Faut-il arracher la mauvaise herbe de ses pots de fleurs ?
A la sortie de l'hiver on se demande toujours quoi faire de toutes les herbes qui ont poussé dans nos pots de fleurs. On va voir ici comment réagir face à ces "mauvaises herbes".
(suite…)
A la sortie de l'hiver on se demande toujours quoi faire de toutes les herbes qui ont poussé dans nos pots de fleurs. On va voir ici comment réagir face à ces "mauvaises herbes".
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Dans cet article, je vais vous présenter les outils qui, selon moi, sont indispensables pour bien débuter dans votre potager de terrasse ou balcon.
Jardiner avec le modèle de la permaculture ce n'est pas planter un légume et revenir 2 mois plus tard pour récolter !
Tout comme un potager classique, il faudra entretenir et optimiser son potager.
Et pour vous rendre la tâche plus facile, vous aurez besoin d'outils. Mais pas la peine de sortir l'artillerie lourde.
Regardez dans vos placards si il n'y aurait pas une carafe, un couteau, une fourchette ou une cuillère qui traîne depuis bien trop longtemps.
Même si ces outils ne sont pas adaptés à des conditions extrêmes, il vous dépanneront bien quelques temps !
Pensez à demander à votre entourage si ils n'ont pas d'outils de jardinage dont ils ne se servent plus. Vous pouvez aussi faire les vides-greniers si vous aimez ça ! Personnellement, je préfère regarder de temps en temps sur le Bon Coin.
N'hésitez pas à partager vos astuces de récup dans les commentaires 😉
Par la suite, il faudra tout de même investir dans des outils fiables, solides et adaptés capables de remplir plusieurs fonctions.
Allez, voyons voir l'EDC du permaculteur minimaliste !
C'est l'outil de base à toujours avoir à portée de main, mais faites attention quand-même à ne pas attraper le syndrome de la coupe-coupemanie (syndrome de vouloir tout couper !) 😉
Grâce à votre sécateur vous pourrez couper des tuteurs en bois, de la corde, du plastique, une branche gênante ou une herbe fanée. Il remplacera parfois le couteau !
Personnellement, j'utilise ce sécateur, ses poignées sont faites en une matière souple (élastomère) qui le rend beaucoup plus confortable qu'un sécateur en fer ou en plastique.
La prise en main et le confort ne seront pas un luxe surtout quand vous aurez à couper pas mal de branches en petits morceaux pour vous faire un paillage par exemple 😉
Il est entièrement démontable et vous trouverez assez facilement des pièces de rechanges dans des magasins de bricolage spécialisés.
Je m'en sers depuis une dizaine d'année et je n'ai jamais eu de soucis ni de pièces à changer pour le moment...
Un bon sécateur bien entretenu vous suivra toute votre vie !
Appelée aussi pellette, plantoir ou transplantoir, la houlette vous permettra de creuser, mélanger, transporter, arracher et même parfois à couper !
Elle doit être tout le temps à portée de main et tout autant solide que le sécateur !
Elle est remplaçable par une fourchette ou une cuillère !
Bien évidement, qui dit potager dit arrosoir.
Il vous permettra de transporter de l'eau jusqu'à vos pots de fleurs.
Équipé d'une pomme , il arrosera délicatement vos semis. Pour la contenance j'ai choisi un 11 litres, à vous de voir ce qui vous convient le mieux.
On peut le remplacer par une grosse carafe ou une grosse bouteille en plastique.
Et pour remplacer la pomme, vous n'avez qu'à réutiliser une bouteille en plastique et percer le bouchon de 1 ou 2 de petits trous.
Il est parfois très utile quand on a pas le sécateur ou la houlette sous la main ! Personnellement, j'ai toujours un couteau (type "Opinel") dans la poche, il me dépanne quasiment tout les jours !
Au printemps, lors de mes longues observations sur ma terrasse, j'aime bien sortir mon couteau et repiquer quelques salades ou autres qui se sont ressemées spontanément !
Ces contenants peuvent avoir de nombreuses utilités comme par exemple transporter, faire guise de poubelle, de réserve de terre, de réserve paille ou de déchets verts.
Ce n'est pas indispensable mais c'est très pratique d'avoir un ou plusieurs seaux !
Faites de la récup, un vieux pot fendu, un sceau alimentaire ou un cabas peut aussi faire l'affaire !
Même si vous appréciez le contact avec la terre, parfois il est préférable d'en avoir une paire ne serait-ce que pour des travaux de coupe par exemple ou tout simplement parce que vous n'avez pas envie de vous salir les mains.
Les jours de fortes chaleurs, une casquette ou un chapeau sont les bienvenus.
En plein été sur une terrasse bien exposée au soleil, la température monte en flèche !
Idéal pour arroser vos semis, rafraîchir certaines plantes lors de fortes chaleurs ou pour défendre vos plantes d'une grosse attaque de pucerons avec un mélange à base de savon noir !
C'est souvent quand on a besoin d'un pulvérisateur que l'on regrette de ne pas en avoir acheté un !
J'aime bien surveiller la température avec un thermomètre bien visible sur ma fenêtre, pour savoir si je dois protéger une plante du froid 🙂
Voilà, avec ces outils en main vous allez pouvoir faire l'ensemble des travaux de votre terrasse !
N'oubliez pas de choisir des outils solides, qui vous plaisent et si vous le pouvez, testez leur prise en main !
Et si d'autres outils vous sont indispensables, dites-le nous dans les commentaires !
Trouver une parcelle de terre en ville n'est pas une chose facile. Les jardins ouvriers, les jardins loués par la mairie ou par des particuliers sont bien souvent déjà occupés et en trouver un près de chez soi c'est mission impossible.
Mais, de nos jours, il devient de plus en plus fréquent de voir émerger des regroupements citoyens (via des associations comme par exemple les incroyables comestibles) qui se réapproprient l'espace public et plus particulièrement les espaces verts.
Gardez l'œil ouvert, les jardins publics et les massifs de fleurs cachent parfois quelques belles surprises !
Bien évidement, si vous avez votre propre balcon, une terrasse, une cour ou même un rebord de fenêtre, cela devient encore plus intéressent !
Passionné de nature, vous avez surement déjà quelques pots de fleurs alors n'hésitez pas, lancez votre potager urbain à domicile !
Mettons tout de suite les choses au clair. Si vous souhaitez atteindre l'autonomie en légumes avec un potager urbain, cela risque d'être un peu difficile.
A moins d'avoir trouvé une parcelle assez grande et pas très loin de chez vous ou si vous avez accès à une grande terrasse (un toit par exemple), vous aurez du mal à atteindre l'autosuffisance.
Mais bon, rien est impossible ! En combinant plusieurs espaces de culture (chez vous, chez les amis, la famille, les jardins partagés, etc...) c'est surement faisable mais il faut avoir le temps.
Je vous partagerais quelques astuces pour trouver plus rapidement un bout de terrain, près de chez vous, à la fin de cette article.
Voyez le côté pratique car l'entretien d'un potager demande une attention régulière.
C'est avant tout un lieu de détente où vous pourrez faire vos petites expériences, bricoler et observer la nature !
Donc, le plus évident pour commencer est de trouver un espace, aussi petit soit-il, au plus près de votre lieu de vie : la zone 0.
Oui pourquoi pas, il est tout à fait possible de faire de la permaculture sur un balcon !
Je ne vous conseille pas d'installer directement un poulailler, une serre et une éolienne ! Pas la peine d'aller si vite et si loin ! Personnellement j'ai commencé avec seulement quelques pots et c'est amplement suffisant !
Pourquoi ne pas vous occuper d'un premier pot, puis d'en ajouter un autre, puis un autre et encore un autre... Vous avez de mars à octobre pour vous éclater et faire vos expériences !
Une jardinière ou un simple pot de fleur sur un balcon ou un rebord de fenêtre vous permet déjà de vous lancer dans cette aventure.
Personnellement j'ai toujours eu quelques pots à entretenir, mais lorsque j'ai commencé à remplacer les fleurs par des tomates cerises, mon regard à totalement changé.
Je me suis surpris à observer mes plantes évoluer beaucoup plus souvent et à apprécier les odeurs et le plaisir de récolter ses propres fruits, ce n'est pas comparable !
Je continuais tout de même à gratter la surface de la terre (on dit aussi biner) pour qu'elle soit bien aérée afin de faciliter l'arrosage et d'empêcher la pousse des "mauvaises herbes".
Mais c'est une opération ennuyante à répéter presque chaque semaine !
Un binage vaut deux arrosages mais croyez le ou pas, un paillage vaut trois binage !
Tout à vraiment pris un sens quand j'ai commencé à me servir de l'herbe que j'arrachais (et qui finissait à la poubelle la plupart du temps) pour pailler mes pots.
En faite, on retire toute ces "mauvaises herbes" de son pot afin qu'il soit esthétiquement propre et que notre plante ne soit pas "concurrencée"
Lorsque j'ai apporté un paillage et que j'ai laissé l'herbe pousser, je suis passé de jardinier conventionnel à observateur de la vie !

Bon, une fois que vous avez votre petit laboratoire près de chez vous, effectivement rien ne vous empêche de trouver un jardin partagé !
Cela vous permettra de trouver des personnes dans le même état d'esprit que vous.
Vous pourrez apprendre des plus expérimentés, faire des échanges de graines, de plants ou de matière première comme du paillage par exemple !
En utilisant le bouche à oreille, vous pourrez peut-être trouver un petit potager dans votre quartier.
Mettez une petite annonce à la boulangerie, à l'épicerie ou sur votre profil facebook !
Regardez aussi les événements autour de chez vous comme les 48 heures de l'agriculture urbaine où vous trouverez des personnes qui recherchent elles aussi une parcelle à cultiver.
Quelques sites pour connecter avec des jardins :
Attention tout de même à vérifier la qualité de la terre qui est malheureusement très souvent polluée en ville. Vous trouverez facilement des laboratoires d'analyses de sol sur internet.
Si vous en trouvez un qui semble inutilisé, bien exposés et si possible avec de l'eau à disposition (une fontaine par exemple), allez voir du côté des voisins si ils ne sont pas les propriétaires ou si ils ne les connaissent pas.
Si vous ne parvenez pas à savoir à qui appartient ce bout de terrain, rendez-vous sur le geoportail du gouvernement afin de trouver le numéro cadastrale de cette parcelle.
Ensuite faites une demande écrit ou rendez-vous directement à la mairie afin de récupérer les coordonnées du propriétaire.
Vous pouvez très bien être à l'origine d'un potager partagé dans votre quartier !
Avoir un potager sur son balcon ou sa terrasse engendre pas mal de déchets comme par exemple des pots en plastique, des sacs de terreau vides, des tailles de végétaux, etc..
Mais ne vous inquiétez pas, on peut assez facilement y remédier.
Le problème est bien souvent la solution !
Le zéro déchet c'est tout simplement le fait de remettre en question ses habitudes de consommations afin de diminuer ses déchets.
Diminuer ses déchets évite le traitement de ceux-ci et donc cela diminue la pollution de notre chère planète terre tout simplement.
Réutiliser un déchet c'est éviter d'en produire un nouveau !
Produire, utiliser et jeter indéfiniment n'est pas durable ! Par contre partager, réparer, réutiliser, entretenir, recycler, faire par soi-même ça c'est durable et en plus cela vous mènera vers l'autonomie et l'abondance !
Personnellement, cette démarche m'a permis de diviser mes déchets par 3. Par exemple, mes placards ne sont plus remplis de bidons à multiples formules magiques pour nettoyer mon habitation. Il ne reste plus que 3 produits : du savon noir, du vinaigre blanc et du bicarbonate.
Attention, pas la peine de jeter tout les produits que vous possédez déjà, cela créerait des déchets inutiles. Il vaut mieux privilégier une transition lente et utiliser les produits jusqu'au bout !
Diminuer ses produits d'entretien est une des premières démarches pour aller vers le zéro déchet !
Sacs de terreau, bidons d'engrais, godets en plastiques, étiquettes à semis sont les principaux déchets que produit ce type de potager mais nous allons voir qu'il est tout à fait possible de les supprimer !
Les déchets que produit naturellement le potager comme les feuilles mortes, les herbes indésirables, etc. sont des déchets qu'on ne peut pas supprimer (ce serait contre productif) mais nous allons voir qu'ils sont très facilement revalorisable !
Lorsque j'ai commencé mon potager sur ma terrasse, j'avais déjà quelques pots et jardinières fleuris dans lesquels se trouvaient du terreau de jardinerie et/ou un peu de terre.
Dans ces différents pots, j'avais un bananier, des bambous, un rosier, des tulipes et d'autres plantes parfois même sauvages...
Comme je l'avais appris dans mon métier de paysagiste, j'entretenais mes plantes de manière conventionnelle. C'est à dire désherbage, binage et taille. Bien évidement, tout les déchets générés partaient à la poubelle.
Aujourd'hui, plus rien ne part à la poubelle ! Tout est transformé en paillage, lombricomposté ou réutilisé ! Plus de déchets, tout est revalorisé !
Petit à petit j'ai rajouté des pots et des jardinières dans lesquels j'ai moi-même créé mon substrat.
Non seulement il est bio, mais il est aussi riche en matière organique et se bonifie avec le temps ! Du moins j'essaie de garder ce substrat en constante évolution.
Après 2 années, les résultats sont très encourageant !

Bien évidement, l'entretien d'un potager aussi minime qu'il soit, vous rendra plus zen et vous ramènera dans l'instant présent. De plus, manger un légume sain que vous avez vous-même cultivé de manière naturelle et respectueuse vous apportera une grande satisfaction.
Le saviez-vous ?
En moyenne, une salade parcourt 1000 kilomètres avant d'atterrir dans l'assiette du consommateur. En devenant consom'acteur, nous pourrions réduire cette distance à celle qui sépare notre terrasse et notre cuisine !
C'est pas très compliqué, pas besoin d'une exposition plein soleil pour faire pousser quelques salades sur sa terrasse !
Cela engendre moins de déchets pour sa production et moins de pollution due à son transport ! Si tout le monde était autonome en salade , le bénéfice pour la planète serait énorme !
Le saviez-vous ?
La matière organique compostable (les déchets de cuisine entre autre) représente en moyenne un tiers de la poubelle d'un foyer ! Soit une centaine de kilogrammes de déchets recyclables par habitants chaque année. En réutilisant cette matière vous diminuez votre poubelle mais aussi vos besoins en engrais.
Vous les garderez toute votre vie à condition de bien les entretenir. Vous pouvez aussi acheter des outils d'occasion pourquoi pas, mais privilégiez la qualité et ce qui est facilement réparable !
Avec un bon ciseau, vous découperez facilement vos pots en plastique en fin de vie ou ceux qui deviennent un déchet une fois vos végétaux plantés.
Bien lancé et de taille adapté à votre foyer, un lombricomposteur vous permet de recycler tout un tas de choses comme les épluchures de légumes, sachets de thé, le marc de café, les coquilles d'œufs, etc...).
Le résultat ? De l'engrais et du terreau naturel !
Elle est bien trop souvent gaspillée dans nos foyers, sachez qu'une fois revenues à température ambiante, vous pouvez très bien arroser vos plantes avec vos eaux de cuisson ou bien même envisager de récupérer les eaux pluviales !
En s'inspirant de la permaculture (culture en lasagne) plus la peine d'aller acheter du terreau en jardinerie c'est vous qui le créez !
Pailler vos pots vous permettra d'économiser quelques arrosages et de pratiquer le compostage de surface !
En utilisant des graines reproductibles et des matériaux de récup' (papier journal, cagette, rouleau de papier toilette, boîte à œufs, etc...). De cette façon vous diminuez les transports et les productions industrielles.
Par la suite vous pourrez même produire vos propres graines et tendre encore plus vers l'autonomie !
Cela augmentera votre rendement grâce à la pollinisation et pas que ! Qui dit insectes dit biodiversité. Qui dit biodiversité dit un système qui s'autogère !
En utilisant des caisses à vin, des caisses en plastiques ou en fabricant votre propre jardinière en bois par exemple !
N'oubliez pas de percer les fonds de vos contenants !
Les manières de rendre votre potager moins néfaste pour la planète sont nombreuses. Ne culpabilisez pas non plus au moindre déchet non réutilisé ! Personne n'est parfait et n'oubliez pas qu'un simple pot de fleurs sur un rebord de fenêtre est un cadeau pour la planète !
Quelles autres astuces zéro déchets auriez-vous pour avoir un potager bio zéro déchet ? Dites-le nous dans les commentaires !
Pourquoi utiliser des graines reproductibles quand on veut faire de la permaculture sur son balcon ou sa terrasse.
A la fin de l'article, je vous donnerais aussi 5 types de légumes faciles à cultiver en pots sur vos balcons et terrasses !
L'industrie moderne de la semence commercialise des graines hybrides et non reproductibles dites F1.
J'y reviendrai plus tard mais pour faire court, ce sont des variétés de plantes créées pour donner des fruits parfaits qui faciliterons le calibrage et appâterons l'œil du consommateur dans les magasins.
Cette industrie favorise la monoculture chimique qui pollue notre environnement, détruit notre agriculture et la santé de milliards d'êtres humains.
Les semences anciennes, libres et reproductibles permettent de réintégrer la biodiversité dans notre paysage.
Avec des plantes issues de semences reproductibles, je peux récolter et conserver leurs graines plusieurs années pour les utiliser plus tard et ne plus être dépendant des semenciers.
De génération en génération, les plantes que je cultive transmettent à leurs descendances (via les graines) des informations sur le terrain, le climat, les ravageurs, les maladies, etc.
Grâce à ces informations, mes plantes sont donc plus résistantes d'années en années.
Parfois, volontairement ou pas je laisse monter en graine certaines de mes plantes et je les laissent se disperser naturellement.
Je peux aussi en prélever pour mon stock personnel ou simplement pour les disperser sur un autre pot de fleur.
Petit à petit, mon potager devient autonome ce qui ne serait pas possible avec des graines F1
Une graine F1 créée en laboratoire est une variété hybride et non-reproductible qui donnera une plante optimisée pour produire énormément à condition d'utiliser une grande quantité d'engrais.
Certes cet engrais accroît la croissance de la plante mais la rend plus fragile aux intempéries, aux aléas du climat, aux ravageurs et aux maladies (phénomène accentué par la monoculture).
S'ensuit alors l'utilisation de fongicides, insecticides, herbicides, etc, etc...
Tout ces artifices tuent la biodiversité et la vie du sol.
Kokopelli, Alsagarden, Graines Del Païs, Ferme de Sainte Marthe, etc... sont des revendeurs de semences reproductibles.
Vous pouvez aussi trouver des groupes d'échanges de graines sur Facebook.
Des sites comme Graines de troc ou Le bon coin permettent aussi de faire des échanges.
Parlez-en autour de vous !
Si vous avez des voisins, de la famille ou des amis qui ont ou connaissent quelqu'un qui a un potager, vous trouverez sûrement des variétés anciennes et locales.
Plus le potager dans lequel cette graine a été produite sera près de chez vous, plus vous aurez de chance d'avoir une plante adaptée à votre environnement.
Parfois les magasins bio sont un relais pour des semenciers de graines reproductibles locales.
Normalement la vente de semences hors catalogue officiel est interdite mais j'ai entendu dire que les choses étaient en train de changer... au jour d'aujourd'hui, il me semble qu'on a simplement le droit de donner ou échanger ses semences.
L'Europe devrait très prochainement proposer un nouveau projet de loi concernant le commerce de semences reproductibles... affaire à suivre... (edit : projet de loi agriculture et alimentation votée en juin 2018 autorise enfin la vente de graines hors catalogue !)
Certaines associations mettent à disposition gratuitement des graines dans les bibliothèques par exemple.
Renseignez-vous !
Le printemps est une période de l'année où foisonnent les foires aux plantes, foires aux graines, etc...
A cette occasion vous pouvez trouver des stands d'échanges ou de dons de graines.
N'oubliez pas de vous munir de quelques sachets de vos propres graines afin de les partager vous aussi !
Certaines plantes sont auto fertiles, c'est à dire qu'elles n'ont pas besoin d'avoir d'autres plantes à proximité pour fructifier.
D'autres ont bien évidement besoin d'être plantées au moins par 2 pour se polliniser, quand d'autres comme les cucurbitacées (courge, courgette, concombre, etc...) ou les poivrons ne doivent pas être mélangées entre différentes variétés car leur hybridation fait perdre la variété d'origine et donne de nouveaux fruits souvent moins intéressants.
Personnelement, je me réfère au livre des semences de kokopelli. C'est une bible !
Lorsque vous souhaitez récupérer les graines d'une de vos plantes, il faudra choisir celle qui représente le mieux l'espèce, celle qui sera la plus belle.
Vu que la plante transmet son capital génétique à sa descendance, mieux vaut choisir celle qui est en bonne santé. Cela témoigne de son adaptabilité à votre environnement.
Une fois sèches, les graines se conservent dans un endroit sec, à l'abri de la lumière et à une température constante (une grainothèque).
N'oubliez pas de noter l'année de récolte car chaque espèce a une durée germinative propre a elle (entre 2 et 10 ans de manière générale)
Tomate cerise
Grand classique des cultures de balcons et terrasses, la tomate cerise adore le soleil !
C'est une plante auto fertile, un seul pied est nécessaire pour avoir des fruits.
Poivron
Résistant à la chaleur et au plein soleil, ce compagnon des tomates cerises vous donnera des poivrons jusqu'aux premières gelées.
Attention à ne pas mélanger les variétés car elles s'hybrident entre elles.
Haricot nain
Son faible encombrement en fait une plante facile à cultiver sur balcons et terrasses.
Pas de soucis d'hybridation.
Laitue
Elle préfère la fraîcheur et la mi-ombre.
Attention les laitues s'hybrident entre elles.
Radis
Facile à cultiver, la croissance rapide du radis fera partie de vos premières récoltes de printemps.
Pas de soucis d'hybridation non plus.
Les graines sont le premier maillon de notre alimentation. Mais dans un avenir très proche, les agriculteurs n'auront peut-être plus le droit de ressemer leurs propres graines. En Europe, une loi tente de contrôler l'utilisation des semences agricoles. Derrière cette confiscation, 5 grands semenciers détiennent déjà la moitié du marché des graines. La résistance paysanne s’organise malicieusement dans les campagnes. De l’Inde à Bruxelles, en passant par la France et la Norvège, enquête sur la guerre des graines, qui menace plus d’un milliard d’agriculteurs et tous les habitants de la planète.
Mais quelle est donc cette agriculture familiale qui emploie à ce jour plus de 40 % des actifs mondiaux et produit 80 % de l’alimentation mondiale ?
C’est la question à laquelle 40 étudiants en agronomie ont choisi de répondre en réalisant un film documentaire à travers le monde. Le jeune réalisateur Pierre Fromentin a mis en image cette agriculture familiale, en passant par l’Inde, la France, le Cameroun, l’Equateur et le Canada.
Ce film évoque les avantages ainsi que les limites associés au caractère familial de l’agriculture. Une invitation au voyage et à la réflexion, pour un public de tous âges et de tous horizons
LES LIENS
Démarrer un potager bio et zéro déchet sur sa terrasse (ou son balcon)
Comment cultiver quelques fruits et légumes bio sur sa terrasse ou son balcon tout en respectant ses valeurs minimalistes et zéro déchet.
5 avantages à faire ses semis pour son potager urbain
Dans cet article, nous allons voir quelles sont les 5 principaux avantages que vous avez à cultiver vos légumes de la graine à l'assiette !
Des bombes de graines ?? Des seed bombs ??
Avez-vous déjà essayé la bombe de graines ? Je vous explique tout ! Son origine, son utilisation et comment les fabriquer…
LES LIVRES 📚
Je réussi mes plants du premier coup – Brigitte Lapouge
Les principales méthodes de semis expliquées pas à pas.
Produire ses graines bio : Légumes, fleurs et aromatiques – Christian Boué
Les différentes techniques de reproduction de semences.
Semences de kokopelli – Dominique Guillet
Un ouvrage complet pour maîtriser les semences de A à Z.
Pourquoi et comment attirer plus de biodiversité en milieu urbain sur son balcon, sa terrasse ou son rebord de fenêtre ?
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