Vous avez compris que tout part d'une seule et unique chose : la graine.
Bon, je dis ça, mais si vous n'avez que des graines et des plants F1, vous n'irez pas bien loin en ce qui concerne l'autonomie.
(si vous n'étiez pas au courant, il n'est pas possible de récolter et de ressemer des semences issues de gaines F1 sans vous retrouver avec des plantes "difformes")
Le seul moyen d'avoir des plantes qui ressemblent à leurs "parents", c'est d'utiliser des graines reproductibles...
1) Regroupez vos graines
Première étape, regroupez toutes vos graines.
Il vous reste sûrement quelques sachets de l'année dernière.
Peut-être même que vous en avez récolté dans votre potager cette année (des non F1 hein !).
En tout cas, il est temps de faire le point là-dessus.
Ca évite d'avoir des sachets qui traînent un peu partout et, s'ils sont bien classés (c'est-à-dire alphabétiquement selon ma méthode), ça vous permet de retrouver rapidement ce que vous cherchez.
2) Faites un tri
Ca peut paraître fou, mais les graines ont une date de péremption (même la nature fait du marketing).
Par exemple, les graines de laitue ont beaucoup moins de chance de germer après 2 à 5 ans selon les variétés.
Pour les tomates, c'est de 4 à 10 ans.
Les poivrons, de 2 à 4 ans.
Les haricots, de 3 à 5 ans.
Le radis, de 4 à 5 ans.
Etc...
En général, il suffit de regarder sur les sachets de graines pour savoir quand ont été récolté vos graines (et c'est aussi la raison pour laquelle il faut bien penser à mettre l'année de récolte sur vos sachets de graines perso).
3) Notez ce que vous gardez de côté
Comme nous allons le voir dans la quatrième étape, vous allez pouvoir recycler ces graines.
Pour le moment, je vous invite juste à noter quelque part les variétés que vous mettez de côté.
Pourquoi ?
Tout simplement pour ne pas oublier d'en racheter !
Si vous avez mis en place le calendrier SEMIS automatique, la liste de rachat se fait quasi automatiquement, pas besoin de noter.
😉
4) Donner une deuxième vie aux graines "périmées"
Il ne faut jamais jeter de graines ! (sauf sur de la terre fertile).
Ce n'est pas parce que vos graines sont périmées, qu'elles ne germeront plus jamais.
Profitez-en pour fabriquer des bombes de graines bien chargées.
Vous pouvez aussi faire du semis sauvage.
D'ailleurs, c'est ce que j'ai fait dans le potager de la voisine du jardin partagé 🤫
Je suis actuellement en train d'abandonner le projet de jardin partagé pour cause de "voisine chiante".
Pour me venger, j'ai semé quelques graines de fleurs dans sa parcelle (#vengance de babosse).
Bref.
Soyez créatifs.
Et vous pouvez très bien les jeter dans vos propres pots de fleurs hein ^^
Inventez des associations de graines à semer
Parfois, je mélange des graines périmées dans mes "semis".
Prenons un exemple.
Si vous avez des carottes à semer et des graines périmées de radis, vous pouvez très bien les semer en mélange.
Ca vous fait de la consistance dans votre semis (ce qui permet de semer plus clair) et, de plus, ça vous fera peut-être quelques radis en attendant que les carottes germent.
5) Vérifiez vos quantités de graines
Ce n'est pas parce qu'il vous reste des sachets que vous aller pouvoir faire votre année avec.
Vérifier si vous avez assez de quantité pour l'année.
Les frais de port pour acheter des graines sont assez cher.
Voyez long terme.
Le mieux c'est de faire une commande par an seulement.
6) Rachetez des graines
Choisissez des fournisseurs de graines reproductibles tel que kokopelli, la semence bio, germinance, alsagarden, ferme de saint marthe, etc...
J'ai une dernière question.
J'aimerais savoir quels sont les problèmes que vous rencontrez dans l'organisation de vos sachets de graines.
Même question pour ce qui est de l'organisation de vos semis à l'année.
Vous n'avez qu'à me dire tout ça en commentaire.
Ca me donnera des idées pour les prochains articles.
Les engrais verts sont des plantes qui servent à "enrichir" le substrat de vos pots entre 2 saisons.
Exemple : le pois et la phacélie.
Ces plantes donnent de la structure à votre sol.
Et elles offrent une réserve d'engrais à vos futures cultures (à condition de laisser les racines dans le sol en venant couper la plante à la base et non en la déracinant).
Bref.
Si vous n'avez finalement rien semé et que vos pots sont vides, pensez à le faire l'année prochaine 😉 (vous pouvez aussi faire pousser des choux, des blettes, des cardons, des laitues ou même des "mauvaises herbes" !).
A défaut de mettre de l'engrais, laissez pousser des plantes
Mais pourquoi faut-il absolument faire pousser des trucs dans vos pots même en hiver ?
Parce qu'un pot vide est un pot qui meurt.
La terre se tasse.
Les nutriments sont lessivés avec la pluie.
Le gel pénètre plus facilement, tue et déstructure la vie du sol.
...
Vous l'aurez compris : faites vivre vos pots de fleurs ! (même en hiver)
Faut-il mettre de l'engrais dans ses pots de fleurs l'hiver ?
La réponse est (comme d'habitude) : ça dépend.
Ca dépend de quoi ?
Et bien ça dépend de quel type d'engrais on parle...
La nuance sur laquelle j'aimerais mettre la lumière dans ce cours, c'est la différence entre l'engrais et l'amendement.
...
En hiver, le but n'est pas de nourrir les plantes en place.
D'une, elles sont là pour justement faire office d'engrais (si ce sont des engrais verts).
Et de deux...
...elles n'ont pas réellement besoin de manger.
Il fait froid.
Les plantes (du moins celles qui ne gèlent pas) ralentissent leur croissance.
Donc elles n'ont pas besoin "de manger".
Et de toute façon, ce dont elles ont besoin se trouve naturellement dans vos pots si vous avez suivi mes conseils jusqu'ici (culture en lasagne, ne jamais déraciner et couvrir le sol avec de la matière sèche).
Ces choses qui se trouvent naturellement dans vos pots, ce sont des engrais de type "amendement".
Quel est la différence entre un engrais et un amendement
L'amendement, c'est en engrais qui va apporter de la structure et des nutriments à votre sol.
Il va s'accrocher ou permettre de libérer des substances déjà présentent dans votre sol.
Il va aussi l'aider à se structurer.
C'est un peu comme si vous faisiez du stock de nourriture dans votre sol.
Un pot comme si votre sol était un frigo et que vous plantes pouvaient se servir de ce que vous mettez à l'intérieur au moment où elles en ont besoin.
En amendements naturels, vous avez par exemple le fumier de cheval, les engrais verts, le compost, le lombricompost, le compostage de surface, etc...
Tout ça, ce sont des engrais qui vont rester disponible pendant de nombreux mois dans votre sol.
Des engrais qui profiteront aux plantes que vous allez cultiver l'été prochain.
En gros, c'est ce sur quoi vous devez vous concentrer pendant l'hiver.
Vous devez créer du sol.
Créer de la fertilité.
(et non pas mettre vos plantes sous perfusion d'engrais liquide).
Une parenthèse à propos de la culture en lasagnes en pots
Avant de parler des "engrais liquides", je voudrais vous rappeler une chose par rapport à la culture en lasagne en pot de fleurs.
Comme vous le savez, c'est une méthode ultra efficace.
Pas besoin d'acheter du "super terreau" de jardinerie.
Pratiquement pas besoin de donner de l'engrais liquide à vos plantes.
Tout se trouve dans la lasagne.
Mais le problème de la lasagne, c'est que ça diminue.
Je m'explique.
Quand vous faites une lasagne, vous remplissez vos pots de fleurs jusqu'au bord (voir + si possible).
Le truc, c'est qu'au bout de quelques mois de travail, la lasagne diminue.
Et suivant ce dont elle est composée, ça peut diminuer très fortement.
J'ai déjà vu des lasagnes qui se sont divisées par 5 voir 6 ! (c'est souvent le cas quand on fait une lasagne rapidement sans faire de compostage de surface par la suite).
D'ailleurs, c'est peut-être ce que vous avez constaté dans vos pots de fleurs cette année ?
Si c'est le cas, sachez que vous pouvez construire une nouvelle lasagne sur l'ancienne (tout en pensant à faire du compostage de surface par la suite pour éviter que ça ne se reproduise).
C'est quoi de l'engrais ?
Tout ça (fumier, lombricompost, nouvelle lasagne) fait partie de l'amendement.
De "l'engrais" qui nourrit votre sol (qui à son tour nourrira la plante à sa guise pendant de longs mois).
C'est de l'engrais long terme quoi.
Ca, vous l'avez compris.
Après, vous avez donc notre fameux engrais.
Souvent, quand on parle d'engrais, on parle d'engrais liquide.
On peut appeler ça l'engrais court terme.
L'engrais "one shot".
Ca, c'est tout ce qui est lombrithé, jus de bokashi, thé de compost, etc...
C'est tout ce que vous allez mettre dans l'eau d'arrosage.
Et mettre de l'engrais liquide l'hiver, ça ne marche pas, car la plante ne boit quasiment pas.
En plus, le sol n'est pas capable de stocker de l'engrais liquide.
Ce qui fait que votre engrais va stagner dans votre soucoupe (voire même couler jusqu'au siphon de votre terrasse lors de la prochaine pluie).
Donc oubliez tout ce qui est engrais liquide cet hiver (donnez-en un peu à vos plantes d'intérieures, mais gardez-le surtout au frais pour la saison prochaine).
Dans cet article, vous allez comprendre la raison pour laquelle vous devez créer un calendrier de semis personnalisé hebdomadaire.
Je ne sais pas vous, mais quand j'ai commencé à faire mes propres semis, il y a un truc qui m'a tout de suite pris la tête.
Ce truc, c'est ce moment où tu étales tous tes sachets de graines sur la table.
Que tu jettes un œil au dos de chacun d'eux pour savoir quoi semer et quoi ne pas semer aujourd'hui.
Et que cette grande question existentielle te traverse l'esprit : "mais qu'est-ce que c'est que ce calendrier de ..... ?"
Qui a inventé ce concept de calendrier de semis ?
Celui qui dit, à tous les coups, que vous pouvez semer de mars à mai.
Ou parfois même de février à octobre.
...
Ok, c'est sympa de savoir qu'on peut semer un peu n'importe quoi, n'importe quand..
..mais franchement, ça ne pourrait pas être un petit peu plus précis ?
Vous n'en avez pas marre, vous aussi, de semer n'importe quoi, n'importe quand, au petit bonheur la chance ?
...
Et si je vous disais que j'ai trouvé LA solution pour semer LA bonne graine au BON moment SANS réfléchir ? (Fabrice : 1 - semenciers : 0)
(et oui, votre humble serviteur du potager minimaliste a encore frappé)
Avant de vous dévoiler mon grand secret, laissez-moi vous faire un topo sur l'impact émotionnel que m'ont laissé ces calendriers proposés par nos amis les semenciers.
(oui, j'en rajoute un peu, mais c'est une réalité)
Comme je vous le disais, ces calendriers de semis me font friser le burn-out ^^
Je n'y comprends jamais rien.
Pourquoi semer des tomates en mars / avril / mai ?
Sérieusement, vous avez déjà essayé de semer des tomates en mai alors qu'au même moment, certaines personnes commencent à récolter des tomates de la taille d'une pastèque sur Instagram ?
Bref, il y a encore quelques années, ces calendriers me faisaient péter des plombs.
A chaque fois, il fallait que je trouve la bonne date par moi-même.
Alors, je passais du temps (beaucoup de temps) sur internet et sur des bouquins pour trouver la date idéale pour chaque semis.
Et j'ai vite compris que la raison pour laquelle il y a une si grande tranche de temps sur la plupart des calendriers de semis, c'est parce que tout le monde n'a pas le même climat (semenciers : 1 / Fabrice : 0)
Ca peut paraître bête, mais c'est juste pour ça.
Les semenciers vendent leurs sachets (au minimum) dans toutes la France, du nord au sud et d'est en ouest.
Le truc, c'est qu'on ne sème pas des tomates dans le Var au même moment que dans les Alpes Suisse ^^
C'est la raison pour laquelle ils voient large dans leurs prévisions...
Bon.
Après avoir fait ce constat amer, j'ai compris qu'il ne me restait pas 36 000 solutions.
Il fallait que je crée mon propre calendrier de semis personnalisé.
Un calendrier de semis flexible et qui me permettrai de ne plus perdre de temps à rechercher LA date idéale en fonction de mon contexte climatique et géographique.
Faire davantage grâce à un calendrier
Je n'ai jamais été très scolaire.
Je suis un homme de terrain.
Un homme d'action (même si je suis plutôt calme).
Je ne trouve pas vraiment de plaisir à passer des heures à chercher quoi semer.
Je veux juste semer. Point barre.
Alors, pour arrêter de perdre du temps, je me suis intéressé à des méthodes d'organisation.
Et c'est au travers de quelques formations et de quelques livres que j'ai appris à créer mes propres méthodes.
Des méthodes simples, pour gagner du temps (et surtout, pour ne plus perdre de temps).
Etre plus efficace ? Encore un truc de capitaliste !
On a tous de bonnes raisons à vouloir gagner du temps.
Passer 3 quarts d'heure à planifier quoi semer, ce n'est ni productif, ni plaisant.
C'est même chronophage.
Mieux vaut s'organiser une bonne fois pour toutes non ?
Peut-être que vous avez pour projet de trouver un terrain, de jardiner votre copropriété ou de rejoindre un jardin partagé en tant que "responsable des semis".
Peut-être que vous avez juste envie d'élargir votre palette de plantes en testant de nouvelles variétés ou de nouvelles espèces dans votre potager.
Mais rien que le fait d'y penser, ça vous donne la migraine.
C'est la raison pour laquelle vous ne pouvez pas continuer de naviguer à vue.
Si vous voulez vous dégager du temps et de l'espace pour semer plus, vous devez avoir une méthode de planification de semis.
Un calendrier de semis personnalisé.
Certes, vous avez aussi la possibilité de baisser les bras, de jeter toutes vos graines par la fenêtre et de retourner acheter vos plants de tomates à Jardiland.
Mais en faisant ça, vous perdrez tous les avantages que vous avez à faire vos propres semis.
Pour rappel, faire ses propres semis, c'est viser l'autonomie.
L'autonomie en graines, mais pas que.
C'est aussi être autonome vis-à-vis des jardineries et des producteurs de plantes.
Et ce n'est pas tout !
Ce n'est pas parce que vous habitez en ville et que vous n'avez qu'un tout petit balcon que vous ne pouvez pas commencer à développer vos compétences pour votre futur projet de maison à la campagne (ou pour votre reconversion dans le maraîchage).
Parce que tout bon maraîcher à son propre calendrier de semis personnalisé..
..et vu le temps et la liberté d'esprit que ça fait gagner, je ne vois pas pourquoi vous vous en priveriez même pour commencer à semer quelques dizaines de plantes sur votre balcon...
Le piège dans lequel vous ne devez pas tomber (SPOIL : le calendrier mensuel)
A votre avis, comment font les maraîchers pour produire autant de variétés de plantes différentes toute l'année ?
Vous croyez vraiment qu'ils suivent les indications des sachets de graines ?
Ou qu'ils demandent à Madame Irma de leur donner une liste de plantes à semer chaque mois ?
Non, non. Pas du tout.
Tout est millimétré à la semaine près.
Et d'ailleurs, il est là le problème.
Penser les semis "mois par mois" est une grave erreur.
Vous devez sortir du troupeau.
Ce n'est pas parce que tout le monde pense ses semis mois par mois que vous devez faire de même.
Retenez ça.
Le secret numéro 1 :
Pensez vos semis à la semaine et vous aurez de bien meilleurs résultats (et beaucoup moins de migraines) !
En général, les semis démarrent en février / mars (entre la semaine 5 et 13).
La période où il y a le plus de semis à faire est durant les mois de mars et avril (entre la semaine 9 et 17).
Votre objectif en tant qu'expert-jardinier de balconnières, c'est d'être prêt à démarrer sur les chapeaux de roues dès que les choses s'accélèrent !
Si vous vous emmêlez les pinceaux dès le mois de mars, à votre avis, à quoi va ressembler votre potager cet été ?
Et qui va s'occuper des semis d'été et d'automne ?
...
Vous voulez un potager de balcon riche et bien garni toute l'année sans passer par la case Jardiland ?
C'est simple, pensez vos semis à la semaine !
La raison pour laquelle personne ne pense ses semis à la semaine, c'est que ça demande un minimum d'organisation (et c'est aussi pour ça qu'ils ont un potager bien vide...).
Mais voilà. Ouf que ce bon vieux Fabrice du potager minimaliste est là et qu'il a une solution à vous offrir pour créer votre jungle urbaine 🙂
Le plaisir est dans l'action et non dans la planification
Bon, si vous m'avez lu jusqu'ici, c'est que nous sommes d'accord : personne ne prend de plaisir à farfouiller dans ses sachets pour savoir quoi semer cette semaine et quoi semer la semaine prochaine ?
(s'il y en a un, qu'il se manifeste dans les commentaires)
En-tout-cas, moi, ce n'est pas du tout mon kiff.
Je prends beaucoup plus de plaisir à sortir mes godets, à les remplir de terre et à semer ma petite graine.
Pour moi, "faire ses semis" est une activité manuelle où je peux reposer mon esprit et le laisser vagabonder en écoutant un podcast ou un peu de musique (et non un exercice de math qui demande 95 de QI).
Cette tranquillité d'esprit, je l'ai retrouvé depuis que j'ai créé mon propre calendrier de semis.
Les jours de semis, je ne passe jamais (ou presque) plus d'une minute à rassembler les sachets de graines dont j'ai besoin..
..et c'est un soulagement pour le cerveau.
Le calendrier SEMIS automatique ™
Bon.
Résumons la situation.
Suivre les indications des sachets de graines : fausse solution.
Suivre un calendrier de semis téléchargé sur le net : fausse solution (ça reste encore trop vague pour se libérer la tête).
Créer son propre calendrier avec le diagramme de gantt : c'est mieux (j'ai testé, mais c'est encore bien trop chronophage, pas du tout flexible en cas d'imprévu et pas agréable d'utilisation).
Utiliser le calendrier SEMIS automatique ™ synchronisé entre votre ordinateur et votre smartphone : LA solution pour ne plus perdre de temps avec la planification de vos semis.
Un calendrier de semis personnalisé et inspiré de la permaculture
Vous me trouvez prétentieux ?
Regardez plutôt.
Tout comme la permaculture, le calendrier SEMIS automatique ™ a été pensé en système.
Il s'inspire des plus grands principes de permaculture selon Bill Mollison et David Holmgren, comme : Observer et interagir
Commencer petit
Les déchets des uns, sont les ressources des autres
S'adapter au contexte
Appliquer l'autorégulation et accepter la rétroaction
Chaque élément remplit plusieurs fonctions
Chaque fonction est remplie par plusieurs éléments
Partir des structures d'ensemble pour arriver aux détails
Intégrer plutôt que de séparer
Utiliser des solutions à de petites échelles et avec patience
Utiliser le changement et y réagir de manière créative
Bref.
Je pourrais vous faire une liste longue comme le bras.
Le calendrier SEMIS automatique ™ est un système qui s'imbrique dans un système (en l'occurrence, votre vie et votre potager).
Avec lui, vous n'êtes plus dans le flou.
Vous arrêtez de naviguer à vue.
Vous êtes accompagné et flexible.
Il vous dit quoi semer et surtout quand semer (à la semaine prêt) sans que vous n'ayez à faire de plans sur la comète (et non pas de plants sur la comète ^^).
Chaque semaine (ou chaque 2 semaines pour les plus flemmards.. et oui, j'ai pensé à vous 😉 ), prenez entre 20 et 30 minutes maximum pour faire vos semis, pas + (ça, c'est vraiment pour les périodes les plus "hardcore").
Et le pire dans tout ça, c'est que vous passez 99 % de ce temps à utiliser vos mains et non à planifier quoi que ce soit.
C'est comme ça qu'on progresse.
C'est comme ça qu'on développe un potager riche et dense.
C'est comme ça qu'on commence à optimiser et à échelonner ses périodes de cultures.
C'est comme ça qu'on obtient des récoltes précoces.
Et c'est aussi comme ça qu'on ne loupe pas son potager d'hiver.
...
Pourquoi utiliser le calendrier SEMIS automatique ?
Dès que j'ai commencé à implémenter le calendrier, je n'ai plus eu ce mal de crâne lié à mon organisation de semis.
Au contraire.
C'est devenu un jeu de paramétrer le calendrier.
Et comme je vous le disais, le plus cool dans tout ça, c'est qu'on passe 99 % du temps à semer des graines.
A utiliser ses mains.
A toucher et mélanger la terre.
Et seulement 1 % du temps à sortir les bons sachets de graines de sa grainothèque...
Bref, ce n'est que du plaisir.
Un des autres avantages que vous allez adorer avec ce calendrier, c'est qu'il garde une trace de tout ce que vous faites.
De ce fait, chaque année, vous affinez vos dates de semis en fonction de ce qui a marché et de ce qui a moins bien marché.
Vous pouvez même affiner vos quantités et vos techniques de semis (toujours en fonction de votre contexte).
De ce fait, plus les années passent, plus vos dates de semis seront précises et quantifiées à la perfection.
Autre avantage...
Quelque temps après avoir mis en place votre calendrier, vous allez être plus serein..
..et vous allez vous rendre compte que vous pouvez semer bien plus, sans que ça ne vous prenne plus de temps à organiser.
Il suffit juste d'ajouter une nouvelle variété ou une nouvelle espèce de plantes au calendrier.
Et hop, c'est parti vous n'avez plus qu'a suivre la procédure.
C'est quasi automatique.
...
Comme je vous le disais, ça devient presque un jeu.
(et c'est même addictif au bout d'un moment 😉 )
Alors je vous préviens : vous allez certainement devoir agrandir votre grainothèque.
(d'ailleurs, je vais aussi vous montrer comment construire la grainothèque spécialement adaptée au calendrier SEMIS automatique ™)
Quand vous allez voir la facilité que c'est d'ajouter de nouvelles pantes à votre calendrier (et le fait que ça ne vous prend pas plus de temps à planifier), vous n'aurez qu'une seule envie : toujours tester de nouvelles plantes.
Bref.
Encore une fois.
Vous l'aurez compris.
Ce n'est que du plaisir.
Personnellement, c'est en grande partie grâce à ce calendrier que j'ai pu lutter contre la grande invasion de limaces et d'escargots de 2019.
A cette époque, j'ai pu semer des tonnes de laitues et autres espèces en + sans trop me prendre la tête sur comment j'allais m'organiser.
Tout s'est fait naturellement.
Le pire dans tout ça, c'est qu'en parallèle, j'y ajoutais aussi des semis pour le jardin partagé que j'étais en train de démarrer dans l'urgence.
Et tout ça, sans lâcher une goutte de sueur.
Je suivais juste mon calendrier chaque semaine en prenant quelques minutes pour le paramétrer et sortir mes sachets de graines de la grainothèque.
Pour que l'on mette tout ça en place sur votre smartphone, c'est par ici.
Laissez un commentaire et n'hésitez pas à partager !
Dans cet article, je vais vous partager tout ce que j'ai appris et compris sur l'école dehors au travers d'un documentaire et de quelques acteurs français sur le terrain.
L'école de la forêt que l'on découvre dans ce film n'est, pour le moment, qu'une expérimentation.
Une expérimentation dans laquelle Claire a eu la chance de s'immerger pendant 5 mois.
5 mois passés dans la forêt, avec des enfants de 6 ans.
Et sa conclusion est simple : l'école dehors, c'est l'avenir !
D'après elle, cette "école" a pour but de développer 2 aspects de l'enfant :
1/ Ses compétences sociales
2/ La découverte de son corps
Et ce serait justement ce que l'enfant a le plus besoin à cet âge-là...
Mais attention !
Ce n'est pas parce qu'on appelle ça une école, que l'on retrouve les modèles classiques d'apprentissage.
Non.
Les enfants ne sont pas notés sur leurs compétences sociales ou sur leur capacité à bouger.
Ils ne sont ni récompensé, ni punis.
On y reviendra plus tard, mais leur "réussite" est naturellement stimulée par leur rapport avec la forêt et leurs camarades de classe.
C'est de l'apprentissage par l'expérience...
Ca vient de l'intérieur...
C'est ce qu'on appelle plus précisément de l'apprentissage par motivation endogène.
...
Et oui, l'école de la forêt n'est pas une éternelle récréation.
Les professeurs ont tout de même un mini-programme et 2 - 3 trucs à leur apprendre !
Mais, le plus gros de la journée, c'est du temps libre.
Du temps pour assimiler ce sur quoi ils viennent de travailler..
Du temps où ils vont pouvoir bouger et découvrir leur environnement.
Apprendre à observer par eux-mêmes.
A laisser parler leur imagination.
A jouer.
A discuter avec les autres.
A s'inventer des jeux à base de bâtons et de pierres (dans la forêt, pas besoin d'apporter de jouets en plastique, tout est déjà sur place ^^).
...
Certes, au travers de ce contexte, ils vont avoir beaucoup d'occasions pour interagir avec leurs camarades, leurs professeurs et la nature.
Beaucoup d'occasions pour se défouler et développer leurs compétences sociales.
Mais il ne faut pas qu'ils s'oublient !
C'est la raison pour laquelle les professeurs ont trouvé une petite parade pour leur laisser la possibilité de se recentrer sur eux-mêmes.
...
Pour ça, en début d'année, chaque enfant choisit son arbre préféré.
Un arbre vers lequel il peut se recueillir à chaque fois qu'il a un petit coup de mou.
A chaque fois qu'il a besoin de reprendre des forces... de faire un peu d'introspection... de retrouver sa propre énergie...
En Finlande, l'école de la forêt, c'est dehors, quel que soit le temps qu'il fait ! (crédit photo: Claire Boulch-Pedler)
Mais d'où vient l'école de la forêt ?
L'école de la forêt n'a pas été inventée en Finlande, mais au Danemark.
Dans les années 1950 !
Non pas pour expérimenter quoi que ce soit, mais parce qu'à l'époque, les écoles manquaient de place.
Ils ont donc décidé de diviser les journées en deux.
Une partie de la journée, les élèves étaient en classe (ce qui leur permettait de suivre le programme scolaire).
Et une autre partie de la journée, ils étaient en balade dans la forêt (ce qui libérait des salles de classe et permettait à d'autres élèves de suivre, à leur tour, le programme).
Puis, les jours de beau temps, ils ont commencé à faire quelques cours à l'extérieur.
Et, au fur et à mesure, ils ont commencé à découvrir les bienfaits de faire l'école dehors et c'est comme ça qu'ils ont fini par l'intégrer au programme scolaire.
...
C'est bon ?
J'ai assez développé ?
Vous êtes convaincu par "l'école du dehors" ? (et oui, c'est comme ça que ça s'appelle en France).
...
Attendez. Une petite minute..
.. j'ai encore quelques conseils à vous donner.
...
Comme je vous le disais, le but de l'école du dehors n'est pas de transposer le modèle classique.
Il ne suffit pas de déménager le mobilier de la classe à l'extérieur.
Il suffit juste, par exemple, de commencer par passer quelques jours par semaine ou quelques jours par mois en forêt (même si ce n'est que pour une ou deux petites heures !).
Le plus important, c'est la régularité.
Si vous êtes professeur et que vous ne savez pas quelles activités organiser, pas d'inquiétudes, vous pouvez juste les laisser en mode "activités libre".
Vous pouvez aussi (accessoirement) trouver quelques activités à faire en forêt...
Mais, ne vous inquiétez pas.
Je vous donnerais quelques conseils pour bien démarrer un peu plus tard dans cet article.
...
Pour le moment, laissez-moi vous donner d'autres arguments en faveur de l'école du dehors...
Les avantages de l'école dehors
Un meilleur apprentissage
Faire l'école dehors à de nombreux avantages.
Tout d'abord, revenons un peu plus en détails sur l'exemple finlandais :
Dans cette expérimentation, on jongle entre 2 activités principales.
Ces 2 activités sont simples.
Elles consistent à faire une session d'apprentissage de 40 minutes pour une session libre de 2 heures.
C'est tout.
Comme je vous le disais, le fait de travailler comme ça permet aux enfants de mieux assimiler ce qu'ils apprennent.
(pas la peine de les matraquer d'informations toute la journée)
On apprend, puis on relâche la pression.
On se défoule.
On oublie.
On laisse "composter" ce que l'on a appris...
D'ailleurs, ça me fait repenser à une phrase qui m'a marqué dans ce documentaire.
Cette phrase, c'est la suivante :
"Le développement intellectuel de l'humain est lié à celui de ses sens".
...
Les sens...
Et si on en parlait un peu ?
Une reconnexion à leurs sens
Dans l'école de la forêt en Finlande, pour le repas de midi, les élèves mangent au chaud, devant le feu, dans la "kota".
En Finlande, la kota est un petit chalet en bois dans lequel on vient passer du temps pour se réchauffer et manger... (crédit photo: Claire Boulch-Pedler)
Lors de ce repas, ce sont les enfant eux-mêmes qui se servent la nourriture.
Ils ont le droit d'avoir la quantité qu'ils veulent dans leur assiette..
..à la seule condition de finir l'assiette !
Et c'est ce genre de petits détails qui les amène à se connecter à leur besoin.
...
Autre chose.
Dans la forêt, on constate que les enfants sont plus concentrés et plus observateurs.
C'est certainement lié au fait qu'ils soient, toute l'année, dans un environnement en constante évolution : la forêt.
...
Comme vous le savez, dans la forêt, rien n'est figé.
La neige, la fonte des neiges, le printemps, le soleil, la pluie, les insectes, les oiseaux, les animaux, encore la pluie, les feuilles qui tombent, encore la neige, etc...
L'école de la vie quoi !
En étant continuellement dehors, les professeurs constatent que les enfants développent une sorte d'empathie pour la nature.
Ensuite, ils constatent qu'ils développent plus facilement de l'empathie pour eux-mêmes et ainsi que pour leurs camarades de classe.
....
Mais ce n'est pas tout.
C'est aussi au travers du jeu qu'on apprend !
Pas besoins de récompenses, de jouets, ni de punitions
Dans la forêt, les enfants jouent avec des bâtons, des pierres, de la neige, du sable, de l'eau, etc...
Ils jouent aussi avec leur imagination.
Ils observent.
Ils s'isolent ou forment des groupes.
Ils inventent leurs propres jeux.
Paradoxalement, les professeurs remarquent que les enfants ne font quasiment jamais de bêtises dans la forêt.
Et il n'y a quasiment jamais de conflits entre les élèves.
...
Bref.
Tout se passe à merveille dehors.
...
Autre chose intéressante.
Lorsque la maîtresse à quelque chose à dire à un des élèves, elle peut facilement le prendre et ainsi éviter de lui faire des remarques devant ses camarades de classe et de risquer de l'humilier.
...
Ah oui, encore une autre chose intéressante.
Les anniversaires.
Lorsque c'est l'anniversaire d'un des enfants, il est célébré pendant le repas de midi, autour du feu, dans la kota (la cabane finlandaise).
A la fin du repas, la maîtresse prend un temps pour lire, à voix haute, une "lettre d'anniversaire" que ses parents lui ont remis pour l'occasion.
Tout le monde écoute la maîtresse lire cette lettre.
Ensuite, un à un, chaque camarade de classe vient faire un câlin à l'enfant en lui chuchotant une parole bienveillante à l'oreille...
Bref.
C'est une tradition finlandaise j'imagine... mais c'est toujours bon à prendre !
Une "mise en présence" qui a du sens (et qui transforme les enfants)
Dans la deuxième partie du documentaire, la réalisatrice interview une parente d'élève pour savoir quels sont les changements qu'elle a pu observer sur son enfant depuis qu'il fait l'école de la forêt.
Et ses réponses sont très intéressantes !
D'une, il mange mieux.
Etre toute la journée dehors et par tous les temps, fait qu'il a un meilleur appétit.
Elle constate même qu'il a plus de goût.
Qu'il ne rechigne pas à manger toutes sortes de légumes.
Ensuite, il dort mieux.
Quand tu gambades toute la journée dans la forêt, tu dors vite et bien.
Pas besoin d'aller au club de foot, à la danse ou au cours de judo.
L'enfant s'est dépensé toute la journée et est bien content d'être posé à la maison avec sa famille.
Elle a pu aussi observer un changement au niveau du caractère.
Son enfant prend plus d'initiatives.
Il est moins timide.
Le fait d'être dans la forêt et de jouer avec ses camarades toute la journée lui permet de plus facilement s'exprimer, de s'affirmer et non d'accumuler des frustrations, le cul sur sa chaise de classe...
L'école de la forêt, une solution pour la génération alpha ?
Outre le fait que l'école dehors (ou l'école de la forêt) peut être une solution à d'éventuelles nouvelles mesures sanitaires comme on a pu le connaître avec la pandémie du covid-19, elle serait aussi un besoin profond de la nouvelle génération que l'on appelle la "génération alpha".
Très brièvement, la génération alpha, ce sont tous les enfants nés à partir de 2010.
Ce sont les "enfants connectés".
Selon une étude, 90 % des enfants de cette génération ont déjà utilisé un appareil électronique portatif avant l'âge de 1 an !
C'est la première génération à considérer la technologie non pas comme un outil, mais comme quelque chose d'assimilé.
Du coup, ne serait-ce pas aussi la première génération qui va avoir le plus besoin de se reconnecter à la nature, à son corps et au "véritable" contact humain ?
...
("la question est vite répondue")
Pour finir, j'aimerais ajouter quelques mots sur ce qu'il se passe en France à ce sujet.
Ensuite, je vous donnerai quelques conseils et un exercice pour démarrer si vous êtes professeur ou parent d'élève engagé.
Donc, si tout ce que je viens de dire vous parle, ne loupez pas la dernière partie de l'article...
Et en France, on fait comment ?
Comment s'organiser dans un pays de près de 68 millions d'habitants avec un système éducatif très très carré ?
Comme je vous le disais, il n'y a pas qu'en Finlande où l'on fait l'école dehors.
En vérité, c'est un modèle qui existe partout en Europe et sous différentes formes.
(si ça vous intéresse, il y a des formations et tout un tas d'autres infos à ce sujet... je vous laisse creuser et en parler dans l'espace des commentaires si besoin)
Tous dehors ! (mais comment on fait concrètement pour démarrer l'école du dehors en France ?)
On ne peut pas dire aux professeurs de mettre les enfants dehors du jour au lendemain.
Il y a 2, 3 trucs à penser avant d'en arriver là.
1/ L'environnement
Si vous êtes à la campagne, ça va.
Vous avez juste à trouver un coin naturel assez grand et pas très loin de l'école, puis à enfiler quelques gilets jaunes.
Là où ça se complique, c'est en ville.
Oui, en ville, il y a beaucoup d'écoles, beaucoup d'élèves et très peu d'espaces verts !
C'est ça le problème.
Ma solution ?
Remplacer, dès aujourd'hui, tous les espaces de jeux à base de toboggan et de balançoires par des espaces de forêts naturels.
Mais en attendant, voici mon conseil :
Trouvez un lieu avec de la nature.
Beaucoup de nature.
Si vous avez des classes de + de 20 élèves, vous allez avoir besoin de pas mal de place pour qu'ils aient ce sentiment de liberté.
Notez que ce lieu doit être le plus près possible de l'école (je reviendrais sur ça dans le troisième point dédié "au chemin").
2/ Le nombre d'enfants
En France, en 2019, la moyenne du nombre d'élèves par classe de primaire est de 22,5.
Du coup, ça fait pas mal de petites têtes à "surveiller".
Il serait peut-être judicieux d'impliquer quelques parents d'élèves (ou des ATSEM si vous êtes en école maternelle).
Il y a aussi d'autres solutions comme faire appel à des personnes spécialisées sur le sujet.
Ca peut être des "pédagogues par la nature", des "passeurs de nature", des "animateurs nature", etc...
Il y a aussi des animations comme des "ateliers de connexion à la nature".
Je vous rappelle que je ne suis pas spécialisé sur le sujet et je vous laisse, encore une fois, réagir dans les commentaires.
Ca m'intéresse vraiment d'en apprendre plus, de connaître vos problématiques sur le sujet, vos solutions, etc..
3/ Le chemin
Très très important.
Vous devez anticiper le chemin que vous allez emprunter pour vous rendre sur l'espace de "l'école du dehors".
Evitez les voies de chemins de fer ou les passages où il y a beaucoup de circulation routière.
Bref.
Faites confiance à votre bon sens pour ce point...
4/ L'infrastructure et la logistique
Sur le lieu de "l'école du dehors", il peut être important d'avoir quelques infrastructures (mais gardez en tête que moins il y en a, mieux c'est).
Après, si le fait de clôturer un espace peu vous permettre de donner plus de liberté aux élèves, n'hésitez pas à le faire.
Vous pouvez aussi envisager d'avoir un petit local pour réchauffer à manger ou des boissons chaudes pour l'hiver par exemple.
Et ne vous tracassez pas à investir dans des jouets inutiles.
N'oubliez pas que les "vrais" jouets se trouvent dans la nature...
5/ La préparation
Pensez à prévenir les parents.
Les enfants ont besoin d'avoir des chaussures adaptées, des vêtements chauds quand il fait froid, des chapeaux quand il fait chaud, des coupe-vent imperméable quand il pleut, quelques fruits, une gourde, etc...
Les principes de bases de l'école du dehors (et des enfants chevaliers)
Lors du débat auquel j'ai assisté après la projection du film, j'ai noté 2 remarques très intéressantes au sujet du comportement des enfants lors des premières sorties (et des premières expérimentations en France).
D'après l'un des intervenants, les enfants sont surexcités les premières fois.
Ils se mettent à crier et à courir dans tous les sens.
Et vu que l'environnement de la forêt est complètement différent qu'une cours école goudronnée et bien plane, ils se prennent quelques gamelles au début.
Beaucoup de gamelles.
Bon.
Rien de grave en général.
Et ils s'adaptent très vite.
Ils se mettent à marcher plus doucement.
A regarder là où ils mettent les pieds.
En gros, ils deviennent plus conscients à l'égard à leur environnement.
Deuxième chose qu'ils ont remarqué, c'est le syndrome de l'enfant chevalier.
Comme je vous le disais, les enfants trouvent rapidement des jeux à base de bâtons, de pierres, de sable ou de terre dans la forêt.
Mais la chose qui revient souvent (surtout pendant les premières sorties), c'est la conquête de territoire.
Et qui dit conquête de territoire, dit défense de territoire.
C'est donc tout naturellement que la plupart des enfants commencent à se "battre" (gentiment) entre eux en jouant aux chevaliers avec un bâton en guise d'épée.
En tant que professeur, ce n'est pas ce genre de jeux auxquels vous avez envie qu'ils jouent, non ?
Et pourtant.
A ce qu'il paraît, il faut les laisser faire.
C'est un comportement normal et qui va avoir tendance à s'atténuer avec le temps.
Vous pouvez aussi les aider à trouver d'autres choses à faire que de se battre.
Mais n'oubliez pas qu'il ne faut pas que ce soit une contrainte pour eux.
L'école dehors doit rester un espace de liberté.
Si vous avez un jeu à leur partager, mettez-vous tout simplement à un endroit..
.. et commencez à jouer.
Commencez à faire.
...
Avec un peu de chances, vous aurez 2-3 petits curieux qui viendront voir ce que vous êtes en train de faire...
🙂
Pour finir, vous pouvez utiliser et transmettre aux enfants ces 3 règles de vie à adopter pendant les sessions d'école du dehors (testé et approuvé) :
1/ Je prends soin de moi
2/ Je prends soin des autres
3/ Je prends soin de la nature
...
Voilà tout.
Pour clôturer cet article avec une note un peu plus légère, laissez-moi donc vous présenter ce fameux exercice.
Un exercice que non seulement tout le monde peut faire chez soi, mais qui pourrait être aussi une bonne excuse pour commencer à tendre vers l'école du dehors...
Exercice du "sit spot" (la place assise)
Cet exercice est simple.
Commencez par choisir un lieu.
Un lieu calme.
Un lieu ou vous vous sentez bien.
Un lieu où vous vous sentez en sécurité.
Un lieu où vous ne risquez pas d'être dérangé.
Bien évidemment, ce lieu doit être le plus possible immergé dans la nature.
Une nature que vous allez pouvoir observer...
Le but, ça va être d'y aller le plus régulièrement possible.
Le mieux, c'est d'y aller chaque jour.
D'observer.
Ou plutôt de se laisser observer.
Ce lieu doit être confortable.
Vous devez pouvoir vous asseoir.
Vous devez vous y sentir bien.
...
C'est exercice d'observation est un outil puissant à pratiquer seul ou avec les enfants.
En silence.
Immergé dans le calme de la nature.
Bref.
C'est ainsi que cet article touche à sa fin.
Merci de m'avoir lu jusqu'ici.
Comme d'habitude, je vous laisse réagir dans les commentaires.
N'hésitez pas à le partager autour de vous si vous pensez que ça peut faire avancer les choses.
Sur ce.
Ciao !
Partagez votre expérience ou vos ressentis sur l'école dehors dans l'espace commentaire juste en dessous 👇
Vos pots de fleurs reprennent vie et il est temps de faire le point sur vos cultures en lasagnes.
En règle générale, la première chose qui saute aux yeux, c'est le volume.
Il n'est pas rare que la deuxième année, votre lasagne est diminuée de moitié, voir plus !
(surtout si vous n'avez pas pratiqué le compostage de surface ou le paillage intensif)
Si c'est le cas, je conseille de refaire une lasagne par-dessus l'ancienne.
(sans oublier de l'entretenir cette fois-ci)
Une culture en lasagnes c'est comme un compost
Le deuxième truc à vérifier, c'est la bonne consistance de vos lasagnes.
C'est rare, mais il peut arriver que vous ayez raté votre lasagne.
Raté votre lasagne dans le sens où vous avez mal dosé le ratio de matière carbonée et de matière azotée.
Pour rappel, une lasagne, c'est un mélange d'azote (épluchures de fruits et légumes, marc de café, feuilles vertes, etc, etc..) et de carbone (feuilles mortes, paille, foin, etc.., etc...).
Pour faire simple, une lasagne, c'est comme un compost.
Et pour réussir un compost, il faut utiliser la bonne recette.
Il faut choisir les bons ingrédients et dans la bonne quantité.
Quantifier la matières organiques pour vos lasagnes en pots
Dans cet article, nous allons faire comme si vous aviez bien sélectionné vos ingrédients.
Nous allons plutôt nous pencher sur un loupé de ratio carbone/azote.
Avant tout, laissez-moi vous expliquer comment constater s'il y a un déséquilibre dans votre mélange.
Et pour ça, rendez-vous sur votre terrasse, près de vos pots de fleurs.
1/ Une lasagne trop azotée
Pour reconnaître une lasagne est trop azotée, c'est simple, sa consistance est presque gluante.
C'est comme de la pâte à modeler.
C'est presque impossible de gratter en surface.
C'est comme si votre pot de fleurs était constitué d'un seul et unique bloc.
Comme un flan géant ! ^^
Si c'est le cas, ça commence mal.
Vérifiez maintenant s'il dégage une odeur d'ammoniaque.
Bon, ça, c'est l'exemple extrême.
Si vous en êtes arrivé là, c'est vraiment que vous avez loupé votre coup et, dans ce cas-là, le mieux qu'il vous reste à faire, c'est de recommencer à zéro.
Et si vous pensez que c'est "rattrapable", nous verrons comment par la suite 😉
2/ Une lasagne trop carbonée
Maintenant, voyons voir si vous avez des lasagnes trop carbonées.
C'est simple, une lasagne trop carbonée, c'est strictement l'inverse d'une lasagne trop azotée.
Sa consistance est poussiéreuse.
C'est une lasagne difficile voir impossible à humidifier.
Vous avez beau arroser, elle reste constamment sèche.
Encore une fois, c'est un exemple.
Pour en arriver à ce résultat, il faut vraiment que vous ayez oublié la matière azotée dans votre recette ^^
Et si c'est le cas, je vous invite là aussi à recommencer à zéro.
Qu'est-ce qu'une culture en lasagnes réussie ?
Une bonne lasagne, c'est un peu comme un bon compost ou un bon terreau.
C'est léger.
C'est comme de la bonne terre noire que l'on trouve dans les massifs de fleurs en ville.
On peut facilement creuser dedans.
Même à la main !
Encore une fois, attention à ne pas confondre avec quelque chose de trop sec ou de trop poussiéreux.
Une bonne lasagne retient l'eau.
Elle est humide et assez consistante.
On peut faire une boule de terre entre ses mains, et celle-ci doit pouvoir s'effriter facilement (ce n'est pas de la pâte à modeler).
Bon.
Maintenant, vous avez compris ce qu'est une bonne lasagne et voici mes conseils pour rattraper les 2 types de lasagnes ratées.
Comment rattraper un culture en lasagnes en pots de fleurs ratées ?
1/ Rajoutez du carbone à une lasagne trop azotée
Sauf si votre lasagne ressemble à un bloc de pâte à modeler, voici quoi faire (si vous jugez que c'est rattrapable bien évidemment).
Faites un gros paillage de matière carbonée (feuilles mortes, foin, paille et autre matière sèche que vous avez sous la main).
Le but, ça va être de maintenir un paillage conséquent pendant au moins une année.
Faites très peu de compostage de surface pendant ce temps.
Préférez le jus de lombricompost, le jus de bokashi et les purins pour apporter de quoi manger à vos plantes (sans excès, car c'est déjà bien chargé là-dessous !).
Petite astuce si vous manquez de place à la vertical pour faire votre paillage.
Surélevez le paillage en plantant des bouts de cagettes ou des bouts de bois sur les bordures du pot comme dans l'exemple ci-dessous.
Veuillez noter mon talent pour le dessin ^^
2/ Rajoutez de l'azote à une lasagne trop carbonée
L'idéal, c'est de mélanger le tout avec du compost ou du lombricompost.
Ca améliorera instantanément la consistance de votre lasagne.
Si ce n'est pas un cas extrême, vous pouvez dès maintenant commencer à faire du compostage de surface.
Si vous n'avez pas de quoi faire un paillage en matières sèches, ce n'est pas grave, vous pouvez utiliser des feuilles fraîches et/ou des herbes fraîches à la place.
Voilà tout.
Un dernier truc avant de vous laisser.
Si vous avez besoin d'un guide complet sur la culture en lasagnes en pots de fleurs, c'est par ici.