tas de choses comme les épluchures de légumes, sachets de thé, le marc de café, les coquilles d'œufs, etc...).

Le résultat ? De l'engrais et du terreau naturel !

Gérer l'eau

Elle est bien trop souvent gaspillée dans nos foyers, sachez qu'une fois revenues à température ambiante, vous pouvez très bien arroser vos plantes avec vos eaux de cuisson ou bien même envisager de récupérer les eaux pluviales !

Créer son propre terreau

En s'inspirant de la permaculture (culture en lasagne) plus la peine d'aller acheter du terreau en jardinerie c'est vous qui le créez !

Pailler vos pots

Pailler vos pots vous permettra d'économiser quelques arrosages et de pratiquer le compostage de surface !

Faire vos propres semis

En utilisant des graines reproductibles et des matériaux de récup' (papier journal, cagette, rouleau de papier toilette, boîte à œufs, etc...). De cette façon vous diminuez les transports et les productions industrielles.

Par la suite vous pourrez même produire vos propres graines et tendre encore plus vers l'autonomie !

Planter des fleurs et installer des hôtels à insectes

Cela augmentera votre rendement grâce à la pollinisation et pas que ! Qui dit insectes dit biodiversité. Qui dit biodiversité dit un système qui s'autogère !

Recycler des contenants pour vos plantes

En utilisant des caisses à vin, des caisses en plastiques ou en fabricant votre propre jardinière en bois par exemple !

N'oubliez pas de percer les fonds de vos contenants !


Les manières de rendre votre potager moins néfaste pour la planète sont nombreuses. Ne culpabilisez pas non plus au moindre déchet non réutilisé ! Personne n'est parfait et n'oubliez pas qu'un simple pot de fleurs sur un rebord de fenêtre est un cadeau pour la planète !


Quelles autres astuces zéro déchets auriez-vous pour avoir un potager bio zéro déchet ? Dites-le nous dans les commentaires !

Les graines reproductibles pour un potager de balcon en permaculture

Les graines reproductibles pour un potager de balcon en permaculture

Pourquoi utiliser des graines reproductibles quand on veut faire de la permaculture sur son balcon ou sa terrasse.
A la fin de l'article, je vous donnerais aussi 5 types de légumes faciles à cultiver en pots sur vos balcons et terrasses !

Pourquoi j'ai choisi d'utiliser des graines reproductibles ?

L'étique

L'industrie moderne de la semence commercialise des graines hybrides et non reproductibles dites F1.
J'y reviendrai plus tard mais pour faire court, ce sont des variétés de plantes créées pour donner des fruits parfaits qui faciliterons le calibrage et appâterons l'œil du consommateur dans les magasins.

Cette industrie favorise la monoculture chimique qui pollue notre environnement, détruit notre agriculture et la santé de milliards d'êtres humains.

Les semences anciennes, libres et reproductibles permettent de réintégrer la biodiversité dans notre paysage.

L'autonomie

Avec des plantes issues de semences reproductibles, je peux récolter et conserver leurs graines plusieurs années pour les utiliser plus tard et ne plus être dépendant des semenciers.

Plante évolutive

De génération en génération, les plantes que je cultive transmettent à leurs descendances (via les graines) des informations sur le terrain, le climat, les ravageurs, les maladies, etc.

Grâce à ces informations, mes plantes sont donc plus résistantes d'années en années.

Semis spontané

Parfois, volontairement ou pas je laisse monter en graine certaines de mes plantes et je les laissent se disperser naturellement.
Je peux aussi en prélever pour mon stock personnel ou simplement pour les disperser sur un autre pot de fleur.

Petit à petit, mon potager devient autonome ce qui ne serait pas possible avec des graines F1

Une graine F1 créée en laboratoire est une variété hybride et non-reproductible qui donnera une plante optimisée pour produire énormément à condition d'utiliser une grande quantité d'engrais.

Certes cet engrais accroît la croissance de la plante mais la rend plus fragile aux intempéries, aux aléas du climat, aux ravageurs et aux maladies (phénomène accentué par la monoculture).

S'ensuit alors l'utilisation de fongicides, insecticides, herbicides, etc, etc...
Tout ces artifices tuent la biodiversité et la vie du sol.

Où trouver des graines reproductibles ?

Sur internet

Kokopelli, Alsagarden, Graines Del Païs, Ferme de Sainte Marthe, etc... sont des revendeurs de semences reproductibles.
Vous pouvez aussi trouver des groupes d'échanges de graines sur Facebook.
Des sites comme Graines de troc ou Le bon coin permettent aussi de faire des échanges.

Le bouche à oreille

Parlez-en autour de vous !
Si vous avez des voisins, de la famille ou des amis qui ont ou connaissent quelqu'un qui a un potager, vous trouverez sûrement des variétés anciennes et locales.

Plus le potager dans lequel cette graine a été produite sera près de chez vous, plus vous aurez de chance d'avoir une plante adaptée à votre environnement.

Les magasins bio

Parfois les magasins bio sont un relais pour des semenciers de graines reproductibles locales.
Normalement la vente de semences hors catalogue officiel est interdite mais j'ai entendu dire que les choses étaient en train de changer... au jour d'aujourd'hui, il me semble qu'on a simplement le droit de donner ou échanger ses semences.

L'Europe devrait très prochainement proposer un nouveau projet de loi concernant le commerce de semences reproductibles... affaire à suivre... (edit : projet de loi agriculture et alimentation votée en juin 2018 autorise enfin la vente de graines hors catalogue !)

Les associations et les bibliothèques

Certaines associations mettent à disposition gratuitement des graines dans les bibliothèques par exemple.
Renseignez-vous !

Les foires aux plantes

Le printemps est une période de l'année où foisonnent les foires aux plantes, foires aux graines, etc...
A cette occasion vous pouvez trouver des stands d'échanges ou de dons de graines.

N'oubliez pas de vous munir de quelques sachets de vos propres graines afin de les partager vous aussi !

Comment bien faire ses propres semences ?

Connaitre le mode de pollinisation

Certaines plantes sont auto fertiles, c'est à dire qu'elles n'ont pas besoin d'avoir d'autres plantes à proximité pour fructifier.
D'autres ont bien évidement besoin d'être plantées au moins par 2 pour se polliniser, quand d'autres comme les cucurbitacées (courge, courgette, concombre, etc...) ou les poivrons ne doivent pas être mélangées entre différentes variétés car leur hybridation fait perdre la variété d'origine et donne de nouveaux fruits souvent moins intéressants.

Personnelement, je me réfère au livre des semences de kokopelli. C'est une bible !

Sélectionner la plante de laquelle on prélèvera les graines

Lorsque vous souhaitez récupérer les graines d'une de vos plantes, il faudra choisir celle qui représente le mieux l'espèce, celle qui sera la plus belle.
Vu que la plante transmet son capital génétique à sa descendance, mieux vaut choisir celle qui est en bonne santé. Cela témoigne de son adaptabilité à votre environnement.

La conservation

Une fois sèches, les graines se conservent dans un endroit sec, à l'abri de la lumière et à une température constante (une grainothèque).
N'oubliez pas de noter l'année de récolte car chaque espèce a une durée germinative propre a elle (entre 2 et 10 ans de manière générale)

Bonus : 5 plantes faciles à cultiver en pots de fleurs (+ leur système de reproduction)

Tomate cerise

Grand classique des cultures de balcons et terrasses, la tomate cerise adore le soleil !
C'est une plante auto fertile, un seul pied est nécessaire pour avoir des fruits.

Poivron

Résistant à la chaleur et au plein soleil, ce compagnon des tomates cerises vous donnera des poivrons jusqu'aux premières gelées.
Attention à ne pas mélanger les variétés car elles s'hybrident entre elles.

Haricot nain

Son faible encombrement en fait une plante facile à cultiver sur balcons et terrasses.
Pas de soucis d'hybridation.

Laitue

Elle préfère la fraîcheur et la mi-ombre.
Attention les laitues s'hybrident entre elles.

Radis

Facile à cultiver, la croissance rapide du radis fera partie de vos premières récoltes de printemps.
Pas de soucis d'hybridation non plus.

Bonus (bis) : 2 documentaires pour aller plus loin sur les semences

La guerre des graines

Les graines sont le premier maillon de notre alimentation. Mais dans un avenir très proche, les agriculteurs n'auront peut-être plus le droit de ressemer leurs propres graines. En Europe, une loi tente de contrôler l'utilisation des semences agricoles. Derrière cette confiscation, 5 grands semenciers détiennent déjà la moitié du marché des graines. La résistance paysanne s’organise malicieusement dans les campagnes. De l’Inde à Bruxelles, en passant par la France et la Norvège, enquête sur la guerre des graines, qui menace plus d’un milliard d’agriculteurs et tous les habitants de la planète.

Ceux qui sèment

Mais quelle est donc cette agriculture familiale qui emploie à ce jour plus de 40 % des actifs mondiaux et produit 80 % de l’alimentation mondiale ?

C’est la question à laquelle 40 étudiants en agronomie ont choisi de répondre en réalisant un film documentaire à travers le monde. Le jeune réalisateur Pierre Fromentin a mis en image cette agriculture familiale, en passant par l’Inde, la France, le Cameroun, l’Equateur et le Canada.

Ce film évoque les avantages ainsi que les limites associés au caractère familial de l’agriculture. Une invitation au voyage et à la réflexion, pour un public de tous âges et de tous horizons


LES LIENS

Démarrer un potager bio et zéro déchet sur sa terrasse (ou son balcon)
Comment cultiver quelques fruits et légumes bio sur sa terrasse ou son balcon tout en respectant ses valeurs minimalistes et zéro déchet.

5 avantages à faire ses semis pour son potager urbain
Dans cet article, nous allons voir quelles sont les 5 principaux avantages que vous avez à cultiver vos légumes de la graine à l'assiette !

Des bombes de graines ?? Des seed bombs ??
Avez-vous déjà essayé la bombe de graines ? Je vous explique tout ! Son origine, son utilisation et comment les fabriquer…


LES LIVRES 📚

Je réussi mes plants du premier coup – Brigitte Lapouge
Les principales méthodes de semis expliquées pas à pas.

Produire ses graines bio : Légumes, fleurs et aromatiques – Christian Boué
Les différentes techniques de reproduction de semences.

Semences de kokopelli – Dominique Guillet
Un ouvrage complet pour maîtriser les semences de A à Z.

Le paillage des pots de fleurs, balconnières et jardinières

Le paillage des pots de fleurs, balconnières et jardinières

Même dans des bacs, des pots de fleurs et des jardinières, vous pouvez appliquer une couverture végétale (paillage, mulching,...).

En plus d'ameublir votre terre, elle favorise l'action des micro-organismes, conserve l'humidité et limite l'arrosage. A terme, vous obtiendrez une terre plus vivante, plus souple et plus aérée.

Pour bien comprendre l'utilité de pailler, prenons l'exemple le plus connu mais aussi le plus parlant :

Vous voyez cette impression de marcher sur un tapis souple lors d'une balade en forêt ?

Ce tapis souple, c'est la litière.

La litière, c'est le milieu naturel des micro-organismes qui travaillent à décompacter le sol et à décomposer la matière organique 24H/24 et 7j / 7. Dans ces micro-organismes, il y a les vers de terre et les champignons.

Ils aiment se loger dans la litière car elle est principalement constituée de matière brune aussi appelée matière organique carbonée. Elle est principalement composée des feuilles et des branches mortes qui tombent au sol tout au long de l'année.

C'est surtout à l'automne que la plus grande partie de cette couverture se met naturellement en place, lorsque les arbres entrent en dormance.

La litière permet de conserver l'humidité mais elle permet également de créer un environnement favorable pour les micro-organismes qui vivent à la surface du sol en les protégeant du froid et en les plongeant dans l'obscurité.


Sur le long terme, un sol sans couverture s'appauvrit en oligo-éléments puis il va se compacter (on dit aussi s'éroder) sous l'action du soleil et de la pluie ce qui risque de conduire les racines des plantes à une asphyxie.

3 bonnes raisons de pailler vos pots

  1. Protéger votre terre de l'érosion, vos pots conserveront bien l'humidité et sécherons moins rapidement.
  2. Nourrir les micro-organismes et crée de l'humus remplit d'oligo-éléments.
  3. Je vous en avais pas parlé mais ça limite la pousse des herbes indésirables ! Et quand bien même il y en a qui apparaissent, elles s'arracheront très facilement. Coupez tout simplement la partie aérienne et laissez les racines qui, la plupart du temps, pourrirons et seront décomposés par les micro-organismes.

7 types de paillage que vous pouvez utiliser dans vos pots de fleurs

Foin

C'est l'idéal, il est facile à manipuler lors des plantations.
Si vous avez des fermiers ou des écuries près de chez vous (sur le chemin du travail ou des courses par exemple) essayez de voir s'ils en ont. Bien sûr demandez s'il est issu de pâturages naturels.

Avantage : facile à trouver et souvent de bonne qualité.
Inconvénient : à renouveler souvent.

Paille

Personnellement j'évite la paille c'est trop pauvre en oligo-éléments et souvent traitée chimiquement.

Avantage : dure longtemps.
Inconvénient : paille de bonne qualité difficile à trouver.

Feuilles mortes

C'est pas très pratique mais ça dépanne quand on a pas le choix. Vous pouvez en récupérer dans les parcs publics ou en forêt.

Préférez les tas formés naturellement. Plus ils seront épais, plus il seront riches en micro-organismes. Si vous y voyez quelques vers n'hésitez pas à les prendre ils seront bien utile dans vos pots !

Privilégiez les endroits les plus reculés, la nature y aura été moins perturbé par l'homme et la qualité de votre couverture sera meilleure.

Avantage : gratuit.
Inconvénient : pas pratique et seulement disponible l'automne.

Bois mort et bois raméal fragmenté (BRF)

Toujours dans les parcs et forêt, le bois mort ou le BRF apporte de la structure à votre paillage.

Avantage : favorise le mycélium.
Inconvénient : difficile d'en trouver à certaine période de l'année.

Tonte de pelouse

Allez-y progressivement avec le gazon frais. Laissez sécher entre 2 apports. Le gazon à tendance à vite monter en chaleur et pourrait brûler les racines de vos plantes.

Avantage : maintient bien l'humidité.
Inconvénient : la tonte doit avoir été faite avant la montée en graine pour éviter la prolifération des herbes et doit être séchée avant d'être appliqué.

Sciure de bois

Personnellement je crains un peu, même si il y a très peu de risques, il se peut qu'on y retrouve de petites poussières de fer ou autre particules indésirables. A vous de juger suivant l'origine de votre sciure.

Avantage : gratuit chez le menuisier.
Inconvénient : peut contenir des particules indésirables

Pierre / Cailloux

Ça pourrait très bien aller pour un olivier ou du thym car ils sont très peu demandeur en oligo-éléments et en humidité mais je vous le déconseille pour les légumes.

Avantage : stock la chaleur.
Inconvénient : pas pratique et peu nutritif.

Comment pailler ses pots de fleurs ?

C'est pas bien compliqué, pour un bon paillage comptez environ 5 à 10cm minimum suivant la taille de votre pot. N'hésitez pas à tasser et à bien borner sur les pourtours de vos pots afin d'éviter les débordements.

Arrosez bien la première fois et surveillez la levée des herbes indésirables pendant quelques temps si celles-ci vous dérangent mais elle se feront plus rare vous verrez.

Voilà, vous savez tout !

Et n'oubliez pas de laisser vos remarques ou vos questions dans les commentaires !


LES LIENS

Le compostage de surface dans des pots de fleurs
Qu’est-ce que le compostage de surface ? Quels sont les avantages et les inconvénients ? Peut-on le pratiquer dans des pots de fleurs ?


5 façons de trouver du paillage en milieu urbain
Pas toujours facile de trouver de quoi pailler ses pots de fleurs quand on habite en ville. Voici 5 façons de trouver du paillage en milieu urbain.


Quelle terre choisir pour son potager en pots de fleurs
Je ne vais pas vous aider à choisir un sac de terreau, je m’adresse à ceux qui veulent reprendre le contrôle de la terre qu'ils mettent dans leurs pots de fleurs !


LES LIVRES 📚

Je paille mes cultures – Blaise Leclerc
Tout savoir sur l’utilisation des différents paillage.


Les jardiniers de l’ombre – Blaise Leclerc
Tout savoir sur les différents types de sols, les amendements, les vers de terre et autres êtres vivants du sol.


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